samedi 18 septembre 2010

Belgique : discipline de la communauté turque

"Les Turcs plus braves que les Marocains?

Dans son étude, Van San concède que la criminalité n'est pas sans rapport avec les facteurs socio-économiques, mais elle affirme que ceux-ci n'expliquent pas tout. Il y aurait, selon elle, des différences entre les jeunes Turcs et les jeunes Marocains...

Ici non plus, Van San ne laisse aucune place à un éclairage social, si bien que la thèse de l'origine ethnique de la criminalité reste ouverte. Une série de facteurs sociaux qui pourraient avoir une influence ne sont nullement évoqués. En 1971, Jean-Claude Chamboredon a enquêté sur les causes de la surreprésentation des jeunes travailleurs dans les statistiques criminelles. Il en vint à la conclusion qu'un nombre plus important de PV sont dressés dans des quartiers hétérogènes (aussi bien au niveau de l'appartenance sociale qu'au niveau de l'origine de la population).

Dans des quartiers hétérogènes, où le tissu social est moins serré, le contrôle social est aussi moins influent et, en cas de conflit, on fait plus vite appel à la police. En Belgique, la cohésion sociale est plus forte dans la communauté turque que dans la communauté marocaine. Les personnes d'origine turque vivent plus souvent dans des quartiers homogènes. L'Etat turc s'introduit plus dans la vie sociale en Belgique. Il contrôle les mosquées, les associations de jeunes, paie les imamsTandis que les jeunes Marocains sont relativement plus présents dans l'espace public et donc plus facilement contrôlés par la police."

Source : http://www.archivesolidaire.org/scripts/article.phtml?lang=1&obid=10342