mercredi 28 septembre 2011

La Turquie aide Israël à lutter contre l'immigration clandestine africaine

La Turquie aide Israël à déjouer l'arrivée de clandestins africains
par Laure Onno - Mercredi 28 septembre 2011 à 15:18

Les autorités israéliennes coopèrent avec la Turquie pour contrecarrer l'arrivée de 97 immigrés clandestins de la Côte d'Ivoire.



L’Autorité turque responsable de la population et de l’immigration a déclaré ce mardi 27 septembre que ses officiers ont pu arrêter 97 résidents de la Côte d'Ivoire qui arrivaient illégalement en Israël sous l'apparence de pèlerins.

Au cours de la décennie passée, la Côte d'Ivoire a connu une histoire très mouvementée. En novembre dernier elle a été le foyer d’une montée de violence sans précédent lorsque le Président Laurent Gbagbo a refusé de céder sa place au gagnant des élections Alassane Ouattara. Suite à cela des milliers de personnes ont été tuées, tandis que d’autres ont été déplacées. M. Gbagbo ayant été arrêté en avril 2011, les échauffourées auraient dû prendre fin mais les tensions entre les deux parties sont toujours bien présentes.
Ainsi, ce mardi 27 septembre, 97 Ivoiriens ont décidé de prendre un avion de la Turquie vers Israël. Très vite les autorités d’Ankara ont été mises au courant et ont informé Israël sur ce qui se tramait. L’Autorité turque responsable de la population et de l’immigration a donc déjoué le plan de ces clandestins avant de les renvoyer dans leur pays.

«L’échange d’informations et la coopération avec la Turquie ont permis d’éviter une situation très délicate », a déclaré Amnon Shmueli, qui est à la tête de l’Autorité responsable de la population et de l’immigration à l’aéroport Ben Gourion de Tel Aviv.
Compte tenu des désaccords diplomatiques qui s’accentuent entre les deux nations, la coopération entre les autorités israéliennes et turques est inhabituelle.

Le président des Etats Unis Barack Obama recommande vivement à M. Erdogan de résoudre la crise avec Israël, mais ce-dernier reste assez suspicieux à l’égard de l’Etat juif.

En effet, dans une interview qui a été publié ce mardi 27 septembre, le Premier ministre turc le Recep Tayyip Erdogan a établi une comparaison entre le gouvernement du Premier ministre israélien Benyamin Netanyahou et le régime du Président iranien Mahmoud Ahmadinejad :

« On pourrait se demander pourquoi aucune sanction n'a été imposée à Israël. Quand c'est l'Iran en question, vous imposez des sanctions. De la même façon avec le Soudan. Alors, que se passe-t-il avec Israël ? ».
Source : http://www.guysen.com/article_La-Turquie-aide-Israel-a-dejouer-l-arrivee-de-clandestins-africains_16423.html

samedi 17 septembre 2011

Le soutien de la Turquie d'Adnan Menderes et Celal Bayar (Demokrat Parti) à la France pendant la guerre d'Algérie

Gehad el-Zein, "Le régime laïc turc et sa géopolitique "islamique"", in La Turquie entre trois mondes : actes du colloque international de Montpellier, 5, 6 et 7 octobre 1995 (ouv. col.), Paris, L'Harmattan, 1998, p. 137 :

"Les tendances à la réconciliation avec l'Orient musulman, chez l'élite dirigeante du parti démocrate, n'étaient pas invisibles intérieurement et extérieurement, mais c'étaient des tendances de l'intérieur du consensus historique né en 1923 sur base du choix de modernisation par la République. Le leadership de Bayar-Menderes a essayé de faire le premier grand pas vers ce "retour" au moment international qu'il a cru convenable, en mettant son projet islamique de politique extérieure dans le sillage des courants internationaux soulevés par la compétition américano-soviétique, conformément à la vision des Etats-Unis en matière de sécurité et de stratégie.

En revoyant cette période, on ne peut manquer de se demander pourquoi Adnan Menderes n'a pas compris l'énormité de l'impact négatif de quelques positions diplomatiques turques impliquées par le projet du Pacte de Bagdad tel, par exemple, que le soutien de la France en Algérie, sur l'image de la Turquie dans le monde islamique ; ou encore par le fait d'offrir une carte en or au président Nasser dans sa confrontation avec l'alliance turco-irakienne."

İsmail Soysal, "Les relations politiques turco-françaises (1921-1985)", in Jean-Louis Bacqué-Grammont et Hâmit Batu (dir.), L'Empire Ottoman, la République de Turquie et la France, Istanbul, IFEA, 1986, p. 654-655 :

"Les intérêts essentiels des deux pays [la France et la Turquie] se confondaient et la Turquie avait besoin de la contribution de la France pour son propre redressement économique. D'autre part le même droit à l'auto-détermination réclamé par les Algériens l'était aussi par la Grèce, en faveur des Chypriotes. Or, le gouvernement turc considérait cette dernière demande comme un prétexte pour l'annexion de l'île par la Grèce (Enosis). En fait, si les Français se trouvaient en minorité en Algérie, les Turcs l'étaient aussi à Chypre. Par conséquent, de même que la France considérait que l'affaire d'Algérie était une question interne, le gouvernement turc était enclin à voir dans le problème de Chypre, du moins au début, une question relevant uniquement de la Grande-Bretagne et chercha à étouffer l'affaire. En d'autres termes, il importait d'éviter une contradiction à propos des solutions qui devaient être trouvées dans les deux cas. C'est la raison pour laquelle, pendant des années la France s'opposera également au principe de l'autodétermination dans la question de Chypre alors que la Grèce, autre membre de l'OTAN, plaidera dans le sens opposé, tant pour l'affaire d'Algérie que celle de Chypre. En 1955, à l'Assemblée Générale des Nations Unies, la Turquie s'aligna sur le point de vue français : l'affaire algérienne était une question interne et elle vota donc contre son inscription à l'ordre du jour. En 1958 et en 1959, elle changea quelque peu son attitude, car elle cherchait alors à se rapprocher du groupe afro-asiatique. Elle admit à ce moment le principe de l'autodétermination, mais n'alla pas jusqu'à adhérer à la proposition visant à faire reconnaître l'indépendance de l'Algérie et s'abstint de voter dans ce sens. La mise au point turque déclarait : « Pour résoudre ce problème, le meilleur moyen est non pas d'envenimer les choses, ce qui ne pourrait que déboucher sur une impasse, mais de s'employer à promouvoir entre les parties des négociations afin de parvenir à un compromis. La Turquie, à titre d'alliée de la France, fait tout son possible dans ce domaine »."

Didier Billion, La politique extérieure de la Turquie : une longue quête d'identité, Paris, L'Harmattan, 1997, p. 90 :

"Les relations de la Turquie avec le Maghreb, bien que jouissant d'un fonds culturel partiellement commun, avaient été largement détériorées durant les années cinquante à cause des positions turques, résolument pro-françaises, au début de la guerre d'Algérie."

Voir également : L'amitié franco-turque

La turcophilie de Charles de Gaulle

Charles de Gaulle était président de la République française au moment de l'accord d'association entre la CEE et la Turquie (1963), qu'il a signé par l'intermédiaire de son ministre des Affaires étrangères Maurice Couve de Murville :

"Je n’oubliais pas que l’Europe va de Gibraltar à l’Oural et, quelle que fût mon opinion sur le compte de certains régimes, j’avais été Moscou comme à Londres ou à Bruxelles et j’avais établi des relations avec Madrid aussi bien qu’avec Ankara. Suivant moi, ferait partie de l’Europe unie quiconque le voudrait sincèrement." (conférence de presse, 12 novembre 1953)

"Si le Kremlin persistait dans son entreprise de domination, ce serait contre le gré des nations soumises à son gouvernement. Or il n'est point, à la longue, de régime qui puisse tenir contre les volontés nationales. J'estimais, en outre, qu'une action menées à temps aauprès des maîtres du Kremlin par les alliés occidentaux, à condition qu'elle fût concertée et catégorique, sauvegarderait l'indépendance des Polonais, des Tchèques, des Hongrois et des Balkaniques. Après quoi, l'unité de l'Europe pourrait être mise en chantier sous forme d'une association organisée de ses peuples, depuis l'Islande jusqu'à Stamboul et de Gibraltar à l'Oural.

Tel était le plan que je m'étais formé, sachant fort bien qu'en pareille matière rien ne s'accomplit jamais exactement comme on l'a voulu, mesurant ce qui manquait à ma politique de crédit au dehors et de soutien au dedans en raison de notre affaiblissement, mais convaincu néanmoins que la France pouvait dans ce sens exercer une grande action, prendre une grande figure, servir grandement son intérêt et celui du genre humain." (Mémoires de guerre : Le salut, 1944-1946, Paris, Plon, 1959, p. 47-48)

"En Europe notamment, dont la Turquie s’incorpore une des capitales historiques, en Europe, qu’elle joint à l’Asie par dessus des détroits essentiels (...), l’intérêt de nos deux Républiques n’est-il pas de conjuguer leurs efforts pour qu’au lieu de l’opposition stérile de deux camps s’établissent la détente, l’entente et la coopération entre tous les peuples de notre continent ?" (discours à l'occasion de la visite du président turc Cevdet Sunay, 27 juin 1967)

"Les situations respectives de la Turquie et de la France leur offrent les meilleures raisons de rapprocher leur politique. Voici la Turquie, maîtresse des Détroits, entre l'Europe et l'Asie antérieure. Etendue tout au long du vaste plateau d'Anatolie, au contact de trois continents, gardienne de plusieurs des portes, par où, dans cette région de la terre, passe la paix, où peut passer la guerre. Et par conséquent, détentrice de grandes et de fécondes possibilités, mais aussi exposée aux pires éventualités. Voici la France, ouverte à la fois sur l'Atlantique, les mers du Nord et la Méditerranée. Centre d'un Occident que forme, avec elle, les pays du Rhin et du Danube, les îles britanniques, les péninsules italiennes et ibériques, à portée de tout ce qui va, vient, navigue, vole, entre l'ancien et le nouveau monde. Et pour toutes ces raisons, sollicitée de perdre, sous des pressions du dehors, sa personnalité nationale. La Turquie et la France, ainsi investies par la nature et par l'histoire de tant de responsabilités extérieures, quant au destin de tant d'hommes, les voici résolues à les porter elles-mêmes, ces responsabilités-là. Autrement dit, à maintenir leur intégrité et leur indépendance. A ne laisser personne disposer de leur sol, de leur ciel, de leurs côtes, de leurs forces, et à pratiquer avec tous autres Etats, tous rapports qui leur sont utiles. A peser de leur propre poids, à agir pour leur propre compte dans les événements et dans les règlements qui les concernent l'une et l'autre. Sans doute, du fait des conditions géographiques, stratégiques, économiques différentes, dans lesquelles elles sont placées, peuvent-elles donner des formes diverses à leurs alliances. Mais elles n'en demeurent pas moins, l'une et l'autre, par-dessus tout, résolues à maintenir leur indépendance. Et je le répète, à pratiquer les rapports qu'elles jugent bons avec tous autres Etats. N'y a-t-il pas là tout ce qu'il faut pour que vous, les Turcs, comme nous les Français, jugions que le système des blocs sous lequel nous avons vécu depuis la dernière guerre mondiale, des blocs formés autour de deux hégémonies, système qui divise actuellement l'Europe et qui s'étend sur l'Orient, doit faire place à la détente, à l'entente et à la coopération internationale ? Tout ce qu'il faut est là pour que nos deux pays accordent leurs politiques, comme en d'autres temps, vos sultans et nos souverains les ont accordées. Par exemple, Süleyman et François Ier, Selim et Napoléon, Abdul-Aziz et Napoléon III. Et comme d'instinct, votre république et la nôtre ont senti qu'il fallait le faire lorsque le gouvernement de Paris, le premier de tout l'Occident, reconnut le gouvernement d'Ankara après les terribles secousses d'où sortait la Turquie nouvelle." (discours à Ankara, 26 octobre 1968)

Voir également : Selon l'accord d'Ankara de 1963 signé par de Gaulle, les immigrés turcs ne sont pas concernés par l'intégration obligatoire, au même titre que les immigrés européens

L'amitié franco-turque

Selon l'accord d'Ankara de 1963 signé par de Gaulle, les immigrés turcs ne sont pas concernés par l'intégration obligatoire, au même titre que les immigrés européens

Pays-Bas
Immigration : l’intégration n’est “pas obligatoire”

17 août 2011

"Selon le juge, les Turcs ne sont pas obligés de s’intégrer" dans la société néerlandaise, rapporte Trouw à la une. Le mardi 16 août, la Haute Cour Administrative d’Utrecht (l'instance judiciaire administrative suprême aux Pays-Bas) a jugé que "la politique d’intégration des Pays-Bas va à l’encontre d’une convention de l’Union Européenne". Le journal explique que depuis 2007, la Loi sur l'Intégration oblige tous les immigrés à suivre une formation (payante) sur la langue et les coutumes néerlandaises et à passer par la suite un examen. Certains Turcs ne réussissant pas cet examen devaient payer une amende, ou bien on leur refusait le permis de séjour.

Or selon le juge, la Convention d’Ankara, établie entre l’UE et la Turquie en 1963, prescrit que les Turcs – au même titre que les autres ressortissants de l’UE  – ne doivent pas être "entravés" par ce genre d’obligations s’ils veulent travailler ou habiter sur le territoire de l’Union. Selon le journal, afin de contourner la décision de la Haute cour, le ministre des Affaires étrangères a annoncé qu'il envisage d’imposer une "scolarité obligatoire indépendante de l’âge", qui obligerait tous les citoyens à avoir un niveau d’étude minimum et à toutes les personnes domiciliées aux Pays-Bas à connaître le néerlandais.
Source : http://www.presseurop.eu/fr/content/news-brief-cover/864761-immigration-l-integration-n-est-pas-obligatoire

dimanche 11 septembre 2011

Mulhouse : des affrontements opposant des Tchétchènes à des Maghrébins (et non des Turcs)

Dix blessés dans des violences intercommunautaires à Mulhouse

publié le 11/09/2011 à 10:12, mis à jour à 10:12

De violentes échauffourées opposant un groupe de Tchétchènes à des jeunes d'origine maghrébine ont fait dix blessés samedi soir à Mulhouse (Haut-Rhin), dont sept parmi les forces de l'ordre, a-t-on appris dimanche auprès de la police.
Les affrontements ont mis aux prises environ 150 personnes et se sont poursuivis durant quatre heures, dans le quartier populaire de Bourtzwiller.

Ils ont nécessité l'intervention d'une centaine de policiers aidés de chiens qui ont répliqué par des tirs de gaz lacrymogènes et de flash-balls aux jets de cocktail Molotov, de pierres et aux tirs d'armes à feu.

Cinq véhicules de police ont été dégradés et deux voitures appartenant à des particuliers ont été brûlées. La police a procédé à deux interpellations.

"Nous avons interpellé un individu qui était porteur d'un fusil à canon scié et qui avait tiré en direction d'un groupe de Maghrébins", a déclaré à Reuters le commissaire central de Colmar, Cédric Richardet.

Les violences ont débuté peu avant 18h00 dans le quartier de Bourtzwiller où une cinquantaine de Tchétchènes seraient venus solder les comptes d'une querelle qui avait éclaté la veille avec des habitants du quartier.

Les affrontements se sont poursuivis jusqu'à 22h00 entre des habitants, deux fois plus nombreux que leurs assaillants, et les Tchétchènes qui se sont réfugiés dans la mosquée du quartier.

Les forces de l'ordre, qui s'étaient interposées, ont dû extraire ces derniers pour ramener le calme.

Parmi les blessés, seul l'un des protagonistes, blessé par arme blanche, était encore hospitalisé dimanche matin.

Une enquête est en cours.

Gilbert Reilhac, édité par Bertrand Boucey
Source : http://www.lexpress.fr/actualites/2/actualite/dix-blesses-dans-des-violences-intercommunautaires-a-mulhouse_1028903.html

Mulhouse : affrontements armés à la sortie d'un mariage

Publié le 10.09.2011, 22h56 | Mise à jour : 11.09.2011, 10h27

De violents affrontements ont éclaté entre deux bandes rivales à Mulhouse (Haut-Rhin), samedi, dans le quartier de Bourtzwiller. Selon le quotidien régional Les Dernières Nouvelles d'Alsace, la rixe a opposé un groupe de personnes d'origine tchétchène et des jeunes de la communauté maghrébine, à la sortie d'un mariage à la mosquée Koba.

«Tout ça est très imprécis, on ne connaît pas trop l'origine des tensions, mais c'est apparemment un conflit communautaire», déclarait samedi le directeur départemental de la sécurité publique (DDSP), Alain Martinez. Ce dernier expliquait qu'une «quarantaine de personnes, qui se disent Tchétchènes, sont venues régler des comptes après un mariage qui se serait mal passé vendredi».

Pris au piège dans la mosquée

Après les premiers affrontements, vers 17h30, deux hommes de 18 et 20 ans, un de chaque côté, ont été légèrement blessés à l'arme blanche et pris en charge par les pompiers. Les forces de l'ordre ont alors interpellé un homme en possession d'un fusil. Le groupe de Tchétchènes, réfugié dans la mosquée, se serait retrouvé encerclé par une centaine de jeunes du quartier. Il aurait fallu l'intervention des forces de l'ordre pour les évacuer : en tout, 40 policiers de Mulhouse et plusieurs dizaines venus de Strasbourg, ainsi que vingt gendarmes, ont été mobilisés.

Les personnes prises au piège dans la mosquée et les policiers qui les encadraient ont ensuite essuyé une pluie de projectiles et ont été visés par des cocktails molotov, selon Julien Le Goff, directeur du cabinet du préfet. Quatre membres des forces de l'ordre ont été légèrement touchés et plusieurs de leurs voitures ont été dégradées.

L'opération de police s'est poursuivie jusque dans la soirée de samedi, en présence du maire de Mulhouse, Jean Rottner, et sous les yeux de très nombreux habitants du quartier. Selon les DNA, un hélicoptère de la gendarmerie survolait le quartier. Le calme a été rétabli dans la nuit. Les forces de l'ordre auraient procédé à quatre arrestations.

LeParisien.fr avec l'AFP
Source : http://www.leparisien.fr/strasbourg-67000/mulhouse-affrontements-armes-a-la-sortie-d-un-mariage-10-09-2011-1601804.php

Mulhouse / Affrontements entre bandes rivales
Scènes de guérilla à Bourtzwiller

À Brossolette, dans le quartier de Bourtzwiller à Mulhouse, la soirée d’hier a été particulièrement violente avec des scènes de guérilla entre bandes rivales. L’intervention des forces de police et de gendarmerie, pour déloger un groupe de Tchétchènes, s’est déroulée au milieu de la population. Il y a sept blessés.

D’après les premiers éléments recueillis, l’affaire a démarré vendredi soir, à la sortie d’un mariage qui venait de se dérouler à la mosquée Koba rue Pierre- Brossolette. Un différend serait né entre un groupe de personnes d’origine tchétchène et un groupe de jeunes de la communauté maghrébine.
Le groupe de Tchétchènes est venu se réfugier dans la cour de la mosquée

C’est hier soir que les choses ont dégénéré entre les deux groupes. La présence d’armes du côté tchétchène a d’autant plus motivé l’intervention d’importantes forces de police et de gendarmerie pour mettre fin à l’affrontement. 40 policiers de Mulhouse et plusieurs dizaines venus de Strasbourg ainsi que vingt gendarmes ont été mobilisés.

Les sapeurs-pompiers sont intervenus pour prendre en charge deux jeunes hommes de 18 et 20 ans, blessés par arme blanche. Ils les ont conduits au centre hospitalier.

La rue Pierre-Brossolette a été le théâtre d’une grande confusion. A un moment, le groupe de Tchétchènes est venu se réfugier dans la cour de la mosquée. Les forces de l’ordre sont intervenues pour les déloger, mais ils sont parvenus à s’enfuir. Une course poursuite s’est alors engagée dont l’issue n’était pas connue à l’heure où nous imprimons. Des coups de feu ont été tirés, les gaz lacrymogènes ont été lancés.

Ce qui est certain en revanche, c’est que les forces de l’ordre ont été la cible de jets de pierres de la part de jeunes du quartier. Quatre policiers et un gendarme ont ainsi été blessés par les éclats de verre consécutifs aux jets des projectiles. Hier à 22 h 45, au moins une personne porteuse d’un fusil avait été arrêtée par la police. Mais l’on parlait de quatre arrestations au total, certaines étant en cours.

Durant toute la soirée, un hélicoptère de la gendarmerie a survolé le secteur de Mulhouse. Les services de police et de gendarmerie ont été mobilisés toute la nuit. Le maire de Mulhouse, Jean Rottner, était sur les lieux une grande partie de la soirée.

On notera que ces événements particulièrement violents se sont déroulés en présence de très nombreux habitants du quartier. Le calme est revenu dans la nuit, un escadron de gendarmes mobiles ayant pris position.

Pierre-Marie Gallais
Source : http://www.dna.fr/fr/a-la-une-web/info/5673087-Mulhouse-Affrontements-entre-bandes-rivales-Scenes-de-guerilla-a-Bourtzwiller

La mosquée Koba en question (voir la photo de l'inauguration) : http://sitemap.dna.fr/articles/200606/30/un-lieu-integration-positive,mulhouse,000016730.php

Rien à voir avec les Turcs, donc.