mardi 2 décembre 2014

Qui était Tuğçe Albayrak ?

Tugce Albayrak, l'héroïne turque que toute l'Allemagne pleure

Par Guillaume Stoll

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Publié le 01-12-2014 à 13h16

Le décès tragique d'une étudiante turque de 23 ans, qui avait porté secours à deux adolescentes qui se faisaient agresser, a plongé l'Allemagne dans une immense tristesse.


Tugce Albayrak voulait simplement porter assistance à deux adolescentes victimes d’une agression. Elle en est morte. L’annonce de son décès vendredi 28 novembre a secoué toute l’Allemagne, où plusieurs manifestations et rassemblements se sont tenus ces deux derniers jours pour rendre hommage à cette étudiante turque de 23 ans, louée pour son héroïsme.
Frappée par une batte de base-ball

Les faits remontent au 15 novembre. Ce jour-là, Tugce Albayrak décide de s’interposer pour repousser trois hommes en train de passer à tabac deux jeunes filles dans les toilettes d’un McDonald’s. Malgré les cris répétés des victimes, elle est la seule à réagir dans le fast-food et à parvenir à faire fuir les agresseurs.

Malheureusement, alors que la jeune Turque pense s’être définitivement débarrassée des individus, l’un d'eux l’attaque brutalement sur le parking de l’établissement, raconte le journal allemand "Bild", qui publie sur son site une vidéo de l'agression. Armé d’une batte de base-ball, il la frappe à la tête, la jeune femme perd l'équilibre et son crâne heurte le sol.

Hospitalisée dans un état critique, elle meurt 15 jours plus tard - le jour de son anniversaire - lorsque ses parents décident de débrancher les machines qui l’assistaient. L’espoir de la voir revenir à la vie s’était éteint : elle était en état de mort cérébral.  
"Un courage exemplaire"

Si l'agresseur de 18 ans a été arrêté, les messages de soutien et les hommages affluent de tout le pays. Le président allemand, Joachim Gauck lui-même, a envoyé une lettre de condoléances à la famille de l’étudiante :
Là où d'autres personnes ont détourné leurs regards, Tugce a fait preuve d'un courage exemplaire en venant en aide à ces victimes de la violence."

Plus de 100.000 personnes ont même signé une pétition en ligne qui demande aux autorités d'accorder, à titre posthume, à Tugce Albayrak l'Ordre du Mérite allemand. Ce à quoi Joachim Gauck a répondu samedi qu’il allait étudier cette réclamation.

La pluie d'hommages dépasse également les simples frontières de l'Allemagne et gagne les réseaux sociaux où de nombreux internautes font part de leur émotion avec le hashtag #TugceAlbayrak.

Guillaume Stoll
Source : http://tempsreel.nouvelobs.com/monde/20141201.OBS6610/tugce-albayrak-l-heroine-turque-que-toute-l-allemagne-pleure.html

Tuğçe Albayrak est née dans une famille turque alévie (originaire de Yozgat, en Anatolie centrale), et affichait ses opinions kémalistes et nationalistes (de gauche) sur sa page Facebook :

https://www.facebook.com/photo.php?fbid=10205522763932753 (à l'occasion du jour de la mort d'Atatürk)

https://www.facebook.com/photo.php?fbid=10205435504871331 (à l'occasion de la fête de la République en Turquie)

Ici, elle rendait hommage aux soldats tombés pour la défense de Gallipoli en 1915 : https://www.facebook.com/photo.php?fbid=10203684360533817

Là, elle se proclamait explicitement "atatürkiste" : https://www.facebook.com/photo.php?fbid=10203704160708809

Quant à ses sympathies pour Deniz Gezmiş (fréquentes au sein de la gauche nationaliste turque actuelle), il faut préciser que Gezmiş et son organisation THKO se réclamaient de l'héritage d'Atatürk, et appartenaient à la mouvance communiste pro-albanaise et non pro-soviétique (la petite Albanie ne représentait aucune menace territoriale pour la Turquie, contrairement à l'URSS).

Tuğçe était présente à une manifestation de solidarité avec le mouvement de protestation de Taksim en 2013, où un portrait d'Atatürk et des drapeaux turcs étaient brandis :




Source : https://www.facebook.com/photo.php?fbid=10201424028106919

Ici, elle était aux côtés de militants de la TGB, organisation kémaliste très radicale, qui a dernièrement malmené un soldat américain en Turquie pour "venger" les mauvais traitements subis par des militaires turcs en Irak en 2003 (et non par sympathie pour "Daech", comme l'ont prétendu des hystériques sur les réseaux sociaux) :



Source : https://www.facebook.com/photo.php?fbid=10201423827901914



Source : https://www.facebook.com/photo.php?fbid=10201423826621882

Plusieurs membres de sa famille ont même le sigle "TC" (désignant la République de Turquie) accolé à leur nom sur Facebook, un signe d'adhésion au kémalisme et de fierté identitaire turque.

La majorité des alévis sont des Turcs ethniques, qui ne se sentent pas forcément concernés par la révolte zaza alévie de Dersim/Tunceli (1937), contrairement aux allégations réductrices des turcophobes. Certains alévis sont même des partisans du MHP (parti nationaliste turc de droite).

Quant à l'agresseur de Tuğçe, c'est un ressortissant serbe prénommé Sanel (et non "Senal") : http://www.bild.de/regional/frankfurt/frankfurt-am-main/das-droht-dem-koma-schlaeger-von-tugce-38730516.bild.html Sanel n'est pas de souche allemande, mais il n'est pas turc non plus. Son admiration pour le rappeur zaza (originaire de Dersim/Tunceli) Haftbefehl, alias Aykut Anhan, ne fait pas de lui un "Turc".

jeudi 27 novembre 2014

Antiterrorisme : le gouvernement turc a interdit à environ 7.000 étrangers d'entrer en Turquie

Plus de 100 ressortissants turcs tués dans les rangs de l'Etat islamique

2014-11-26 03:38:17  xinhua

Plus de 100 ressortissants turcs sur 600, qui ont rejoint les rangs de l'Etat islamique (EI), ont été tués lors des affrontements, a confirmé mardi le ministre turc des Affaires étrangères Mevlut Cavusoglu.

Le gouvernement turc a interdit environ 7 000 étrangers d' entrer en Turquie. L'Etat turc a fait des efforts pour prévenir le recrutement des citoyens turcs par l'EI et le passage des combattants à travers le territoire turc, a déclaré M. Cavusoglu en réponse aux questions posées par les législateurs au Parlement lundi soir.

Pourtant, le ministre des Affaires étrangères a souligné que les pays tiers, en particulier les Etats membres de l'UE, devraient échanger des renseignements avec Ankara sur des étrangers possibles qui veulent rejoindre l'EI.

"Il est injuste d'attendre que la Turquie, qui a une frontière de près de 1 000 km avec la Syrie et l'Irak, fasse face à ce défi seule",
a souligné M. Cavusoglu.

La Turquie a classé l'EI comme une organisation terroriste en 2013, suivi cette année par le Front al-Nusra, un groupe lié à Al- Qaïda qui lutte contre le gouvernement du président syrien Bachar al-Assad.
Source : http://french.cri.cn/621/2014/11/26/702s411513.htm

Voir également : "Cafouillage" dans la coopération anti-terroriste : un suspect djihadiste (ressortissant français) est renvoyé en France par la Turquie, il revient et est arrêté une deuxième fois par la Turquie

La lutte de l'Etat turc contre l'afflux de djihadistes étrangers : environ 3.600 interdictions d'entrée et 1.000 expulsions

La Turquie a expulsé 1100 ressortissants de l'UE liés à al-Qaïda

Syrie : la lutte turco-belge contre les recruteurs salafistes

La collaboration entre les services turcs et occidentaux pour intercepter les djihadistes

Syrie : davantage de djihadistes en provenance de Russie et de France que de Turquie (pays majoritairement musulman et contigu)

RAPPEL : la Turquie a déjà bombardé à plusieurs reprises les positions de l’Etat islamique (EIIL)

Syrie : un Kurde de Diyarbakır est mort au combat dans les rangs de l'Etat islamique

Allemagne : l'Etat islamique attire de jeunes Kurdes

Les Kurdes et l'EIIL

samedi 22 novembre 2014

"Cafouillage" dans la coopération anti-terroriste : un suspect djihadiste (ressortissant français) est renvoyé en France par la Turquie, il revient et est arrêté une deuxième fois par la Turquie

ISIS SUSPECT ARRESTED AGAIN IN TURKEY AFTER HIS RELEASE IN FRANCE

    Daily Sabah
    Updated : 21.11.2014 21:50:04

ISTANBUL — Turkish officials have arrested a French national for the second time in southeastern province of Şanlıurfa on suspicion of attempting to join ISIS in Syria. The suspect was arrested in September for the same reason and deported to France.

The 26-year-old Faradje Abidat was arrested while attempting to cross from Turkey into Syria to join the Islamic State of Iraq and al-Sham (ISIS) in the Turkish southeastern province of Kilis in September and deported to France after being interrogated. After arriving in France, Abidat was questioned by French intelligence officials but released due to lack of evidence.

Turkish officials found out that Abidat had managed to escape from France, after three days of his release and entered Turkey again. After a close follow up by Turkish intelligence officials, Abidat was arrested in Şanlıurfa on November 7.


Thousands of foreigners from more than 80 nations including Britain, other parts of Europe, China and the United States have already joined the ranks of ISIS and other radical groups in Syria and Iraq. Many made the crossing via Turkey, flying into Istanbul or its Mediterranean resorts on Western passports, undetected among the millions of tourists who arrive each month. More are trying to make the journey, despite tighter border controls.

Turkish authorities have drawn up a "no-entry" list of 6,000 people, some as young as 14, based largely on intelligence from Western agencies, and have deported more than 500 suspected seeking to join the extremists this year alone. "Our partners say we don't know who's going until after they've gone. So it's also about radicalization, about what happens before these people leave their homes," said a senior Turkish official, declining to be named so they could speak freely. "You can't catch mice individually ... There are networks involved. We have to crush these networks."
Source : http://www.dailysabah.com/nation/2014/11/21/isis-suspect-arrested-again-in-turkey-after-his-release-in-france

Voir également : La lutte de l'Etat turc contre l'afflux de djihadistes étrangers : environ 3.600 interdictions d'entrée et 1.000 expulsions

La Turquie a expulsé 1100 ressortissants de l'UE liés à al-Qaïda

Syrie : la lutte turco-belge contre les recruteurs salafistes

La collaboration entre les services turcs et occidentaux pour intercepter les djihadistes

Syrie : davantage de djihadistes en provenance de Russie et de France que de Turquie (pays majoritairement musulman et contigu)

RAPPEL : la Turquie a déjà bombardé à plusieurs reprises les positions de l’Etat islamique (EIIL)

lundi 27 octobre 2014

Stephan A. Brunel : "pourquoi l’Allemagne s’en sort mieux que nous"

Immigration : pourquoi l’Allemagne s’en sort mieux que nous

Stephan A. Brunel

Administrateur civil, écrivain

Le 7 septembre 2014

Quand la France s’africanise et s’islamise, l’Allemagne a privilégié une immigration européenne et chrétienne.

Le respect strict de la loi et des choix judicieux en matière d’immigration (choisie et non subie) aident à comprendre la meilleure résistance de l’Allemagne au remplacement populationnel. La devise du pays n’est pas pour rien Unité – Droit – Liberté (Einigkeit – Recht – Freiheit). Là où les Français veulent l’égalité, les Allemands pensent à la règle de droit.

Face à l’afflux de requérants d’asile des Balkans, ou de ressortissants de Bulgarie et de Roumanie qui migrent pour des motifs de pauvreté (Armutszuwanderung), le gouvernement vient d’adopter des mesures contre les abus aux prestations sociales, tout en se pliant aux oukases de Bruxelles qui ne veut voir de différence entre nationaux et étrangers en matière de solidarité sociale.

Les Allemands restent fidèles à leurs principes : on respecte les règles et on travaille ! Ce que la CSU bavaroise alliée de Merkel avait résumé par la formule choc : « Qui triche, dégage ! » (Wer betrügt, der fliegt). Et le moyen employé, des plus simples, couper le robinet de l’État-providence : au bout de six mois sans un premier emploi, retour au pays d’origine ; interdiction du territoire
de 5 ans en cas de fausse déclaration ; versement des allocations à un numéro fiscal unique pour éviter les déclarations multiples et les enfants résidant à l’étranger.

Il vaut la peine de se pencher sur les statistiques d’un pays qui ne fait pas la politique de l’autruche en cachant des vérités qui dérangent. Des chiffres officiels [PDF] qui tordent le cou à l’idée d’une Allemagne multiculturelle, sauf à prétendre que Russes et Polonais, Grecs et Italiens, voire les Allemands des Sudètes, de Prusse-Orientale et de la Volga seraient d’une culture incompatible avec celle des Allemands ! La machine à assimiler allemande fonctionne assez bien, merci.

En 2012, la population ayant une origine étrangère représente 16,3 millions (20 %) des 82 millions d’Allemands, dont 8,9 millions naturalisés (dont 30 % de rapatriés d’après 1949), 7,4 millions d’immigrés et 400.000 une double nationalité.

Par zone géographique, 11,5 millions (soit 70 %) sont venus d’Europe (Balkans, Italie, Pologne, Russie, Turquie), 2,6 millions d’Asie/Océanie (ex-URSS surtout), 400.000 d’Amérique, 1,2 million d’indéterminés et seulement 577.000 d’Afrique, soit 0,7 % de la population totale.

Les Turcs (des Indo-Européens) sont 3 millions Leur proportion est stable à 3,6 % de la population. Ils forment 63 % des 4 millions de musulmans d’Allemagne (4,8 %) dont un tiers [PDF] sont pratiquants.


Hors les quelques abus, marginaux, du Sozialtourismus, et les Slaves qui amènent leur délinquance et réseaux mafieux, l’Allemagne n’a pas de gros problèmes avec ses populations étrangères. Les Roms en situation irrégulière sont expulsés sans délais. Quelques salafistes s’agitent mais ils sont contenus. Même le communautarisme turc (longtemps virulent) régresse, les jeunes s’assimilant beaucoup mieux.

Quand la France s’africanise et s’islamise, l’Allemagne a privilégié une immigration européenne et chrétienne. Les jeunes Européens sans travail du Sud ne s’y trompent pas : les Goethe-Institut d’Espagne, d’Italie ou de Grèce ne désemplissent pas ! Quand aurons-nous aussi, en France, des statistiques ethnico-religieuses fiables qui rétablissent les faits contre le fantasme ou le déni ?
Source : http://www.bvoltaire.fr/stephanbrunel/immigration-lallemagne-sen-sort-mieux,102558

Voir également : En Allemagne, on ferme des prisons faute de détenus

L'Allemagne en 2012 : la part des Turcs dans la délinquance étrangère

2011 : la part des Turcs dans la délinquance étrangère à Berlin et dans toute l'Allemagne

2011 : la criminalité organisée étrangère en Allemagne

Berlin : la part des Turcs dans la délinquance étrangère

Allemagne : comparaison entre les immigrés turcs, italiens et polonais

Délinquance et immigration turque (rappel)

Les immigrés turcs : une criminalité faible

Les jeunes Turcs moins impliqués dans la délinquance que les jeunes Maghrébins et Sahéliens

Aux Pays-Bas comme en Allemagne et ailleurs, les immigrés turcs ont un taux de criminalité significativement inférieur à celui des immigrés marocains

"Shariah Police" en Allemagne : le salafiste de souche allemande Sven Lau contre le musulman turc Ali Kizilkaya

Le salafisme à Solingen : une affaire non-turque ?

Allemagne : Kenan Kolat et Serkan Tören contre l'islamisme radical

Comment l'Etat allemand a favorisé sur son sol l'islam wahhabite au détriment de l'islam hanéfite turc

Les pompes funèbres, "bonne planque" pour des passeurs arabes et non turcs

samedi 27 septembre 2014

La lutte de l'Etat turc contre l'afflux de djihadistes étrangers : environ 3.600 interdictions d'entrée et 1.000 expulsions

Turkish President Erdoğan says world not doing enough against foreign fighters

UNITED NATIONS - Associated Press

The president of Turkey on Sept. 24 accused the international community of doing too little to stem the flow of foreign fighters to Syria and slammed the U.N. Security Council’s inaction on some of the world’s most pressing issues.

In two separate speeches in New York, Recep Tayyip Erdoğan said Turkey was playing a leading role in fighting terrorism but was not being aided by the rest of the world.
                  
"We can stop this flow of foreign terrorist fighters only if our friends and partners awaiting our cooperation show, themselves, a sort of cooperation as well,"
Erdoğan said.
                  
"This is not a fight to be carried out solely by Turkey," he added. He spoke at a Security Council meeting where members unanimously approved a resolution requiring countries to prevent the recruitment and transport of foreign fighters preparing to join terrorist groups.
                
It was an unusual Security Council meeting chaired by President Barack Obama and attended largely by heads of state for the 15 member states.
                  
U.S. intelligence officials estimate some 12,000 foreigners have traveled to Syria and Iraq to join the Islamic State group, which as many as 31,000 fighters.
                  
Turkey, a key backer of the rebels seeking to oust Syrian President Bashar Assad, has been criticized for allowing thousands of fighters to cross into Syria across its borders.
                  
Erdoğan said the threat of foreign terrorist fighters starts "the moment these individuals depart from the source countries" and that countries concerned have not cooperated in a timely fashion.
                  
Still, he said, recent information sharing by source countries helped Turkey in its effort to stem the flow. About 3,600 individuals have been included on the "no entry list" and nearly 1,000 foreigners have been deported by the Turkish government, Erdoğan said.
                  
He said Turkey sacrificed greatly, taking in more than a million Syrian refugees in addition to more than 140,000 Syrian Kurdish refugees last week alone.
                  
"Despite our sacrifices and our expectations of solidarity, we have not received the kind of support we’ve been looking for from the international community," he said.
                  
Erdoğan has said he would offer military help but has been vague about exactly how he intends to answer the American call to join Washington and a number of Arab states as they continue attacks on the Islamic State of Iraq and the Levant that has taken over wide swaths of Syria and Iraq in a brutal assault and a bid to establish what the radical group calls a Islamic Caliphate.
                  
Earlier in the day, in his speech to the U.N. General Assembly, Erdoğan said the U.N. has repeatedly failed to act, citing the Syrian civil war which has killed more than 200,000 people and this summer’s Gaza War in which more than 2,000 people died.
                  
He also criticized the U.N. for what he termed the legitimization of Egyptian President Abdel-Fattah el-Sisi who spoke from the same podium shortly before.
                  
He said the democratically elected President of Egypt, Islamist president Mohammed Morsi, was overthrown by a coup, and the U.N. chose to legitimize the person who conducted this coup - a reference to El-Sisi.
                
"We should respect the choice of the people in the ballot box. If we want to support coups...then why does the United Nations exist?" he said.
                  
Turkey had forged a close alliance with Morsi and strongly criticized the military coup in Egypt which ousted his government. He has described el-Sisi as a "tyrant," prompting Egypt’s Foreign Ministry to summon the Turkish charge d’affaires.
                  
Erdoğan said the U.N. as a world body should be more "brave" in addressing world problems.
                  
"The world is bigger than the five," he said of the five permanent Security Council members, accusing them of rendering the U.N. ineffective.

September/25/2014
Source : http://www.hurriyetdailynews.com/turkish-president-erdogan-says-world-not-doing-enough-against-foreign-fighters.aspx?pageID=238&nID=72149&NewsCatID=359

Voir également : La Turquie a expulsé 1100 ressortissants de l'UE liés à al-Qaïda

Syrie : la lutte turco-belge contre les recruteurs salafistes

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Les Kurdes et l'EIIL

Question des réfugiés syriens : "La Turquie a épargné à l'Europe une catastrophe humanitaire"

La Turquie : une zone de refuge et d'assistance humanitaires

jeudi 18 septembre 2014

La Turquie : une zone de refuge et d'assistance humanitaires

In a region aflame, Turkey becomes the refuge for all

Emre Kızılkaya

Turkey has become a refuge - and a huge field hospital - for increasing numbers of people fleeing their homelands, while continuing to send humanitarian aid to a number of conflict zones in the region.


According to the United Nations, two of the four countries in the world that are currently facing a “humanitarian catastrophe” are neighbors of Turkey: Iraq and Syria. Up to 30,000 people are still at immediate risk of “potential genocide” in the two countries, according to the U.N.

Crossborder aid

U.N. special representative Nickolay Mladenov announced on Aug. 14 that Iraq had been declared a “Level 3 Emergency” country to help trigger additional goods, funds and assets, in order to respond to the needs of tens of thousands of people displaced by the militants of the extremist group, the Islamic State of Iraq and the Levant (ISIL). More than 200,000 Iraqis are now displaced in northern Iraq.

AFAD, Turkey’s disaster agency, opened a tent city in Zakho, northern Iraq, on Aug. 14 to host Yazidis fleeing from the Sinjar region amid ongoing attacks by ISIL. Deputy Prime Minister Beşir Atalay said the camp could host up to 5,000 refugees for now, but will soon be enlarged for the accommodation of 16,000 refugees.


Meanwhile, Turkey is continuing its operations to aid over 10,000 Turkmens fleeing from ISIL attacks in northern Iraq. The Turkish Red Crescent has so far sent 4,000,000 Turkish Liras worth of humanitarian aid to the region, while AFAD has delivered 109 truckloads of aid since last month.

A field hospital


Turkey has also become something of a field hospital amid the regional conflagration.

Vian Dakhil, a Yazidi member of the Iraqi Parliament, is still being treated in Istanbul after a helicopter carrying aid to trapped people crashed during take-off in northern Iraq on Aug. 12.


Hundreds of injured people from Syria have been or are still being treated in Turkish hospitals, including 13 Syrian soldiers who were wounded in clashes with ISIL in Raqqa this month. Turkish medics in the southeastern province of Şırnak provided humanitarian aid to the soldiers, despite the objections of opposition-sympathizing Syrians now living in the province.

Turkish hospitals are also hosting two Azeri soldiers who were recently wounded in clashes with Armenians on the Karabakh frontline, as well as 25 Gazans who were injured in the recent Israeli offensive. Parliament Speaker Cemil Çiçek visited the Azeris and Gazans in an Ankara hospital on Aug. 14, while Deputy Prime Minister Beşir Atalay announced that Turkey planned to treat 200 more Gazans. Ankara has sent medical supplies and food worth $1.5 million to Gaza so far, Atalay added.

In addition, Turkey announced that it had started bringing sick Crimean Tatars, a Turkic group, from the restive breakaway region to Turkey for treatment late last month.


‘We show patience, we tolerate’


“Right now, we have 1.2 million Syrian muhajirs [Islamic term for refugees] in our country. Despite some problems, we show patience, we tolerate,” Prime Minister Recep Tayyip Erdoğan, who was elected as Turkey’s 12th President on Aug. 10, said on Aug. 14.

Turkey’s refugee population has become even more diverse in recent months, including not only Syrians and Iraqis, but also Libyans and Egyptians - who have established a “Revolutionary Council” in Istanbul against military strongman President Abdel Fattah al-Sisi - among others.

Iraqi Christians are the latest group to have asked for Ankara’s help, with Michael Dumand, the Paris-based leader of Iraq’s Chaldean Catholic community, telling Anadolu Agency on Aug. 14 that “we want Turkey to look after us.”

August/14/2014
Source : http://www.hurriyetdailynews.com/in-a-region-aflame-turkey-becomes-the-refuge-for-all.aspx?pageID=238&nID=70451&NewsCatID=359

Voir également : Question des réfugiés syriens : "La Turquie a épargné à l'Europe une catastrophe humanitaire"

Une partie des réfugiés yézidis préfèrent émigrer en Turquie que de rester dans le Kurdistan soi-disant "démocratique" de Barzani

De plus en plus de chrétiens irakiens se réfugient en Turquie, pays soi-disant "oppresseur"

La Turquie, terre d'immigration

La Turquie, terre d'accueil massif des réfugiés kurdes d'Irak

L'exode des Turcs de Bulgarie (1989)

L'immigration des Russes blancs à Istanbul

L'immigraton des muhacir dans l'Empire ottoman déclinant

L'immigration des réfugiés politiques hongrois et polonais dans l'Empire ottoman

L'Empire ottoman, terre d'asile pour les minorités religieuses persécutées

samedi 13 septembre 2014

Syrie : davantage de djihadistes en provenance de Russie et de France que de Turquie (pays majoritairement musulman et contigu)




Source : http://i100.independent.co.uk/article/where-syrias-foreign-jihadists-come-from--gykwpsHL4e

"But some countries with relatively small Muslim populations have sent a disproportionately large number of jihadis. Finland and Ireland have the highest number of foreign fighters per capita -- nearly one per 1,400 Muslims living in those countries has gone to Syria. (...)

Indonesia has the world's largest Muslim population, but tiny numbers of fighters going to Syria. And even countries closer to the conflict such as Turkey, Algeria and Morocco have sent relatively few."

Source : http://edition.cnn.com/interactive/2014/09/syria-foreign-jihadis/

Voir également : La Turquie a expulsé 1100 ressortissants de l'UE liés à al-Qaïda

Syrie : la lutte turco-belge contre les recruteurs salafistes

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Comment l'Etat allemand a favorisé sur son sol l'islam wahhabite au détriment de l'islam hanéfite turc

Les Kurdes et l'EIIL

vendredi 12 septembre 2014

Retour sur le viol d'Evry : la "piste kurde" se confirme

Tardivement interpellée sur ses propos d'avril dernier, une source kurde alévie maintient son témoignage et affirme connaître indirectement la famille des trois frères violeurs d'Evry : il s'agit bien selon elle de Kurdes originaires d'Ağrı.







Source : https://twitter.com/Ketchuuup_/status/486509040684773377

Nous serions donc en présence de la troisième affaire de viol (après Deve-Oglou et Toulouse) où des criminels seraient transformés en simples "Turcs" dans le cadre d'une âpre guerre de désinformation contre la Turquie et ses ressortissants.

Par ailleurs, il est important de stipuler que les mêmes milieux turcophobes n'ont pas fait grand cas de l'appartenance au PKK d'un des violeurs de Toulouse (les autres étant des fils de "réfugiés politiques"), et qu'ils sont aujourd'hui en train de s'enthousiasmer pour les femmes membres de cette organisation terroriste (branche YPG en Syrie).

Pour rappel : Viol d'Evry : les trois frères violeurs seraient d'origine kurde (et non turque), d'après plusieurs sources kurdes alévies (plus ou moins anti-turques)

Les Kurdes à Evry (91)

Villiers-le-Bel et Evry : des Kurdes provoquent des affrontements avec la police suite à l'arrestation de certains d'entre eux

L'opération policière d'Arnouville et Evry visait l'organisation terroriste PKK

"Turquisation" ou "arménisation" au gré des intérêts turcophobiques : le cas symptomatique de la famille paternelle (fort respectable, par ailleurs) de Thierry Deve-Oglou

Le violeur et meurtrier Thierry Dève-Oglou est d'origine arménienne et non turque

Thierry Deve-Oglou : l'improbable explication de ses crimes dans le prétendu génocide arménien

Toulouse : trois Kurdes (et non Turcs) poursuivis pour viols sur mineure

Les violeurs kurdes de Toulouse sont des "réfugiés politiques" ou des fils de "réfugiés politiques" (apocu ?)

Le violeur kurde Selcuk Ozcan est membre du PKK

"Shariah Police" en Allemagne : le salafiste de souche allemande Sven Lau contre le musulman turc Ali Kizilkaya

Allemagne : levée de boucliers contre la propagande islamiste

Le Monde.fr avec AFP | 08.09.2014 à 12h12 • Mis à jour le 08.09.2014 à 12h22

La provocation d'une poignées de salafistes se revendiquant « police de la charia » et défendant des thèses radicales dans les rues de Wuppertal dimanche 7 septembre a suscité un tollé en Allemagne. Médias et politiques appellent à durcir la loi pour lutter contre la propagande islamiste.

« Nulle tolérance pour les salafistes », réclamait lundi dans un éditorial le quotidien conservateur Die Welt, affirmant que « salafistes, radicaux et fanatiques ne doivent plus pouvoir se cacher derrière le principe de liberté de religion ».

« Provocation réussie, mais elle n'est pas inoffensive », titrait en « une » le quotidien de gauche Tageszeitung. Revêtus de vestes oranges portant la mention « police de la charia », quelques salafistes radicaux ont patrouillé à plusieurs reprises dans les rues de Wuppertal, enjoignant aux clients de discothèques de ne pas boire d'alcool ou de ne pas écouter de la musique, et à ceux des salles de jeux de ne pas jouer pour de l'argent, et incitant les femmes à se voiler. Dans une vidéo, Sven Lau, salafiste allemand converti, affirme être l'une des têtes pensantes de cette action, qui a eu un très large écho médiatique en Allemagne.

« LA CHARIA NE SERA PAS TOLÉRÉE SUR LE SOL ALLEMAND »

« La charia ne sera pas tolérée sur le sol allemand. Personne ne peut s'arroger le droit d'abuser du nom de la police allemande », avait réagi le ministre allemand de l'intérieur, Thomas de Maizière, ce week-end dans le quotidien Bild. Son collègue à la justice, Heiko Maas, avait ajouté dans le même journal : « Seul l'Etat est responsable de la mise en œuvre du droit et de la loi (…), une chose est claire : nous ne tolérerons pas une justice parallèle illégale. »

« Ce sont nos policiers qui sont chargés de faire respecter l'ordre public. C'est pourquoi nous devons examiner une interdiction de ces prétendus gardiens de la vertu islamique », a déclaré le président du groupe parlementaire des conservateurs allemands, Volker Kauder, au journal dominical Welt am Sonntag.

L'action des salafistes de Wuppertal a été condamnée par des représentants des mulsumans d'Allemagne. « Personne ne peut s'arroger le droit de faire le travail de la police en tant que gardiens de l'ordre moral », a déclaré le président du conseil de coordination des musulmans, Ali Kizilkaya, dans le journal local Mitteldeutsche Zeitung lundi. Les membres de la dite « police de la charia » n'ont pas été interpellés. En l'état actuel de la législation allemande, ils peuvent tout au plus redouter une plainte pour « perturbation de l'ordre public ».
Source : http://www.lemonde.fr/europe/article/2014/09/08/allemagne-levee-de-boucliers-contre-la-propagande-islamiste_4483628_3214.html

Voir également : Le salafisme à Solingen : une affaire non-turque ?

Allemagne : Kenan Kolat et Serkan Tören contre l'islamisme radical

Comment l'Etat allemand a favorisé sur son sol l'islam wahhabite au détriment de l'islam hanéfite turc

Les pompes funèbres, "bonne planque" pour des passeurs arabes et non turcs

Crime d'honneur à Nogent-sur-Oise : un père kurde (et non turc) tue le petit ami de sa fille

Nogent-sur-Oise : il poignarde à mort le petit ami de sa fille

F.L. avec AFP | Publié le 25.07.2014, 17h32 | Mise à jour : 21h06

Alors qu’il venait de regagner son domicile à Nogent-sur-Oise (Oise) jeudi en fin d’après-midi, un Kurde de 45 ans a surpris sa fille de 19 ans en compagnie de son petit ami âgé de 20 ans. Le père n’aurait pas supporté cette situation, et à l’aide d’un couteau, il a poignardé le jeune homme à plusieurs reprises.

Celui-ci est décédé à l’arrivée des secours, tandis que l’auteur présumé des coups prenait la fuite. Ce vendredi après-midi, il était toujours recherché. En France depuis un quart de siècle, cet homme n’avait jamais fait parler de lui jusqu’alors. Il est cogérant avec ses frères d’un restaurant à Nogent-sur-Oise où il ne travaillait plus depuis quelque temps pour raisons de santé.

Il était seul avec sa fille dans le pavillon familial, son épouse et les cinq autres enfants du couple étant actuellement en vacances. Employée dans un salon de coiffure de Creil, la fille du meurtrier présumé a été conduite à l’hôpital de Creil en état de choc et légèrement blessée.

Une information judiciaire pour meurtre devait être ouverte vendredi soir. L'enquête a été confiée à la police judiciaire de Creil.

LeParisien.fr
Source : http://www.leparisien.fr/oise-60/nogent-sur-oise-il-poignarde-a-mort-le-petit-ami-de-sa-fille-25-07-2014-4027859.php

Voir également : L'assassinat de Nazmiye à Colmar (1993) : une victime kurde d'un crime d'honneur, et non turque

Hatun Sürücü : une victime kurde d'un crime d'honneur, et non turque

Le crime d'honneur : une pratique tribale ni turque, ni vraiment musulmane mais kurde

La lapidation chez les Kurdes yezidis (non-musulmans) du nord de l'Irak

jeudi 11 septembre 2014

Question des réfugiés syriens : "La Turquie a épargné à l'Europe une catastrophe humanitaire"

IT IS PAST TIME EUROPE PARTNERED WITH TURKEY TO MANAGE THE SYRIAN REFUGEE CRISIS
    Aboud Dandachi
    Published : 08.09.2014 22:25:24

Throughout human history, individuals from troubled societies have sought shelter from the chaos raging in their home communities by seeking refuge in societies that have managed their affairs better, thus, were safer and more stable.

I experienced this phenomenon myself a year ago, after fleeing the conflict raging in my home country of Syria, becoming yet another displaced Syrian among the hundreds of thousands that had benefited from Turkey's generous open-door policy towards us.

Alas, any country's resources are finite, even if the capacity of its southern neighbors for ruinous, self-destructive wars seems to be infinite. No single society has the means to fix all the ills of others in the region. While Turkey has gone to extraordinary lengths in its handling of the influx of so many displaced Syrians, the Syrian refugee crisis has become a problem too big for any one country to tackle. Already one of the biggest humanitarian disasters since World War II, the exodus from Syria seems set only to worsen as the terror group ISIS rampages unchecked over much of the Levant. It is beyond the time that other countries start to take the refugee crisis more seriously than they have, by assuming some of the massive burden that Turkey has hitherto been shouldering.

Europe in particular would not be doing Turkey any favors by assisting financially or with technical expertise. By absorbing over one million displaced Syrians, who might otherwise have flooded the EU, Turkey has spared Europe a humanitarian catastrophe, one which European societies are ill equipped to handle. Were it not for Turkish hospitality, I have no doubt that I and multitudes of Syrians like me would have made their way to Europe instead.

And do not think that the Mediterranean or border barriers would have served as a deterrent. Desperate people will go to desperate measures to safeguard their families. Refugees fleeing a war are already at the breaking point by the time they reach the borders, and they will swim, climb or tunnel under any conceivable obstacle created by man or nature to reach safety.

Chaos cannot be contained, it can only be managed; and by allowing Syrians a relatively easy route to entering and living in Turkey, the Turkish authorities are able to exercise a large degree of control over the refugee crisis. As a Syrian, I can legally enter Turkey, rent a place to live, open a bank account, obtain a cellphone number and live my life undisturbed and without restrictions. I have every incentive to stay within the law of the land because the law has provided me with the means to obtain anything I may reasonably need to live my life. My activities are transparent to the state and concerned authorities.

Contrast Turkey's approach to that of the stifling restrictions imposed on Syrian refugees in Arab countries or most European ones. Where countries bar Syrian refugees from entry, those refugees find a way regardless and the authorities are none the wiser. Where refugees are confined to detention centers or camps, refugees avoid them and the host country is left with no idea on the true number or location of the refugee population within its borders.

And in those countries that deny refugees access to banking and financial services, refugees conduct their financial affairs off the books and under the table, again leaving the authorities utterly clueless as to their financial activities. It is a paradox that attempting to control and restrict the life of the individual refugee only creates the circumstances by which everyday activities are driven underground. As a result, a state's ability to monitor and control the refugee population within its borders is actually eroded.

No one expects Europe to adopt the same open-door policy that Turkey has maintained. It takes a strong and confident government to adopt such a policy, and with extreme right-wing near-xenophobic sentiments in the ascendency in much of Europe, it is doubtful whether European societies are in any condition to absorb anywhere near the same number of refugees that Turkey, Lebanon and Jordan have taken in.

But refugees with little choice will come regardless of whether they are wanted or not. In a perfect world, the turmoil in a country would be confined to that country. However, the reality is that humanitarian disasters have a way of spreading far beyond their points of origin.

The Syrian refugee crisis is here, it is a fact and it is a long-term problem that cannot be isolated or contained. Europe would be serving its own interests in partnering with Turkey to manage the crisis. Turkey has proven itself efficient and highly capable, and Europe could not have asked for a better partner.

Of course, the alternative is that European countries can try to build even higher border fences and see where that takes them.

*Syrian Activist
Source : http://www.dailysabah.com/opinion/2014/09/08/it-is-past-time-europe-partnered-with-turkey-to-manage-the-syrian-refugee-crisis

Voir également : Le rôle indispensable de la Turquie pour endiguer l'immigration irrégulière vers l'Europe

mardi 1 juillet 2014

Match Allemagne-Algérie : agression de supporteurs turcs de l'Allemagne par des supporteurs algériens à Montréal

"Une petite escarmouche a eu lieu à l’issue du match lorsque des partisans des Allemands, qui se sont avérés être des Turcs, ont voulu manifester leur joie en sillonnant la rue Jean Talon à coups de Klaxon. Il y a eu de l’électricité dans l’air et une réaction des supporteurs algériens qui ne s’est fait attendre.

Il aura fallu l’intervention des policiers pour éviter le pire. Heureusement, tout est rentré ensuite dans l’ordre et les supporteurs "allemands" se sont vus interdire le passage par le quartier "algérien"."

Source : http://www.huffpostmaghreb.com/2014/07/01/algerie-allemagne-mondial_n_5546432.html

Voir également : Football à Châlons : des Turcs, des Français et d'autres Européens victimes de violences racistes de la part de certains Marocains

lundi 16 juin 2014

Le footballeur suisse (d'origine turque) Murat Yakin est nommé entraîneur du Spartak Moscou

Le 16/06/2014 à 11:51:00 | Mis à jour le 16/06/2014 à 12:04:37
Foot
RUS Spartak Murat Yakin officialisé au poste d'entraîneur du Spartak

Le Spartak Moscou a officialisé ce lundi la signature du Suisse Murat Yakin au poste d'entraîneur la saison prochaine. Libre depuis son départ du FC Bâle le 17 mai dernier, après un second titre en deux saisons, Yakin devrait recevoir un salaire d'1.6 millions d'euros selon les médias russes. «Je suis très heureux de prendre mes fonctions dans ce club avec tant de traditions, a déclaré le nouveau coach en conférence de presse. Pour moi, c'est un super challenge, et j'espère que le staff qui m'accompagnera, sera prêt à assurer au moins un top 3 la saison prochaine». Cinquième du Championnat cette saison, à 14 points du champion le CSKA Moscou, le Spartak disputera la Ligue Europa l'an prochain.
Source : http://www.lequipe.fr/Football/Actualites/M-yakin-officialisa/474418

dimanche 15 juin 2014

Sambreville (Belgique) : une communauté turque en butte à de dangereux amalgames

Suite au double homicide de Vitrival: la communauté turque veut lutter contre les préjugés dont elle est la cible

Rédaction en ligne

Après le double homicide dont ont été victimes sa fille et son ex-femme, mercredi soir à Vitrival, Roger Suiveng a révélé avoir été menacé par l’auteur présumé des faits, Ucler Umit. En contant le racket que subissait sa famille, ce père meurtri a tenu des propos qui ont blessé et choqué la communauté turque. Isil Kayis, de Jemeppe-sur-Sambre, tient à réagir à ces propos. « Il faut avancer et cesser de faire de mauvais amalgames », dit-il.

Le meurtre de Sonia Suiveng (38 ans) et de Marie-France D. (58 ans), sa maman, mercredi dernier à Vitrival (Fosses-la-Ville), a ébranlé toute une région, et même au-delà. Mais aujourd’hui, c’est aussi toute une communauté qui se sent meurtrie. Une communauté turque qui se sent choquée et blessée suite aux propos tenus par le papa de Sonia, samedi dernier, dans nos pages. Ce père effondré a en effet expliqué que le terrible acte de son ex-beau-fils pourrait dépasser les raisons d’un dépit amoureux : Ucler Umit, l’auteur présumé, en aurait aussi voulu à l’argent de son ex-concubine.

«  Vous n’oserez pas écrire ce que je vous dis, mais c’est toute la communauté turque de Sambreville qui nous menaçait. Et c’est pour les calmer que nous avions déjà versé 20.000 euros  », avait alors lancé M. Suiveng. Une unique phrase. Mais une phrase de trop pour les nombreux Belges d’origine turque de la région de Sambreville, et de Belgique. Une phrase à laquelle s’ajoutent aussi d’innombrables commentaires racistes sur les réseaux sociaux. Une phrase qui a suscité la réaction de toute une communauté, qui ne peut (et ne veut) pas continuer à être la cible d’une fausse généralité.

À Jemeppe-sur-Sambre, Isil Kayis fait partie de ces Belges aux origines turques qui ne veulent pas se taire face à de telles paroles. «  Que ce soit clair, l’acte en lui-même, il n’y a même pas à en discuter. On parle ici d’un double homicide et, pour ce monsieur, ce père, je ne peux imaginer la douleur qu’il doit ressentir. Dans la mort, il n’y a pas de cultures, de religions ou de nationalités. Je ne peux pas me mettre à sa place mais la première chose que je lui dirais, avant tout, c’est « sincères condoléances ». Maintenant, malgré tout, les paroles qui ont été dites, même prises à chaud, c’est vraiment triste. C’est dommage de faire un tel amalgame.  »

À 28 ans, Isil gère sa propre entreprise dans le secteur automobile, à Spy. Sa famille s’est installée en Belgique depuis trois générations.

«  Cela nous choque qu’il y ait encore des préjugés pareils alors qu’on essaye de s’intégrer depuis des décennies, qu’on se lève comme tout le monde le matin pour aller travailler. On n’est pas là pour prendre la richesse des Belges et réinvestir dans un autre pays. Non, on travaille, on construit notre foyer, on contribue à la société et au développement de tous. Ce qu’on veut, c’est un peu de reconnaissance. En tant que nouvelle génération, on est en train de prouver qu’on n’est pas là pour le système, mais qu’on veut avancer, qu’on est ambitieux, comme tout un chacun. Et quand je vois des commentaires comme ceux qui tournent sur internet, je me dis qu’on se donne vraiment du mal pour rien. Moi, je suis belge mais toujours vu comme un étranger.  »

Retrouvez les détails de cet article dans La Nouvelle Gazette Entre-Sambre et Meuse de ce mercredi 04 juin 2014.
Source : http://www.lanouvellegazette.be/1021943/article/2014-06-03/suite-au-double-homicide-de-vitrival-la-communaute-turque-veut-lutter-contre-les

Voir également : Les immigrés turcs : une criminalité faible

Turcs et Marocains en Belgique

Belgique : les Turcs légèrement surreprésentés dans la délinquance

Belgique : discipline de la communauté turque

Le "retour" des diplômés belgo-turcs en Turquie

lundi 2 juin 2014

La collaboration entre les services turcs et occidentaux pour intercepter les djihadistes

Tuerie de Bruxelles: "une ressemblance très frappante avec le profil de Merah"
Le politologue Gilles Kepel était l'invité de BFMTV-RMC, lundi matin. Spécialiste de l'islam, il répondra aux questions de jean-Jacques Bourdin, après l'arrestation d'un Français dans l'enquête sur la fusillade au Musée juif de Bruxelles.

S. C.
Le 02/06/2014 à 8:58
Mis à jour le 02/06/2014 à 9:02

L'arrestation d'un Français arès la tuerie de Bruxelles relance le débat sur la montée d'un islam radical en France. Et dans ce contexte, les prisons françaises sont accusées d'être un lieu de radicalisation.

Une réalité selon Gilles Kepel, politologue et spécialiste de l'islam. "La prison est devenu l'incubateur principal", a-t-il souligné lundi matin sur BFMTV-RMC. Faut-il alors mettre plus d'imams en prison? "Avoir une gestion de la religion avec des gens fiables, oui. Actuellement, le Conseil français du culte musulman a perdu du terrain et on observe une course à la radicalisation, notamment sur internet. Après, il faut être sûr des gens avec qui on traite."
Les prisons françaises, un lieu de radicalisation?

# Nemmouche, Merah, même combat?

Le parcours de Mehdi Nemmouche n'est pas sans rappeler un certain Mohammed Merah. "Il y a une ressemblance très frappante avec le profil de Merah, a confirmé Gilles Kepel. La seul différence, c'est la Syrie", où Nemmouche était parti en décembre 2012, après sa sortie de prison.

"Dans l'affaire de Toulouse comme celle de Bruxelles, ce sont des communautés juives qui ont été visées. C'est relativement facile à atteindre, ça ne coûte pas cher et le "retour sur investissement" si j'ose dire, est énorme", a expliqué le spécialiste.

Pour ce spécialiste des mouvements radicaux, le numéro vert mis à disposition des familles par le gouvernement pour signaler des profils suspects est une bonne chose car cela permet de refaire le lien avec les familles. Car la lutte contre la radicalisation des jeunes passe avant tout par la perception qu'on en a en France. Ainsi pour Gilles Kepel, il faut d'abord casser le processus d'isolation, pour éviter que les jeunes ne se replient sur eux-mêmes et soient récupérés.
# Le rôle de la Turquie

Quant à la Turquie, porte d'entrée privilégiée des apprentis jihadistes souhaitant rejoindre la Syrie, le pays a aussi son rôle à jouer. "Il y a une forme de collaboration entre les services turcs et occidentaux. Un certains nombre de gens arrêtés récemment l'ont été par les services turcs", a rappelé Gilles Kepel.
Source : http://www.bfmtv.com/societe/tuerie-bruxelles-on-observe-une-course-a-radicalisation-estime-gilles-kepel-785493.html

Voir également : La Turquie a expulsé 1100 ressortissants de l'UE liés à al-Qaïda
 
Syrie : la lutte turco-belge contre les recruteurs salafistes

mercredi 28 mai 2014

Les pompes funèbres, "bonne planque" pour des passeurs arabes et non turcs

Les pompes funèbres, bonne planque pour des «passeurs» berlinois
Nathalie VERSIEUX 26 mai 2014 à 19:46

Les passeports officiels coûtaient entre 2 000 et 5 000 euros. «Au moins neuf clandestins, pour la plupart syriens, ont ainsi pu pénétrer en Allemagne entre 2010 et 2013», a expliqué le porte-parole de la police berlinoise, Jens Schobranski, après la découverte de ce trafic d’un genre nouveau. A la tête de l’affaire, une entreprise de pompes funèbres du quartier à forte minorité turque de Neukölln, dans la capitale allemande.

La petite société, spécialisée dans les inhumations de rite musulman proposait aux familles éplorées un service «clé en main», prenant en charge l’ensemble des démarches administratives. Les passeports des défunts étaient tout simplement conservés et revendus à des réfugiés, prêts à porter l’identité d’un mort. «Les passeports, couplés à une autorisation de travail en Allemagne, étaient attribués à des individus ressemblant à la personne décédée», a précisé la police. Une fois en République fédérale allemande, les réfugiés se faisaient enregistrer auprès des autorités locales, grâce à la complicité d’une employée de l’État civil, confondue par écoute téléphonique.
Le coup de filet de la police a eu lieu après une dénonciation anonyme. Une vaste perquisition, portant sur une vingtaine d’appartements et de locaux commerciaux dans plusieurs arrondissements de Berlin et impliquant 120 policiers, a permis de saisir une cinquantaine de passeports allemands, mais aussi marocains, égyptiens et libanais, conservés dans une valise.

Le directeur de l’entreprise de pompes funèbres, Ahmad D.,
ainsi que trois complices, visiblement prêts à coopérer avec les enquêteurs, ont été laissés en liberté. Sur le site internet de son entreprise – une boutique ordinaire et sobre derrière une façade carrelée de vert– Ahmad D., 53 ans, pose en tenue traditionnelle et barbe blanche. Derrière lui, une photo de La Mecque… Le site reprend quantité de sourates du Coran ayant rapport à la mort. Selon les enquêteurs, Ahmad D. organisait lui-même la venue des clandestins.

«C’est une méthode entièrement nouvelle, que nous n’avons encore jamais rencontrée dans le reste du pays», relève Franck Worm, qui dirige la cellule d’enquête «passeurs» de la police criminelle de Berlin.
Source : http://www.liberation.fr/monde/2014/05/26/les-pompes-funebres-bonne-planque-pour-des-passeurs-berlinois_1027540

Ahmad n'est pas un prénom turc mais arabe. L'équivalent en turc serait Ahmet.

Le nom complet du directeur de ces pompes funèbres "islamiques" ("Al-Schahbaa") est Ahmad Dahawich (un nom qui n'a rien de turc) :

"Es ist eine Dienstleistung, die jedes Beerdigungsinstitut anbietet. Damit sich die Angehörigen nicht kümmern müssen, werden alle Ausweise abgegeben, der Verstorbene bei Behörden abgemeldet.

Ahmad D. (54) aus Neukölln soll daraus ein illegales Geschäft gemacht haben. Er verkaufte die Pässe von Toten an Schleuser. Razzia beim Bestatter!

80 Beamte der gemeinsamen Ermittlungsgruppe "Schleuser" durchsuchten Donnerstagmorgen das islamische Bestattungsinstitut "Al-Schahbaa" an der Blaschkoallee und 25 weitere Wohnungen und Geschäftsräume."

Source : http://www.bz-berlin.de/tatorte/pro-pass-soll-er-5000-euro-erhalten-haben-article1842785.html

"WELT am SONNTAG vom 28.02.2010 / Ressort: Berlin

Mit dem Segen Allahs Ahmad Dahawich leitet in Neukölln ein Bestattungsinstitut für Muslime."

Source : http://www.genios.de/presse-archiv/artikel/WAMS/20100228/mit-dem-segen-allahs-ahmad-dahawich/69285985.html

"islamische Bestattung Al-schahbaa Tl;03039937046
Mohammad Dahawich  017620605850
Islamische  Bestattung
schikh Ahmad Dahawich  abu Mohamad   017624178785
 المؤسسة العربية الأسلامية لنقل ودفن الموتى  في المانيا
                    الشهباء
اشراف الشيخ احمد محمد دحويش
Blaschkoallee 73    12359 Berlin"

Source : http://islamische-bestattung.de.tl/islamische-Bestattung.htm

Voir également : Le salafisme à Solingen : une affaire non-turque ?

Immigration clandestine en Autriche : 22 Grecs condamnés pour trafic d'êtres humains

dimanche 25 mai 2014

Ain : le geste héroïque du Franco-Turc Baykal Yildiz

faits divers
Oyonnax : roué de coups pour avoir porté secours à une femme

La semaine dernière, Baykal Yildiz, un habitant d'Oyonnax a porté secours à une femme. Cette dernière a été prise à partie dans la rue par plusieurs hommes. Ces derniers n'ont pas apprécié l'intervention de cet homme de 35 ans. Le bon samaritain, qui a été roué de coups, est toujours hospitalisé.

    dm
    Publié le 19/05/2014 | 14:24, mis à jour le 19/05/2014 | 17:08

Le jeune homme n'a pas hésité une seconde à défendre une femme qu'il ne connaissait pas. Rose-Marie Cherif sait qu'elle lui doit une fière chandelle. Le préfet de l'Ain a tenu à reconnaître par écrit cet acte de bravoure. Une délégation s'est d'ailleurs officiellement rendue au chevet de Baykal Yildiz. Il pourrait recevoir d'ici quelques semaines une médaille d'honneur pour "acte de courage et de dévouement".

Deux des agresseurs présumés ont été interpellés et placés en détention provisoire. Un homme est placé sous le statut de témoin assisté. Un quatrième homme n'a toujours pas été retrouvé.
Source : http://rhone-alpes.france3.fr/2014/05/19/oyonnax-roue-de-coups-pour-avoir-porte-secours-une-femme-480121.html

VIDEO. Rencontre entre la victime d'une agression et son sauveur roué de coups
Le 11 mai, à Oyonnax (Ain), un homme a secouru une femme qui se faisait agresser par trois hommes, lui valant un long séjour à l'hôpital.


Par France 3

Mis à jour le 19/05/2014 | 14:03 , publié le 19/05/2014 | 13:57

Il n'a écouté que son courage, et cela lui a valu un séjour à l'hôpital. Mais si c'était à refaire, Baykal Yildiz, 35 ans, l'assure : il referait la même chose. Dimanche 11 mai, cet habitant d'Oyonnax (Ain) n'a pas hésité à porter secours à une femme d'une cinquantaine d'années en train de se faire agresser par trois hommes, comme l'explique Le Progrès. Furieux, les agresseurs se sont alors retournés contre le jeune homme, qui a été roué de coup.
Un agresseur toujours en fuite

Une semaine plus tard, encore hospitalisé, Baykal a reçu la visite de sa victime, Rose-Marie, qui a tenu à remercier son sauveur. Eleodie Schès, la sous-préfète de Nantua a également salué l'acte "exemplaire" de l'homme, un acte de bravoure officiellement reconnu par le préfet de l'Ain. "C'est ma nature, ça vient du cœur" s'est justifié Baykal Yildiz.

Un des agresseurs est toujours en fuite alors que les deux autres ont été interpellés et sont actuellement placés en détention provisoire.
Source : http://www.francetvinfo.fr/france/video-rencontre-entre-la-victime-d-une-agression-et-son-sauveur-roue-de-coups_603951.html

vendredi 23 mai 2014

Flandre belge : hostilité de la N-VA à l'égard des francophones

"Toxicomanes", "immigrants"... les mots durs de De Wever aux francophones
Antoine Clevers Publié le mercredi 21 mai 2014 à 19h22 - Mis à jour le jeudi 22 mai 2014 à 13h46

Belgique

Au lendemain du message vidéo adressé par Bart De Wever aux francophones, retour sur les "mots durs" du président de la N-VA.

Août 2008 : "Il n’y a pas de minorité francophone en Flandre, il y a des immigrants qui doivent s’adapter. On demande cela à des Marocains, des Turcs."


Juin 2009, après son élection au Parlement flamand : "Les francophones continueront à tirer sur une tétine fédérale tarie. Nous en avons assez. Plus une seule goutte !" Selon De Wever, il faut "affamer financièrement" Bruxelles et la Wallonie.

Décembre 2010, dans l’hebdomadaire allemand "Der Spiegel" : "Les Wallons […] empêchent toutes réformes sensées. […] Nous pouvons envisager d’aider la Wallonie, mais à des conditions normales. Cet argent ne doit pas s’apparenter à une injection de drogue, comme pour un toxicomane" (NdlR, ou "junkie", selon les traductions).

Octobre 2011, lors d’un voyage en Ecosse : "Les francophones ont développé une démocratie parallèle contre la majorité flamande."

Octobre 2012, il évoque la "wallonisation" de l’économie belge. C’est-à-dire ? "Des dépenses publiques sans cesse plus importantes, des actions syndicales de plus en plus dures, une atmosphère négative vis-à-vis des entrepreneurs […]."
Source : http://www.lalibre.be/actu/belgique/toxicomanes-immigrants-les-mots-durs-de-de-wever-aux-francophones-537ce0bc3570102383ce05e5

Voir également : Les populistes hollandais prennent les immigrés slaves et roumains pour cibles

Les difficultés d'intégration des immigrés allemands en Suisse

En Allemagne, l'immigration européenne fait débat

Allemagne : la question des Aussiedler et des Übersiedler

Allemagne : le problème des Aussiedler ou "Russes allemands"

L'hostilité anti-provinciale à Berlin

lundi 19 mai 2014

La Turquie poursuit la construction de murs à la frontière syrienne

Turkey builds portable wall on border with Syria

HATAY - Anadolu Agency

A portable concrete wall is being built on the border with Syria in the southern province of Hatay as  part of security measures.


The wall, which is composed of concrete 3-meter-long blocks, is being built in the border town of Reyhanlı’s Kuşaklı village in an effort to prevent illegal crossings and smuggling.

The wall will reportedly be 1,200-meter-long and weigh nine tons when it is finished. The concrete blocks will able to be transferred when necessary.

The construction began two days ago and 150 concrete blocks have been placed so far.

The same kind of walls were previously used in some areas in Syria’s border town Atme.


In the southeastern province of Gaziantep, another wall was built in January in order to stop people from illegally bypassing checkpoints.


Turkey has vowed to maintain its “open door” policy to those fleeing the fighting, although it has closed border crossings from time to time following clashes near the frontier.

Refugees, smugglers and rebel fighters have been able to cross the border undetected in many remote areas, bypassing the main gates and leaving Turkey with a major security challenge.

The construction of a two-meters-high wall between Nusaybin and Qamishli further east along the Syrian border on October had resulted in protests on both sides of the frontier, prompting the mayor of the district of Şırnak to start a hunger strike.

Turkey had also previously announced the construction of a 2.5-kilometer-long wall along the Cilvegözü border gate with Syria to prevent smuggling activities.

April/27/2014
Source : http://www.hurriyetdailynews.com/turkey-builds-portable-wall-on-border-with-syria-.aspx?pageID=238&nID=65624&NewsCatID=341

"Turkey builds wall along Syria border
   
13 May 2014

A portable wall 1,200 metres long, 3 metres high and weighing 9 tonnes is being built in the border town of Reyhanli in an effort to prevent illegal crossings and smuggling activities.


Construction of the Reyhanli wall, and others like it near the Syrian border, signify a new approach for Turkey, which so far has upheld an open-door policy for Syrian refugees and only temporarily sealed border crossings after the break-up of clashes near the frontier, experts say.


A year ago this month twin car bombings in Reyhanli killed more than 50 people and injured more than 140 others.

The Reyhanli wall is just across from the Syrian town of Atmeh, which had been controlled by the al-Qaeda-linked Islamic State of Iraq and Levant (ISIS), but recently was taken over by another terrorist group in opposition to Syrian President Bashar al-Assad. ISIS claimed responsibility for last year's attack in Reyhanli.

In January, a similar wall was built in Gaziantep with the same aim: preventing people from illegally crossing the border. In October, a wall 2 metres high was constructed between Nusaybin and the Syrian town of Qamishli, sparking protests on both sides, including a hunger strike by Nusaybin Mayor Ayse Gokkan.

Construction of the walls is the joint initiative of Interior Ministry and Turkish Land Forces. In October 2013, then-Interior Minister Muammer Guler said the sole aim of the walls is to prevent deaths and injuries resulting from landmines.

"How can one handle a border that is 911 kilometres long? I know that those who have been complaining about this issue are trying to create different perceptions," he told reporters.

The three-year conflict in Syria has resulted in more than 2.5 million refugees. According to UN figures, there are more than 722,000 Syrian refugees registered in Turkey and more who were not registered with the government.

Murat Erdogan, director of Hacettepe University's Migration and Politics Research Centre, said an international solution is needed to address the Syrian refugee issue.

"The solution can be provided when the international community reaches a consensus over handling this immigration problem with shared commitments. To prevent the immigration, there is a need to work on solutions from the outset, in other words by terminating the war," he told SES Türkiye.

"From the humanitarian and conscientious perspective, Turkey should maintain its open-door policy and the status of temporary asylum. But in addition to constructing such walls, there is also a need to activate some institutional mechanisms that create a sustainable basis to fight against illegal immigration flows," he added.

In April 2013, Turkey adopted a new law on foreigners and international protection and founded the General Directorate of Migration Management under the Ministry of Interior.

According to the law, foreigners and those under international protection cannot be sent back to places where it is likely they will be subject to inhumane treatment, torture or humiliating punishment.

Ali Habip, a lawyer in Hatay, told SES Türkiye that the wall would bring positive changes in regional stability. "Personally, I don't raise an objection to this wall. We have been living through difficult times in Hatay. The criminality rates have been increasing with the flow of many convicts and terrorists coming from Syria," Habip said.

"The incidences of smuggling have also escalated. At the onset of the war, we also witnessed the human smuggling, especially of women. Nowadays, Hatay is seen by Syrian opposition as a shelter, and this undermines the peace and stability in the region, and especially in our city," he added.

Habip said construction of the wall is a sign that the state wants to fill the power vacuum in the region as the open door policy paved the way for the undetected passage of not only refugees, but also smugglers and rebel fighters.

"It didn't only leave Turkey with a major security challenge, but also the state has lost a great deal of its tax benefits with the smuggling over the border that resulted in the mass flow of cheap goods into the border towns," he added.

On April 26th, the military captured three people who were trying to illegally cross from Syria into Turkey on a boat. That same day, the army also identified 310 fuel cans at five different points near Hatay's Narlica district. On April 25th and 27th, the army fired shots at suspected smugglers in Narlica. The suspects fled the area and left behind smuggled fuel oil and 220 metres of pipe used in smuggling operations.

Between April 25th and May 1st, the army captured 966 people making illegal crossing of the border, along with two guns, 11,112 packages of cigarettes, 138.3 kilograms of drugs, 45,950 litres of fuel oil, and 1,400 meters of pipe that were intended to cross the borders through illegal means."

Source : http://www.turkishweekly.net/news/166724/turkey-builds-wall-along-syria-border.html

Voir également : Construction d'un mur à la frontière turco-syrienne, pour empêcher les intrusions et la contrebande

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jeudi 15 mai 2014

En Allemagne, l'immigration européenne fait débat

Immigration : l'Allemagne attire de plus en plus d’Européens
Pierre Kupferman
Par Pierre Kupferman

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Publié le 14-05-2013 à 18h55

Le niveau record du nombre d'immigrés venus l'an passé s'installer en Allemagne offre, sur le plan démographique, un répit inespéré pour la première économie d'Europe.

Les autorités allemandes ne s’en cachent pas. Elles comptent beaucoup sur l’immigration pour compenser l’inéluctable vieillissement de la population lié au faible taux de natalité dont souffre le pays depuis des décennies (1,4 enfant par femme contre 2 en France). Et pour le moment, ce pari fonctionne plutôt bien.

La semaine passée, Destatis, l’équivalent de l’Insee outre-Rhin, a rendu public le nombre des immigrants que l’Allemagne a accueilli sur son territoire en 2012 : 1,081 million de personnes. Du jamais vu depuis 1995. Et ce chiffre ne peut s’apprécier correctement si l’on oublie de mentionner le nombre de ceux qui ont, sur ces mêmes douze mois, choisi de quitter l’Allemagne. Le solde migratoire a atteint, là encore, un niveau record depuis le début du siècle: 369.000 habitants gagné en une année, soit l’équivalent de la ville de Wuppertal.

Ce niveau n’est néanmoins pas encore assez important pour éviter que la France compte davantage d’habitants que l’Allemagne d’ici une quarantaine d’années, mais il permet aux responsables des caisses de retraites et des autres institutions sociales dont les équilibres dépendent du nombre de cotisants de respirer un peu. Les économistes tablaient en effet sur un solde migratoire presque deux fois inférieur.

80% des nouveaux arrivants viennent d'Europe

Il satisfait aussi pleinement les employeurs allemands. D’autant que l’Allemagne attire plutôt des habitants venus de pays où le système éducatif assure un bon niveau de formation à ses concitoyens. Interrogé par le Handelsblatt, James W. Vaupel, le directeur de l’institut Max Planck pour la recherche démographique, reconnaissait lui-même lundi 13 mai que l’Allemagne disposait avec l’immigration d’un atout majeur pour éviter la décrue de sa population active. Tout en soulignant que l’immigration est, par nature, potentiellement "porteuse de risques", cet expert insistait sur le fait que dans le cas allemand "ce problème n’était pas important dans la mesure où la plupart des immigrants arrivaient d’Europe".

De fait, en 2012, plus de 80% des nouveaux arrivants sur le territoire allemand venaient de pays européens. Parmi eux, près de 700.000 ont quitté l’un des 26 autres pays de l’Union européenne pour espérer trouver du travail ou une formation en Allemagne. Parmi eux, plus de 45.000 Italiens, près de 38.000 Espagnols et presque autant de Grecs. Polonais, Roumains et Bulgares constituent néanmoins toujours le plus gros contingent d’immigrés (près de 360.000 à eux trois) accueillis l’an passé par la première économie d’Europe.
Source : http://www.challenges.fr/economie/20130514.CHA9389/immigration-l-allemagne-attire-de-plus-en-plus-d-europeens.html

En Allemagne, le débat sur l'immigration européenne se durcit

Romaric Godin  |  13/01/2014, 15:49

Outre-Rhin, la volonté européenne d'assouplir les règles d'attribution de la prestation "Hartz IV" a relancé le débat sur l'immigration interne à l'Union européenne. Une situation dangereuse pour l'Europe.

En 2013 - et pour la troisième année consécutive -, l'Allemagne a gagné des habitants, inversant ainsi les pertes enregistrées entre 2002 et 2011. Une hausse due uniquement à un solde migratoire positif de 400.000 personnes qui a pu compenser un solde naturel (différence entre naissances et décès) toujours négatif de plus de 200.000 personnes. Au premier semestre 2013, près de 61 % des nouvelles personnes arrivées en Allemagne étaient des migrants issus de l'Union européenne.
Les Allemands craignent « l'immigration de la pauvreté »


Cette situation ne plaît pas à tout le monde. Si les Allemands, selon un sondage publié par ARD, la première chaîne publique, approuvent à 68 % l'immigration de personnels qualifiés, ils sont 70 % à vouloir expulser les migrants issus de l'UE qui ne peuvent trouver un travail en Allemagne. Certains partis politiques tentent donc logiquement de profiter de la crainte d'une « immigration de la pauvreté » (Armutswanderung) qui n'aurait pour seul but que de profiter des prestations sociales allemandes.
La CSU contre l'ouverture des frontières aux Roumains et Bulgares

Le parti conservateur bavarois, la CSU, sœur politique de la CDU d'Angela Merkel, tente d'agiter ce chiffon rouge depuis des semaines. L'ouverture du marché du travail allemand aux Bulgares et aux Roumains le 1er janvier dernier lui en a donné l'occasion. La CSU n'a cessé de réclamer une révision un durcissement des règles d'attribution des prestations sociales aux migrants européens, ce qui a provoqué des frictions au sein de la « grande coalition. »
La plainte d'une Roumaine relance le débat

Et voilà que la Commission européenne relance le débat en jetant de l'huile sur le feu. Vendredi, la Süddeutsche Zeitung, révèle en effet une contribution de Bruxelles devant la Cour européenne de Luxembourg dans une affaire qui oppose l'Allemagne à une Roumaine de 24 ans. Cette dernière habite depuis 2010 à Leipzig, dans l'est du pays. Sans travail, avec un enfant à charge, elle a déposé une demande de prestation « Hartz IV », qui lui a été refusée.
Qu'est-ce que l'allocation « Hartz IV » ?

Cette allocation « Hartz IV », du nom de l'ancien DRH de Volkswagen qui a inspiré la loi qui l'a créé, a été mise en place dans le cadre des réformes Schröder. Il a vocation à offrir une prestation minimale aux demandeurs d'emplois qui n'ont pas ou n'ont plus droit aux prestations classiques de l'assurance chômage (Arbeitlosengeld I), c'est une « assurance chômage bis » (Arbeitlosengeld II). En échange de cette prestation et de la prise en charge par les communes des frais d'hébergement et de chauffage, la personne doit se tenir disponible « à tout moment » pour le marché de l'emploi allemand. Pour un adulte vivant seul avec un enfant, la prestation peut s'élever à 618 euros, en plus du paiement quasi intégral du loyer et du chauffage.
Les règles en vigueur actuellement outre-Rhin

La règle actuelle est la suivante outre-Rhin. Pendant trois mois, aucun citoyen européen ne peut prétendre à une aide sociale en Allemagne (mais elle peut continuer à toucher une éventuelle assurance chômage de son pays d'origine.) Au bout de cinq ans de résidence, un migrant de l'UE peut prétendre à toutes les prestations sociales, comme tout citoyen allemand. Entretemps, il doit avoir travaillé en Allemagne et donc avoir cotisé pour pouvoir demander d'abord son assurance-chômage, puis, après un an, la prestation « Hartz IV. » La Roumaine de 24 ans n'avait jamais travaillé en Allemagne, le Jobcenter de Leipzig a donc refusé sa demande.
La Commission contre l'automatisme allemand

Que dit la commission européenne ? Selon la Süddeutsche Zeitung, Bruxelles conteste le refus automatique de la prestation Hartz IV aux migrants de l'UE qui n'ont pas travaillé. La Commission demande que « chaque cas soit examiné individuellement. » Une annonce qui a déclenché l'ire de la CSU qui, il est vrai, n'en demandait pas tant, alors que le débat sur l'ouverture du marché du travail aux Bulgares et aux Roumains commençait à se tasser.
Les politiques allemands vent debout


Le parti bavarois qui se laisse volontiers tenter par un certain euroscepticisme n'a pas tardé à lancer une offensive contre Bruxelles. En laissant croire, par un raccourci rapide, que Bruxelles voulait ouvrir grand les portes de l'Allemagne sociale.  « La Commission agit souvent sans connaître les réalités de la vie », a déclaré Horst Seehofer, le ministre président bavarois leader du parti. Ce qui est nouveau, c'est que la CDU est venue à l'appui de ces critiques. Volker Kauder, le leader du groupe CDU/CSU au Bundestag, proche d'Angela Merkel a jugé la position de Bruxelles inacceptable. Le vice-président de la CDU Armin Laschet a, à son tour, proclamé que l'UE n'est pas une « union sociale. »

Ce qui est frappant, c'est que ce discours a été repris par la presse qui dénonce l'attitude de Bruxelles. Même la Süddeutsche Zeitung, pourtant réputée peu favorable à la CSU, a mis en garde contre une immigration de masse de Roumains et de Bulgares venant en Allemagne pour toucher les prestations Hartz IV. Les Sociaux-démocrates sont aussi fort mal à l'aise. Et le président SPD du parlement européen, Martin Schulz, candidat officiel de son parti aux élections européennes pour la présidence de la Commission, a invité Bruxelles à ne pas force la main de l'Allemagne sur ce sujet.
Bruxelles persiste et signe

Ce lundi, Bruxelles a confirmé sa position par la publication d'un « manuel » sur l'application des droits sociaux aux migrants de l'UE. Chaque demande doit donc être examinée en profondeur, même si le requérant n'a pas travaillé dans le pays. Selon le Commissaire aux Affaires sociale, le Hongrois Laszlo Andor, la situation familiale ou la durée de l'établissement dans le pays doit pouvoir permettre d'accorder des prestations. C'est donc un nouveau rejet de l'automatisme allemand.
Enjeu politique

Lazslo Andor a beau dénoncé un débat « trop émotionnel » et « commandé par le calendrier politique », il a réussi à fédérer autour de ce sujet et contre elle une grande partie de l'opinion publique allemande. CDU et CSU vont chercher à profiter de l'occasion. En se dressant contre la Commission sur ce sujet, la droite allemande peut, avant les élections européennes, mobiliser une partie de l'électorat tenter par le vote eurosceptique, que ce soit à gauche avec Die Linke ou à droite avec le parti anti-euro Alternative für Deutschland (AfD). C'est une occasion à ne pas manquer car si la CDU et la CSU progressent fortement aux élections européennes au détriment d'une SPD mal à l'aise sur le sujet, alors elle verra sa position encore se renforcer au sein de la grande coalition.
Vers un durcissement général ?


Reste une constatation : alors que David Cameron au Royaume-Uni veut durcir l'attribution des aides sociales aux ressortissants européens, l'Allemagne pourrait lui emboîter le pas. Le risque, c'est que l'UE se divise progressivement - au moment où elle doit trouver de plus en plus de position communes -  politiquement entre pays pauvres et pays riches, entre pays d'émigration et pays d'immigration. Le risque, ce serait aussi de renforcer l'axe Londres-Berlin qui a si bien fonctionné sur la question du budget européen. En voulant agir au mauvais moment, la Commission aura peut-être ouvert une nouvelle brèche au sein d'une Europe déjà mal en point.
Source : http://www.latribune.fr/actualites/economie/union-europeenne/20140113trib000809173/en-allemagne-le-debat-sur-l-immigration-europeenne-se-durcit.html

Voir également : L'Allemagne, terre d'immigration européenne

Allemagne : la question des Aussiedler et des Übersiedler

Allemagne : le problème des Aussiedler ou "Russes allemands"

L'hostilité anti-provinciale à Berlin