samedi 18 septembre 2010

Pays-Bas : le niveau de criminalité relatif des jeunes Turcs

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Majority of Rotterdam's Moroccans have criminal record, says study
Submitted by Mohit Joshi on Thu, 06/04/2009 - 20:14.

Amsterdam - More than half of young Dutch nationals of Moroccan origin in Rotterdam have a criminal record, according to a study published in the Dutch daily Volkskrant on Thursday.


The study, performed by researchers of Rotterdam's Erasmus University and the Royal University of Utrecht, said 55 per cent of Dutch-Moroccans aged 18 to 24 in Rotterdam have a criminal record.

Among young men from the Dutch Antilles and Surinam living in Rotterdam, 40 per cent have a criminal record, compared with 36 per cent of Dutch-Turks in the city.


Among native Dutch nationals from Rotterdam, 18.4 per cent have a police record.

The study found that once they have a police record, 90 per cent of Dutch-Moroccans return to criminal activity, compared with 60 per cent of ethnic Dutch nationals.

The study's crime statistics among ethnic groups in the Netherlands are far higher than those estimated so far by the Dutch Central Bureau of Statistics (CBS).

This can partly be explained by the fact that Rotterdam is the only Dutch city which has registered the ethnicity of criminals since 2002.

In addition, the study's methodology differed from other studies.

Contrary to the CBS, the study also included children of migrants, the so-called 'second generation' born in the Netherlands, among each ethnicity.

With a population of almost 600,000, Rotterdam is second largest city of the Netherlands. Half of its inhabitants are not native or have at least one foreign-born parent. Some 40,000 inhabitants are ethnic Moroccans.(dpa)
Source : http://www.topnews.in/majority-rotterdams-moroccans-have-criminal-record-says-study-2174400

Belgique : rareté de la "racaille attitude" chez les jeunes Turcs

Citation d'un habitant belge de Bruxelles par la chercheuse néerlandaise Marion Van San (article : "Des quartiers de mauvaise réputation. L'image de la criminalité dans deux quartiers en Belgique", Déviance et Société 2004/2, Volume 28, p. 211-231) :

"Ils se manifestent vraiment dans les lieux publics. Je ne trouve pas leur comportement dérangeant, mais ridicule. Il n’y aucune raison de s’attribuer une place ou un morceau de rue. Il faut être tolérant vis-à-vis des autres usagers du quartier, hein ! […] Et on perçoit quand même clairement des différences entre les Turcs et les Marocains. Ces jeunes types turcs, on les voit rarement réunis en groupe ainsi, dans la rue. Peut-être ne font-ils pas beaucoup cela en Turquie, et peut-être qu’ils font cela au Maroc ?"

Source : http://www.cairn.info/revue-deviance-et-societe-2004-2-page-211.htm

Belgique : discipline de la communauté turque

"Les Turcs plus braves que les Marocains?

Dans son étude, Van San concède que la criminalité n'est pas sans rapport avec les facteurs socio-économiques, mais elle affirme que ceux-ci n'expliquent pas tout. Il y aurait, selon elle, des différences entre les jeunes Turcs et les jeunes Marocains...

Ici non plus, Van San ne laisse aucune place à un éclairage social, si bien que la thèse de l'origine ethnique de la criminalité reste ouverte. Une série de facteurs sociaux qui pourraient avoir une influence ne sont nullement évoqués. En 1971, Jean-Claude Chamboredon a enquêté sur les causes de la surreprésentation des jeunes travailleurs dans les statistiques criminelles. Il en vint à la conclusion qu'un nombre plus important de PV sont dressés dans des quartiers hétérogènes (aussi bien au niveau de l'appartenance sociale qu'au niveau de l'origine de la population).

Dans des quartiers hétérogènes, où le tissu social est moins serré, le contrôle social est aussi moins influent et, en cas de conflit, on fait plus vite appel à la police. En Belgique, la cohésion sociale est plus forte dans la communauté turque que dans la communauté marocaine. Les personnes d'origine turque vivent plus souvent dans des quartiers homogènes. L'Etat turc s'introduit plus dans la vie sociale en Belgique. Il contrôle les mosquées, les associations de jeunes, paie les imamsTandis que les jeunes Marocains sont relativement plus présents dans l'espace public et donc plus facilement contrôlés par la police."

Source : http://www.archivesolidaire.org/scripts/article.phtml?lang=1&obid=10342

Belgique : les Turcs légèrement surreprésentés dans la délinquance

Justice L'enquête sur la criminalité des étrangers sera transmise au Parlement en décembrePas de leçon à tirer de l'étude? «On met la nationalité en exergue, sans explication»
VANDEMEULEBROUCKE,MARTINE
Mardi 13 novembre 2001
Justice L'enquête sur la criminalité des étrangers sera transmise au Parlement en décembre Pas de leçon à tirer de l'étude?
Les jeunes étrangers sont-ils plus délinquants que les Belges? C'est la conclusion de l'étude commandée par le ministre de la Justice Marc Verwilghen. Qui la relativise.
MARTINE VANDEMEULEBROUCKE
En septembre 1999, il y a plus de deux ans donc, le ministre de la Justice Marc Verwilghen annonçait une étude sur la criminalité des jeunes immigrés (de 14 à 24 ans). Le projet avait créé un vif émoi au sein même de la majorité. L'étude commandée à une chercheuse neerlandaise, Marion Van San, est terminée mais Verwilghen ne l'a pas encore rendue publique, se disant déçu par l'aspect «quantitatif» de l'enquête.
Faute d'avoir pu obtenir suffisamment de données statistiques de la part des forces de police et des Parquets, l'échantillon analysé est, selon le ministre, trop restreint. Le journal «De Standaard» publiait néanmoins lundi des extraits de cette étude.
Avec quels constats? Le plus prévisible, c'est bien sûr la surreprésentation des jeunes étrangers dans les chiffres de la délinquance. Des garçons, essentiellement (91 % des faits). Chez les filles, ce sont les Européennes de l'Est (20 %) qui se retrouvent le plus souvent devant le juge de la jeunesse alors que les jeunes filles marocaines et turques forment à peine 3 % de la population délinquante.
Van San analyse la délinquance nationalité par nationalité tout en précisant qu'au sein de chaque groupe on trouve parfois d'énormes différences en garçons et filles, entre plus jeunes et plus âgés. Mais la chercheuse dit avoir pu trouver au sein de chaque groupe national des modus operandi specifiques. C'est le vol qui arrive en tête de tous les faits délictueux commis par des jeunes: 65 % des faits enregistrés. Les Belges seraient les plus actifs dans le vandalisme et le trafic de drogues. Les jeunes Marocains sont surreprésentés (2,5 fois leur «poids» réel dans la population) dans tous les terrains, sauf les délits économiques. Ils sont le plus souvent arrêtés pour des faits liés à l'ordre public. Les Turcs ne sont que légèrement surreprésentés. On leur reproche surtout des actes de violence et leur criminalité baisse avec l'âge.
Les Congolais seraient quatre à cinq fois plus nombreux à se retrouver délinquants que ce qu'ils représentent démographiquement. Ils commettent surtout des vols et des escroqueries. Van San note que leur taux de criminalité augmente avec l'âge.
C'est chez les jeunes originaires d'Europe de l'Est que la délinquance est la plus forte (et en hausse constante), avec six fois leur représentation démographique en 1997, dix fois en 1999. Ils ont le plus haut score dans l'escroquerie mais aussi dans la violence et la rebellion contre l'autorité.
Le manque de données
chiffrées handicape
la valeur scientifique
de l'étude
Le rapport note encore que la différence statistique entre les délits commis par les Belges et ceux des jeunes étrangers est moins grande en Wallonie qu'en Flandre. Qu'en conclure? Que le jeune Polonais est plus délinquant que le jeune Turc, que ce dernier est lui-même plus délinquant que le Wallon, et que le jeune Flamand serait le plus sage de tous? Ou que les conditions de vie des jeunes Wallons et des jeunes étrangers sont sans doute plus proches et tout aussi difficiles? L'étude ne donne aucune explication et n'émet aucune recommandation non plus.
Les recommandations seront données par le service de politique criminelle auquel le ministre a transmis l'étude, précise-t-on chez Verwilghen. Mais le cabinet admet que le manque de données chiffrées handicape lourdement la valeur scientifique de l'étude: S'il y a deux Polonais dans mon village et que l'un est un voleur, peut-on déduire que 50 % des Polonais sont des voleurs? ironise-t-on. Il faut remettre les choses dans leur contexte . Et de laisser entendre que la conclusion que le ministre pourrait tirer de l'étude serait, précisément,... de ne pas en tirer.
«On met la nationalité en exergue, sans explication»
RÉACTION
MARTINE VANDEMEULEBROUCKE
Fabienne Brion, chargée de cours à l'école de criminologie à l'UCL, a publié, il y a quelques années, une étude sur l'incarcération des étrangers en Belgique. Elle constatait une surreprésentation des Marocains parmi les détenus. Mais en décryptant les chiffres, elle avait notamment relevé des temps de détention plus longs chez les étrangers.
Sa première réaction à l'étude de Verwilghen est de s'interroger sur la base de données de la recherche. Van San dit que les Congolais et les Européens de l'Est sont quatre ou dix fois plus délinquants que leur représentation normale. Elle se base sur la population recensée; or, il s'agit de deux groupes où le nombre d'illégaux est particulièrement important. La seule population complète recensée, ce sont les Belges...
Brion constate une mise en exergue de la nationalité mais l'étude ne dit pas ce que cela veut dire, les conclusions qu'il faut en tirer. Elle évacue partiellement l'explication socio-économique ou celle du racisme institutionnel. Reste alors la variable culturelle?
Doit-on en conclure, poursuit-elle, que les jeunes Marocains seraient «culturellement» portés à des actes de rébellion? Ou qu'à Bruxelles, ville où ils sont les plus nombreux, leurs relations avec les policiers sont particulièrement tendues? Cela, on le savait déjà. A Charleroi, des policiers nous ont donné d'emblée leur clé d'explication à la délinquance des jeunes Marocains: le chômage. Ils n'ont pas tenté d'incriminer l'islam ou un autre facteur culturel.
Fabienne Brion rappelle que l'an dernier, le chercheur Lode Walgraeve avait publié une enquête sur le même groupe cible. Il avait conclu que si l'on comparait des catégories sociales équivalentes, il y avait une sous-représentation des jeunes étrangers, que la variable sociale était donc déterminante.
Source : http://archives.lesoir.be/justice-l-enquete-sur-la-criminalite-des-etrangers-sera_t-20011113-Z0L5HJ.html

lundi 6 septembre 2010

Allemagne : 22 % des détenus étaient étrangers en 2006

C'est le chiffre indiqué par le journal Bild (d'après les sources officielles), dans un article du 28 décembre 2007 :




Source : http://www.bild.de/BILD/news/vermischtes/2007/12/29/schlaeger-muenchen-0/hg-statistik,geo=3368882.html

"Etrangers" n'étant pas le pléonasme de "Turcs", bien entendu. Pour avoir une perspective, il faut prendre en compte les 8-9 % d'étrangers dans la population totale de l'Allemagne :

http://de.wikipedia.org/wiki/Deutschland#Bev.C3.B6lkerung

Voir également : Berlin : la part des Turcs dans la délinquance étrangère

Allemagne : comparaison entre les immigrés turcs, italiens et polonais

Les immigrés turcs : une criminalité faible

Allemagne : Thilo Sarrazin rêve de métissage avec une immigration "d'élite"

"Cela me plairait s'il s'agissait de Juifs d'Europe de l'Est avec un quotient intellectuel supérieur de 15% à la population allemande."

"Les enfants vietnamiens installés par contrat dans l’ancienne Allemagne de l’est ont 80% de réussite au bac, soit mieux que les Allemands."

"(...) les Asiatiques ou les Indiens, bien plus « visibles » que les Turcs ou les Arabes ont de meilleurs résultats parfois que les Allemands."

vendredi 3 septembre 2010

Allemagne : le problème des Aussiedler ou "Russes allemands"

Monde 01/10/2003 à 01h12
«Les Russes allemands sont foutus»

Reportage

Mal intégrée en Allemagne, cette communauté sombre dans la délinquance.

BENYAHIA-KOUIDER Odile

Hameln, Gifhorn envoyée spéciale

Sans ses barreaux aux fenêtres, Hameln pourrait être une école avec son internat, ou une cité universitaire. Des petits bâtiments de trois étages dans un parc, un stade de football, un centre horticole, des ateliers de peinture et de réparation de voitures. Posé au milieu des champs en 1980, Hameln, à 70 km de Hanovre, accueille 630 détenus âgés de 14 à 21 ans. L'endroit se voulait un centre de détention moderne, axé sur la réinsertion professionnelle plutôt que sur la répression. Le récent afflux de détenus allemands d'origine russe, les «Russen deutsch» (les Russes allemands) comme on les appelle ici, a chamboulé ce bel ordonnancement.

Wolfgang Blum, qui travaille dans cette prison depuis 25 ans, n'avait jamais vu cela. «Et pourtant on a tout eu ici : des Yougoslaves, des Albanais, des Africains et évidemment beaucoup de Turcs. Ils sont gentils les Turcs. Ils sont propres et polis. Mais avec les Russen deutsch, il n'y a rien à faire. En l'espace de trois ans, ils ont réussi à instaurer une véritable culture parallèle avec des règles qui se rapprochent d'un fonctionnement mafieux. Ils ont leur propre règlement, parlent uniquement russe, refusent totalement de coopérer avec nous. Ils peuvent être très violents. La dernière fois qu'un jeune Russe allemand a accepté de parler à la télévision, les autres l'ont choppé à un atelier du matin, et l'ont passé à tabac. Cela s'est passé tellement vite qu'on n'a rien pu faire. Sa famille a été obligée de verser 6 000 euros dans leur caisse commune, qu'ils appellent l'"Abschjak", sous peine de le voir puni encore plus sévèrement.»

Vols, drogue et violence. Contrairement aux Allemands de souche d'origine polonaise, les «Russes» refusent de s'intégrer en participant aux ateliers professionnels. «On a bien sûr essayé de casser les bandes en expédiant les chefs dans d'autres prisons, raconte Wolfgang Blum. Mais chaque fois, le groupe se choisit un nouveau chef. S'ils étaient une dizaine, on pourrait encore s'en sortir, mais ils sont trop nombreux.» Jusqu'en 1997, les statistiques de la prison ne mentionnaient même pas l'existence des Allemands venus de l'ex-URSS, de Pologne ou de Roumanie. Et pour cause, ils étaient Allemands ! Selon le recensement de Hameln, la part des détenus appartenant à la catégorie «Allemands de souche» a bondi de 8,5 % en décembre 1997 à 18,4 % en juillet 2002 (114 détenus). Un score assez stupéfiant si on le compare à celui des étrangers qui atteint 34,4 % (180 détenus).

Très inquiet de cette évolution, Christian Pfeiffer, qui était alors ministre de la Justice SPD (social-démocrate) du Land de Basse-Saxe, où la concentration d'Allemands de souche est très forte, a fait sa propre enquête. «La première génération d'émigrants de l'Est arrivée en Allemagne il y a dix ans s'est très bien intégrée. Les grands-parents parlaient bien allemand, les parents assez bien et les petits-enfants ont vite appris. Ceux qui posent problème sont les familles mixtes où l'un des deux parents est russe. Dans la plupart des cas, la criminalité surgit chez des jeunes garçons arrivés en Allemagne à la fin des années 90, au moment de la puberté, explique-t-il. Ils débarquent sans parler un mot d'allemand, se trouvent rapidement en échec scolaire et sont rejetés par leurs camarades allemands. Ils ont alors tendance à se réfugier dans leur milieu russe, et tombent plus facilement dans la délinquance.» Leurs délits : vols, drogue, violence.

Hans-Dieter Klosa, préfet de police de Hanovre, n'hésite pas à rendre les politiques responsables de cet engrenage. «Il y a dix ans, le gouvernement dispensait gratuitement des cours de langue. Mais ces dernières années, ils ont limité les aides. Alors que c'est maintenant qu'il faudrait investir dans leur intégration. Il ne faut pas s'étonner des résultats !» Dans son bureau, une collection de matriochkas (poupées gigognes) et de louches en bois témoigne de ses bonnes relations avec ses collègues russes ou kazakhs. Embaucher des policiers russophones ? «Cela reviendrait à créer un corps de policiers de second rang, affectés uniquement aux Russes allemands, ce qui ne serait admis ni par les policiers allemands, ni par les suspects russes.» Hans-Dieter Klosa compte plutôt sur le travail en amont des travailleurs sociaux.

Pessimisme. Dans la région de Gifhorn, où le nombre d'Allemands de souche atteint 80 % dans certains lotissements, un bus de l'association catholique Kolping sert de refuge aux jeunes désoeuvrés l'après-midi. Ceux-là échapperont peut-être à la délinquance. Mais pour la génération qui a atterri à la prison de Hameln, Wolfgang Blum est très pessimiste : «A mon avis, ils sont foutus. Ce sont souvent des gosses qui ont été battus chez eux, et qui ne savent régler les conflits que dans la violence. Dans leur famille, il y a beaucoup d'alcoolisme. Ils n'ont aucun respect pour nos méthodes. Je ne sais pas ce qu'on va faire d'eux. Ils vont sortir et recommencer.»

Loi plus stricte. La classe politique, elle, n'a qu'une idée en tête : arrêter le flot de ces migrants qui ne sont «même plus aux trois quarts allemands». Paradoxalement, c'est le SPD le plus remonté. «Les Allemands de souche que la CDU a laissé massivement entrer en Allemagne posent beaucoup plus de problèmes que les Turcs», a même déclaré le chancelier Schröder lors de son premier duel télévisé électoral contre le chrétien-démocrate Edmund Stoiber. Un parti pris sans doute intéressé : si les électeurs d'origine turque votent à plus de 60 % pour le SPD, les Allemands de souche sont majoritairement conservateurs. «Dans notre communauté, le taux de chômage est très faible, souligne Sergej Eisner, 26 ans, et conseiller municipal CDU de Gifhorn. Même quand ils ont fait quelques études, les Allemands de souche préfèrent être femmes de ménage ou ouvriers à la chaîne plutôt que de réclamer l'aide sociale.» La plupart de ces familles arrivent à se construire une «grosse» maison dans l'une de ces zones pavillonnaires pour Allemands de souche. Arrivé à 11 ans en Allemagne, Sergej reconnaît que deux ou trois de ses camarades ont mal tourné. Est-ce une raison pour bloquer les demandes de ceux qui veulent encore venir en Allemagne ? Près d'un million de citoyens de l'ex-URSS sont encore susceptibles de demander le passeport allemand, mais la prochaine loi sur l'immigration risque d'être plus stricte sur les critères linguistiques. «Si on leur refusait, ce serait de la pure discrimination raciale par rapport aux Turcs et aux gens d'autres nationalités, s'emporte le jeune homme. Les Allemands devraient plutôt se réjouir, car notre communauté est deux fois plus jeune. Dans quelques années, c'est nous qui paierons leurs retraites.».
Source : http://www.liberation.fr/monde/0101456006-les-russes-allemands-sont-foutus

Grand Angle 15/11/2007 à 01h29
Russes allemands, éternels étrangers

Reportage

Allemands en Russie, ils sont devenus russes en Allemagne. Plus de deux millions d'«Aussiedler» ont rejoint la mère patrie après la chute de l'URSS. Leur intégration est si difficile que certains rêvent de retourner en Sibérie.

VERSIEUX Nathalie

Viktor et Elena ne voulaient pas vraiment quitter la Russie. C'était le voeu du père de voir enfin ce qu'il appelait sa «patrie», et pour «le Vieux», il n'était pas question de partir seul. Alors Viktor et Elena ont dit adieu à leurs collègues, retiré leur fils Roman de l'école, rangé tout ce qu'ils possédaient dans trois malles et pris le train. Direction l'ouest pour le plus grand voyage de leur vie, de Barnaoul, en Sibérie, vers l'Allemagne, le pays de leurs ancêtres.

Sept ans plus tard, ils ne rêvent que de retour. Aujourd'hui, le père est mort. Peu avant de les quitter, il s'est excusé auprès de ses enfants : «Rien n'est comme je l'avais imaginé», leur a-t-il avoué. Viktor et Elena sont tous deux sans travail depuis des années. Les amis et les collègues qu'ils ont laissés en Sibérie ont presque tous profité du miracle économique russe. «Si j'étais resté, l'usine m'appartiendrait aujourd'hui peut-être», rêve Viktor. Sans Roman, ils seraient partis depuis longtemps, disent-ils. Leur fils, aujourd'hui âgé de 15 ans, est le seul de la famille à s'être intégré. Une fois sa formation achevée, il sera professeur de sport.

Le destin de Viktor et Elena est loin d'être un cas isolé. Depuis la chute du Mur, près de deux millions et demi d'Allemands de souche ont quitté l'ex-Union soviétique pour retrouver la «patrie» de leurs ancêtres. Russes en Allemagne, allemands en ex-Union soviétique, le destin des «Aussiedler», comme on les appelle outre-Rhin, est symbolique des mouvements de population qui ont marqué l'est du continent européen depuis la chute du Mur. Neuf millions de personnes ont migré au sein de l'Europe de l'Est depuis la chute des régimes communistes.

Test de langue et savant système de quotas

Viktor, Elena et Roman sont allemands «par le sang», comme le veut la tradition allemande. Au vu de la loi, ils avaient droit au retour, en dédommagement des persécutions subies par les Allemands en Union soviétique du temps de Staline. Ces persécutions sont considérées comme l'une des conséquences du nazisme et de la guerre que l'Allemagne se doit de «réparer».

Les Russes allemands se sont littéralement engouffrés dans cette brèche. Près de 150 000 d'entre eux quittent l'ex-URSS en 1990. Quatre ans plus tard - 1994 marque le pic de la vague -, ce sont 215 000 personnes qui rejoignent l'Allemagne. Le flot est tel que la République fédérale est contrainte d'adopter des mesures drastiques : les nouveaux arrivants, d'abord parqués dans des centres de transit, sont ensuite répartis entre les dix-sept Länder, suivant un savant système de quotas, pour éviter de trop fortes concentrations régionales, comme cela a d'abord été le cas dans la région d'Osnabrück (où le départ des soldats canadiens, à la même époque, laissait de nombreuses casernes vides), ou dans le quartier de Marzahn à Berlin (où des barres d'immeubles de type soviétique avaient été quittées par leurs habitants à la chute du Mur).

Deux lois, adoptées en 1996 puis en 2005, ont durci le droit au retour des Aussiedler. Désormais, les candidats doivent passer un test de langue et prouver que l'allemand leur a été transmis par la famille. Les enfants et conjoints des Aussiedler ne peuvent quitter la Russie qu'à condition de maîtriser eux aussi l'allemand. Cas extrême, un jeune descendant de Russes allemands, qui parlerait couramment la langue de Goethe parce qu'il l'a étudiée à l'université, ne remplira pas les critères, contrairement à un ouvrier de 60 ans à qui ses parents auront sporadiquement parlé allemand pendant son enfance.

«Dès le début, nous avons essayé de donner une image réaliste de l'Allemagne, par le biais des journaux de la communauté allemande en ex-Union soviétique par exemple,explique Christoph Bergner, chargé par le gouvernement de gérer le dossier des Aussiedler.Mais les gens voulaient fuir le chaos ambiant. Aujourd'hui, le boom économique en Russie et au Kazakhstan et le fait que les minorités allemandes peuvent de nouveau vivre leur identité sans être persécutées ont contribué à ralentir le flot des départs. Les Allemands de l'ex-URSS se remettent à croire en leurs perspectives d'avenir sur place.» A Moscou, la croissance annuelle frise les 7 %, au Kazakhstan, c'est plus du double.

Du coup, le flot d'émigrants est tombé, depuis 2000, sous la barre des 100 000 personnes. L'an passé, ils n'étaient plus que 7 600 à quitter la Russie pour l'Allemagne, au titre du droit au retour. Ils seront moins encore cette année. Le flux s'est quasiment tari, bien qu'il reste encore 600 000 Allemands de souche en Russie, 220 000 au Kazakhstan et quelques dizaines de milliers en Ukraine, au Kirghizistan et en Ouzbékistan.

«Le migrant type est une famille soudée de plusieurs générations, avec de nombreux enfants, schématise Christoph Bergner.Les Aussiedler vivent pour la plupart dans des régions rurales, sont catholiques ou protestants, et ont un faible niveau de qualification : jusqu'en 1989, le régime soviétique leur interdisait l'accès à certains métiers, la médecine par exemple.»

Leur manque de formation ou la difficulté d'obtenir une reconnaissance de leurs diplômes russes en Allemagne expliquent le niveau dramatique du chômage de cette communauté.

Trop fier pour vivre aux crochets de l'Etat

Une étude, réalisée en août par l'institut SFZ de Potsdam, auprès des Aussiedler du quartier de Marzahn à Berlin-Est, met le doigt sur les conditions de vie précaires de ces populations. 48 % d'entre eux sont au chômage. 26 % ne cherchent pas ou plus d'emploi. 77 % vivent des indemnités chômage ou de l'aide sociale. 34 % vivent en dessous du seuil de pauvreté. 44 % des personnes interrogées avaient quitté la Russie dans l'espoir d'une vie meilleure. Ingénieur au Kazakhstan, Olga fait aujourd'hui des ménages en Allemagne. Vladimir, cadre dans une entreprise des environs de Moscou, ne travaille plus depuis près de dix ans. Trop fier pour vivre «aux crochets de l'Etat», il subsiste du maigre salaire que lui assure son mi-temps dans une association d'aide aux Aussiedler.

Second problème après le chômage, la criminalité des jeunes. Parlant mal l'allemand, de nombreux adolescents n'ont pas trouvé leur place outre-Rhin. Un quart des garçons quittent l'école vers 15 ou 16 ans, avec au mieux un diplôme de Hauptschule, une voie scolaire sans issue qui débouche rarement sur une formation professionnelle. «La réglementation est en partie responsable de cette situation, regrette Christoph Bergner. Aux débuts du mouvement de migration, le seul moyen de rejoindre l'Allemagne pour les jeunes générations était de venir avec le grand-père ou la grand-mère qui parlait encore allemand, ceux qui avaient pu apprendre la langue avant les persécutions de l'époque stalinienne. Certains jeunes sont partis pendant l'adolescence, un âge peu propice aux migrations. Ils ont eu beaucoup de mal à s'adapter. Pour eux, il aurait sans doute été préférable de rejoindre leurs grands-parents quelques années plus tard, une fois achevée leur formation en Russie.»

La présence d'Allemands en Russie remonte à l'impératrice Catherine II, d'origine allemande. Le manifeste de 1763, qui autorise l'émigration vers les bords de la Volga, pousse quelque 100 000 Allemands, pour la plupart des paysans pauvres, à tenter fortune à l'est. La Russie leur offre des terres, leur garantit la liberté de culte et les dispenses d'impôts. Un million et demi d'Allemands vivent en Russie à la veille de la Seconde Guerre mondiale. Entre 1924 et 1941, ceux-ci disposent même d'une République autonome.

L'invasion de l'Union soviétique par Hitler marque le début des persécutions. Dès 1941, Staline décide la déportation des Allemands de la Volga vers la Sibérie. Entre 1941 et 1948, 850 000 Allemands sont internés dans des camps de travail. 35 % d'entre eux meurent au cours des cinq premières années. Une déportation qui reste un épisode traumatisant de l'histoire des familles allemandes de Russie.

«Ma famille a quitté la région de Hesse en 1764, raconte Viktor Fromm, qui dirige l'association berlinoise Lyra d'aide à l'intégration des Aussiedler. Les Russes ont tout fait pour que les Allemands ne s'intègrent pas. Les Allemands vivaient entre eux, dans des villages allemands. Ils étaient catholiques ou protestants, pas orthodoxes. Jusqu'à la Seconde Guerre mondiale, les Allemands de Russie ne parlaient pas russe ! Ils avaient leurs propres écoles, leurs commerces, leurs églises. Jusqu'au 21 août 1941. Là, tous ont été déportés vers la Sibérie ou le Kazakhstan. Ma famille a été envoyée au Kazakhstan. Ma mère et mon père se sont rencontrés dans un camp de travail.»

«Peut-être sommes-nous venus trop tard ?»

Les Fromm se sont toujours sentis allemands. Chez eux, on parlait cet allemand, chantant et guttural à la fois, typique des Russes allemands. Ingénieur, spécialiste des techniques laser, Viktor Fromm a fait partie de ces rares membres de sa minorité à pouvoir étudier et même travailler pour la prestigieuse Académie des sciences de Moscou, malgré ses origines.

Arrivé en Allemagne en 1996 avec son père, ses trois frères et tous leurs enfants, Viktor Fromm est au chômage depuis près de dix ans. A 60 ans, il ne pense pas retrouver un emploi. Comme presque tous les Aussiedler, il a reporté tous ses espoirs sur ses deux fils. Aucun ne parlait allemand à leur arrivée. Leur intégration a été difficile. «Pour l'aîné, ça a été très dur. En Russie, il était toujours le premier de sa classe. Il avait même sauté une classe car il était très fort en maths. Arrivé en Allemagne, il s'est retrouvé dernier, accumulant les zéros parce qu'il ne parlait pas allemand. Les autres se moquaient de lui. Son institutrice voulait l'orienter vers un bac professionnel. Mais il s'est accroché, et a eu son bac avec mention très bien.»

Aujourd'hui, les deux garçons font de brillantes études. «Toutes les portes leur seront ouvertes, tant en Allemagne qu'en Russie», espère leur père. «En ce qui me concerne, ma situation était meilleure en Russie qu'ici. Mes anciens collègues ont entretemps tous fait carrière. Peut-être sommes-nous venus trop tard ? Les Russes allemands qui ont pu quitter la Russie dans les années 60, 70 et 80 ont été bien accueillis. Dans les années 90, nous étions trop nombreux à venir d'un coup. Les choses avaient changé, surtout ici à Marzahn.»

La moitié des 42 000 Aussiedler de Berlin vivent dans ce quartier, devenu une sorte de ghetto russe. Dans la rue, on parle russe. Les commerces proposent des produits russes. Les contacts sont quasi inexistants avec les Allemands d'Allemagne. «Notre problème, regrette Viktor Fromm, c'est qu'il ne suffit pas de parler la langue. Nous ignorons les règles non écrites de la société, les codes du recrutement, du comportement en entreprise, le rôle du relationnel. Pour nos enfants, ce sera différent. Je ne regrette rien. Ma femme et moi, nous sommes heureux si nos enfants sont heureux.»
Source : http://www.liberation.fr/grand-angle/0101115371-russes-allemands-eternels-etrangers

Allemagne : rejet des Polonais par les nationalistes allemands

Des polonais agressés en Allemagne

27/04/2008
Mise à jour : 17:15
De jeunes Allemands ont mis le feu cette nuit à une bâtisse où dormaient des saisonniers polonais, dans l'est de l'Allemagne, sans faire de victimes, a déclaré un porte-parole de la police régionale.
"Ils ont jeté par une fenêtre du bâtiment un cocktail molotov, qui ne s'est pas allumé tout de suite. L'un (des jeunes) a alors pénétré dans la maison et a mis le feu", a précisé le porte-parole de la police de Halle (est).
Les Polonais dormaient à l'étage quand le feu a pris au rez-de-chaussée. Ils ont échappé aux flammes mais "ils sont choqués", a souligné le porte-parole.

Les cinq jeunes âgés de 17 à 20 ans, quatre hommes et une femme, ont été arrêtés peu après non loin de là et ont passé la nuit en garde-à-vue.
Les quatre hommes ont été placés dimanche en détention provisoire par un juge qui a ouvert une enquête pour "tentative d'assassinat", soupçonnant un motif d'ordre raciste, a expliqué le porte-parole de la police.
"Ils savaient que des Polonais habitaient là", a-t-il souligné.

La jeune femme, âgée de 17 ans, a, elle, été relâchée.

Les agressions racistes sont fréquentes dans l'est de l'Allemagne, où les frustrations de l'après-Réunification ont contribué à la radicalisation d'une partie des habitants.
Source : http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2008/04/27/01011-20080427FILWWW00116-des-polonais-agresses-en-allemagne.php

Allemagne : rejet des Grecs et Italiens par les nationalistes allemands

[14] German skinheads attack ethnic Greek in Munich


BERLIN, 15/01/2001 (ANA - P. Stangos)

A 31-year-old Greek man, who was brutally beaten by five neo-Nazi skinheads Friday night outside a Munich restaurant, was reported out of danger on Sunday.

The unidentified man, a resident of the Bavarian capital, was taken to hospital with head injuries. Another group of about 10 men, led by two Turkish immigrants passed by the scene, came to his aid and repulsed the five skinheads.

Police arrested 15 youths in relation to the incident.
Source : http://www.hri.org/news/greek/ana/2001/01-01-15.ana.html#14

Last Updated: Monday, 15 September, 2003, 13:16 GMT 14:16 UK


German neo-Nazi threat 'rising'

The threat to Germany from neo-Nazis has risen to a new level, Interior Minister Otto Schily has warned.

The discovery of a suspected plot to bomb a Munich Jewish centre during a visit by the German president has "dramatically confirmed" the danger to society, he said on Monday.

At least 10 suspects were held and up to 14kg (31lb) of explosives seized in police raids last week.

Officials believe plans were being made to bomb the centre on 9 November, when its foundation stone is due to be laid at a ceremony attended by President Johannes Rau, Bavarian governor Edmund Stoiber and Jewish leader Paul Spiegel.

The suspected attack would have coincided with the anniversary of the Nazis' 1938 Kristallnacht attacks, when thousands of Jewish targets were attacked and dozens murdered.

"One could (even) say there is a new quality of terror, though we know from previous times that in right-extremist circles bombing attacks were planned and carried out," Mr Schily told Germany's ZDF television, referring a 1980 attack that killed 13 people.

"There have been hints that right extremists are really a great potential danger for our society... and this has now been dramatically confirmed."

Mr Schily praised the police for their operation.

A "hit list" detailing other possible targets, including mosques, a Greek school and an Italian target, had been recovered, said Bavarian Interior Minister Guenther Beckstein.

The explosives included at least 1.7kg of TNT. Weapons, grenades and ammunition were also recovered.

German media reports at the weekend speculated on the possible phenomenon of a neo-Nazi "Brown Army Faction", referring to the disbanded left-wing Red Army Faction.

"Faced with the flood of pictures from the Middle East, we had forgotten what extremists could also plan here at home," wrote commentator Guido Heinen in Die Welt.

"German political terrorism is back."

The magazine Focus said the internet had apparently been used to collect information on Munich's religious centres.
Source : http://news.bbc.co.uk/2/hi/europe/3109966.stm

10/01/2007


New Racist Assault

Skinheads Beat Up Three Greeks in Eastern Berlin

Another racist attack in Germany -- three Greeks were attacked and beaten up by 12 skinheads in the Pankow district of eastern Berlin.

A group of around 12 Germans with shaven heads attacked and beat up two Greek waiters and a Greek barmaid on Saturday night in eastern Berlin, shouting "Piss off you shit foreigners."

A police spokesman said 11 men and one woman had been detained. Some of them face charges of bodily harm, disturbing the peace and robbery.

The two Greek men were taken to hospital after the attack in the city's eastern district of Pankow. One was treated for a broken arm and the other for injuries to his face. The woman was pushed but not injured.

Racist attacks on foreigners occur frequently in eastern Germany, prompting anti-racist campaigners and the Central Council of Jews in Germany to warn that parts of the region are becoming "no-go" areas for ethnic minorities.

A widely reported attack on eight Indian men in the eastern town of Mügeln in August sparked a nationwide debate about how to tackle racism and right-wing extremism in the former communist east of the country.

But, as expected, that debate has now died down and there is little evidence that authorities are making a significant effort to tackle the problem.

cro/ddp
Source : http://www.spiegel.de/international/germany/0,1518,508882,00.html

Autriche : la turcophilie de Jörg Haider

Feu Jörg Haider était le président du parti FPÖ, puis du BZÖ :

"Il est dans notre intérêt d’accueillir la Turquie en tant qu'associé à part entière au sein de l’UE."

"Pour ma part, j’estime qu’il est important que la Turquie devienne une composante de l’Union."

"D'abord, parce que c’est une question de sécurité pour l'Europe. En second lieu, parce que l'approvisionnement en énergie avec le pétrole et le gaz naturel du Caucase ou des pays arabes ne peuvent parvenir librement en Europe que par la Turquie. Ce qui nous permettrait d’échapper à la dépendance des Etats-Unis néo-coloniaux. Enfin, parce que c’est dans cette région qu’est le berceau de la culture européenne. Notre philosophie, notre musique, les mathématiques, tout cela provient d'Asie Mineure et nous est parvenu en Europe par l’intermédiaire des Grecs. En outre, les trois religions monothéistes sont nées dans la région de la Mésopotamie, l'Irak d'aujourd'hui."

"Mon avis est que ce choc [des civilisations] nous devons le craindre uniquement si l’UE ferme sa porte à la Turquie. Ce serait la rejeter dans un Islam fondamentaliste. Alors il pourrait y avoir un assaut contre la « forteresse Europe »."

"Mais il faut relever qu’il y a déjà beaucoup de Turcs qui ont la nationalité autrichienne. Ce sont les personnes travailleuses et capables, et souvent des électeurs de notre parti." (entretien au Der Standard, 9 octobre 2004)

"La situation de la Turquie a quelque chose d’ambigu. Ce n’est ni un Etat asiatique, ni un Etat européen. C’est pour cela que l’on doit trouver un chemin particulier, spécifique, pour la Turquie. C’est un partenaire important pour l’Europe, notamment dans le domaine de l’énergie. Nous devons acheminer notre gaz et notre pétrole du Caucase et de l’Asie centrale avec l’aide de la Turquie pour ne pas être uniquement dépendant de la Russie." (interview à Euronews, 17 septembre 2008)