dimanche 24 novembre 2013

Le Grand-duc Henri de Luxembourg : "Le flux des immigrés turcs n'est plus un problème aujourd'hui pour l'Europe"

"«Un long chemin parcouru»

2013-11-22 23:09:00

De notre envoyée spéciale
à Istanbul, Geneviève Montaigu

Un développement fulgurant. C'est ce qui a d'abord sauté aux yeux du chef de l'État qui avait visité le pays en 1989, alors qu'il était encore Grand-Duc héritier. Hier matin, il a réitéré son souhait de voir la Turquie rejoindre le club européen.

Nous avons fait un voyage exceptionnel grâce à l'accueil des autorités et de la population.» C'est ainsi que le Grand-Duc s'est exprimé, vendredi matin, juste après le petit-déjeuner, face à la presse. Le souverain s'est tenu à la disposition des journalistes pour répondre à leurs questions à l'issue d'une visite d'État de quatre jours en Turquie.

Un séjour qui a permis au chef de l'État d'affirmer son soutien au gouvernement turc quant à ses aspirations à rejoindre l'Union européenne. Il avait déjà eu l'occasion d'effectuer un séjour officiel en 1989, «sous l'ancien régime», comme il le précise, en sa qualité de Grand-Duc héritier, et s'est dit «impressionné» par les changements que le pays a vécus.

«Il y a eu d'abord une explosion de la construction et ce pays s'est développé d'une manière fulgurante», a expliqué le Grand-Duc Henri. Il s'est dit très heureux d'avoir réalisé ce voyage aujourd'hui : «Le pays se développe d'une manière fulgurante et nous avons pu profiter de cette vague qui est en train de se faire d'un point de vue économique et politique, parce que la Turquie se trouve à un moment charnière et je crois que le timing de notre visite était parfait», a-t-il exprimé. (...)

Quant à son avis sur les Européens qui s'opposent farouchement à l'entrée de la Turquie dans l'Union européenne, il est clair : «C'est un choix qui leur appartient. Ils craignent une pression de la Turquie et on peut les comprendre. Ils craignent également un afflux massif d'immigrés (...) J'ai eu l'occasion d'en discuter avec mes interlocuteurs ici, et ils me disent qu'ils ont au contraire besoin de leur population ici pour développer leur économie. Le flux des immigrés turcs n'est plus un problème aujourd'hui pour l'Europe», a conclu le chef de l'État."

Source : http://www.lequotidien.lu/politique-et-societe/50772.html