lundi 24 décembre 2012

2011 : la criminalité organisée étrangère en Allemagne

Le Bureau fédéral de la police criminelle allemande (Bundeskriminalamt) a publié un communiqué de presse sur la criminalité organisée en Allemagne pour l'année 2011 :

http://www.bka.de/nn_233148/SharedDocs/Downloads/DE/Presse/Pressemitteilungen/pm120913__BundeslagebildOK2011,templateId=raw,property=publicationFile.pdf/pm120913_BundeslagebildOK2011.pdf

D'après ce communiqué, le nombre total de suspects enregistrés était de 8.413, dont 3.234 étaient de nationalité allemande. Par conséquent, 5.179 suspects étaient étrangers.

Parmi ces derniers, 977 étaient turcs (soit 18,8 % des suspects étrangers), 303 italiens (5,8 %), 293 roumains (5,6 %), 281 libanais (5,4 %).

Or, au sein de la population étrangère totale résidant en Allemagne (6 millions 930.896), il y avait en 2011 : 1 million 607.161 Turcs (soit 23,1 % des étrangers), 520.159 Italiens (7,5 %), 159.222 Roumains (2,2 %), 35.029 Libanais (0,5 %).

Source : http://de.statista.com/statistik/daten/studie/1221/umfrage/anzahl-der-auslaender-in-deutschland-nach-herkunftsland/

Voir également : Le PKK et le trafic de drogue

Bordeaux : des trafiquants de drogue kurdes et non turcs

La mafia grecque aux Etats-Unis : la famille Velentzas

Le trafic de drogue et la diaspora arménienne

Sydney : les DK's Boys, un gang libanais sanguinaire dirigé successivement par deux Maronites

Gangstérisme assyro-chaldéen à Sydney

2011 : la part des Turcs dans la délinquance étrangère à Berlin et dans toute l'Allemagne

En 2011, la population étrangère de Berlin était de 457.806 personnes.

Source : http://www.migazin.de/2011/02/09/457-806-auslander-aus-190-staaten-leben-in-berlin/

Au sein de celle-ci, il y avait 104.556 Turcs (soit 22,8 % des étrangers de la ville) et 40.988 Polonais (soit 8,9 %).

Selon un rapport de la police berlinoise de 2011 (p. 157), parmi les étrangers suspectés de délinquance intensive, 10,6 % étaient turcs et 19,3 % polonais.

Source : http://www.berlin.de/imperia/md/content/polizei/kriminalitaet/pks/pks_2011.pdf?start&ts=1335259938&file=pks_2011.pdf

Toujours en 2011, la population étrangère de toute l'Allemagne représentait 6 millions 930.896 personnes.

Source : http://de.statista.com/statistik/daten/studie/1221/umfrage/anzahl-der-auslaender-in-deutschland-nach-herkunftsland/

Au sein de celle-ci, il y avait : 1 million 607.161 Turcs (soit 23,1 % des étrangers), 468.481 Polonais (6,7 %), 197.984 Serbes (2,8 %), 63.097 Marocains (0,9 %), 35.029 Libanais (0,5 %).

Selon un rapport du Ministère de l'Intérieur de 2011 (p. 42), parmi les suspects d'infractions étrangers, 20 % étaient turcs, 7,2 % polonais, 4,3 % serbes, 1,3 % marocains, 1,3 % libanais.

Source : http://www.bmi.bund.de/SharedDocs/Downloads/DE/Broschueren/2012/PKS2011.pdf?__blob=publicationFile

Voir également : Berlin : la part des Turcs dans la délinquance étrangère

Allemagne : comparaison entre les immigrés turcs, italiens et polonais

Les immigrés turcs : une criminalité faible

lundi 25 juin 2012

Accord entre l'UE et la Turquie sur la lutte contre l'immigration illégale

"L'Union européenne et la Turquie ont paraphé jeudi à Bruxelles un accord de réadmission des immigrants en situation illégale au lendemain d'un accord des Européens pour accorder des facilités de visas aux ressortissants turcs, a annoncé la Commission européenne.

La Commissaire en charge des Affaires intérieures Cecilia Malmström a salué le paraphe de cet accord qui "va permettre dans notre interêt commun de mieux contrôler les frontières et gérer l'immigration".

Le gouvernement danois souhaite organiser la signature officielle de cet accord de réadmission avant la fin de sa présidence semestrielle de l'UE, le 30 juin.

Aucune date n'a été communiquée, car les Etats de l'UE doivent encore donner officiellement mandat à Cecilia Malsmtröm pour signer cet accord, bloqué par Ankara qui exigeait en contrepartie des facilités de visa."

Source : http://www.7sur7.be/7s7/fr/1505/Monde/article/detail/1458080/2012/06/21/L-UE-et-la-Turquie-paraphent-un-accord-de-readmission-des-immigrants.dhtml

Voir également : La Turquie est prête à coopérer davantage avec l'UE dans la lutte contre l'immigration clandestine

Le problème de l'immigration clandestine marocaine/algérienne/tunisienne en Turquie

dimanche 10 juin 2012

L'immigration des Russes blancs à Istanbul

Robert Mantran, Histoire d'Istanbul, Paris, Fayard, 1996, p. 316 :

"Des flots d'exilés russes (de 30 000 à 40 000), chassés par la révolution bolchevique, arrivent à Istanbul, suivis par les débris de l'armée des Russes blancs du général Wrangel, tandis que des Turcs fuyant la Thrace occidentale ou l'Anatolie occidentale cherchent refuge dans la capitale. En attendant de reprendre la route de l'exil, chacun se débrouille comme il peut. Istanbul, en proie à la pénurie de vivres et au marché noir, offre le spectacle de la misère. Les aristocrates et les bourgeois russes vivent de petits métiers, d'expédients, servant d'intermédiaires grâce à leur connaissance des langues étrangères (...)."

mercredi 6 juin 2012

L'immigration des réfugiés politiques hongrois et polonais dans l'Empire ottoman

Bernard Lewis, The Emergence of Modern Turkey, Londres-Oxford-New York, Oxford University Press, 1968, p. 345-346 :

"(...) le groupe d'exilés hongrois et polonais qui s'installèrent en Turquie après les révolutions malheureuses de 1848, apportant avec eux le nationalisme romantique de l'Europe centrale. Plusieurs d'entre eux, convertis à l'islam et établis de manière permanente en Turquie, jouèrent un rôle de quelque importance dans l'introduction d'idées nouvelles en Turquie. Tel fut par exemple le cas du Polonais Hayreddin, qui écrivit de nombreux articles pour les journaux Terakki et Basiret, et prit une certaine part à la fondation de l'école de Galatasaray. Un autre fut Mustafa Paşa Celaleddin, né Constantin Borzecki, auteur d'un livre, en français, intitulé Les Turcs anciens et modernes et publié à Istanbul en 1869 ; dans celui-ci, il alléguait que les Turcs étaient ethniquement apparentés aux peuples d'Europe, et appartenaient à ce qu'il appelait la race "touro-aryenne" (la sous-section touranienne de la race aryenne). Le but de ces théories était de démontrer que les Turcs étaient des Européens, et de minimiser les différences les séparant de leurs sujets européens. La section historique de l'ouvrage comprend une étude de l'histoire turque ancienne basée sur les écrits d'un certain nombre de turcologues européens, et souligne le rôle important des peuples turcs dans l'histoire humaine."

lundi 28 mai 2012

Le recul de la natalité chez les ressortissantes turques

"La natalité des musulmanes européennes recule aussi - 2,9 enfants par Marocaine aux Pays-Bas, 1,9 pour les Turques - et finit par rejoindre celle des Européennes."

Source : http://www.lemonde.fr/culture/article/2012/05/24/pourquoi-la-phobie-de-l-islam-enfle-qui-gagne-du-terrain_1706990_3246.html

samedi 19 mai 2012

Toulouse : trois Kurdes (et non Turcs) poursuivis pour viols sur mineure

Procès de trois Turcs poursuivis pour viols sur une fugueuse de 14 ans

Publié le 19.05.2012, 09h35

Trois Turcs accusés d'avoir exploité la fragilité d'une fugueuse de 14 ans en la soumettant à des viols quatre jours durant, après sa fuite du camping où elle séjournait avec ses grands-parents, comparaissent à partir de lundi devant les assises de la Haute-Garonne.
Selcuk Oczan, 37 ans, Selman Varkan, 24 ans et Ishak Guler, 22 ans, tous trois d'origine kurde, sont poursuivis pour viols aggravés dans cette affaire qui avait fait grand bruit au moment de la disparition de Julie, en août 2009.
Le procès devrait se dérouler à huis clos à la demande de la partie civile. Me Marie-Hélène Pibouleau ne sait pas si sa cliente, "très perturbée déjà" à l'époque et sur laquelle les faits ont eu un effet "catastrophique", assistera aux audiences. Julie a en effet fugué du foyer de jeunes travailleurs où elle est désormais placée.
La défense des accusés évoque un consentement de la victime et le fait qu'elle disait alors avoir 17 ans.
Julie, qui vivait avec ses grands-parents dans le Pas-de-Calais depuis le décès de son père et les problèmes de santé de sa mère, passait ses vacances avec eux dans un camping des Pyrénées-Orientales quand elle décide de fuir les lieux.
Un homme accepte de l'aider et la conduit à Toulouse, où il l'abandonne à son sort, le 20 août, sans argent ni téléphone.
C'est alors qu'elle rencontre Ishak Guler, qui, selon l'accusation, la viole puis la laisse en compagnie de son ami Selman Varkan, lequel la viole à son tour. Le cousin de ce dernier, Selcuk Ozcan, impose lui aussi des relations sexuelles à l'adolescente, à qui il aurait proposé 50 euros.
Pendant ces jours d'errance qui ne s'achèveront que lorsqu'un témoin reconnaîtra la jeune fille, dont la disparition a été largement médiatisée, celle-ci sera hébergée en partie par une prostituée bulgare, amie de l'un des jeunes gens. Velichka Naydenova, 31 ans, est accusée de complicité de viol.
Me Alexandre Martin, défenseur de Selman Varkan, explique que l'adolescente avait eu la possibilité de fuir et qu'elle ne l'a pas fait.
Me Nicolas Raynaud de Lage, avocat de d'Ishak Guler, souligne de son côté que son client "a toujours dit qu'il avait eu des relations sexuelles consenties ou du moins qu'il n'avait pas perçu d'absence de consentement".
Deux des accusés ainsi que la prostituée sont également accusés de tentative de proxénétisme.
Source : http://www.leparisien.fr/toulouse-31000/proces-de-trois-turcs-poursuivis-pour-viols-sur-une-fugueuse-de-14-ans-19-05-2012-2006918.php

Voir également : Thierry Deve-Oglou : l'improbable explication de ses crimes dans le prétendu génocide arménien

Le violeur et meurtrier Thierry Dève-Oglou est d'origine arménienne et non turque

lundi 7 mai 2012

Des drapeaux turcs sur la place de Bastille ? Vraiment ? Où ça ?

Contrairement à une rumeur colportée par des turcophobes malveillants, non, il n'y a pas eu de "nombreux drapeaux turcs" sur la place de la Bastille parmi les manifestants fêtant la victoire de François Hollande. Il y a eu par contre des drapeaux rouges de la Tunisie, du Maroc, de l'"Occitanie", du PCF, etc.











samedi 5 mai 2012

Jean-Pierre Chevènement : les Turcs de Belfort, le socialisme jacobin et la "France méditerranéenne"

Vincent Geisser, "Les élites politiques françaises d'origine maghrébine à la conquête d'une légitimité", Hérodote, n° 80, 1er trimestre 1996, p. 127-128 :

"Coincée, entre l'Alsace de culture alémanique et la Franche-Comté, Belfort a toujours été un territoire atypique. « Ville frontière », elle constitue par excellence une cité d'accueil pour les exilés victimes des guerres (les Alsaciens, les Lorrains, et aujourd'hui les Kurdes) et pour les immigrants à la recherche d'un nouveau statut social (Polonais, Italiens, Turcs et Marocains). Ce particularisme à la fois culturel et territorial lui vaut de connaître une histoire politique mouvementée, à tel point qu'il n'est pas exagéré de parler d'exceptionnalité belfortaine.

L'élection à la mairie, en mars 1983, du « socialiste jacobin » Jean-Pierre Chevènement ne fait que renforcer ce particularisme et donne à croire que le Territoire de Belfort persiste à ignorer les vicissitudes politiques qui traversent le reste de l'Hexagone. Très vite, l'itinéraire du nouveau maire se confond avec l'histoire de la cité. Il ne tarde pas à être surnommé par les habitants et les médias locaux le « nouveau Lion de Belfort ». Figure emblématique du PS d'Epinay (il a soutenu l'investiture de François Mitterrand en 1971), J.-P. Chevènement fait du Territoire son fief politico-électoral et y règne en maître absolu jusqu'à la fin des années quatre-vingt. Héritier du socialisme jacobin, virulent opposant à l'idée d'un fédéralisme européen, il n'en est pas moins attaché à l'idée d'une France méditerranéenne, solidaire du Maghreb et du monde arabe en général. Son nationalisme à vocation tiers-mondiste lui vaut d'être mis plusieurs fois en minorité au sein de son propre courant (Socialisme et République).

Sa vision géopolitique de la situation internationale trouve une traduction directe dans ses projets locaux. Le « Lion de Belfort » veut faire de sa ville le symbole de la rencontre des cultures méditerranéennes. Il lance, au milieu des années quatre-vingt, l'idée d'un Centre des cultures méditerranéennes (CCM) qui sera inauguré en grande pompe par l'orientaliste Jacques Berque et le politologue Sami Naïr."

vendredi 20 avril 2012

Le respect de Volker Kauder (CDU) pour les musulmans d'Allemagne

L'islam n'appartient pas à l'Allemagne selon un responsable de la CDU
Mis à jour le 19.04.12 à 13h12

Un responsable de l'Union chrétienne-démocrate (CDU), le parti de la chancelière Angela Merkel, a affirmé jeudi que l'islam ne faisait pas partie de la culture allemande, alors que s'ouvrait une réunion annuelle entre les responsables musulmans et des membres du gouvernement.

«L'islam ne fait pas partie de la tradition et de l'identité allemande et il n'appartient donc pas à l'Allemagne», a déclaré Volker Kauder, le chef du groupe parlementaire qui réunit au sein du Bundestag la CDU et son alliée bavaroise l'Union chrétienne-sociale (CSU).
Quatre millions de musulmans

Il a ajouté qu'il ne visait pas les musulmans qui, eux, «appartiennent à l'Allemagne», et dont certains sont des citoyens «de plein droit».
La moitié des quatre millions de musulmans qui vivent en Allemagne - soit 5% de la population - possèdent effectivement la nationalité allemande.

Ces propos s'inscrivent dans un débat qui a commencé la semaine dernière avec la promesse par une organisation salafiste radicale de distribuer gratuitement 25 millions d'exemplaires allemands du Coran à la population allemande, en particulier aux non-musulmans.

Selon la presse allemande, 300.000 ouvrages ont déjà été distribués malgré la désapprobation de plusieurs responsables de la CDU, parmi lesquels son vice-président et le ministre de l'Intérieur.
Reuters
Source : http://www.20minutes.fr/ledirect/919735/islam-appartient-allemagne-selon-responsable-cdu

Voir également : Pour le conservateur allemand Volker Kauder, la Grèce doit abandonner l'euro de son plein gré

Allemagne : Kenan Kolat et Serkan Tören contre l'islamisme radical

L'Allemagne se mobilise contre l'islamisme radical

Par Thierry Oberlé

Publié le 19/04/2012 à 18:25

La distribution massive et gratuite de corans par des extrémistes salafistes suscite l'émoi en Allemagne.

Rassemblés au sein de la Conférence allemande sur l'islam (DIK), représentants des instances du culte musulman, associations islamiques et responsables du gouvernement fédéral ont lancé, jeudi, un appel à combattre les extrémistes salafistes. La lutte contre l'extrémisme religieux s'est imposée comme thème dominant de la conférence après l'émoi provoqué ces dernières semaines par les distributions gratuites et massives de Corans dans les grandes villes allemandes, à l'initiative d'une organisation salafiste.

«Nous sommes tous unis pour affirmer que le salafisme radical est inacceptable et qu'il n'a pas sa place dans une société libre telle que nous l'avons en Allemagne», a déclaré la DIK, qui se réunit chaque année depuis 2006 pour favoriser l'intégration des quelque 4,3 millions de musulmans outre-Rhin à travers le dialogue. «La religion ne doit pas être détournée à des fins idéologiques ou pour une démonstration de force visant à imposer un point de vue politique», a souligné le ministre allemand de l'Intérieur, Hans-Peter Friedrich.
Protéger les jeunes musulmans

Les principaux partis politiques allemands ont salué cet appel. La promesse du prédicateur Ibrahim Abou Nagie - qui dirige la nébuleuse salafiste radicale, Die Wahre Religion (la vraie religion) - de distribuer gratuitement 25 millions d'exemplaires allemands du Coran à la population allemande, en particulier aux non-musulmans, a déclenché un tollé outre-Rhin. Selon la presse, 300.000 exemplaires du livre saint ont déjà été diffusés malgré la désapprobation de plusieurs responsables de la CDU, parmi lesquels son vice-président et le ministre de l'Intérieur.

Mardi, le Land de Basse-Saxe avait réclamé un «pacte contre le salafisme». «Je suis persuadé que nous devons nous positionner tous ensemble contre cette instrumentalisation extrémiste et ce détournement de l'islam», avait estimé Uwe Schünemann, ministre de l'Intérieur de Basse-Saxe. Avant de s'interroger sur le mode de financement de l'opération de distribution de corans et de réclamer une suspension des livraisons d'armes allemandes à l'Arabie saoudite s'il s'avérait que le royaume la subventionnait. La veille, la maison d'imprimerie Ebner & Spiegel avait annoncé avoir annulé son contrat pour l'impression de 50.000 Corans, pour participer à l'effort.

Selon les services de renseignements allemands, la mouvance salafiste compte quelque 4.000 disciples outre-Rhin, dont un noyau dur actif de 2.500 fidèles. Les menaces terroristes potentielles liées à cette mouvance inquiètent de plus en plus les autorités allemandes. De leur côté, les représentants du culte musulman redoutent les amalgames et se disent particulièrement motivés pour contribuer à la lutte contre l'extrémisme. Cependant, ils avouent être désemparés, les distributions gratuites de Corans par les salafistes n'ayant rien d'illégal en soi. «Lorsqu'il y a des appels à la violence ou des atteintes contre les libertés démocratiques, les choses sont simples, car la police peut intervenir», explique Kenan Kolat, le représentant de la communauté turque en Allemagne. Kolat dit vouloir s'investir pour alerter et protéger les jeunes musulmans, cible privilégiée des salafistes, contre les dangers de l'islam radical.
Source : http://www.lefigaro.fr/international/2012/04/19/01003-20120419ARTFIG00648-l-allemagne-se-mobilise-contre-l-islamisme-radical.php

Les salafistes distribuent des corans en Allemagne

Par Patrick Saint-Paul

Mis à jour le 13/04/2012 à 22:37 | publié le 13/04/2012 à 16:42

L'organisation extrémiste «Die Ware Religion» veut distribuer 25 millions d'exemplaires du livre Saint en Allemagne, en Suisse et en Autriche.

De notre correspondant à Berlin

L'Allemagne s'inquiète de la distribution gratuite du Coran à travers tout le pays à l'initiative d'un groupe d'extrémistes musulmans salafistes. Depuis octobre 2011, l'organisation «Die Ware Religion» (la vraie religion) a déjà distribué quelques 300.000 corans traduits dans la langue de Goethe outre-Rhin et s'est fixée pour objectif d'en diffuser 25 millions en Allemagne, en Autriche et en Suisse. Tous les partis politiques s'alarment alors qu'une nouvelle distribution de masse doit avoir lieu, ce samedi, dans 38 villes allemandes, dont Berlin, Hambourg, Kiel, Lübeck et Wiesbaden.

Le gouvernement et la classe politique dénoncent une exploitation du livre sacré à des fins extrémistes. Le chef du groupe parlementaire des Unions chrétiennes de la chancelière Angela Merkel, Volker Kauder, a «fermement condamné» cette initiative qui selon lui «exploite le Coran à des fins extrémistes» et a réclamé une enquête sur son mode de financement. Le parti libéral FDP, partenaire gouvernemental, juge «inexcusable» ces distributions qui «exploitent l'écriture sacrée comme moyen de propagande publicitaire au service de l'extrémisme». Serkan Tören, un porte parole du FDP, réclame l'extradition des «salafistes non-Allemands, qui violent la loi fondamentale».
recruter de nouveaux militants

Dans l'opposition, le Parti social-démocrate SPD a appelé à poursuivre la surveillance des salafistes. «Si les autorités relèvent qu'il y a violation du droit et de la loi, il s'agirait alors de réfléchir à une interdiction», a déclaré un porte-parole des sociaux-démocrates, Michael Hartmann. Il écarte cependant l'idée qu'«une simple action de distribution puisse transformer des hommes en terroristes». Des menaces proférées contre plusieurs journalistes dans une vidéo publiée sur Youtube ont déclenché l'émoi de la classe politique, qui y voit une atteinte à la liberté de la presse. Dans cette vidéo, retirée depuis, les journalistes sont qualifiés de «cochons» et de «singes». Une voix dit: «Nous savons où tu habites, nous connaissons ton club de football, nous avons ton numéro de téléphone mobile», selon le quotidien Die Welt.

L'auteur de cette action, Ibrahim Abou Nagie, un prédicateur et chef d'entreprise d'origine palestinienne de 47 ans installé à Cologne, explique vouloir «apporter la vérité dans le coeur des gens». Abou Nagie fait lui même l'objet d'une surveillance des autorités. Les services de renseignements allemands s'inquiètent de la montée du courant salafiste outre-Rhin. Ils estiment à 2500 le nombre de salafistes vivant en Allemagne. «La distribution d'exemplaires du Coran est couverte par la liberté religieuse, mais le mouvement qui se cache derrière continue de faire l'objet d'une surveillance», rappellent les autorités. Les services de renseignements jugent que la distribution du Coran n'est qu'un moyen détourné de recruter de nouveaux militants islamistes extrémistes. Pour Bodo Becker, un porte parole du ministère de l'Intérieur, les salafistes représentent une menace pour les libertés démocratiques fondamentales et cultivent un rapport ambigu à la violence.
Source : http://www.lefigaro.fr/international/2012/04/13/01003-20120413ARTFIG00504-les-salafistes-distribuent-des-corans-en-allemagne.php

Voir également : Le salafisme à Solingen : une affaire non-turque ?

dimanche 15 avril 2012

A quoi pensait Recep Tayyip Erdoğan quand il déclara que l'assimilation était un "crime contre l'humanité" ?

Thierry Mudry, Histoire de la Bosnie-Herzégovine : faits et controverses, Paris, Ellipses, 1999, p. 315 :

"La Bulgarie, évoquée dans le texte cité plus haut de Kemal H. Karpat, a, pour sa part, pratiqué, à l'initiative de Todor Jivkov, une politique d'assimilation forcée à l'égard de ses citoyens musulmans, obligeant entre 1971 et 1973 les Pomaques à désislamiser leurs noms et à choisir des patronymes bulgares (à consonance orthodoxe), puis imposant, à partir de décembre 1984, à l'importante minorité turque qui comptait près d'un million de personnes de faire de même. Ces mesures, combinées à d'autres destinées à restreindre la liberté de culte, à interdire l'usage de la langue turque dans les lieux publics ou le port de costumes traditionnels turcs, provoquèrent l'exode de 1989 au cours duquel plus de 300 000 musulmans quittèrent la Bulgarie pour la Turquie, après qu'en mai le gouvernement bulgare leur eut permis d'émigrer. Cet exode prit fin en septembre lorsque la Turquie, débordée par cet afflux de réfugiés, ferma sa frontière avec la Bulgarie. L'éviction du leader communiste Todor Jivkov, en novembre 1989, et la libéralisation du régime qui s'en suivit, avec l'annulation des mesures édictées contre les musulmans, turcs et pomaques, et la possibilité à eux offerte de restaurer leurs noms d'origine, convainquirent une grande partie de ceux qui avaient quitté la Bulgarie d'y revenir : ils étaient déjà 130 000 dans ce cas en janvier 1990."

vendredi 13 avril 2012

Sarkozy : non à la Turquie, oui au Qatar

"Nicolas Sarkozy était, mardi 10 avril à Drancy, et au lendemain de la tournée de deux jours de François Hollande dans les banlieues. Même s'il se défend d'organiser cette visite en réponse à son principal adversaire, le candidat-président ne manque pas de tacler à plusieurs reprises la tournée socialiste. "Il y a ceux qui exploitent et ceux qui font". Et de citer le plan de rénovation urbaine initié par Jean-Louis Borloo et le second qu'il promet en cas de réélection.

Le déplacement est annoncé par communiqué 20 minutes avant le départ du QG de Nicolas Sarkozy, les organisateurs pris de vitesse par cette visite surprise n'ont même pas eu le temps d'imprimer les badges presse. Le bus part au trois quart vide. On se doute que cette précipitation ne doit rien au hasard. Peu populaire dans les banlieues, Nicolas Sarkozy n'a pas pris le risque d'alerter les habitants trop longtemps à l'avance de son arrivée. Mieux vaut éviter les comités d'accueil non homologués. Mais, et c'est bien l'objectif de ce saut de puce à Drancy, il ne sera pas dit que le président sortant ne peut plus y mettre les pieds.

"D'abord, parlez-moi franchement", demande Nicolas Sarkozy aux responsables religieux qu'il rencontre salle Jean Jaurès. L'imam de Drancy est le premier à parler. "L'islam de France, c'est notre rêve", lance Hassen Chalgoumi, lui-même auteur d'un ouvrage sur le sujet. "Vous êtes celui qui en parle le plus", ajoute-t-il. Il regrette l'importation du conflit israélo palestinien en France et souhaite que les imams y soient formés. Sarkozy acquiesce et rappelle qu'il a insisté pour que les Palestiniens entrent à l'Unesco. ET d'ajouter : "Sur la formation des imams, nous sommes prêts à aller assez loin". Le candidat UMP souligne que la laïcité est positive, que c'est un droit. "Tous ensemble on doit lutter contre ceux qui veulent dévoyer les religieux". (...)

Interrogé sur les liens du Qatar avec les prédicateurs récemment interdits de territoire, le candidat rétorque, un peu embarrassé, que le pays des émirats incarne "la modernité de l'islam"… Avant de sous-entendre qu'en raison de ses ressources pétrolières, il n'est pas évident de s'y opposer…
"

Source : http://tempsreel.nouvelobs.com/election-presidentielle-2012/20120410.OBS5876/le-saut-de-puce-de-sarkozy-en-banlieue.html

lundi 9 avril 2012

La Turquie est prête à coopérer davantage avec l'UE dans la lutte contre l'immigration clandestine

"L'Union européenne doit trouver rapidement un accord sur les facilités de visas demandées par la Turquie pour obtenir en échange un renforcement de la lutte contre l'immigration clandestine à la frontière avec la Grèce, ont déclaré lundi la Commission européenne et Athènes.

La commissaire chargée de la sécurité et de l'imigration, Cécilia Malmström, a insisté sur ce point au cours d'une conférence de presse à Bruxelles avec le ministre grec responsable de la protection des citoyens, Michalis Chrisochoidis.

La Turquie a signé il y a deux ans avec l'Union européenne un accord pour la réadmission des personnes entrées illégalement dans l'UE depuis son territoire, mais Ankara pose comme condition pour sa mise en oeuvre des facilités d'octroi de visas aux ressortissants turcs dans l'UE, un dossier actuellement bloqué.

Les deux questions sont liées, a souligné Mme Malmström. Nous devrions être en mesure de lancer très rapidement un dialogue sur les facilités de visas, a-t-elle estimé.

Nous soutenons totalement la Commission, a assuré M. Chrisochoidis."

Source : http://www.romandie.com/news/n/_Immigration_illegale_Bruxelles_appelle_a_un_geste_en_faveur_de_la_Turquie51020420121556.asp

"La Belgique et la Turquie organiseront en novembre prochain à Bruxelles une réunion interministérielle "trilatérale" pour discuter de coopération concrète entre les deux pays, notamment en matière d'immigration, dans la perspective d'une possible adhésion à l'Union européenne, a annoncé jeudi le ministre belge des Affaires étrangères, Didier Reynders."

Source : http://www.7sur7.be/7s7/fr/1505/Monde/article/detail/1419548/2012/04/05/Belgique-et-Turquie-vont-tenter-de-progresser-sur-des-questions-bilaterales.dhtml

Voir également : Le problème de l'immigration clandestine marocaine/algérienne/tunisienne en Turquie

mercredi 4 avril 2012

La "mosquée" de Moudon

MOUDON
De la mosquée à l’église, ils ont bravé l’inconnu

Par SARAH BOURQUENOUD le 09.11.2009 à 00:02

Les lieux de culte ont révélé leurs secrets, hier, à l’occasion de la Semaine des religions. Musulmans, protestants ou catholiques ont pu prendre le thé chez les uns et les autres.

La mosquée de Moudon est discrète. Tellement discrète, d’ailleurs, que ce n’est pas vraiment une mosquée. «Le terme est un peu audacieux, vu le bâtiment! C’est plutôt un lieu de prière», indique David Gun. Membre du groupe Suisse-étrangers de Moudon, il a conduit dimanche matin une cinquantaine de personnes à la découverte des lieux de prière de la ville. Les participants sont d’origines diverses: Albanais, Turcs, Portugais, Somaliens, et bon nombre de Suisses. L’occasion pour beaucoup de se glisser «chez les autres» pour la première fois.

Première halte, donc, la mosquée. A deux pas de la gare, dans un bâtiment anonyme, il suffit d’enlever ses souliers et de franchir le seuil pour un dépaysement total. Ou presque: pas besoin de maîtriser la langue du Coran pour fréquenter les lieux. «Je ne parle pas l’arabe, je récite les prières un peu comme des poèmes. C’est la même chose que le latin pour les catholiques!» explique Bisim Imeri, président de la communauté albanaise de Moudon.

Pas de prière pour le groupe ce matin-là, elle a déjà eu lieu avant le lever du jour. «La salle est surtout pleine le vendredi, où une cinquantaine de personnes viennent de loin pour prier», indique l’imam des lieux, Haci Kacin. Après la visite, le groupe est invité à partager le café. «J’étais curieuse de venir voir la mosquée», souffle Clémence, 10?ans, attablée avec son papa.

La suite du voyage se fera à deux pas de là, à l’église évangélique. Chant, batterie et guitare: non, ce n’est pas un concert de rock qui accueille les curieux, mais la louange du jour. Quelques cafés plus tard, changement de décor pour l’église allemande. «Est-ce que Dieu est plus important que Jésus dans votre religion?» demande une participante musulmane. Discussion un brin confuse sur la trinité. On évoque Saint-Gall, dont l’église accueille des prières chrétiennes et musulmanes communes. Un projet envisageable à Moudon? Moues dubitatives… «Inch’allah, comme on dit», lance David Gun.

«Matinée enrichissante»
Vitraux et pierres majestueuses, c’est l’église Saint-Etienne qui incarne ensuite la paroisse réformée. Puis le groupe se rend à l’ancienne caserne, dans laquelle la paroisse catholique tient son repas de soutien. Au fil de la matinée, les participants ont rapidement fraternisé, et l’ambiance est bon enfant. «Quand on connaît les gens, il y a des a priori qui tombent», constate la municipale Magadis Richardet. Etonnant, la présence de l’élue UDC dans la mosquée de Moudon? «Pas du tout, pourquoi ça? Etre UDC ne veut pas dire qu’on est fermés! Cette matinée était très enrichissante», sourit-elle.
Source : http://archives.24heures.ch/vaud-regions/actu/mosquee-eglise-brave-inconnu-2009-11-08

Voir également : Suisse : David Gün, un musulman d'origine turque candidat sur une liste "Hors parti et UDC"

lundi 26 mars 2012

Le salafisme à Solingen : une affaire non-turque ?

Solingen, prise en étau entre salafistes et néonazis

Par Patrick Saint-Paul
Publié
Les deux extrêmes se disputent le haut du pavé dans cette ville allemande qui cultive pourtant une tradition de tolérance.

Les cinq jeunes hommes bondissent de leur chaise en plastique à la moindre intrusion étrangère. Cheveux longs coiffés en arrière, barbes naissantes et vêtements bouffants, ils soignent leur allure «pachtoune», importée des zones tribales pakistanaises et d'Afghanistan, très en vogue chez les salafistes. Et ils cultivent les mauvaises manières: «Foutez le camp d'ici, c'est une propriété privée», éructe l'un d'eux sur un ton menaçant. Les jeunes islamistes fondamentalistes de Solingen gardent jalousement l'arrière-cour, qui abrite leur mosquée Milatu Ibrahim. Propulsée au centre de l'attention de cette ville de Rhénanie-du-Nord-Westphalie par un prédicateur réputé pour ses liens avec al-Qaida, la mosquée a déclenché une bataille rangée avec l'extrême droite: Solingen est désormais prise au piège entre extrémistes se réclamant de l'islam et néonazis.
Adeptes de bodybuilding

Brandissant des drapeaux allemands et de la région du Berg, les militants de pro NRW, un mouvement populiste régional qui ne dissimule pas sa nostalgie du IIIe Reich, ont décidé de capitaliser sur la peur inspirée par Milatu Ibrahim. Ce samedi, quelque 150 «combattants contre le fascisme islamiste» se sont rassemblés à proximité de la mosquée sur la principale avenue piétonne de Solingen. Prenant soin de rappeler que le tueur de Toulouse se réclamait du salafisme, Pro NRW promet de protéger Solingen «contre les dangers de l'islam». Parce que «ici tout le monde sait que les groupuscules salafistes sont très dangereux».

Trois crânes rasés adeptes de bodybuilding applaudissent à tout rompre, entraînant derrière eux les autres partisans. «À bas le multikulti. Nous sommes là pour faire cesser la prise de pouvoir des étrangers, qui mettent en danger l'avenir germanique de l'Allemagne, scande Jörg Uckemann, l'un des leaders du parti. Les mosquées sont les points d'appui des extrémistes.» Les militants d'extrême droite reprennent en cœur les slogans lancés à la tribune. «Nous voulons la loi fondamentale allemande, pas la charia.»«Nous ne voulons pas de femmes lapidées en Allemagne.»«Oui à la liberté, non à l'islam.» Avant d'entonner le Deutschlandlied, l'hymne national allemand. Encadrée par des barrières métalliques, la manifestation est protégée par des centaines de policiers. «Dehors les nazis, nous ne voulons pas de vous ici», hurlent des contre-manifestants agglutinés au cordon policier. «Nazis Raus, Salafisten Raus», «Nous voulons la tolérance», s'époumone en cœur un large groupe de lycéens de Solingen.

Traumatisée par l'assassinat de cinq immigrés turcs dont la maison avait été brûlée par des néonazis en 1993, Solingen cultive la tolérance depuis cet événement qui avait secoué tout le pays. La ville met un point d'honneur à intégrer ses 20% d'immigrés, essentiellement d'origine turque, notamment en les associant dans les structures sociales et politiques. «Nous sommes venus dire stop à l'amalgame entre musulmans et salafistes, explique Jürgen Reu, responsable de l'association Bunt statt Braun («bigarré au lieu de brun»), organisatrice de la contre-manifestation. Pro NRW instrumentalise le problème salafiste pour faire monter la pression contre tous les étrangers, alors que nous voulons vivre en harmonie avec eux. Leur discours pousse des néonazis à prendre des couteaux, des armes à feu ou des bidons d'essence contre les étrangers. À Solingen encore moins qu'ailleurs nous ne pouvons l'accepter.»

Combatif, Nobert Feith, le maire de Solingen, avoue que sa ville est confrontée à un défi peu commun. «Nous nous battons sur deux fronts avec la plus grande détermination, assure-t-il. L'ennemi adopte des visages différents, mais nous défendons toujours les mêmes valeurs. Nous nous battons pour notre Constitution, nos droits, nos libertés et la démocratie. Nous ne laisserons pas l'extrême droite s'enraciner ici. Et nous surveillons de très près les salafistes. C'est un défi nouveau et inconnu. Cela concerne une quinzaine de personnes, qui ont déjà démontré leur potentiel violent.»

Associée à la lutte antifondamentaliste, la communauté turque est catastrophée. Elle a immédiatement saisi que l'amalgame troublerait l'harmonie entre communautés. Solingen a remporté une première victoire en parvenant à faire fuir Mohammed Mahmoud. Ce salafiste d'origine autrichienne, identifié par les autorités allemandes comme le plus dangereux de la mouvance fondamentaliste outre-Rhin, se fait appeler «l'émir». Il avait été condamné en 2007 pour avoir fabriqué une ceinture d'explosifs. Libéré de sa prison viennoise en septembre, après quatre ans de détention, il a promis d'instaurer un «califat» à Solingen, où il s'est installé en décembre après un court séjour à Berlin. Il y a repris en main la mosquée Masjid al-Rahmah, qu'il a rebaptisée Milatu Ibrahim, du nom de son réseau Internet. La Toile diffuse ses prêches radicaux enflammés, déclamés dans un allemand chevrotant mâtiné d'arabe. «Nous avons le choix entre une vie dans l'honneur ou dans l'esclavage. Je parle debout. Au nom d'Allah, je ne me courberai jamais devant un kafir» (un infidèle), s'emporte Mahmoud, qui se dit prêt au martyr. Avant d'inciter les musulmans à suivre son exemple en portant le couteau à la ceinture: «Pourquoi certains frères ont-ils honte de porter une arme? Par Allah, c'est tout l'honneur de l'islam.»
Jeu de piste avec la police

Désormais, il hante la Ruhr et la région de Francfort, dans un jeu de piste avec la police allemande, qui le surveille constamment. Il avait fait «tilter» tous les radars de lutte antiterroriste, lorsque al-Qaida avait réclamé sa libération en échange de deux otages autrichiens. Les services de renseignements allemands, qui ont longtemps sous-estimé le problème, s'inquiètent de la montée du salafisme et de son influence grandissante sur des jeunes isolés et désœuvrés. Inquiété par la police après avoir tabassé un journaliste, Mahmoud s'est éclipsé de Solingen.

Non sans laisser sa mosquée en «bonne garde». Incarcéré en Grande-Bretagne en 2011 parce qu'il transportait dans ses bagages de la propagande fondamentaliste, dont un manuel de fabrication de bombes artisanales, Norbert B., 23 ans, y a fait son retour triomphal vendredi après sa libération. Son complice, Christian E., est attendu dans cette ville réputée pour son industrie de fabrication de lames dans les prochaines semaines. Handicapé par un arsenal juridique pauvre, Nobert Feith est prêt à flirter avec les limites de la légalité pour obtenir la fermeture de la mosquée Milatu Ibrahim. Solingen n'en a pas fini de son combat contre les extrêmes.
Source : http://www.lefigaro.fr/international/2012/03/25/01003-20120325ARTFIG00188-solingen-prise-en-etau-entre-salafistes-et-neonazis.php

Mohamed Mahmoud est un Egyptien né à Vienne : http://de.wikipedia.org/wiki/Mohamed_Mahmoud

Quant à Robert Baum (et non pas Norbert) et Christian Emde (Christian E.), ce sont des Allemands ethniques : http://www.dailymail.co.uk/news/article-2095611/German-Muslim-convert-pair-entered-Britain-stash-terror-manuals-bomb-making.html#ixzz1lJeEpH3G

dimanche 18 mars 2012

Jacques Soustelle : de l'Algérie française à la Turquie européenne

Jacques Soustelle, anthropologue (spécialiste des civilisations précolombiennes), issu de la gauche pacifiste d'avant-guerre, résistant de la première heure, passé par l'UDSR et le RPF après la guerre, fut gouverneur général de l'Algérie (1955-1956) :

"Aucune incertitude ne doit subsister quant à notre détermination inflexible de soustraire l'Algérie aux lendemains terribles que certains voudraient lui préparer. La France est ici chez elle, ou plutôt l'Algérie et tous ses habitants sont partie intégrante de la France, une et indivisible. Tous doivent savoir, ici et ailleurs, que la France ne quittera pas plus l'Algérie que la Provence ou la Bretagne. Quoi qu'il arrive, le destin de l'Algérie est français. Cela signifie qu'un choix a été fait par la France. Ce choix s'appelle l'intégration : faire chaque jour de l'Algérie une province originale certes, mais pleinement française." (discours devant l'Assemblée algérienne, 23 février 1955)

"Le racisme sous toutes ses formes, l'antisémitisme n'en étant qu'une manifestation, m'a toujours crispé par sa bêtise et révolté par son inhumanité. La politique de « dégagement » menée à l'égard de l'Algérie s'explique à 50 % sinon davantage par le racisme. « Ces gens-là ne font pas partie de notre peuple » : cette formule, dans l'esprit du Chef de l'Etat, condamnait sans appel les Arabes et les Berbères d'Algérie qui avaient rêvé d'être Français et à qui le même Chef de l'Etat avait solennellement promis qu'ils le seraient. Aux badauds auvergnats ou normands, il paraissait irréfutable et évident qu'un Français, pour être digne de ce titre, ne pouvait pas se pronommer Abdelkader ni porter la chéchia. Ce principe n'en demeure pas moins une niaiserie, car si on l'avait appliqué, au cours des siècles, aux apports ethniques successifs dont s'est formée la France, les frontières de notre pays seraient celles du roi de Bourges. A plus forte raison s'agit-il là d'une criante absurdité, quand on considère que nous vivons à une époque où la pensée se transmet instantanément sur les fils ou les ondes, et où il faut moins de temps pour aller de Paris à Alger qu'il n'en fallait sous Napoléon pour aller à Fontainebleau." (Sur une route nouvelle, Paris, Editions du Fuseau, 1964, p. 14)

"Il est frappant d'observer que les Britanniques, quand ils ont quitté Chypre, où ils n'avaient pas à se préoccuper du sort d'une population d'origine anglaise, ont exigé et obtenu pour la minorité turque des garanties véritables que la France n'a même pas essayé d'obtenir pour les Européens d'Algérie." (ibid., p. 46)

"Il est navrant de constater que la Turquie, membre du Conseil de l'Europe depuis 1949, de l'OTAN depuis 1951, n'a pas encore pu être admise ces temps derniers au sein de la Communauté Européenne. (...) dans une région du monde où règnent l'arbitraire et la violence (...) le tout sous l'oeil de la "superpuissance" la plus proche, l'Union soviétique (...) la Turquie se trouve, qu'on le veuille ou non, à l'extrémité la plus exposée de notre continent.

Il n'est pas nécessaire d'être diplômé de l'école de guerre pour comprendre qu'en cas de conflit entre l'Est et l'Ouest le front terrestre et le front naval dépendant de la Turquie seraient d'importance vitale. Leur effondrement ouvrirait la Méditerranée aux forces d'agression et scellerait le destin du Proche-Orient.

L'Europe, certes, voit avec satisfaction le Gouvernement d'Ankara imposer les efforts énormes qu'exigent le maintien et l'équipement de ses forces armées. Fort bien : mais l'économie de la Turquie, sa modernisation, son expansion, conditions fondamentales de son potentiel de défense, seraient de toute évidence grandement renforcées par son entrée dans la Communauté Européenne.

Tel est, en quelques mots, l'essentiel : partenaire irremplaçable de l'Europe pour sa défense, la Turquie ne devrait-elle pas être aussi son partenaire pour la paix et le progrès ?" (Le Figaro, 15 avril 1987)

Voir également : Le soutien de la Turquie d'Adnan Menderes et Celal Bayar (Demokrat Parti) à la France pendant la guerre d'Algérie

L'amitié franco-turque

La turcophilie de Charles de Gaulle

Charles de Gaulle était partisan de la position turque sur Chypre : la partition (taksim)

mercredi 14 mars 2012

En Allemagne, 90 % des crimes antisémites documentés sont le fait de milieux d'extrême droite et néo-nazis

German report: 20% of Germans are anti-Semitic
By BENJAMIN WEINTHAL AND JERUSALEM POST CORRESPONDENT
01/24/2012 18:02
Islamic-based anti-Semitism present among German Muslims.

BERLIN - The German government released on Monday the findings of a two year inquiry into modern anti-Semitism in the Federal Republic, showing that latent anti-Semitism affects one of every five Germans.

The 202 page study, entitled "Anti-Semitism in Germany," covered a wide spectrum of German anti-Semitism, including hatred of the Jewish state as a manifestations of anti-Semitism within the Left movement and Islamic-animated loathing of Israel and Jews, especially from Iran's regime and the Turkish media.

Dr. Wahied Wahdat-Hagh, a member of the ten member commission, told The Jerusalem Post on Tuesday, that the "experts came to the conclusion that the ideology of the Iranian regime is anti-Semitic." According to the report, "The state anti-Semitism is, however, not only relevant on the propaganda level" in the Islamic Republic of Iran. The study notes that Iran's anti-Semitic ideology plays a role in Germany.

When asked what the report means by Iran's regime not limiting its anti-Semitism  to its domestic agenda, Wahdat-Hagh said, Iran supports foreign anti-Semitic entities "militarily, financially and ideologically." He cited the Lebanese group Hezbollah, Hamas and the Palestinian Islamic Jihad (PIJ).

In Germany the strong presence of Iran's regime is located in Hamburg. "In view of the facts that the political head of Iran is also considered a spiritual figure for many extremist thinking Muslims," wrote the commission's authors. The study says that Ayatollah Ali Khamenei, the Supreme Leader in Iran, is the sponsor of the Islamic Center in Hamburg (IZH).

According to one commission member, Dr. Juliane Wetzel, hyperbolic criticism of Israel as an expression of anti-Semitism exists between 40 and 50% of the population. However, Dr. Clemens Heni, a leading German scholar of contemporary German anti-Semitism, said Wetzel plays down the widespread form of anti-Israel anti-Semitism in the Federal Republic.

He told the Post on Tuesday, "according to a 2003 poll by the European Commission 65% of Germans see Israel as the 'biggest threat' on a worldwide scale. In fact the numbers are probably even higher, over 80% at least, who have a more or less have an anti-Israel stand. The reports ignores this, as well as the term 'Islamofascism,' which is an important term to understand the pro-Nazi attitude of many Muslim and Arab anti-Semites."


Dr. Heni, who was not a member of the commission, faulted the study for "ignoring leading scholars in the field like Robert S. Wistrich, Jeffrey Herf, Wolfgang G. Schwanitz, Daniel Pipes, Martin Kramer among many others."

Though the modern anti-Semitism -hate directed toward the Jewish state- has mushroomed in Germany, there were no Israeli experts on the commission.

While the study devoted considerable treatment to extremist right-wing anti-Semitism, Dr. Wahdat-Hagh, a senior research fellow with the Brussels-based European Foundation for Democracy and expert on Islamic-fueled anti-Semitism, said the commission investigated the "anti-Semitic content of the Turkish press in Germany."

According to the inquiry, roughly 90% of documented anti-Semitic crimes come from the extreme right and neo-Nazi-based groups.
Soccer matches are a frequent source of anti-Semitic diatribes. Soccer fans have chanted "Jews belong in the gas chamber" and "Bring back Auschwitz" and "Synagogues must burn."

The study revealed that the word "Jew" is used a pejorative term among German pupils to denigrate fellow students and as form of insult.

The historian Dr. Peter Longerich, a historian of the Nazi period and member of the commission, noted that  "Anti-Semitism in our society is based on widespread prejudices, cliches with deep roots and pure ignorance about everything to do with Jews and Judaism."
Source : http://www.jpost.com/JewishWorld/JewishNews/Article.aspx?id=254979

Voir également : Allemagne : de 2000 à 2006, un groupe de néo-nazis a tué huit Turcs et un Grec

dimanche 19 février 2012

Antalya : des soldats libyens ont blessé une vingtaine de personnes dans un hôtel cinq étoiles

Fight breaks out with Libyan patients in five-star hotel in Turkey

Category: Turkey
Summary: A group of 121 wounded Libyan soldiers sent to Turkey as patients started a quarrel in the five-star hotel in Antalya where they were staying. Nearly 20 people were injured, mostly security guards and personnel.
Date: 18 February 2012
Source : http://www.ihavideo.net/news_story.jsp?guid=ece004cc-9bb2-4423-a76e-7dc9bc8b25b3&cuid=3fbceab4-624f-4f47-a74f-0b5b5d71bf7e&scuid=

Voir également : Expulsion de rebelles libyens en Turquie : ils avaient tenté de violer des infirmières turques

Istanbul : neutralisation physique d'un ressortissant libyen forcené

samedi 18 février 2012

Les populistes hollandais prennent les immigrés slaves et roumains pour cibles

14/02 | 07:00 | Les Echos
Après les musulmans, les populistes néerlandais changent de cible

A l'instar des relations venimeuses entre Paris et Ankara, La Haye entretient des relations à couteaux tirés avec ses partenaires d'Europe de l'Est. Sous l'emprise du syndrome du « plombier polonais », les Pays-Bas font preuve depuis des mois d'une intolérance patente à l'égard des travailleurs immigrés bulgares, polonais et roumains, devenus les « têtes de turc » à tous les échelons du pouvoir.

Outre le maintien par le gouvernement des restrictions d'accès à certains secteurs de l'économie pour ces ressortissants et le veto néerlandais d'ouvrir l'espace Schengen à des Etats membres, le ministre des Affaires sociales a récemment été épinglé pour ses propos sujets à caution invitant les employeurs à embaucher d'abord des Néerlandais plutôt que des travailleurs en provenance d'Europe de l'Est. Le point d'orgue de cette polarisation antislave revient au parti populiste mené par Geert Wilders, allié de la coalition minoritaire au pouvoir dirigée par le libéral Mark Rutte.
Rattrapant la balle au bond alors qu'il est en perte de vitesse dans les sondages, Geert Wilders, dont les propos islamophobes ne font plus mouche dans l'électorat, a désormais pour cible les Polonais, les Bulgares et les Roumains. Depuis la semaine dernière, le site Internet de son parti invite ses compatriotes à dénoncer anonymement les troubles attribués à ces migrants. Inondé par des plaintes, le site a également été assailli par des messages de détracteurs dénonçant l'incitation à la haine contre ces communautés. Interpellé au Parlement à propos des agissements intempestifs de son partenaire politique, le Premier ministre a botté en touche, estimant que, au nom de la démocratie, il ne pouvait rien faire contre ce parti, précisant que, de toute façon, l'ensemble des questions regardant de près ou de loin l'Union européenne ont été exclues de son accord avec Geert Wilders.

Au final, Bulgares, Polonais et Roumains sont victimes des erreurs de calcul de la politique d'immigration néerlandaise, qui, au moment de l'entrée de ces Etats dans l'Union européenne, a sous-estimé l'arrivée massive de ces ressortissants, dont la main-d'oeuvre bon marché est vue d'un mauvais oeil.
CORRESPONDANT À AMSTERDAM
Source : http://www.lesechos.fr/economie-politique/monde/actu/0201896109976-apres-les-musulmans-les-populistes-neerlandais-changent-de-cible-288880.php

mardi 10 janvier 2012

Le problème des immigrés islamistes tunisiens (parti En Nahda) en Turquie

Stéphane de Tapia, "Les réfugiés dans la construction de l'Etat-nation turc", Autrepart, volume 7, 1998, p. 15-16 :

"La Turquie ottomane, puis républicaine, a longtemps fait preuve d’une assez grande tolérance en matière d’accueil de réfugiés. Le cas le plus connu est sans doute celui des juifs d’Espagne chassés par les Rois très Catholiques en 1492 et immédiatement accueillis par le sultan sur les places d’Istanbul et de Thessalonique, tandis que d’autres s’installaient au Maghreb. Cette tradition d’asile s’est poursuivie avec des Polonais et des Cosaques catholiques au XVIIIe siècle, des opposants hongrois à l’empire des Habsbourg, des Allemands antinazis ou simplement mariés avec des israélites durant les années trente et quarante. Ces derniers, professeurs de faculté, architectes, urbanistes, compositeurs..., ont marqué l’Université turque, particulièrement à Ankara [Ceyhun, 1995]. De fait, cette tradition d’ouverture apparaît aujourd’hui très étriquée. Ainsi, si les leaders kurdes que sont Ahmed Barzani et Djelal Talabani bénéficient effectivement d’un traitement de faveur (résidence à Ankara, passeports diplomatiques turcs), les réfugiés kurdes ou assyro-chaldéens d’Irak, Iraniens en général, Afghans, Tunisiens (islamistes d’En Nahda)..., sont difficilement tolérés, parfois victimes de discrimination, voire d’une véritable insécurité (les Iraniens sont trop souvent victimes d’attentats commis par les agents de la police politique iranienne !). On estime pourtant à plus d’un million le nombre des Iraniens ayant transité par la Turquie pour se réfugier en Europe et aux États-Unis. A la suite du bombardement chimique d’Halabja, les Kurdes irakiens installés par France Liberté en Auvergne, puis disséminés en France profonde, ont également transité par la Turquie tandis que plusieurs milliers de Kurdes réfugiés en Anatolie dans ces mêmes circonstances résident toujours à Kyzyltepe et Mardin.

En réalité, ce n’est pas à l’encontre des non-Européens que s’effectue une quelconque discrimination, mais bien à celle des non-sunnites et non-turcophones, à l’exception notable des Bosniaques souvent pourtant hétérodoxes (bektashî, ce qui les situe à la marge du sunnisme, mais ne les rattache pas à l’alévisme, et encore moins au chiisme). Les faibles flux originaires d’Afghanistan (Turkmènes, Kazakhs, Ouzbeks du Turkestan afghan et de Kabul, Kirghizes du Pamir), de Chine (Uyghurs) ou encore le flux très important de Bulgares (environ 330 000 en 1989-90) appartiennent ethniquement au fonds turc ou turquisé et massivement au sunnisme (même si l’on rencontre des Alévis bulgares). Les Kurdes iraniens et irakiens sont sunnites, mais kurdes, tandis que les Azéris d’Iran sont turcophones, mais chiites ! Quant aux Tunisiens, ils sont arabes et islamistes, donc mal vus des autorités militaires et partiellement civiles.

On imagine cependant mal l’effort consenti par les autorités et la société turque pour l’intégration des réfugiés d’origines kazakhe, balkanique, afghane, même pour des périodes récentes. Ce sont des dizaines de milliers de logements et d’emplois qui ont dû être fournis, parfois en quelques mois. Des villages ont été construits et mis à disposition de groupes compacts après 1950 (Karagündüz pour les Kirghizes près de Van, Altay pour les Kazakhs près de Konya), des quartiers de logements collectifs également, par exemple près de Bursa pour les Bulgares d’origine turque. Cela étant, cette politique d’accueil se rapproche beaucoup de celle de l’Allemagne face aux Übersiedler, Aussiedler et autres Vertriebene."

Voir également : Le problème de l'immigration clandestine marocaine/algérienne/tunisienne en Turquie

La Turquie, terre d'immigration

Onze clandestins algériens sauvés de la noyade par les gardes-frontières turcs et grecs

Onze migrants algériens sauvés de la noyade

Par Europe1.fr avec AFP

Publié le 9 janvier 2012 à 13h26 Mis à jour le 9 janvier 2012 à 13h26

Onze Algériens, candidats à l'immigration clandestine, ont pu être sauvés de la noyade par les garde-frontières grecs, dans une rivière en crue dans le nord-est de la Grèce, région frontalière de la Turquie, a indiqué la police lundi.

Les onze hommes, âgés de 20 à 25 ans, ont été repérés dimanche par les garde-frontières turcs qui ont alerté leurs collègues grecs, selon une source policière locale.

Les Algériens s'étaient réfugiés sur une bande de terre de la rivière Evros, frontière naturelle entre la Grèce et la Turquie, dont les eaux étaient montées d'au moins cinq mètres à la suite de pluies torrentielles en Bulgarie voisine.

La police a effectué le sauvetage en canot puis a conduit les onze rescapés dans un centre de santé, ont indiqué les autorités. La frontière gréco-turque, d'une longueur de 150 km est un point de passage fréquent des migrants qui veulent se rendre dans l'Union européenne.
Source : http://www.europe1.fr/International/Onze-migrants-algeriens-sauves-de-la-noyade-896307/

Voir également : Le problème de l'immigration clandestine marocaine/algérienne/tunisienne en Turquie

dimanche 8 janvier 2012

Le problème de l'immigration clandestine marocaine/algérienne/tunisienne en Turquie

"Déployée pendant quatre mois face la ville turque d'Edirne, la mission de Frontex a certes eu un effet dissuasif sur le point le plus vulnérable de l'espace Schengen, mais elle a aussi déplacé le problème plus au Sud. Reportage. (...)

La Commission européenne a présenté mardi 24 mai un projet de mesures restrictives pour répondre aux critiques grandissantes des Etats les plus exposés. En 2010, l'afflux de clandestins à la frontière a déjà provoqué "une crise humanitaire sans précédent", selon Apostolos Veizis, chef de la mission grecque de Médecins sans frontières. Les migrants s'engouffraient par une brèche bien connue, au sud de la ville turque d'Edirne : une portion de frontière terrestre de 12 km de long, aisément franchissable en passant de nuit, à travers champs. (...)

Du côté des autorités turques, rien n'indique une baisse des tentatives de passages clandestins, ni une amélioration des conditions de traitement des migrants. Au Sud, l'armée qui contrôle la frontière a renforcé ses patrouilles. Au poste de douane de Pazarkule, les militaires scrutent les environs à l'aide de caméras thermiques. "Nous avons encore intercepté 25 Algériens cette nuit", affirme le commandant de la garnison. Une fois arrêtés, les migrants sont envoyés dans l'un des camps de la région. Celui d'Edirne a accepté d'ouvrir ses portes à une mission conduite par la députée européenne Hélène Flautre, présidente de la commission UE-Turquie. Pour la visite, le centre de rétention a été vidé aux trois quarts et nettoyé de fond en comble. (...)

Dans ce bâtiment décrépi, les voyageurs échoués sont entassés au mépris de toutes les règles. Des mineurs afghans âgés de 14 ans sont enfermés avec les adultes. La durée de détention est arbitraire. Un Tunisien qui tentait de rallier la France explique être enfermé depuis plus de quatre mois. Avec lui des Marocains, des Birmans et des Nigérians. "Ils nous battent, nous sommes parqués comme des animaux", s'insurge Mohammed, un Algérien. La cellule s'emplit soudain des hurlements d'un homme. Un déserteur de l'armée russe, atteint de troubles psychiatriques. "Ne vous inquiétez pas, il sera bientôt renvoyé chez lui", lance le directeur du centre. (...)

Frontex continue de mener des opérations dans la zone. Mais la frontière gréco-turque reste difficilement contrôlable, avec des dizaines d'îles à portée de bateau et des clandestins toujours plus nombreux à tenter de s'infiltrer dans ces failles."

Source : http://www.presseurop.eu/fr/content/article/676811-l-incontrolable-frontiere-greco-turque

samedi 7 janvier 2012

Rapport sur les droits de l'Homme publié par le ministère des Affaires étrangères russe : la Russie poutinienne cherche à instrumentaliser les droits des immigrés turcs contre l'UE et ceux de la minorité azérie contre la Géorgie

Russia exposes true colors of the West
30.12.2011

For the first time in many years, Russia's Foreign Ministry published an extensive report about the state of affairs in the field of human rights in the United States of America, Canada, EU, NATO members and Georgia. The report from the ministry also touched upon Libya, where NATO's incursion has led to the bloody change of power. The document is not flawless. However, it clearly shows that democracy in the West is not as perfect as it is painted. 

For a long time the monopoly on the publication of such reports belonged to the United States. The Americans tend to present certain countries as outcasts. Year after year Russia is highlighted in the reports of the State Department. According to them, Russia has issues with the elections, freedom of speech and religious minorities. Something similar is published by the European Union. At one time, Chinese Foreign Ministry published a report on human rights in the United States.

Russian foreign policy was clearly defensive. Russia always had to justify itself, responding to attacks from the West. And then, finally, Russia published a nearly 100-page document describing human rights violations in the United States, Canada, EU and NATO, as well as allied Georgia. The actions of the West during the war in Libya have not been overlooked in the report either. Each region is assigned a separate section.

The largest section is devoted to the U.S. - the country which has declared itself "the standard of democracy." "The situation there is far from the ideals proclaimed by Washington. The main unresolved issue is an odious prison at Guantanamo Bay ... President Obama has legalized indefinite terms without trial... The current administration continues to use most of the methods of social control and interference with the privacy of Americans," the document says.

"There are continued violations of international humanitarian law in armed conflict and during anti-terrorist operations. Chronic systemic problems in the American society are getting more acute, including racial discrimination, xenophobia, overcrowding in jails, unreasonable use of the death penalty ... The U.S. has one of the weakest in the West security systems for workers' rights for Collective Bargaining", stated Russian diplomats.

"The extraterritorial application of the American law does the greatest harm in terms of US-Russian relations. It leads to a violation of fundamental rights and freedoms of Russian citizens, including arbitrary arrests and abductions from third countries (the most obvious examples are the cases of Viktor Bout and K. Yaroshenko)," says the report. The authors also note "a very acute problem of violence against adopted children from Russia in American families."

Further the report lists such things as violation of the rights of prisoners in CIA prisons, the problems with freedom of expression and harassment of employees and the founder of the website WikiLeaks, the death of at least 111,000 Iraqis and 14 thousands of Afghans in the wars unleashed by the United States. There is racial discrimination of blacks and Hispanics, and religious discrimination against American Muslims.

Not everything is well in the U.S. with human rights, freedom of speech and racism, and especially with the wars. Of course, one can parry that in Russia the labor laws are less than perfect, and there are problems with the media, and national relationships are not perfect as well. However, Russia is not instructing the world how to live, and does not throw bombs on other countries. The presence of problems in Russia does not change the fact that the U.S. is far from ideal.

With regard to the European Union, the Russian Foreign Ministry has supported human rights criticism from Human Rights Watch on the rights of immigrants from Asia and Africa and the anti-Muslim rhetoric. "The main conclusion is the overall growth of xenophobia and intolerance in the EU, promotion of far-right rhetoric ... European governments do not try to fight it, but, rather, vice versa, use the trend in domestic purposes," the Russian diplomats said.

"According to the AOHR (EU Agency for Fundamental Human Rights - Ed.) in 2009 more than any others the following nationalities were discriminated at work: North Africans in Italy (30 percent), Roma in Greece (29 percent), Roma in the Czech Republic (27 percent), Africans in Malta (27 percent), Africans in Ireland (26 percent), Roma in Hungary (25 percent), Brazilians in Portugal (24 percent), Turks in Denmark (22 percent), Roma in Poland (22 percent)," the report says.

It is important that Russia described the problem that the EU remained silent about for years. They say that they do not have problems with the Muslims or Roma. They do have them, however, and last year they demonstrated it by the shooting in Norway or the influx of refugees from North Africa. Yet, there is another side to the issue: can Muslims or blacks demand the same rights as the indigenous people? Can they pointedly ignore laws and customs accepted in Europe? Would Roma themselves be willing to adapt to a normal society? Therefore, complaints to the authorities of European countries are still excessive.

Sections on Germany, France, Britain and Sweden, report on the growth of xenophobia and the issues of Muslims. Swedes, among other things, are accused of supporting the Chechen rebels. Finland is also mentioned in connection with the endless stories about taking children away from Russian mothers. In the case of Hungary there is a mention of an attempt to revise the results of the Second World War. Poland, Bulgaria and Romania "only" suffer from inadequate legislation.

A separate section is devoted to the Baltic. "The discriminatory policy of the authorities of the Baltic states against the Russian minority living there remains nearly unchanged. Of particular concern is the unresolved problem of mass statelessness in Latvia (nearly 330 thousand "aliens") and Estonia (nearly 100 thousand "aliens") and consequent violation of the rights of Russian-speaking minorities in these countries," stated the Russian Foreign Ministry.

"Reduction of the Russian-language news and cultural and educational space, as well as the persecution of World War II veterans and law enforcement agencies of the former USSR is also observed in Lithuania. Of particular concern is the continuation of the trend to rewrite the history of the Second World War Baltic states," Russian diplomat said. 

Problems in Georgia were very clearly outlined in the report. There are a lot of cases when Russian citizens (including ethnic Georgians) fell victims of provocations of local security forces. Attention is drawn to the dispersal of the protests. Particularly highlighted is the largest violation of the rights of national minorities of the country - the Armenian and Azerbaijani.

"Armenian-populated region of Samtskhe-Javakheti (in Armenian Javakheti) is in dire socio-economic situation ... Administrative positions in local government are occupied predominantly by Georgian. The Georgian authorities have deliberately carried out a discriminatory policy against Azerbaijanis. Resettlement of Azerbaijanis in neighboring Azerbaijan is becoming mass in nature," the Russian diplomats stated.

The next section of the report is on Canada. The country was berated for the brutality against the demonstrators, for the oppression of Indians and Eskimos, and lack of security of Canadian citizens abroad. However, there is not a single word in the report about endless military exercises in the Arctic and threats of Canadian authorities to Russia. 

The last section is devoted to NATO operations in Libya. "NATO leaders officially deny the facts of civilian deaths as a result of air strikes by coalition forces, indirect victims, which was the reason for the blockade of the western regions of Libya, the destruction of civilian infrastructure," the diplomat said.

Then follows a list of deaths of civilians from NATO attacks and atrocities of Western-backed rebels. The highlights are "extrajudicial execution of the representatives of the former regime and its supporters with the tacit consent of NATO members," numerous cases of "crimes of the former Libyan armed opposition." 

The document is not without drawbacks. Thus, it has no foreword or conclusion. Sections on the United States, the Baltic States, Georgia, Libya, and the largest countries in Europe are very detailed. However, the sections of the smaller European countries, as well as the entire EU and Canada raise questions and seem to be rather "raw". The publication of the report seems untimely. During Christmas and New Year holidays even the politicians are not particularly into policy.

However, the first attempt was pretty good. Russia has shown that it will not always have to justify its behavior after publication of the American and European reports. It can provide pre-emptive strikes in its foreign policy. Hopefully, such reports from the Foreign Ministry of Russia will become commonplace and improve with time. 

Vadim Trukhachev

Pravda.Ru
Source : http://english.pravda.ru/russia/politics/30-12-2011/120124-russia_foreign_ministry_west-0/

L'Allemagne, terre d'immigration européenne

"Avec un taux de chômage de 6,5 %, l'Allemagne, moins touchée par la crise que la plupart des autres pays européens, attire. Au premier semestre, 435 000 personnes s'y sont installées, soit une hausse de 19 % par rapport à 2010, qui était déjà une année où l'immigration avait été importante. Si, jusqu'en 2002, l'Allemagne enregistrait plus de 800 000 entrants chaque année, ce nombre a diminué entre 600 000 et 700 000 les années suivantes. En 2010, 798 000 immigrants se sont inscrits dans une commune, démarche nécessaire pour obtenir le moindre document administratif et sur laquelle reposent les statistiques.

Sur les 435 000 nouveaux arrivants de la première moitié de 2011, 330 000 viennent d'Europe, dont 82 000 de Pologne et 47 000 de Roumanie. Par ailleurs, 14 000 viennent de Turquie, également 14 000 d'Afrique, 28 000 d'Amérique et 54 000 d'Asie.

Dans le même temps, 300 000 personnes ont quitté l'Allemagne. Sur ce nombre, 223 000 ont migré vers un autre pays européen, dont 41 000 Polonais et 23 000 Roumains. 15 500 sont parties en Turquie, 9 700 en Afrique, 24 000 en Amérique et 35 000 en Asie."

Source : http://www.lemonde.fr/europe/article/2011/12/26/l-allemagne-terre-d-immigration-pour-les-europeens_1622757_3214.html