vendredi 24 janvier 2014

En Allemagne, on ferme des prisons faute de détenus

En Allemagne, on ferme des prisons faute de détenus
Par Annabelle Georgen | publié le 23/01/2014 à 18h01, mis à jour le 23/01/2014 à 18h02

Alors qu'en France, la surpopulation carcérale atteint des sommets effroyables, en Allemagne, on commence à fermer des prisons. Le Land de Basse-Saxe vient d'annoncer la fermeture de deux centres de détention à moitié vides situés sur son territoire, rapporte le quotidien berlinois Die Welt.

La prison de Celle-Salinenmoor, qui comporte 212 places occupées par seulement 123 détenus, fermera ses portes à la fin de l'année. Celle de Braunschweig, également sous-peuplée (78 prisonniers pour 143 places), devrait être fermée d'ici 2016.

Le nombre de détenus n'a cessé en effet de chuter outre-Rhin au cours de ces dernières années. D'après les chiffres avancés par le quotidien bavarois Süddeutsche Zeitung, alors qu'en 2007, 64.273 personnes étaient incarcérées dans les établissements pénitenciers situés sur le territoire allemand, elles n'étaient plus que 50.374 à l'être en 2013.

À titre de comparaison, 67.088 personnes étaient placées en détention en France en septembre dernier, pour un total de 57.473 places seulement, comme le rapportait alors Le Monde.

La justice allemande serait-elle plus clémente que sa consoeur française? Non. D'après le quotidien bavarois, cette situation résulte d'une baisse de la criminalité, et en particulier du nombre d'homicides.
D'après le criminologue Christian Pfeiffer, c'est le vieillissement démographique accéléré que connaît aujourd'hui l'Allemagne qui est responsable de cette baisse de la criminalité:

    «La "grisification" de la République [allemande] booste énormément la sécurité intérieure.»

Bien que la population carcérale n'a cessé de diminuer depuis 2004 en Basse-Saxe (elle avoisine aujourd'hui les 5.400 détenus, soit un millier de moins qu'il y a dix ans), un nouveau centre de détention de 300 places a pourtant été ouvert l'an dernier —par le biais d'un partenariat public-privé avec une société immobilière, une première en Allemagne— dans la ville de Bremervörde. Raison avancée par le Land: cela permet de garantir à chaque détenu le droit à une cellule individuelle et d'améliorer les conditions sanitaires de détention.

Les deux prisons qui fermeront prochainement, construites au XIXème siècle, sont en effet considérées comme trop vétustes. Si la prison des Baumettes –—sa surpopulation carcérale, ses rats, ses cafards, ses cloportes, ses ampoules cassées, ses canalisations hors d'usage— se trouvait en Basse-Saxe, on peut imaginer qu'elle serait sans doute devenue un musée sur les conditions de détention abominables en usage au XXème siècle.
Source : http://www.slate.fr/monde/82649/allemagne-prisons-detenus

Voir également : Allemagne : 22 % des détenus étaient étrangers en 2006

L'Allemagne en 2012 : la part des Turcs dans la délinquance étrangère
 
2011 : la part des Turcs dans la délinquance étrangère à Berlin et dans toute l'Allemagne

2011 : la criminalité organisée étrangère en Allemagne

Berlin : la part des Turcs dans la délinquance étrangère

Allemagne : comparaison entre les immigrés turcs, italiens et polonais

Délinquance et immigration turque (rappel)

Les immigrés turcs : une criminalité faible

Les jeunes Turcs moins impliqués dans la délinquance que les jeunes Maghrébins et Sahéliens

Aux Pays-Bas comme en Allemagne et ailleurs, les immigrés turcs ont un taux de criminalité significativement inférieur à celui des immigrés marocains

mercredi 22 janvier 2014

Le rôle indispensable de la Turquie pour endiguer l'immigration irrégulière vers l'Europe

"La Turquie est indispensable pour empêcher l’immigration irrégulière vers l’Union européenne

Est-ce que, dans ce contexte, la Turquie garde assez de poids pour tenir son rôle dans la crise syrienne ? En tout cas, elle bénéficie toujours de sa position-clé sur le plan géopolitique. Les responsables européens veulent donc éloigner tout risque de rupture avec Ankara, et non seulement parce que la Turquie est une pièce maîtresse du cordon sanitaire installé tant bien que mal autour de la Syrie. Cette volonté s’explique aussi par le fait que le rôle de la Turquie est indispensable pour tarir les flux d'immigration irrégulière vers l'Union européenne."

Source : http://www.rfi.fr/europe/20140121-erdogan-turquie-syrie-bruxelles-kurdes-ankara

Voir également : Accord anti-immigration clandestine entre la Turquie et l'UE

Accord entre l'UE et la Turquie sur la lutte contre l'immigration illégale

La Turquie est prête à coopérer davantage avec l'UE dans la lutte contre l'immigration clandestine

Le problème de l'immigration clandestine marocaine/algérienne/tunisienne en Turquie

Turquie : 11 opérations policières simultanées pour combattre l'immigration clandestine

Construction d'un mur à la frontière turco-syrienne, pour empêcher les intrusions et la contrebande

La Turquie, terre d'immigration

La Grèce inutile se fait taper sur les doigts par l'Allemagne et l'Autriche au sujet de l'immigration clandestine

Immigration clandestine : l'UE enfin prête à sanctionner la Grèce laxiste et décidément inutile en l'expulsant de l'espace Schengen

Immigration clandestine en Autriche : 22 Grecs condamnés pour trafic d'êtres humains

Nicosie, capitale "européenne" des "mariages blancs"

Immigration croissante de Grecs... en Turquie

Poussés par la pauvreté, des Grecs émigrent en Turquie

Ces nombreux immigrés clandestins arméniens qui vont en... Turquie

mercredi 8 janvier 2014

Pas-de-Calais : Ahmet Kuru, entrepreneur de 21 ans

Saint-Omer : faute de stage, Ahmet Kuru, étudiant en commerce, est devenu son propre patron

Publié le 07/01/2014

Par Amélie Laroze

Étudiant en quatrième année de commerce à l’ISEG de Lille, Ahmet Kuru, un Audomarois de 21 ans, a résolu sa difficulté à trouver un stage en ouvrant son propre magasin. Spécialisé dans la vente de cigarettes électroniques, il cumule le statut d’étudiant et de chef d’entreprise, et ne compte pas ses heures.


Beaucoup d’étudiants pourraient témoigner de leur difficulté à décrocher un stage en entreprise. Missions pas toujours intéressantes, rémunération faible (436 € par mois à partir de deux mois à temps complet) voire inexistante, peu de possibilité d’embauche une fois le stage terminé, etc.

Autant d’éléments qui ont poussé Ahmet Kuru, 21 ans, étudiant en commerce à Lille, à monter sa propre affaire. « Pendant mes deux premières années d’étude j’ai effectué mes stages chez Boulanger. » Il commence comme vendeur puis devient responsable de rayon.

École, magasin et marchés

L’été, pour financer son école, il profite du boum des cigarettes électroniques pour en vendre sur le marché de Saint-Omer. Il entame alors sa troisième année d’étude mais a du mal à trouver un stage. « J’avais repéré ce local rue du lycée. Alors je me suis lancé, j’ai ouvert ma propre affaire. »

Smokey Shop ouvre en septembre et se développe grâce au bouche-à-oreille. « J’ai commencé en négociant un délai de solde de deux mois avec mes fournisseurs. Ce qui m’a permis de démarrer en dépensant peu d’argent. » L’étudiant a deux mois pour faire ses preuves et rembourser ses fournisseurs. Grâce à des prix attractifs, il attire de la clientèle et relève le défi.

« Ensuite j’ai pu investir dans des outils de communication. » Enseigne lumineuse, flyers et présence active sur les réseaux sociaux accroissent sa visibilité. Et les semaines du jeune Audomarois s’enchaînent à un rythme effréné. « Le lundi matin je suis au marché d’Hazebrouck, le mardi matin à celui d’Arques et les après-midi je m’occupe du magasin. Mercredi, jeudi et vendredi je suis en cours. Le samedi matin je vends au marché de Saint-Omer et le dimanche à celui de Lille ou Wattrelos. »

Le commerce, une affaire de famille

Les jours de classe, c’est son frère qui prend le relais au magasin. « Il est fermé le jeudi et le vendredi. Mais j’ai su me faire une petite clientèle qui est prête à patienter un jour ou deux pour payer moins cher. »

Ahmet Kuru a toujours connu l’univers du commerce. Ses parents font eux-mêmes les marchés et possédaient une boutique, Le Merveilleux, rue de Dunkerque à Saint-Omer. « Quand j’étais au collège je les aidais au marché. »


Et l’étudiant, spécialisé en marketing et en commerce, semble avoir hérité de la fibre commerciale de ses parents.
« En vitrine de mon magasin j’ai mis des tubes et des feuilles à cigarettes, pour attirer les fumeurs. Une fois dans la boutique, ils remarquent que je vends des cigarettes électroniques et s’y intéressent. » Une stratégie payante. Le jeune chef d’entreprise estime que les trois-quarts des fumeurs achètent une cigarette électronique dans le mois qui suit leur première visite.

En septembre, il entamera sa dernière année d’étude. « J’hésite encore à effectuer un nouveau stage, parce que le nom d’une grande entreprise sur un CV, c’est toujours intéressant. » L’autre option serait d’ouvrir un second magasin dans les alentours de Saint-Omer. « C’est important pour moi de bien connaître le monde de l’entreprise avant d’être diplômé. » Le jeune Audomarois le reconnaît, « je pense qu’à la sortie de l’école, ça ne m’intéressera pas de travailler pour quelqu’un ».

Le filon des cigarettes électroniques

À Saint-Omer, déjà quatre boutiques sont spécialisées dans la vente de cigarettes électroniques, sans compter celles qui fleurissent partout dans l’Audomarois. « En France il y a 1,6 million de fumeurs de ces cigarettes, explique Ahmet Kuru. Côté TVA, c’est un énorme manque à gagner pour l’État. » Le jeune patron compte bien exploiter ce filon de la cigarette électronique. « Il y a quelques mois, elles avaient une mauvaise image. Aujourd’hui ça va mieux alors j’en profite. » Prévenant, il a d’ores et déjà misé sur d’autres produits à la vente dans sa boutique, au cas où la mode du « vapotage » s’essoufflerait.
Source : http://www.lavoixdunord.fr/region/saint-omer-faute-de-stage-ahmet-kuru-etudiant-en-ia37b0n1826729

Faute de stage, il crée sa boîte

    Par Figaro Etudiant
    Publié le 07/01/2014 à 14:49

Comme il n’arrivait pas à trouver un stage, un jeune homme du Nord s’est lancé dans le marché florissant des cigarettes électroniques.  
La galère de trouver un stage, beaucoup d’étudiants connaissent. Pour peu qu’on n’ait pas de famille ou réseau travaillant dans le secteur de son choix, envois de CV et coups de fil peuvent rapidement tourner au cauchemar. Mais surtout, les missions confiées aux stagiaires sont souvent jugées peu intéressantes par ces derniers, pour une faible rémunération. Pour résoudre ces problème, Ahmet Kuru, 21 ans, a trouvé une solution radicale; il a crée son entreprise, devenant ainsi son propre patron.

En 4ème année à l’ISEG à Lille, le jeune homme cherchait à consolider son expérience en marketing -ventes. Certes, au cours de ses deux premières années d’études, il effectue des stages dans le magasin spécialisé Boulanger, comme vendeur puis responsable de rayon. Mais il a voulu aller plus loin, et notamment tirer un profit financier plus substantiel de son stage. Il avait déjà commencé l’été, comme le raconte la Voix du Nord ,en vendant des cigarettes électroniques sur les marchés. Mais au début de sa troisième année, il a fini par ouvrir un local commercial et crée son entreprise.
«À la fois le patron et..le stagiaire!»

«J’ai commencé en négociant un délai de solde de deux mois avec mes fournisseurs. Ce qui m’a permis de démarrer en dépensant peu d’argent.», a-t-il expliqué à la Voix du Nord .L’étudiant a deux mois pour faire ses preuves et rembourser ses fournisseurs. Et alterne entre sa boutique, mais aussi les marchés et... les cours.

C’est également le cas d’Alexandre Delval. «Dans un premier stage, j’ai aidé quelqu’un a monté une entreprise, puis j’ai fait un stage dans l’assurance en marketing, détaille-t-il. Mais je trouvais cela moins intéressant, j’étais moins investi». Arrivé en quatrième année, le jeune homme a décidé de se lancer, mais pour son propre compte, dans la création d’entreprise. Passionné de cuisine, il a décidé de s’inspirer de lancer un foodtruck. Il met un an à peaufiner le business-plan, avant de lancer Chickengourmet en octobre dernier. Avec 35 clients par jour, le jeune étudiant a dépassé son objectif. Mais pour la scolarité, l’école demande néanmoins des périodes de stage obligatoire. «Mes périodes de stage au sein de ma propre entreprise ont été validées par l’ISEG. Je suis en quelque sorte à la fois le patron et..le stagiaire!» s’amuse-t-il.
Source : http://etudiant.lefigaro.fr/les-news/actu/detail/article/faute-de-stage-il-cree-sa-boite-4004