mercredi 8 janvier 2014

Pas-de-Calais : Ahmet Kuru, entrepreneur de 21 ans

Saint-Omer : faute de stage, Ahmet Kuru, étudiant en commerce, est devenu son propre patron

Publié le 07/01/2014

Par Amélie Laroze

Étudiant en quatrième année de commerce à l’ISEG de Lille, Ahmet Kuru, un Audomarois de 21 ans, a résolu sa difficulté à trouver un stage en ouvrant son propre magasin. Spécialisé dans la vente de cigarettes électroniques, il cumule le statut d’étudiant et de chef d’entreprise, et ne compte pas ses heures.


Beaucoup d’étudiants pourraient témoigner de leur difficulté à décrocher un stage en entreprise. Missions pas toujours intéressantes, rémunération faible (436 € par mois à partir de deux mois à temps complet) voire inexistante, peu de possibilité d’embauche une fois le stage terminé, etc.

Autant d’éléments qui ont poussé Ahmet Kuru, 21 ans, étudiant en commerce à Lille, à monter sa propre affaire. « Pendant mes deux premières années d’étude j’ai effectué mes stages chez Boulanger. » Il commence comme vendeur puis devient responsable de rayon.

École, magasin et marchés

L’été, pour financer son école, il profite du boum des cigarettes électroniques pour en vendre sur le marché de Saint-Omer. Il entame alors sa troisième année d’étude mais a du mal à trouver un stage. « J’avais repéré ce local rue du lycée. Alors je me suis lancé, j’ai ouvert ma propre affaire. »

Smokey Shop ouvre en septembre et se développe grâce au bouche-à-oreille. « J’ai commencé en négociant un délai de solde de deux mois avec mes fournisseurs. Ce qui m’a permis de démarrer en dépensant peu d’argent. » L’étudiant a deux mois pour faire ses preuves et rembourser ses fournisseurs. Grâce à des prix attractifs, il attire de la clientèle et relève le défi.

« Ensuite j’ai pu investir dans des outils de communication. » Enseigne lumineuse, flyers et présence active sur les réseaux sociaux accroissent sa visibilité. Et les semaines du jeune Audomarois s’enchaînent à un rythme effréné. « Le lundi matin je suis au marché d’Hazebrouck, le mardi matin à celui d’Arques et les après-midi je m’occupe du magasin. Mercredi, jeudi et vendredi je suis en cours. Le samedi matin je vends au marché de Saint-Omer et le dimanche à celui de Lille ou Wattrelos. »

Le commerce, une affaire de famille

Les jours de classe, c’est son frère qui prend le relais au magasin. « Il est fermé le jeudi et le vendredi. Mais j’ai su me faire une petite clientèle qui est prête à patienter un jour ou deux pour payer moins cher. »

Ahmet Kuru a toujours connu l’univers du commerce. Ses parents font eux-mêmes les marchés et possédaient une boutique, Le Merveilleux, rue de Dunkerque à Saint-Omer. « Quand j’étais au collège je les aidais au marché. »


Et l’étudiant, spécialisé en marketing et en commerce, semble avoir hérité de la fibre commerciale de ses parents.
« En vitrine de mon magasin j’ai mis des tubes et des feuilles à cigarettes, pour attirer les fumeurs. Une fois dans la boutique, ils remarquent que je vends des cigarettes électroniques et s’y intéressent. » Une stratégie payante. Le jeune chef d’entreprise estime que les trois-quarts des fumeurs achètent une cigarette électronique dans le mois qui suit leur première visite.

En septembre, il entamera sa dernière année d’étude. « J’hésite encore à effectuer un nouveau stage, parce que le nom d’une grande entreprise sur un CV, c’est toujours intéressant. » L’autre option serait d’ouvrir un second magasin dans les alentours de Saint-Omer. « C’est important pour moi de bien connaître le monde de l’entreprise avant d’être diplômé. » Le jeune Audomarois le reconnaît, « je pense qu’à la sortie de l’école, ça ne m’intéressera pas de travailler pour quelqu’un ».

Le filon des cigarettes électroniques

À Saint-Omer, déjà quatre boutiques sont spécialisées dans la vente de cigarettes électroniques, sans compter celles qui fleurissent partout dans l’Audomarois. « En France il y a 1,6 million de fumeurs de ces cigarettes, explique Ahmet Kuru. Côté TVA, c’est un énorme manque à gagner pour l’État. » Le jeune patron compte bien exploiter ce filon de la cigarette électronique. « Il y a quelques mois, elles avaient une mauvaise image. Aujourd’hui ça va mieux alors j’en profite. » Prévenant, il a d’ores et déjà misé sur d’autres produits à la vente dans sa boutique, au cas où la mode du « vapotage » s’essoufflerait.
Source : http://www.lavoixdunord.fr/region/saint-omer-faute-de-stage-ahmet-kuru-etudiant-en-ia37b0n1826729

Faute de stage, il crée sa boîte

    Par Figaro Etudiant
    Publié le 07/01/2014 à 14:49

Comme il n’arrivait pas à trouver un stage, un jeune homme du Nord s’est lancé dans le marché florissant des cigarettes électroniques.  
La galère de trouver un stage, beaucoup d’étudiants connaissent. Pour peu qu’on n’ait pas de famille ou réseau travaillant dans le secteur de son choix, envois de CV et coups de fil peuvent rapidement tourner au cauchemar. Mais surtout, les missions confiées aux stagiaires sont souvent jugées peu intéressantes par ces derniers, pour une faible rémunération. Pour résoudre ces problème, Ahmet Kuru, 21 ans, a trouvé une solution radicale; il a crée son entreprise, devenant ainsi son propre patron.

En 4ème année à l’ISEG à Lille, le jeune homme cherchait à consolider son expérience en marketing -ventes. Certes, au cours de ses deux premières années d’études, il effectue des stages dans le magasin spécialisé Boulanger, comme vendeur puis responsable de rayon. Mais il a voulu aller plus loin, et notamment tirer un profit financier plus substantiel de son stage. Il avait déjà commencé l’été, comme le raconte la Voix du Nord ,en vendant des cigarettes électroniques sur les marchés. Mais au début de sa troisième année, il a fini par ouvrir un local commercial et crée son entreprise.
«À la fois le patron et..le stagiaire!»

«J’ai commencé en négociant un délai de solde de deux mois avec mes fournisseurs. Ce qui m’a permis de démarrer en dépensant peu d’argent.», a-t-il expliqué à la Voix du Nord .L’étudiant a deux mois pour faire ses preuves et rembourser ses fournisseurs. Et alterne entre sa boutique, mais aussi les marchés et... les cours.

C’est également le cas d’Alexandre Delval. «Dans un premier stage, j’ai aidé quelqu’un a monté une entreprise, puis j’ai fait un stage dans l’assurance en marketing, détaille-t-il. Mais je trouvais cela moins intéressant, j’étais moins investi». Arrivé en quatrième année, le jeune homme a décidé de se lancer, mais pour son propre compte, dans la création d’entreprise. Passionné de cuisine, il a décidé de s’inspirer de lancer un foodtruck. Il met un an à peaufiner le business-plan, avant de lancer Chickengourmet en octobre dernier. Avec 35 clients par jour, le jeune étudiant a dépassé son objectif. Mais pour la scolarité, l’école demande néanmoins des périodes de stage obligatoire. «Mes périodes de stage au sein de ma propre entreprise ont été validées par l’ISEG. Je suis en quelque sorte à la fois le patron et..le stagiaire!» s’amuse-t-il.
Source : http://etudiant.lefigaro.fr/les-news/actu/detail/article/faute-de-stage-il-cree-sa-boite-4004