vendredi 3 septembre 2010

Autriche : la turcophilie de Jörg Haider

Feu Jörg Haider était le président du parti FPÖ, puis du BZÖ :

"Il est dans notre intérêt d’accueillir la Turquie en tant qu'associé à part entière au sein de l’UE."

"Pour ma part, j’estime qu’il est important que la Turquie devienne une composante de l’Union."

"D'abord, parce que c’est une question de sécurité pour l'Europe. En second lieu, parce que l'approvisionnement en énergie avec le pétrole et le gaz naturel du Caucase ou des pays arabes ne peuvent parvenir librement en Europe que par la Turquie. Ce qui nous permettrait d’échapper à la dépendance des Etats-Unis néo-coloniaux. Enfin, parce que c’est dans cette région qu’est le berceau de la culture européenne. Notre philosophie, notre musique, les mathématiques, tout cela provient d'Asie Mineure et nous est parvenu en Europe par l’intermédiaire des Grecs. En outre, les trois religions monothéistes sont nées dans la région de la Mésopotamie, l'Irak d'aujourd'hui."

"Mon avis est que ce choc [des civilisations] nous devons le craindre uniquement si l’UE ferme sa porte à la Turquie. Ce serait la rejeter dans un Islam fondamentaliste. Alors il pourrait y avoir un assaut contre la « forteresse Europe »."

"Mais il faut relever qu’il y a déjà beaucoup de Turcs qui ont la nationalité autrichienne. Ce sont les personnes travailleuses et capables, et souvent des électeurs de notre parti." (entretien au Der Standard, 9 octobre 2004)

"La situation de la Turquie a quelque chose d’ambigu. Ce n’est ni un Etat asiatique, ni un Etat européen. C’est pour cela que l’on doit trouver un chemin particulier, spécifique, pour la Turquie. C’est un partenaire important pour l’Europe, notamment dans le domaine de l’énergie. Nous devons acheminer notre gaz et notre pétrole du Caucase et de l’Asie centrale avec l’aide de la Turquie pour ne pas être uniquement dépendant de la Russie." (interview à Euronews, 17 septembre 2008)