mercredi 12 avril 2017

Grande-Synthe : une rixe entre migrants afghans et kurdes (et non turcs)

Le camp de migrants de Grande-Synthe ravagé par un incendie

Une rixe entre migrants afghans et kurdes serait à l’origine du sinistre. Le camp, composé de chalets en bois, avait ouvert il y a un an.

Le Monde.fr avec AFP | 11.04.2017 à 00h17 • Mis à jour le 11.04.2017 à 11h31

Un incendie, visible à des kilomètres à la ronde, a ravagé le camp de Grande-Synthe (Nord) lundi 10 avril. Environ 1 500 migrants, principalement des Kurdes irakiens, y vivaient, dans quelque 300 cabanons en bois. Venu sur place dans la nuit, le préfet du Nord, Michel Lalande, a évoqué la « fin » du camp, réduit à « un amas de cendres ».

« Il sera impossible de remettre des cabanons à la place de ceux qui existaient auparavant », a-t-il ajouté. Le Centre opérationnel d’incendie et de secours (Codis) du Nord a précisé que les flammes avaient fait au moins une dizaine de blessés et détruit une vingtaine de chalets. « A ce que je peux voir par moi-même, tout a brûlé. Il reste une cuisine communautaire et le point d’information. Mais il est impossible de parcourir tout le camp et donc de se faire une idée précise de l’étendue des dégâts », a pour sa part déclaré Olivier Caremelle, directeur de cabinet du maire (Europe Ecologie-Les Verts) Damien Carême, qui, en collaboration avec Médecins sans frontières, avait construit et ouvert ce camp en mars 2016.

Une rixe apparemment à l’origine du sinistre

« Il y a dû avoir des mises à feu volontaires en plusieurs endroits différents, ce n’est pas possible autrement. Il semble que ce soit lié à des rixes, entre Irakiens et Afghans, c’est l’enquête qui le dira », a commenté M. Carême. Les rixes ont fait au moins six blessés à l’arme blanche. Les deux compagnies de CRS qui tentaient de les stopper ont été la cible de jets de pierre, selon l’AFP.

« Personne n’est en mesure d’expliquer comment ces événements ont pu arriver » , a assuré le préfet. M. Caremelle a expliqué que l’arrivée des Afghans après la fermeture de la « jungle » de Calais, à l’automne 2016, avait provoqué des tensions.

Selon des témoignages recueillis par l’AFP, les Afghans étaient mécontents d’être parqués dans les cuisines collectives tandis que les Kurdes dormaient dans des chalets dont le nombre n’a pas été accru.

Dans la nuit, les migrants ont été évacués du camp. Ils seront relogés dans des hébergements d’urgence, a assuré le préfet, précisant que la ville de Grande-Synthe avait d’ores et déjà mis à disposition deux gymnases.
Source : http://www.lemonde.fr/police-justice/article/2017/04/11/le-camp-de-migrants-de-grande-synthe-ravage-par-un-incendie_5109126_1653578.html

Quatre questions sur le camp de migrants de Grande-Synthe et son avenir

Le camp de la Linière a été détruit en partie par le sinistre, qui fait suite à une rixe entre Afghans et Kurdes sur le site. Le sort des 1 500 occupants des lieux pose question.

franceinfoFrance Télévisions

Mis à jour le 12/04/2017 | 13:40
publié le 12/04/2017 | 12:23

Que faire après l'incendie qui a dévasté une partie du camp de Grande-Synthe (Nord) ? De violentes bagarres entre Kurdes d'Irak et Afghans sont à l'origine des feux allumés dans le camp, qui ont fini par embraser les chalets de bois. Seuls 70 ont réchappé au sinistre, sur les 300 que comptait le site ouvert en mars 2016. Désormais, le sort des 1 500 migrants qui occupaient les lieux fait débat.

Plus de 1 200 personnes ont été "hébergées en urgence dans des salles communales" après l'incendie qui a ravagé le camp de migrants de Grande-Synthe (Nord), ont annoncé mercredi les ministères de l'Intérieur et du Logement. 
Où sont hébergés les migrants ?

Trois gymnases ont été mis à disposition à Grande-Synthe, dès lundi, le premier soir, puis le dispositif a été complété par un quatrième à Dunkerque. Au total, un millier de migrants ont passé la nuit dans ces hébergements d'urgence, dans la nuit de mardi à mercredi, mais d'autres ont préféré passer la nuit à la belle étoile.

Des migrants kurdes patientent, mardi 11 avril 2017, devant un gymnase réquisitionné pour l'accueil des personnes auparavant installées sur le camp de la Linière, à Grande-Synthe (Nord). (PHILIPPE HUGUEN / AFP)

"La grande majorité des victimes de l'incendie a été mise à l'abri après le sinistre", précise un communiqué commun des ministères de l'Intérieur et du Logement, mercredi, qui assure que plus de 1200 personnes ont été hébergées d'urgence.

Le temps presse, car les lieux devront être libérés à la fin des vacances scolaires. "L'objectif est que le séjour en gymnase soit le plus court" possible, a précisé la ministre du Logement, Emmanuelle Cosse, lors d'un déplacement sur les lieux du sinistre. La priorité est de "mettre à l'abri les migrants qui errent sur les grands axes routiers, précise le préfet du Nord, Michel Lalande, et de consolider un accueil d'urgence".

Pourquoi ces violences à Grande-Synthe ?

Les bagarres sont récurrentes depuis 2002 mais, avec le démantèlement de la "jungle" de Calais, en octobre 2016, "bon nombre d'Afghans se sont retrouvés à Grande-Synthe", explique Jean-Claude Lenoir, président de l'association Salam. Ce camp, jusque-là, était occupé presque entièrement par des Kurdes irakiens. Ceux-ci occupaient les cabanons, tandis que les nouveaux arrivants afghans étaient cantonnés dans les cuisines de la cantine coopérative. "Dès lors que les nationalités sont réparties différemment, il y a une lutte des passeurs", explique Jean-Claude Lenoir.

Le responsable associatif souhaitait donc "un accueil d'urgence sur Calais pour éviter que les gens s'agglutinent sur Grande-Synthe". La surpopulation a joué un rôle important dans les violences, assure également Pierre Henry, directeur général de l'association France terre d'asile. "La population des demandeurs d'asile et des réfugiés avait crû de manière extrêmement importante (...), a-t-il expliqué sur franceinfo. Nous savions qu'il y avait là tous les dangers d'une confrontation entre passeurs kurdes et afghans qui se disputaient le contrôle du camp."

Quelle est la solution à moyen terme ?

Les migrants installés à Grande-Synthe doivent être renvoyés vers des centres d'accueil et d'orientation (CAO). Mais certaines ONG ne cachent pas leur scepticisme. "J'ai entendu parler de transferts vers les CAO, c'est une utopie, résume Corinne Torre, de Médecins sans frontières, dans les colonnes du Monde. Il n'y a pas 1 500 places libres. Ils vont se disperser, et certains iront sans doute aussi à Paris." Une partie d'entre eux devrait également rester sur le littoral, dans l'espoir de gagner le Royaume-Uni, même si le secteur de Calais est très sécurisé.

>> VIDEO. Où seront relogés les migrants de Grande-Synthe ?

"Il va falloir trouver rapidement une solution d'urgence. Je pense qu'ils vont tenter le tout pour le tout et faire en sorte de passer vers la Grande-Bretagne", estime Gilles Debove, du syndicat de police Unité SGP-FO, interrogé par Europe 1. La police belge mène des contrôles accrus dans les transports en commun, explique La Libre Belgique, notamment dans les bus gratuits qui relient la France à la commune belge de La Panne. Un poste de contrôle est également mis en place sur l'autoroute. La Cimade réclame "plus que jamais la nécessité de créer des lieux d'accueil humanitaire sur le littoral" pour "permettre aux personnes migrantes de sortir de l'errance et des graves dangers auxquels elles sont exposées".

Le camp sera-t-il reconstruit ?

"Il sera impossible de remettre des cabanons à la place de ceux qui existaient auparavant", avait indiqué le préfet du Nord, peu après le sinistre. Le ministre de l'Intérieur, Mathias Fekl, est du même avis. En déplacement à Grande-Synthe, il a déclaré qu'il "n'y aura pas de reconstruction de camp ici ou ailleurs" et qu'il faudra, "avec les élus et les associations, trouver les bonnes solutions". Le mois dernier, déjà, le ministre Bruno Le Roux avait fait part de sa volonté de démanteler le camp "le plus rapidement possible", alors que le nombre de migrants installés ne cessait de grimper et que les incidents se multipliaient.

Grand promoteur du camp et de l'accueil des migrants, le maire EELV de la commune n'est pas du même avis. "Qu'est-ce que je fais si dans 72 heures il n'y a pas de solutions ? Je n'exclus rien du tout", a réagi Damien Carême sur franceinfo. Mais pas à n'importe quel prix. "Je suis pour le maintien de ce camp, mais à condition de revenir à sa norme initiale", explique le maire au Monde. A l'origine, le camp était dimensionné pour 700 personnes. Avant l'incendie, il en accueillait deux fois plus.
Source : http://www.francetvinfo.fr/monde/europe/migrants/incendie-du-camp-de-migrants-de-grande-synthe/quatre-questions-sur-le-camp-de-migrants-de-grande-synthe-et-son-avenir_2141976.html

Voir également : Mulhouse : des affrontements opposant des Tchétchènes à des Maghrébins (et non des Turcs)

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vendredi 31 mars 2017

Un djihadiste d'origine kurde (et non turque) est déchu de sa nationalité danoise

Un jihadiste turc né au Danemark déchu de sa nationalité danoise
AFP
31/03/2017

Un Turco-Danois a été déchu vendredi par la justice de sa nationalité danoise pour avoir combattu pour l'organisation État islamique en Syrie, devenant le premier natif du Danemark à en perdre la citoyenneté.

Enes Ciftci, 25 ans, d'origine kurde, a été condamné par ailleurs à six ans de prison pour complicité d'actes terroristes après s'être rendu à deux reprises en Syrie en 2013, a indiqué la cour d'appel de Copenhague dans un communiqué.

Il est le deuxième Danois à se voir retirer sa nationalité, après un imam islamiste radical marocain qui avait été condamné en 2015, mais qui avait obtenu cette nationalité par naturalisation.

Le cas d'Enes Ciftci est différent, puisque ce jeune homme a passé toute sa vie au Danemark, pour finir cuisinier dans une pizzeria de Tune, une petite ville de la région de Copenhague.
Selon les médias danois, il avait revendiqué lors de son procès en première instance à Glostrup (est) son adhésion à l'idéologie du groupe État islamique, qui justifiait qu'il se batte pour défendre le "califat" en Syrie et Irak.

Une fois la peine purgée, les autorités danoises devront décider si elles lui accordent un droit de résidence ou l'expulsent vers la Turquie.
Source : https://www.lorientlejour.com/article/1044121/un-jihadiste-turc-ne-au-danemark-dechu-de-sa-nationalite-danoise.html

Voir également : Marseille : un jeune Kurde commet une agression antisémite et se revendique de l'EI
   

Europe : démantèlement d'un réseau djihadiste kurde lié à l'EI
 
 
Allemagne : l'Etat islamique attire de jeunes Kurdes
 
Raqqa : la coalition internationale anti-EI a tué un Kurde qui avait joué un rôle dans les attentats de Paris
 
Attentats djihadistes déjoués à Brême (février 2015) : un clan kurdo-libanais aurait vendu des armes à un intermédiaire libanais
 
Terrorisme : Metin Karasular (un trafiquant de drogue et d'armes proche du PKK) avoue avoir été en contact avec Amedy Coulibaly
 
Al-Hayat (média de l'EI) condamne pêle-mêle Atatürk, le nationalisme turc et l'AKP... mais cherche à amadouer les Kurdes de Turquie
 
 
La majorité des recrues turques de l'EI sont ethniquement kurdes
 
 
Attentat d'Ankara : les indices convergent vers la piste des Kurdes pro-EI d'Adiyaman
 
 
Diffusion de "Konstantiniyye" : l'EI cherche à séduire les Kurdes de Turquie

dimanche 8 janvier 2017

George Vella (ministre des Affaires étrangères maltais) : "nous savons que la migration a pratiquement cessé dans la mer Egée, mais en même temps qu'avons-nous donné [aux Turcs] en échange ?"

Europe
AP Interview: Malta offers diplomatic hand to Turkey


BRUSSELS (AP) — The nation that will take on the European Union presidency at the end of the month held out a diplomatic hand to Turkey on Monday and insisted the bloc needed to "give some positive signals" if it wanted to get more cooperation from Ankara.

In an interview with The Associated Press, Malta Foreign Minister George Vella said the 28-nation EU needed to make more efforts toward visa liberalization for Turkey, a sign Malta wants to keep the EU's important neighbor as a close partner.

Highlighting the differences within the bloc over how to deal with Turkish President Recep Tayyip Erdogan, Vella's remarks came shortly after Austria demanded that the EU freeze membership talks with Turkey over Ankara's massive crackdown on alleged sympathizers after a failed coup attempt in July.

Austrian Foreign Minister Sebastian Kurz said "it is wrong to continue accession negotiations as if nothing negative has happened in Turkey."

Instead, Vella stressed the need to keep diplomatic channels open, even though the EU said only last week that Turkey has made virtually no progress on meeting conditions to earn visa-free travel for its citizens. Such visa liberalization is a key part of the EU-Turkey deal to prevent migrants from reaching Europe.

"The Turks say they stuck to their side of the bargain, which is true and we know that migration has practically stopped across the Aegean but at the same time what did we give them in return? This is the point," Vella said. "We have to give some positive signals if we want to see more cooperation from the other side."
Vella said Turkey should be enticed step by step.

"I don't see difficulties in talking about visa liberalization, you know on a gradual basis — for example opening up for diplomatic passports, opening up for special passports, opening up for businessmen who regularly visit Europe, young people," he said.

Malta takes over the EU presidency from Slovakia on Jan. 1, and will be in an ideal position to help shape the agenda and act as a go-between on contentious issues like relations with Turkey, and with Britain, which has voted to leave the EU.

EU leaders will discuss the EU-Turkey refugee deal Thursday.

Erdogan threatened to open border gates after the European Parliament called last month for a freeze on membership talks. Since the coup attempt, Turkish authorities have arrested almost 38,000 people and purged more than 100,000 others from government jobs.

Vella acknowledged "excessive measures being taken by the administration" in Ankara but guarded against tough language that could be seen as a provocation.

"The more we speak about it, the more we see Erdogan becoming more obstinate. It is very sad because I strongly believe we should try and do all we can to keep the best communication open," he said.

___

Associated Press Writer Lorne Cook contributed to this story.
Source : https://apnews.com/f74e728821914366be2539d580a45f7f

Voir également : Selon Boïko Borissov, l'opération turque "Bouclier de l'Euphrate" a empêché une nouvelle vague de réfugiés

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jeudi 3 novembre 2016

Prisons de l'UE : la part des Turcs dans les expatriés détenus

D'après un travail journalistique se basant sur 25 Etats membres de l'UE, il y aurait parmi les expatriés détenus dans les prisons de l'UE (immigrés ne disposant pas de la nationalité de l'Etat où ils résident), en 2015 : 11.706 Marocains, suivis par 11.511 Roumains, 5.722 Albanais, 4.798 Turcs et enfin 4.449 Polonais.



Source : https://euobserver.com/investigations/135659

Les Roumains et les Polonais sont des migrants internes de l'UE, leur positionnement dans cette liste s'explique par le volume de leur émigration et, en partie, par la surdélinquance tsigane (pour les Roumains).

Si on se concentre exclusivement sur les résidents extra-européens, les Turcs n'arrivent qu'en troisième position, derrière les Marocains et les Albanais. Et ce alors que les Turcs sont précisément le groupe national le plus important chez les résidents extra-européens dans l'UE (trois fois plus nombreux que les Albanais) :



Source : http://ec.europa.eu/dgs/home-affairs/e-library/docs/infographics/immigration/migration-in-eu-infographic_en.pdf

Taux de détention pour chaque population :

Marocains = 0,85 %

Albanais = 1,1 %

Turcs = 0,29 %

Ainsi, le taux de détention des Turcs est légèrement supérieur à celui des Estoniens (0,26 %), mais inférieur à celui de bien des Européens :



Source : http://www.theblacksea.eu/eurocrimes/

Et parmi les détenus de nationalité turque, il y a sans aucun doute de nombreux Kurdes arrêtés pour des activités illicites telles que le trafic de drogue et les extorsions (dans le contexte de l'implantation des clans criminels kurdes).

Voir également : Agresseurs de Cologne : pas de Turcs parmi les suspects

Allemagne : un rapport corrobore la sous-représentation des Turcs parmi les djihadistes

En Allemagne, on ferme des prisons faute de détenus

Statistiques criminelles en Allemagne : une manipulation de "Laurent Obertone"

L'Allemagne en 2012 : la part des Turcs dans la délinquance étrangère

2011 : la part des Turcs dans la délinquance étrangère à Berlin et dans toute l'Allemagne

2011 : la criminalité organisée étrangère en Allemagne

Berlin : la part des Turcs dans la délinquance étrangère

Allemagne : comparaison entre les immigrés turcs, italiens et polonais

Délinquance et immigration turque (rappel)

Les immigrés turcs : une criminalité faible

Immigrés turcs et marocains : deux populations radicalement différentes

Les jeunes Turcs moins impliqués dans la délinquance que les jeunes Maghrébins et Sahéliens

Aux Pays-Bas comme en Allemagne et ailleurs, les immigrés turcs ont un taux de criminalité significativement inférieur à celui des immigrés marocains

vendredi 28 octobre 2016

L'islam en Allemagne : "la grande majorité des mosquées arabophones sont plus conservatrices que les mosquées turques"

"World News | Fri Oct 28, 2016 | 6:25am EDT
In Germany, Syrians find mosques too conservative

By Joseph Nasr | COLOGNE, Germany

Hani Salam escaped civil war in Syria and survived the journey from Egypt to Europe. But when he saw men with bushy long beards at a mosque near his current home in Cologne last November, he was worried.

The men's appearance reminded him of Jaish al-Islam, the Islamist rebels who took over his hometown near Damascus, said Salam, 36, who wears a mustache but no beard. One of them told Salam that "good Muslims grow beards, not moustaches," he recalled – a centuries-old idea that he dismisses.

"Everything about this mosque made me feel uneasy," he said.

Syrians in Germany say many of the country's Arab mosques are more conservative than those at home.

Over two months, a dozen Syrians in six places of worship in three cities told Reuters they were uncomfortable with very conservative messages in Arabic-speaking mosques. People have criticized the way the newcomers dress and practice their religion, they said. Some insisted the Koran be interpreted word-for-word.

It is a highly contentious issue in a country where Europe's migrant influx is already having deep political and social consequences. In Germany this year Alternative for Germany, a populist party that says Islam is incompatible with the German constitution, has gained ground. There have been several attacks by militant Muslims. Syrians and others say the mosque problem is adding to mistrust.

In Germany, other different faiths are traditionally supported by the state. But most of the country's four million Muslims originally came from Turkey and attend Turkish-speaking mosques which are partly funded by Ankara.

Last year around 890,000 asylum-seekers, more than 70 percent of them Muslims, entered the country. Around a third came from Syria. Many of them do not want to go to Turkish mosques because they do not understand the sermons. They prefer to worship where people speak Arabic.‎

Yet in these mosques, other problems arise. They are often short of funds, or else supported by Saudi Arabia and the Gulf states. Some back ultra-conservative or highly literal interpretations of Islam, such as Wahhabism or Salafism.

"Unfortunately it is true that a large majority of Arabic-speaking mosques are more conservative than Turkish mosques," said Professor Mouhannad Khorchide, who heads the Centre for Islamic Theology at Muenster University. That poses problems for integrating those who are less conservative.

"How can one absorb these people if they are interested in their religion?" said Khorchide. "When there is a shortage of offers the Salafists try to fill the gap."

"PURE ISLAMIC TEACHINGS"

In Cologne, Salam said that 75 Syrians live in the same hotel as his family. Of them, only one veiled woman prays at the nearest Arabic mosque.

"One time when I was there, a Salafist asked a young Arab man to leave because he was wearing shorts," he added. "At the Turkish mosque no one cares what you're wearing."

In a windowless ground floor room inside the Arabic mosque one Friday in August, some 200 men, including about two dozen with bushy beards and trimmed moustaches typical of ultra-Orthodox Muslims, crowded for prayers.

Afterwards, a worshipper scolded three Lebanese men for saluting him when he entered the mosque. They had interrupted the sermon, which he said was forbidden. "Your Friday is gone!" he told them, lifting his hands toward his face and pressing his fingers together to emphasize that their actions had made their prayers void.

The imam who led the prayers said the community is not political or violent. Asked about the Syrians who felt uncomfortable at mosques like his, he said: "It's an honor to be called a Salafist. We are only interested in giving members of our community pure Islamic teachings."

Even though Salam can't understand the sermons in Turkish, he said he has started going to a Turkish mosque instead."

Source : http://www.reuters.com/article/us-europe-migrants-germany-mosques-insig-idUSKCN12S0HE

Voir également : Comment l'Etat allemand a favorisé sur son sol l'islam wahhabite au détriment de l'islam hanéfite turc

Allemagne : un rapport corrobore la sous-représentation des Turcs parmi les djihadistes

Génération "Daech" : "chez les jeunes Européens d'origine turque, on observe très peu d'engagement au martyre"

"Shariah Police" en Allemagne : le salafiste de souche allemande Sven Lau contre le musulman turc Ali Kizilkaya

Le salafisme à Solingen : une affaire non-turque ?

Allemagne : Kenan Kolat et Serkan Tören contre l'islamisme radical

Les bûcherons turcs dans le Limousin

Gülsen Yildirim, "Les Turcs en milieu rural. Le cas du Limousin", Hommes & Migrations, n° 1280, juillet-août 2009 :

"Les raisons de l'implantation de la population d'origine turque en Limousin sont surtout locales. La forêt limousine a fait l'objet, dans les années soixante, d'un vaste programme d'exploitation et de rentabilisation. Se posait la question de la main-d'œuvre nécessaire au développement de ce secteur. Or les travailleurs forestiers se recrutaient essentiellement dans le milieu agricole. Il était prévisible que les difficultés rencontrées pour trouver une main-d'œuvre stable iraient en s'accentuant.

L'appel à des travailleurs étrangers semblait inévitable. C'est ainsi que des pépiniéristes de la région de Bourganeuf et des scieries en Haute-Corrèze se sont tournés, dans la période 1968-1973, vers l'Office national d'immigration. (...)

C'est dans ce contexte que les premiers Turcs arrivent en Limousin. On peut se demander pourquoi le choix des employeurs de la région s'est porté sur cette main-d'œuvre, alors que les immigrés arrivés depuis les années cinquante étaient surtout des Espagnols ou des Portugais.

Le travail de bûcheron est par essence un travail pénible, dont la pénibilité est accentuée, amplifiée par la nature des reliefs de la forêt limousine et par sa structure composée essentiellement de petites propriétés. Les coupes doivent s'effectuer sur des terrains difficilement accessibles aux machines. Les bûcherons sont obligés de porter le bois jusqu'aux abords des routes. En somme, la main-d'œuvre demandée par les employeurs de la région doit accepter des conditions de travail très pénibles en contrepartie de salaires souvent dérisoires, ce que refusent les bûcherons français. Les qualités associées à l'image du Turc fort et travailleur ont certainement orienté le choix de cette population, sachant que la convention de main-d'œuvre entre la Turquie et la France venait tout juste d'être signée.

Certes, y compris en Limousin, les premiers Turcs se retrouvent dans des secteurs traditionnellement ouverts à la main-d'œuvre étrangère comme l'industrie ou le bâtiment mais leur présence dans l'exploitation forestière est significative.

Progressivement, la chaîne migratoire s'organise en raison de la situation politique et économique en Turquie, et surtout des perspectives d'emploi offertes par la forêt. Le métier de bûcheron est accessible sans difficulté aux nouveaux arrivants, généralement issus de milieux ruraux, sans qu'ils aient besoin de maîtriser la langue et sans qu'ils aient de formation professionnelle particulière. La simple maîtrise d'une tronçonneuse suffira.

Parallèlement, les surfaces de peuplements forestiers destinées à la production s'accroissent. Le secteur s'industrialise avec la production de produits de transformation (pâte à papier notamment) et attire de grandes entreprises internationales comme Aussedat Rey, intégrée par la suite à International Paper, Pinault ou Lapeyre. (...)

Le travail dans la forêt, pénible et peu gratifiant, renvoie à l'immigré turc une image particulièrement négative, d'autant plus qu'il n'offre même pas les compensations financières espérées. Le travail forestier maintient l'immigré turc dans une réalité socioprofessionnelle qu'il avait cherché à fuir. Le bûcheron turc demeure un paysan, comme à l'origine, à la différence qu'il est désormais un paysan sans terre, sans troupeau.

Certains vont s'adapter avec amertume à une réalité peu conforme à leurs espérances. D'autres vont développer des stratégies différentes pour construire un projet d'ascension sociale. Ainsi, tout en restant dans le secteur du bois, certains immigrés ou leurs enfants vont acquérir le statut d'entrepreneur forestier. Le phénomène de reproduction de la profession du père reste encore très présent. Les enfants nés ou arrivés en France, qui n'ont pu obtenir de diplômes qualifiants, prennent le relais de leurs pères, malgré une image dévalorisée du travail de bûcheron. Même s'ils ne peuvent échapper au secteur du bois, ils veulent travailler autrement. Devenir patron est généralement associé à une image de réussite sociale. Ce besoin de réussite permet, comme pour tout migrant, de justifier la migration et ainsi d'accepter plus facilement l'exil.

Ce phénomène s'amplifie dans les années quatre-vingt, car le travail salarié se fait plus rare. Dans la région de Bourganeuf, les exploitations traditionnelles ont dans un premier temps diminué le nombre de leurs salariés en raison du coût des charges sociales. Elles ont eu recours aux entrepreneurs de travaux forestiers. Se sont ainsi développées des entreprises dont l'effectif se limitait souvent à une personne. De plus, la fermeture de pépinières et d'entreprises de transformation a entraîné la mise au chômage de nombreux travailleurs turcs. Les perspectives offertes par le travail dans la forêt les ont incités progressivement à devenir entrepreneurs. (...)

L'attitude “individualiste” des travailleurs forestiers d'origine turque profite aux donneurs d'ordre. Pendant plus de vingt ans, les Turcs ne sont pas parvenus à s'unir afin de constituer un groupement pour peser sur le prix du bois. Au contraire, chacun a fait cavalier seul : ils n'ont pas hésité à baisser le prix de la coupe de manière excessive pour faire concurrence aux autres exploitants forestiers d'origine turque. Chacun a accepté de travailler dans des conditions financières inférieures au marché au risque de “casser les prix”. Cette compétition a eu des répercutions sur les salaires versés aux tâcherons payés au stère. Ce travail ne leur permet plus d'investir dans le pays d'origine et repousse d'autant plus le projet de retour. L'idée de créer un syndicat défendant leurs intérêts a longtemps été avancée sans voir le jour, faute d'union.

Ainsi le développement de l'entrepreneuriat turc dans le bûcheronnage résulte de la conjonction entre, d'un côté, le projet d'ascension sociale et la volonté de se défaire du statut d'ouvrier en ce qui concerne les Turcs et, d'un autre côté, les besoins d'un secteur en pleine expansion qui, pour diminuer ses coûts, a recours à la sous-traitance. Les immigrés turcs de la première génération ont largement contribué au développement et à la modernisation du secteur, souvent en payant de leur santé ou même de leur vie. (...)

L'image des Turcs vivant en Limousin renvoie systématiquement à celle parfois négative des bûcherons turcs. Il est vrai que les chiffres sont significatifs. Ainsi, en 1999, la population d'origine turque représente près de 13,94 % de la population étrangère en Limousin, soit 2 800 habitants. Or avant 2000, 80 % des hommes vivant à Bourganeuf travaillent dans le secteur du bois, comme à peu près 42 % des Turcs en Limousin.

La forte concentration de la population d'origine turque dans les métiers du bois, et donc dans des communes qui vivent de cette activité, rend plus visible le fameux “repli communautaire” des Turcs observé par certains sociologues. La ruralité accentue même ce sentiment. Comme ailleurs, les hommes et femmes de la première génération reconnaissent que le retour tant souhaité au pays d'origine est de plus en plus illusoire. Parallèlement, la première génération rejette l'idée que l'installation en Limousin se double d'une assimilation. Il est essentiel pour elle de protéger le groupe dans sa différence à travers la préservation de l'identité familiale traditionnelle qui repose essentiellement sur l'importance de l'honneur, le respect des aînés et le mariage.

Ce refermement des Turcs sur eux-mêmes est plus visible dans des communes rurales comme Bourganeuf ou Egletons : ils vivent dans les mêmes quartiers, créent des commerces pour eux et surtout ne se mélangent pas avec les autres communautés étrangères, mêmes musulmanes. En ce sens, cette “communauté” discrète qui, selon les propos d'élus, ne pose pas de difficultés particulières, intrigue. (...)

Cette forte concentration des Turcs dans le secteur du bois fragilise, dans le même temps, le devenir professionnel de cette communauté. En effet, il était prévisible qu'une crise du bois puisse avoir des conséquences relativement lourdes.

Au début des années quatre-vingt-dix déjà, la filière bois connaît des bouleversements internationaux. La concurrence accrue par l'entrée dans l'Union européenne de pays grands producteurs de bois, tels la Finlande ou la Suède, ainsi que l'arrivée sur le marché de bois en provenance des pays de l'Est, ont fragilisé le secteur et ont contraint à des ajustements.

La tempête de décembre 1999 qui a dévasté les forêts limousines a aggravé cette crise. La nécessité de nettoyer rapidement les forêts a poussé à la mécanisation du secteur du bois. Désormais, le besoin de main-d'œuvre n'est plus aussi important, d'autant plus qu'il y a moins d'arbres à abattre. Dans les faits, seuls les bûcherons qui ont eu les moyens d'investir dans des machines ont pu résister à cette crise.

La question de la reconversion professionnelle de cette population s'est posée avec beaucoup d'acuité. Les politiques locales ont été obligées de prendre en compte ce fait. On a même pu observer un exode des communes forestières vers des villes comme Limoges ou Brive. Cette migration de population pose bien sûr des difficultés en terme d'infrastructures (nombre de classes dans les écoles) et de logement.

C'est pourquoi la commune de Bourganeuf s'est intéressée au devenir des entreprises de travaux forestiers et à celui des bûcherons situés dans son bassin industriel. Elle a pu constater que les entreprises de travaux forestiers qui n'avaient pu se mécaniser ou s'orienter sur des marchés à qualification élevée, avaient rencontré des difficultés économiques, accentuées par le contexte de l'après-tempête.

Bourganeuf est la seule ville du Limousin à s'être préoccupée du devenir des personnes travaillant dans le secteur du bois. Dans les autres villes, les personnes touchées par le chômage ont tenté par leur propre moyen, et avec les mêmes handicaps, de réaliser une reconversion professionnelle, majoritairement dans le bâtiment. (...)

La crise du secteur du bois a obligé les personnes d'origine turque à réfléchir à leur avenir professionnel. Cette crise a même été vécue par certains comme une aubaine pour sortir de cette image négative du bûcheron turc. Le développement du secteur du bâtiment a été l'occasion de se débarrasser de cette image encombrante. Depuis les années deux mille, les Turcs se sont rués vers la maçonnerie, à tel point que le travailleur turc est désormais associé à l'image du maçon turc. (...)

Que ce soit dans le secteur du bois ou dans le secteur du bâtiment, l'entrepreneuriat est une réponse au besoin de réussite sociale des migrants turcs. Il permet d'accepter l'éloignement. Aux yeux de la famille restée au village, il symbolise l'ascension sociale, la fin de la dépendance à l'égard des siens et la possibilité de se valoriser. Toutefois, la réalité a été (et est) peu conforme à leurs espérances. C'est pourquoi les parents incitent désormais leurs enfants à rechercher la réussite sociale par l'école, afin de ne pas subir à nouveau les mêmes désillusions."

Voir également : L'immigration turque en France

vendredi 16 septembre 2016

Attaques à Valence : trois Kurdes (et non Turcs) écroués

Faits divers – Justice
Attaques de l'association turque de Valence : les trois suspects écroués

Par Tommy Cattaneo, France Bleu Drôme-Ardèche et France Bleu samedi 27 août 2016 à 12:50

Trois hommes de nationalité turque ont été placés en détention provisoire, après les jets de cocktails molotov contre des associations turques de Valence et de Montélimar cet été. Deux d'entre eux sont des membres du PKK, considéré comme une organisation terroriste par l'Union Européenne.

Trois jeunes Turcs ont été placés en détention provisoire après l'affaire des cocktails molotov contre des associations franco-turques de Valence et Montélimar. Ces trois suspects ont été présentés à un juge anti-terroriste vendredi soir.
Deux des suspects sont membres du PKK

Ils sont mis en examen pour association de malfaiteurs, dégradation par moyen dangereux et transport, fabrication et détention d'engins explosifs, en bande organisée et en relation avec une entreprise terroriste. Deux d'entre eux sont des membres avérés du PKK, Le Parti des Travailleurs du Kurdistan, considéré par l'Union Européenne comme une organisation terroriste.

Les trois attaques menées, cet été, à Valence et Montélimar, sont donc liées au conflit actuel entre le PKK et le gouvernement turc. Les suspects ont reconnu en grande partie les faits. Deux d'entre eux ont 22 ans, l'autre en a 34. Ils avaient été arrêtés lundi matin, à Lançon de Provence, sur l'Autoroute A7, après des jets de cocktails molotov sur l'association turque de Valence, quartier Briffaut.

Ces trois hommes habitent à Marseille mais sont de nationalité turque, d'origine kurde. Reste à savoir pourquoi ils ont frappé chez nous dans la Drôme. Pour l'instant, rien à filtrer sur leurs éventuelles motivations.
Source : https://www.francebleu.fr/infos/faits-divers-justice/attaques-de-l-association-turque-de-valence-les-trois-suspects-ecroues-1472295015

Voir également : Vague d'attaques des pro-PKK contre les Turcs d'Europe de l'Ouest

Toulouse : trois Kurdes (et non Turcs) poursuivis pour viols sur mineure

Les violeurs kurdes de Toulouse sont des "réfugiés politiques" ou des fils de "réfugiés politiques" (apocu ?)

Le violeur kurde Selcuk Ozcan est membre du PKK

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