mercredi 27 novembre 2013

Le "retour" des diplômés belgo-turcs en Turquie

"Ces Belgo-turcs qui retournent tenter leur chance en Turquie

SOCIETE | mardi 26 novembre 2013 à 14h49

Ils sont jeunes et ils ont de bons diplômes mais ont décidé de quitter le pays pour retourner dans leur pays d’origine. Cette décision fait dire à des chercheurs de l'université d'Anvers qu'il s'agit là d'une véritable fuite des cerveaux, une véritable perte pour notre pays. Ces chercheurs n'ont interrogé que 27 personnes. Mais ils précisent que beaucoup d'autres étaient prêts à répondre à leurs questions et que par ailleurs, la même tendance a été mise en évidence aux Pays-Bas et en Allemagne. Pour eux, c'est clair, il s'agit d'un phénomène de fond.

Ils ont une vingtaine ou une trentaine d'années. Ils sont nés en Belgique et ils voient la Turquie comme un Eldorado. Beaucoup finissent par partir parce qu'ils se sentent discriminés ici.

Zeynep Balci, de l'université d'Anvers, a analysé ce phénomène : "Dans leurs réponses, ces jeunes parlent très souvent de discrimination. Discrimination dans l'enseignement, sur le marché du travail, dans la recherche d'un boulot, etc.".

Mais d'autres sont simplement attirés par le dynamisme de la Turquie. C'est le cas de Sinan Logie qui est architecte et qui a fait ses valises, il y a deux ans, direction Istanbul.

"J'ai été attiré par le dynamisme du secteur de la construction en Turquie sachant que le gouvernement suit un peu le modèle chinois. Le secteur de la construction et de l'immobilier sont un peu les moteurs de l'économie turque", raconte l’homme, âgé de 38 ans."

Source : http://www.rtbf.be/info/societe/detail_de-nombreux-belges-d-origine-turque-quittent-la-belgique-pour-tenter-leur-chance-en-turquie?id=8144061

Voir également : L'exode des diplômés turcs d'Allemagne

dimanche 24 novembre 2013

Le Grand-duc Henri de Luxembourg : "Le flux des immigrés turcs n'est plus un problème aujourd'hui pour l'Europe"

"«Un long chemin parcouru»

2013-11-22 23:09:00

De notre envoyée spéciale
à Istanbul, Geneviève Montaigu

Un développement fulgurant. C'est ce qui a d'abord sauté aux yeux du chef de l'État qui avait visité le pays en 1989, alors qu'il était encore Grand-Duc héritier. Hier matin, il a réitéré son souhait de voir la Turquie rejoindre le club européen.

Nous avons fait un voyage exceptionnel grâce à l'accueil des autorités et de la population.» C'est ainsi que le Grand-Duc s'est exprimé, vendredi matin, juste après le petit-déjeuner, face à la presse. Le souverain s'est tenu à la disposition des journalistes pour répondre à leurs questions à l'issue d'une visite d'État de quatre jours en Turquie.

Un séjour qui a permis au chef de l'État d'affirmer son soutien au gouvernement turc quant à ses aspirations à rejoindre l'Union européenne. Il avait déjà eu l'occasion d'effectuer un séjour officiel en 1989, «sous l'ancien régime», comme il le précise, en sa qualité de Grand-Duc héritier, et s'est dit «impressionné» par les changements que le pays a vécus.

«Il y a eu d'abord une explosion de la construction et ce pays s'est développé d'une manière fulgurante», a expliqué le Grand-Duc Henri. Il s'est dit très heureux d'avoir réalisé ce voyage aujourd'hui : «Le pays se développe d'une manière fulgurante et nous avons pu profiter de cette vague qui est en train de se faire d'un point de vue économique et politique, parce que la Turquie se trouve à un moment charnière et je crois que le timing de notre visite était parfait», a-t-il exprimé. (...)

Quant à son avis sur les Européens qui s'opposent farouchement à l'entrée de la Turquie dans l'Union européenne, il est clair : «C'est un choix qui leur appartient. Ils craignent une pression de la Turquie et on peut les comprendre. Ils craignent également un afflux massif d'immigrés (...) J'ai eu l'occasion d'en discuter avec mes interlocuteurs ici, et ils me disent qu'ils ont au contraire besoin de leur population ici pour développer leur économie. Le flux des immigrés turcs n'est plus un problème aujourd'hui pour l'Europe», a conclu le chef de l'État."

Source : http://www.lequotidien.lu/politique-et-societe/50772.html

vendredi 15 novembre 2013

Montauban : procès en appel de violeurs kurdes (et non turcs)

Montauban. A la barre, les deux violeurs présumés de Julie, l'ado fugueuse, se disent innocents

Publié le 13/11/2013 à 03:52, Mis à jour le 13/11/2013 à 10:37 | 1
Justice : procès en appel des deux violeurs présumés

Le procès en appel de deux Kurdes de 23 et 26 ans, Ishak Guler et Selman Varkan, a débuté par un incident d’audience, hier matin. Les avocats de la défense, maîtres Nicolas Raynaud de Lage suivi par Alexandre Martin, ont considéré que la lecture du résumé de l’affaire, après la constitution du jury faite par la présidente Corinne Chassagne, était trop proche de l’ordonnance de mise en accusation en infraction avec la loi.

Rappelons que les deux hommes avaient été condamnés par la cour d’assises de la Haute-Garonne en mai 2012, à 15 et 13 ans de réclusion criminelle pour des viols commis sur la jeune Julie en août 2009 alors âgée de 14 ans et aujourd’hui majeure sous curatelle simple. La jeune fille avait quitté un camping de Perpignan pour se retrouver livrée à elle-même à Toulouse. Elle avait été prise en charge au hasard par l’un des accusés.

La cour délibérait pour dire que la loi avait été respectée, ce qui était l’avis de l’avocat général Jean-Jacques Sylvestre.

Le procès n’a pu débuter qu’en toute fin de matinée avec l’étude de personnalité des accusés. Le procès est public avec un semi huis-clos lorsque Julie s’exprimera, ainsi en ont décidé les avocates des parties civiles, maîtres Marie-Hélène Pibouleau dans l’intérêt de Julie et Charlotte Levi pour ceux des grands-parents de Julie.

Julie était absente hier mais devrait être présente aujourd’hui. Les deux jeunes Kurdes ont indiqué qu’ils avaient fait appel parce qu’ils «étaient innocents et que la peine était trop lourde», comme le précisait Ishak Guler. Selman Varkan, rajoutant : «Je ne suis pas un violeur.»
La défense insiste sur l'absence de preuves

Le directeur d’enquête toulousain est resté près deux heures à la barre, hier, en début d’après-midi. Il expliqua par le détail, les cinq jours vécus sur Toulouse en cette fin août 2009, par cette adolescente confiée à ses grands-parents suite au décès de son père et à un AVC de sa mère. C’est là que maître Alexandre Martin allait mettre en avant le caractère séducteur de Julie, son intérêt pour les garçons à travers des textos, ses déclarations variables. «Je ne nie pas que Julie ait eu des relations sexuelles, mais il n’y a pas de preuve que cela ait été avec mon client. Seule la fellation est reconnue par les deux», déclara le défenseur de Selman Varkan, alors que maître Nicolas Raynaud de Lage faisait dire à l’enquêteur que son client «avait joué un rôle de sécurisant».

Le directeur du camping d’Elne d’où avait fugué la jeune fille, tempérait d’une voix ferme : «Je ne l’ai jamais vu aguicher des garçons.» Quant au garçon qui l’avait conduite après une nuit à Narbonne sans relation sexuelle parce qu’il avait senti qu’elle ne pouvait pas devenir sa femme, il indiqua qu’arrivé à Toulouse, elle ne voulait pas descendre de sa voiture par crainte certainement. Elle était descendue en lui faisant croire que quelqu’un viendrait la chercher.

Ce quelqu’un ne vint jamais. Elle allait rencontrer Ishak Guler qui l’a conduite sur un parking. On reparlera de la suite, jusqu’à vendredi…
Rémi-Constant Belrepayre
Source : http://www.ladepeche.fr/article/2013/11/13/1751474-montauban-les-deux-accuses-se-disent-innocents.html

Pour rappel : Toulouse : trois Kurdes (et non Turcs) poursuivis pour viols sur mineure

Les violeurs kurdes de Toulouse sont des "réfugiés politiques" ou des fils de "réfugiés politiques" (apocu ?)

Le violeur kurde Selcuk Ozcan est membre du PKK

Voir également : Thierry Deve-Oglou : l'improbable explication de ses crimes dans le prétendu génocide arménien

Le violeur et meurtrier Thierry Dève-Oglou est d'origine arménienne et non turque

mercredi 13 novembre 2013

Turcs et Marocains en Belgique

Altay Manço, publication : "Approche sociodémographique de l'immigration turque en Belgique dans ses rapports aux autres populations", IRFAM :

"‐ L'accès à l'université est rare chez les Turcs et représente à peine 10-11 % des jeunes adultes. Chez les Marocains ce taux est de 25-30 %.
‐ L'orientation politique générale remarquable au sein de la communauté turque est tournée vers le pays d'origine. Par exemple, 56 % des Turcs disent ne pas s'intéresser à la politique en Belgique. Ce taux n'est que de 33 % chez les Maghrébins ; ils orientent volontiers leur attention vers la vie politique locale en Belgique avec un grand nombre de candidats et d'élus sur les listes des partis politiques belges.
‐ On constate chez les Turcs le maintien de la langue d'origine : 95 % disent très bien parler cette langue et 66 % suivre les télévisions turques par satellite. Ces valeurs sont respectivement de 68 et 51 % chez les Belges d'origine marocaine.
‐ Les statistiques de criminalité montrent un comportement peu noté chez les Turcs, essentiellement composé d'actes délictueux et violents ayant cours à l'intérieur de la communauté turque. Chez les Marocains, la délinquance semble concerner des personnes plus jeunes, être tournée vers des formes acquisitives et être numériquement plus visible.
‐ Plus de 78 % des Turcs de Belgique se sentent avant tout « Turcs ». Le sentiment identitaire principal chez les Marocains est par contre : « Musulman » (60 %).

‐ Enfin, si 44 % des femmes d'origine turque sont actives sur le marché de l'emploi (malgré un très fort taux de chômage), les actives marocaines ne représentent en Belgique que 23 % du groupe de référence."

Source : http://irfam.org/assets/File/rechaction/Analyse%2012_2012_Approche_sociodemographique_de_l_immigration_turque_en_Belgique_dans_ses_rapports_aux_autres_populations-A_Manco_IRFAM.pdf

(p. 6)

Voir également : Belgique : discipline de la communauté turque

Belgique : les Turcs légèrement surreprésentés dans la délinquance

Aux Pays-Bas comme en Allemagne et ailleurs, les immigrés turcs ont un taux de criminalité significativement inférieur à celui des immigrés marocains

Etrange "déballage" de commentaires favorables aux immigrés turcs sur un article concernant l'immigration en Belgique

Les immigrés turcs : une criminalité faible

dimanche 10 novembre 2013

L'Allemagne en 2012 : la part des Turcs dans la délinquance étrangère

En 2012, l'Allemagne abritait une population étrangère totale au nombre de 7 millions 213.708 individus. Au sein de celle-ci, on comptabilisait : 1 million 575.717 ressortissants turcs (soit 21,8 % des étrangers), 532.375 polonais (7,4 %), 529.417 italiens (7,3 %), 205.026 roumains (2,8 %), 180.485 serbes (2,5 %), 157.051 kosovars (2,2 %), 118.759 bulgares (1,7 %), 63.584 marocains (0,9 %).

Source : http://regiotrends.de/media/2013/02/1361202722.4804.pdf

(données du Bureau fédéral des migrations et des réfugiés)

Selon un rapport du Ministère de l'Intérieur (p. 46), parmi les suspects d'infractions étrangers enregistrés en 2012, on comptait : 18,4 % de Turcs, 7,5 % de Polonais, 4,5 % d'Italiens, 6,5 % de Roumains, 4,4 % de Serbes, 2,2 % de Kosovars, 2,7 % de Bulgares, 1,4 % de Marocains.

Source : http://www.bmi.bund.de/SharedDocs/Downloads/DE/Broschueren/2013/PKS2012.pdf?__blob=publicationFile

Voir également : 2011 : la part des Turcs dans la délinquance étrangère à Berlin et dans toute l'Allemagne

2011 : la criminalité organisée étrangère en Allemagne

Berlin : la part des Turcs dans la délinquance étrangère

Allemagne : comparaison entre les immigrés turcs, italiens et polonais

Les immigrés turcs : une criminalité faible

vendredi 8 novembre 2013

Des nationalistes kurdes s'opposent à la politique de contrôle des flux migratoires à la frontière turco-syrienne

Manifestation kurde contre un mur entre Turquie et Syrie
Publié le 07-11-2013 à 17h20

NUSAYBIN, Turquie (Reuters) - La police turque a fait usage de gaz lacrymogènes pour disperser des milliers de manifestants kurdes réunis jeudi pour protester contre les projets du gouvernement d'ériger un mur le long d'un tronçon de la frontière avec la Syrie.

Les manifestants, des hommes pour la plupart qui agitaient des drapeaux kurdes, protestaient contre le projet dans la ville de Nusaybin, séparée de la ville syrienne de Kamichli par un "no man's land" et des clôtures de barbelés.

Des responsables ont dit le mois dernier que la Turquie avait entamé la construction d'un mur de deux mètres de haut pour arrêter ceux qui tentaient de contourner les postes de contrôle frontaliers et prévenir la contrebande près de Kamichli, où combattants kurdes, rebelles syriens et tribus arabes s'affrontent régulièrement.


Selon des groupes kurdes, le gouvernement veut en fait empêcher les communautés kurdes présentes de chaque côté de la frontière turco-syrienne d'entretenir d'étroites relations.

Les Kurdes syriens disent avoir pris plusieurs localités ces dernières semaines dans le nord-est du pays, où ils sont soupçonnés de vouloir établir un gouvernement autonome.

Daren Butler; Clémence Apetogbor pour le service français, édité par Gilles Trequesser
Source : http://tempsreel.nouvelobs.com/monde/20131107.REU6143/manifestation-kurde-contre-un-mur-entre-turquie-et-syrie.html

Voir également : Construction d'un mur à la frontière turco-syrienne, pour empêcher les intrusions et la contrebande

Immigration croissante de réfugiés syriens en Turquie

La Grèce inutile se fait taper sur les doigts par l'Allemagne et l'Autriche au sujet de l'immigration clandestine

Immigration clandestine : l'UE enfin prête à sanctionner la Grèce laxiste et décidément inutile en l'expulsant de l'espace Schengen

mardi 5 novembre 2013

La Hongrie de Viktor Orbán et la Turquie (rappel)

Turkey's success is an encouragement to Hungary
February 5, 2013 5:40 PM

Turkish Prime Minister Recep Tayyip Erdoğan visited Budapest today, where during the course of his meeting with Hungarian Prime Minister Viktor Orbán, the two heads of state reinforced the strong partnership between the two countries. Later today, both heads of government held speeches at a Hungarian-Turkish business forum, organised to coincide with Prime Minister Erdoğan's visit.

At the press conference following their meeting, Viktor Orbán declared that Hungary acknowledges Turkey's economic performance, which is the result of self-confidence, cooperation and the right political programmes. The Prime Minister also stressed that Turkey was able to achieve this economic success during one of the most difficult phases of the global economic crisis. This is a great encouragement to Hungary. In addition, he called the Turkish head of state one of the greatest political leaders of the decade, who has implemented extreme reforms with unparalleled success.

Mr. Orbán announced that he had accepted the Turkish Prime Minister's suggestion regarding the establishment of a high-level strategic council to facilitate permanent relations between the two countries, and had also accepted Mr. Erdoğan's proposal with relation to the setting up of an energy workgroup.

The parties also set as a goal the doubling of trade between Hungary and Turkey to USD 5 billion by 2015. Mr. Orbán acknowledged that this may be an ambitious target, in the interests of which “we shall remove all obstacles to trade relations”.  Recep Tayyip Erdoğan noted that the recent arrival of 125 Turkish businessmen in Hungary also served to intensify cooperation.

Mr. Erdoğan indicated that Hungary supports Turkey's efforts to join the European Union, for which the Turkish Prime Minister thanked Hungary in the name of his people. Last October, Prime Minister Orbán also received the Speaker of Turkey's Parliament, Cemil Çiçek, who also thanked Hungary for consistently supporting Turkey's goal of EU accession.

Prime Minister Erdoğan said that energy issues were priority areas of economic cooperation. The two countries are partners in the realisation of the Nabucco gas pipeline, he explained. Turkey is a transit country, he said, and is ready to provide any assistance necessary. The two heads of state would also be taking important measures to reinforce cooperation between the two countries with relation to the utilisation of nuclear energy, Mr. Erdoğan said.

With relation to increasing tourism, Mr. Orbán set as a goal that Hungarian citizens should be able to visit Turkey, their second most popular tourist destination, without the need for a visa.


The parties also view the promotion of cultural relations as important. Turkey will soon be opening a Turkish Cultural Institute in Budapest, and Prime Minister Orbán indicated that Hungary was planning to establish a similar institution in Turkey.


Mr. Orbán also stated that Turkey would like Turkish cultural monuments and artifacts in Hungary to be renovated and suitably preserved. The Prime Minister promised his Turkish counterpart that all such issues would be quickly resolved. Accordingly, President and CEO of the Hungarian Development Bank László Baranyay and President of the Turkish Development Agency Serdar Çam signed a letter of intent regarding the preservation of Turkish cultural heritage in Hungary.

Prime Minister Erdoğan and Viktor Orbán will be holding presentations at the Hungarian-Turkish business forum, after which Hungarian President János Áder will receive the Turkish Prime Minister at his Sándor Palace. Later, Mr. Erdoğan will hold a lecture on Turkish foreign policy at the Loránd Eötvös University.

Earlier this year, a session of the Hungarian-Turkish joint economic committee was held in Budapest, which focused on cooperation between the two countries within the fields of energy, industry and healthcare. The meeting was attended by State Secretary for Foreign Affairs and External Economic Relations Péter Szijjártó and Turkish Minister of Health Mehmet Müezzinoğlu, who highlighted a number of fields of cooperation and envisaged thriving economic cooperation. The main commitments of the meeting were reinforced today.

(Prime Minister’s Office)
Source : http://www.kormany.hu/en/prime-minister-s-office/news/turkey-s-success-is-an-encouragement-to-hungary

János Martonyi (ministre des Affaires étrangères du gouvernement Orbán), conférence de presse avec Egemen Bağış, Budapest, 27 octobre 2010 :

"La Hongrie soutient fermement la candidature turque à l’Union européenne et fera tout pour rapprocher la Turquie [des 27] pendant les six mois de notre présidence."

Visite de Gábor Vona en Turquie

Fri, 11/01/2013 - 11:20

Gábor Vona: The future of Eurasia will be based on traditions

Jobbik's president Gábor Vona held his first lecture in Turkey, at Sakarya University near Istambul.


Gábor Vona is presenting four lectures and conducting discussion forums at well-known Turkish universities: he was at Sakarya yesterday, today he's going to Istambul's Marmara University, tomorrow is for Bilecik near Bursa, then Istambul University on Saturday.
Last night around three hundred people attended his lecture on the common Turkish-Hungarian future at Sakarya, 200 kilometres from Istambul. Sakarya University has been conducting significant research activities in Turanic studies. In his lecture, Gábor Vona pointed out that he had come to Turkey in order to discuss the future of Turkish-Hungarian friendship and the opportunities lying therein.

Vona also mentioned that "some European countries and especially the nations of Asia still preserve a lot of the universal human traditions. This universal value base must be adjusted to and harmonized with the challenges of our age so that the power of the past and the challenges of the future create synergies instead of tensions.
In order to build up such a value system and strategy we need to be able to integrate the essence of the European as well as the Asian mentality. The practical European and the profound Eastern approach need to shape us together. I can see three nations, countries that may be able to do so. The two great powers of Eurasia, Russia and Turkey, and my own homeland, Hungary. These three nations are European and Asian at the same time, due to their history, fate and disposition. These nations are destined to present the Eurasian alternative."

Regarding Turkish-Hungarian relations, Jobbik's president pointed out that we were brotherly nations and neither religious nor earlier historical oppositions can dissuade any of us from this idea.  In the future, Turkey must be the country with which we need to have more than just closer diplomatic or business relations:


‘I did not come here to improve temporal diplomatic and business relations, other people will do so; I came here to meet my brothers and sisters, to offer a brotherly alliance and to bring you the message: Hungarians are awakening! This is our common mission and the universal task of Turanism: to build a bridge between East and West, Muslim and Christian and struggle together for a better world.
We must show that Christians and Muslims are not enemies but brothers. Perhaps none else than us Hungarians and Turks are able to do that; but we are, because we are connected by our common blood.’
Source : http://www.jobbik.com/g%C3%A1bor_vona_future_eurasia_will_be_based_traditions

Pour rappel : Hongrie : le parti Jobbik et l'amitié turco-hongroise

Hongrie : le parti Jobbik refuse la turcophobie primaire

Hongrie : le parti Jobbik soutient la République Turque de Chypre du Nord (RTCN)

dimanche 3 novembre 2013

La "White Australia policy" et les immigrés turcs

Xavier Pons, Les mots de l'Australie, Toulouse, Presses Universitaires du Mirail, 2005, p. 62-63 :

"Le désir de conserver à l'Australie son caractère « racialement » britannique a longtemps constitué le fondement de la politique d'immigration qui, jusqu'aux années 1970, rejetait les immigrants de couleur, et particulièrement les Asiatiques. Cette politique raciste a fini par céder aux pressions de la réalité.

A la fin de la Seconde Guerre Mondiale, l'Australie, qui redoutait une résurgence de la menace japonaise, comprit qu'il lui fallait accroître la taille de sa population (qui était alors de 7 millions), tant pour défendre le pays plus efficacement que pour assurer son développement économique. Elle se lança donc dans une politique d'immigration massive ; mais, de façon significative, alors que les autorités, qui souhaitaient obtenir une croissance démographique de 2 % par an, pensaient que le taux de natalité fournirait la moitié de cette croissance, l'autre moitié provenant de l'immigration, ce fut cette dernière qui joua le rôle essentiel. D'autre part, les autorités australiennes espéraient que les neuf-dixièmes des immigrants viendraient de Grande-Bretagne. Mais celle-ci ne pouvait offrir de contingents assez importants, et l'Australie dut se tourner vers d'autres sources : Europe du Nord d'abord (par souci de « compatibilité raciale ») puis Europe du Sud. Comme cela ne suffisait toujours pas, la Turquie, naguère classée pays asiatique (et donc impropre à fournir des immigrants) fut reclassée en pays européen...

Le démantèlement de la Politique de l'Australie Blanche et l'arrivée de « boat-people » en provenance du Vietnam dans les années 1970 ont ouvert la voie à une immigration asiatique qui a aujourd'hui pris une importance considérable : 38,7 % des 89 000 immigrants accueillis en 2001-2002 venaient d'un pays asiatique, et les Asiatiques représentent près de 22 % des résidents ou citoyens australiens nés à l'étranger (6 % de l'ensemble de la population australienne)."

Claudio Bolzman et Kate Golebiowska, "Modes de catégorisation, statuts administratifs, assignations sociales et géographiques", in Chedly Belkhodja et Michèle Vatz Laaroussi (dir.), Immigration hors des grands centres. Enjeux, politique et pratiques dans cinq états fédéraux, Paris, L'Harmattan, 2012, p. 128-129 :

"En Australie jusqu'aux années 1970, le pays avait clairement une « politique britannique et blanche » de recrutement. Ainsi, l'immigration asiatique, en particulier de Chine, mais aussi des îles du Pacifique était exclue sur la base de l'Immigration Restriction Act de 1901. Cette politique fut un peu assouplie suite à la fin de la Deuxième Guerre mondiale qui a amené le pays à accueillir des personnes déplacées en tant que colons (Kunz, 1988). Petit à petit le pays s'est ouvert à la multiethnicité : dans les années 1950s-1970s, l'Australie a signé des accords bilatéraux de recrutement avec l'Italie, la Grèce, les Pays-Bas, Malte, l'Allemagne, la Yougoslavie et la Turquie qui ont permis la préservation du caractère blanc du pays, mais avec une ouverture à des non-britanniques. Malgré tout ces nouveaux venus ont été longtemps perçus comme « autres » (Jupp, 2007a). Ce n'est qu'en 1972 que le gouvernement mit fin à la politique de l'Australie blanche en déclarant que la race, la couleur de peau ou la religion ne constituaient plus un critère central pour être admis en Australie (Jupp, 2007, p. 11)."

Ahmet Ataullah Efendi, un musulman ottoman en Afrique du Sud




Eric Germain, "L'Afrique du Sud dans la politique « panislamique » de l'empire ottoman", Turcica, volume 31, 1999, p. 122-123 :

"A la fin du XIXe siècle, le formidable essor économique de l'Afrique australe entraîna le développement de nouveaux centres urbains où s'établirent des communautés musulmanes qui, à leur tour, sollicitèrent l'Empire ottoman afin de les aider à pratiquer leur religion. Ainsi, les musulmans de Kimberley (capitale de la région diamantifère découverte en 1867) envoyèrent une pétition à Son Excellence Rustem pacha, ambassadeur de la Sublime Porte à Londres, demandant une aide pour la création d'une école coranique. Au début de 1888, l'administration du sultan Abdul Hamid répondit favorablement en nommant l'un des fils d'Abubakr Effendi, Ahmed Effendi diplômé de l'université cairote d'Al-Azhar, professeur de la nouvelle Ecole ottomane de Kimberley avec un traitement de trois cents livres turques par an. Dès 1886, Ahmed Ataullah Effendi jouait déjà un rôle important au sein de la communauté musulmane du Cap, comme l'atteste sa présence parmi les membres fondateurs du Moslem cemetery Board ; son influence culminera avec sa candidature aux élections parlementaires du Cap de 1893. Selon un article paru pendant la campagne électorale, Ahmed Effendi se présenta non seulement comme le représentant légitime de la communauté musulmane du Cap, mais également comme un homme pouvant jouer un rôle de médiateur en Egypte et au Soudan pour contrer l'influence du Mahdi en devenant « The Man who Squared the Mahdi ». Il fut aidé dans sa campagne par son beau-frère, le jeune docteur Abdullah Abdurahman qui commençait là une longue et brillante carrière politique. Ahmed Effendi eût probablement été élu grâce au poids du « vote malais » s'il n'avait commis l'erreur tactique d'annoncer trop tôt sa candidature. Les parlementaires, qui ne supportaient guère la perspective de voir un homme de couleur (musulman de surcroît) siéger à égalité avec des Européens, firent passer au dernier moment une loi électorale très défavorable pour Ahmed Effendi et qui provoqua son échec aux élections. Il rentra alors à Kimberley où il édita le Mohammedan Journal destiné à l'éducation religieuse de la communauté et à la défense du sultan ottoman. En 1901, il fut nommé consul général de l'Empire ottoman à Singapour où il décéda le 11 novembre 1903 dans un accident de la circulation. Ce poste diplomatique n'était pas anodin, car il était demeuré vacant depuis 1865 du fait des pressions exercées par les autorités hollandaises soupçonnant le consul ottoman de Singapour d'encourager l'agitation musulmane dans l'archipel indonésien."

L'islam en Allemagne : une présence ancienne mais méconnue

Claire de Galembert, "Allemagne. L'islam des années 70 à aujourd'hui : entre marginalisation et reconnaissance", in Ural Manço (dir.), Reconnaissance et discrimination. Présence de l'islam en Europe occidentale et en Amérique du Nord, Paris, L'Harmattan, 2004, p. 37-38 :

"La transplantation de l'islam en Allemagne résulte principalement de l'immigration de travail qui a suivi la seconde guerre mondiale. Bien que le fait soit souvent ignoré ou refoulé, l'histoire de l'islam en Allemagne ne débute pourtant pas avec l'immigration de travail des populations musulmanes qui a eu lieu dans les années 1960. (...)

Il importe en effet de rappeler ici que la présence de l'islam, aussi sporadique et minime soit-elle, fut une réalité sur le sol allemand bien avant l'immigration. Parmi les vestiges les plus  remarquables de cette présence, figurent les inscriptions funéraires relatives aux Beutetürken, des prisonniers turcs ramenés dans le butin de guerre et que l'on convertissait plus ou moins de force au christianisme ou encore celle de quelques mercenaires entrés au service des armées allemandes.

Des travaux d'ethnologues et d'historiens allemands (Höpp et Jonker, 1996), parvenus grâce à de minutieuses recherches à relater certains de ces destins, viennent à cet égard témoigner, à l'instar du livre de L. et B. Benassar, qu'en dépit de la frontière politique et religieuse séparant les mondes chrétien et islamique, il arriva à ces deux mondes de s'interpénétrer (Benassar, 1989). Enfin, on ne saurait évoquer le passé allemand de l'islam sans rappeler la quasi-continuité d'une présence musulmane dans les armées allemandes à partir du 18e siècle, qu'il s'agisse de quelques poignées de mercenaires de l'armée prussienne ou des unités musulmanes de la Wehrmacht et des SS.

Dans un cas comme dans l'autre, cette fraternité d'armes fut le résultat d'une stratégie d'alliance diplomatique avec l'Empire Ottoman, qui ne fut pas sans conséquence sur le plan religieux. Frédéric II (1712-1786) ordonna l'aménagement d'un cimetière musulman sur les bords de la Spree pour accueillir les dépouilles des soldats musulmans morts au service de l'armée prussienne. Le régime nazi s'employa à former des « mollahs » dans la faculté d'islamologie de Göttingen, destinés aux corps de volontaires. C'est de cette fraternité d'armes au profit du régime nazi que découle la première transplantation de l'islam en Allemagne. Environ 6 000 musulmans originaires des Balkans et du Caucase ayant servi dans la Wehrmacht, s'implantèrent dans le Sud de l'Allemagne et bénéficièrent des efforts financiers faits en faveur des réfugiés allemands.

C'est également des circonstances guerrières qui présidèrent à l'attention particulière réservée à la liberté de culte islamique des soldats musulmans emprisonnés lors de la première guerre mondiale. Rassemblés pour la plupart dans le « camp de prisonniers mahométans », situé non loin de Berlin, les détenus musulmans issus des Empires coloniaux français et britannique y étaient soumis à une forte propagande islamique, celle-ci ayant pour but d'exalter leur appartenance à l'islam contre le colonisateur chrétien et d'encourager le passage à l'ennemi."

Voir également : La turcophilie allemande

Un immigré turc dans l'Allemagne wilhelmienne : Enver Paşa (Enver Pacha) alias İsmail Enver

L'immigration turque en Allemagne