lundi 28 mai 2012

Le recul de la natalité chez les ressortissantes turques

"La natalité des musulmanes européennes recule aussi - 2,9 enfants par Marocaine aux Pays-Bas, 1,9 pour les Turques - et finit par rejoindre celle des Européennes."

Source : http://www.lemonde.fr/culture/article/2012/05/24/pourquoi-la-phobie-de-l-islam-enfle-qui-gagne-du-terrain_1706990_3246.html

samedi 19 mai 2012

Toulouse : trois Kurdes (et non Turcs) poursuivis pour viols sur mineure

Procès de trois Turcs poursuivis pour viols sur une fugueuse de 14 ans

Publié le 19.05.2012, 09h35

Trois Turcs accusés d'avoir exploité la fragilité d'une fugueuse de 14 ans en la soumettant à des viols quatre jours durant, après sa fuite du camping où elle séjournait avec ses grands-parents, comparaissent à partir de lundi devant les assises de la Haute-Garonne.
Selcuk Oczan, 37 ans, Selman Varkan, 24 ans et Ishak Guler, 22 ans, tous trois d'origine kurde, sont poursuivis pour viols aggravés dans cette affaire qui avait fait grand bruit au moment de la disparition de Julie, en août 2009.
Le procès devrait se dérouler à huis clos à la demande de la partie civile. Me Marie-Hélène Pibouleau ne sait pas si sa cliente, "très perturbée déjà" à l'époque et sur laquelle les faits ont eu un effet "catastrophique", assistera aux audiences. Julie a en effet fugué du foyer de jeunes travailleurs où elle est désormais placée.
La défense des accusés évoque un consentement de la victime et le fait qu'elle disait alors avoir 17 ans.
Julie, qui vivait avec ses grands-parents dans le Pas-de-Calais depuis le décès de son père et les problèmes de santé de sa mère, passait ses vacances avec eux dans un camping des Pyrénées-Orientales quand elle décide de fuir les lieux.
Un homme accepte de l'aider et la conduit à Toulouse, où il l'abandonne à son sort, le 20 août, sans argent ni téléphone.
C'est alors qu'elle rencontre Ishak Guler, qui, selon l'accusation, la viole puis la laisse en compagnie de son ami Selman Varkan, lequel la viole à son tour. Le cousin de ce dernier, Selcuk Ozcan, impose lui aussi des relations sexuelles à l'adolescente, à qui il aurait proposé 50 euros.
Pendant ces jours d'errance qui ne s'achèveront que lorsqu'un témoin reconnaîtra la jeune fille, dont la disparition a été largement médiatisée, celle-ci sera hébergée en partie par une prostituée bulgare, amie de l'un des jeunes gens. Velichka Naydenova, 31 ans, est accusée de complicité de viol.
Me Alexandre Martin, défenseur de Selman Varkan, explique que l'adolescente avait eu la possibilité de fuir et qu'elle ne l'a pas fait.
Me Nicolas Raynaud de Lage, avocat de d'Ishak Guler, souligne de son côté que son client "a toujours dit qu'il avait eu des relations sexuelles consenties ou du moins qu'il n'avait pas perçu d'absence de consentement".
Deux des accusés ainsi que la prostituée sont également accusés de tentative de proxénétisme.
Source : http://www.leparisien.fr/toulouse-31000/proces-de-trois-turcs-poursuivis-pour-viols-sur-une-fugueuse-de-14-ans-19-05-2012-2006918.php

Voir également : Thierry Deve-Oglou : l'improbable explication de ses crimes dans le prétendu génocide arménien

Le violeur et meurtrier Thierry Dève-Oglou est d'origine arménienne et non turque

lundi 7 mai 2012

Des drapeaux turcs sur la place de Bastille ? Vraiment ? Où ça ?

Contrairement à une rumeur colportée par des turcophobes malveillants, non, il n'y a pas eu de "nombreux drapeaux turcs" sur la place de la Bastille parmi les manifestants fêtant la victoire de François Hollande. Il y a eu par contre des drapeaux rouges de la Tunisie, du Maroc, de l'"Occitanie", du PCF, etc.











samedi 5 mai 2012

Jean-Pierre Chevènement : les Turcs de Belfort, le socialisme jacobin et la "France méditerranéenne"

Vincent Geisser, "Les élites politiques françaises d'origine maghrébine à la conquête d'une légitimité", Hérodote, n° 80, 1er trimestre 1996, p. 127-128 :

"Coincée, entre l'Alsace de culture alémanique et la Franche-Comté, Belfort a toujours été un territoire atypique. « Ville frontière », elle constitue par excellence une cité d'accueil pour les exilés victimes des guerres (les Alsaciens, les Lorrains, et aujourd'hui les Kurdes) et pour les immigrants à la recherche d'un nouveau statut social (Polonais, Italiens, Turcs et Marocains). Ce particularisme à la fois culturel et territorial lui vaut de connaître une histoire politique mouvementée, à tel point qu'il n'est pas exagéré de parler d'exceptionnalité belfortaine.

L'élection à la mairie, en mars 1983, du « socialiste jacobin » Jean-Pierre Chevènement ne fait que renforcer ce particularisme et donne à croire que le Territoire de Belfort persiste à ignorer les vicissitudes politiques qui traversent le reste de l'Hexagone. Très vite, l'itinéraire du nouveau maire se confond avec l'histoire de la cité. Il ne tarde pas à être surnommé par les habitants et les médias locaux le « nouveau Lion de Belfort ». Figure emblématique du PS d'Epinay (il a soutenu l'investiture de François Mitterrand en 1971), J.-P. Chevènement fait du Territoire son fief politico-électoral et y règne en maître absolu jusqu'à la fin des années quatre-vingt. Héritier du socialisme jacobin, virulent opposant à l'idée d'un fédéralisme européen, il n'en est pas moins attaché à l'idée d'une France méditerranéenne, solidaire du Maghreb et du monde arabe en général. Son nationalisme à vocation tiers-mondiste lui vaut d'être mis plusieurs fois en minorité au sein de son propre courant (Socialisme et République).

Sa vision géopolitique de la situation internationale trouve une traduction directe dans ses projets locaux. Le « Lion de Belfort » veut faire de sa ville le symbole de la rencontre des cultures méditerranéennes. Il lance, au milieu des années quatre-vingt, l'idée d'un Centre des cultures méditerranéennes (CCM) qui sera inauguré en grande pompe par l'orientaliste Jacques Berque et le politologue Sami Naïr."