mercredi 28 mai 2014

Les pompes funèbres, "bonne planque" pour des passeurs arabes et non turcs

Les pompes funèbres, bonne planque pour des «passeurs» berlinois
Nathalie VERSIEUX 26 mai 2014 à 19:46

Les passeports officiels coûtaient entre 2 000 et 5 000 euros. «Au moins neuf clandestins, pour la plupart syriens, ont ainsi pu pénétrer en Allemagne entre 2010 et 2013», a expliqué le porte-parole de la police berlinoise, Jens Schobranski, après la découverte de ce trafic d’un genre nouveau. A la tête de l’affaire, une entreprise de pompes funèbres du quartier à forte minorité turque de Neukölln, dans la capitale allemande.

La petite société, spécialisée dans les inhumations de rite musulman proposait aux familles éplorées un service «clé en main», prenant en charge l’ensemble des démarches administratives. Les passeports des défunts étaient tout simplement conservés et revendus à des réfugiés, prêts à porter l’identité d’un mort. «Les passeports, couplés à une autorisation de travail en Allemagne, étaient attribués à des individus ressemblant à la personne décédée», a précisé la police. Une fois en République fédérale allemande, les réfugiés se faisaient enregistrer auprès des autorités locales, grâce à la complicité d’une employée de l’État civil, confondue par écoute téléphonique.
Le coup de filet de la police a eu lieu après une dénonciation anonyme. Une vaste perquisition, portant sur une vingtaine d’appartements et de locaux commerciaux dans plusieurs arrondissements de Berlin et impliquant 120 policiers, a permis de saisir une cinquantaine de passeports allemands, mais aussi marocains, égyptiens et libanais, conservés dans une valise.

Le directeur de l’entreprise de pompes funèbres, Ahmad D.,
ainsi que trois complices, visiblement prêts à coopérer avec les enquêteurs, ont été laissés en liberté. Sur le site internet de son entreprise – une boutique ordinaire et sobre derrière une façade carrelée de vert– Ahmad D., 53 ans, pose en tenue traditionnelle et barbe blanche. Derrière lui, une photo de La Mecque… Le site reprend quantité de sourates du Coran ayant rapport à la mort. Selon les enquêteurs, Ahmad D. organisait lui-même la venue des clandestins.

«C’est une méthode entièrement nouvelle, que nous n’avons encore jamais rencontrée dans le reste du pays», relève Franck Worm, qui dirige la cellule d’enquête «passeurs» de la police criminelle de Berlin.
Source : http://www.liberation.fr/monde/2014/05/26/les-pompes-funebres-bonne-planque-pour-des-passeurs-berlinois_1027540

Ahmad n'est pas un prénom turc mais arabe. L'équivalent en turc serait Ahmet.

Le nom complet du directeur de ces pompes funèbres "islamiques" ("Al-Schahbaa") est Ahmad Dahawich (un nom qui n'a rien de turc) :

"Es ist eine Dienstleistung, die jedes Beerdigungsinstitut anbietet. Damit sich die Angehörigen nicht kümmern müssen, werden alle Ausweise abgegeben, der Verstorbene bei Behörden abgemeldet.

Ahmad D. (54) aus Neukölln soll daraus ein illegales Geschäft gemacht haben. Er verkaufte die Pässe von Toten an Schleuser. Razzia beim Bestatter!

80 Beamte der gemeinsamen Ermittlungsgruppe "Schleuser" durchsuchten Donnerstagmorgen das islamische Bestattungsinstitut "Al-Schahbaa" an der Blaschkoallee und 25 weitere Wohnungen und Geschäftsräume."

Source : http://www.bz-berlin.de/tatorte/pro-pass-soll-er-5000-euro-erhalten-haben-article1842785.html

"WELT am SONNTAG vom 28.02.2010 / Ressort: Berlin

Mit dem Segen Allahs Ahmad Dahawich leitet in Neukölln ein Bestattungsinstitut für Muslime."

Source : http://www.genios.de/presse-archiv/artikel/WAMS/20100228/mit-dem-segen-allahs-ahmad-dahawich/69285985.html

"islamische Bestattung Al-schahbaa Tl;03039937046
Mohammad Dahawich  017620605850
Islamische  Bestattung
schikh Ahmad Dahawich  abu Mohamad   017624178785
 المؤسسة العربية الأسلامية لنقل ودفن الموتى  في المانيا
                    الشهباء
اشراف الشيخ احمد محمد دحويش
Blaschkoallee 73    12359 Berlin"

Source : http://islamische-bestattung.de.tl/islamische-Bestattung.htm

Voir également : Le salafisme à Solingen : une affaire non-turque ?

Immigration clandestine en Autriche : 22 Grecs condamnés pour trafic d'êtres humains

dimanche 25 mai 2014

Ain : le geste héroïque du Franco-Turc Baykal Yildiz

faits divers
Oyonnax : roué de coups pour avoir porté secours à une femme

La semaine dernière, Baykal Yildiz, un habitant d'Oyonnax a porté secours à une femme. Cette dernière a été prise à partie dans la rue par plusieurs hommes. Ces derniers n'ont pas apprécié l'intervention de cet homme de 35 ans. Le bon samaritain, qui a été roué de coups, est toujours hospitalisé.

    dm
    Publié le 19/05/2014 | 14:24, mis à jour le 19/05/2014 | 17:08

Le jeune homme n'a pas hésité une seconde à défendre une femme qu'il ne connaissait pas. Rose-Marie Cherif sait qu'elle lui doit une fière chandelle. Le préfet de l'Ain a tenu à reconnaître par écrit cet acte de bravoure. Une délégation s'est d'ailleurs officiellement rendue au chevet de Baykal Yildiz. Il pourrait recevoir d'ici quelques semaines une médaille d'honneur pour "acte de courage et de dévouement".

Deux des agresseurs présumés ont été interpellés et placés en détention provisoire. Un homme est placé sous le statut de témoin assisté. Un quatrième homme n'a toujours pas été retrouvé.
Source : http://rhone-alpes.france3.fr/2014/05/19/oyonnax-roue-de-coups-pour-avoir-porte-secours-une-femme-480121.html

VIDEO. Rencontre entre la victime d'une agression et son sauveur roué de coups
Le 11 mai, à Oyonnax (Ain), un homme a secouru une femme qui se faisait agresser par trois hommes, lui valant un long séjour à l'hôpital.


Par France 3

Mis à jour le 19/05/2014 | 14:03 , publié le 19/05/2014 | 13:57

Il n'a écouté que son courage, et cela lui a valu un séjour à l'hôpital. Mais si c'était à refaire, Baykal Yildiz, 35 ans, l'assure : il referait la même chose. Dimanche 11 mai, cet habitant d'Oyonnax (Ain) n'a pas hésité à porter secours à une femme d'une cinquantaine d'années en train de se faire agresser par trois hommes, comme l'explique Le Progrès. Furieux, les agresseurs se sont alors retournés contre le jeune homme, qui a été roué de coup.
Un agresseur toujours en fuite

Une semaine plus tard, encore hospitalisé, Baykal a reçu la visite de sa victime, Rose-Marie, qui a tenu à remercier son sauveur. Eleodie Schès, la sous-préfète de Nantua a également salué l'acte "exemplaire" de l'homme, un acte de bravoure officiellement reconnu par le préfet de l'Ain. "C'est ma nature, ça vient du cœur" s'est justifié Baykal Yildiz.

Un des agresseurs est toujours en fuite alors que les deux autres ont été interpellés et sont actuellement placés en détention provisoire.
Source : http://www.francetvinfo.fr/france/video-rencontre-entre-la-victime-d-une-agression-et-son-sauveur-roue-de-coups_603951.html

vendredi 23 mai 2014

Flandre belge : hostilité de la N-VA à l'égard des francophones

"Toxicomanes", "immigrants"... les mots durs de De Wever aux francophones
Antoine Clevers Publié le mercredi 21 mai 2014 à 19h22 - Mis à jour le jeudi 22 mai 2014 à 13h46

Belgique

Au lendemain du message vidéo adressé par Bart De Wever aux francophones, retour sur les "mots durs" du président de la N-VA.

Août 2008 : "Il n’y a pas de minorité francophone en Flandre, il y a des immigrants qui doivent s’adapter. On demande cela à des Marocains, des Turcs."


Juin 2009, après son élection au Parlement flamand : "Les francophones continueront à tirer sur une tétine fédérale tarie. Nous en avons assez. Plus une seule goutte !" Selon De Wever, il faut "affamer financièrement" Bruxelles et la Wallonie.

Décembre 2010, dans l’hebdomadaire allemand "Der Spiegel" : "Les Wallons […] empêchent toutes réformes sensées. […] Nous pouvons envisager d’aider la Wallonie, mais à des conditions normales. Cet argent ne doit pas s’apparenter à une injection de drogue, comme pour un toxicomane" (NdlR, ou "junkie", selon les traductions).

Octobre 2011, lors d’un voyage en Ecosse : "Les francophones ont développé une démocratie parallèle contre la majorité flamande."

Octobre 2012, il évoque la "wallonisation" de l’économie belge. C’est-à-dire ? "Des dépenses publiques sans cesse plus importantes, des actions syndicales de plus en plus dures, une atmosphère négative vis-à-vis des entrepreneurs […]."
Source : http://www.lalibre.be/actu/belgique/toxicomanes-immigrants-les-mots-durs-de-de-wever-aux-francophones-537ce0bc3570102383ce05e5

Voir également : Les populistes hollandais prennent les immigrés slaves et roumains pour cibles

Les difficultés d'intégration des immigrés allemands en Suisse

En Allemagne, l'immigration européenne fait débat

Allemagne : la question des Aussiedler et des Übersiedler

Allemagne : le problème des Aussiedler ou "Russes allemands"

L'hostilité anti-provinciale à Berlin

lundi 19 mai 2014

La Turquie poursuit la construction de murs à la frontière syrienne

Turkey builds portable wall on border with Syria

HATAY - Anadolu Agency

A portable concrete wall is being built on the border with Syria in the southern province of Hatay as  part of security measures.


The wall, which is composed of concrete 3-meter-long blocks, is being built in the border town of Reyhanlı’s Kuşaklı village in an effort to prevent illegal crossings and smuggling.

The wall will reportedly be 1,200-meter-long and weigh nine tons when it is finished. The concrete blocks will able to be transferred when necessary.

The construction began two days ago and 150 concrete blocks have been placed so far.

The same kind of walls were previously used in some areas in Syria’s border town Atme.


In the southeastern province of Gaziantep, another wall was built in January in order to stop people from illegally bypassing checkpoints.


Turkey has vowed to maintain its “open door” policy to those fleeing the fighting, although it has closed border crossings from time to time following clashes near the frontier.

Refugees, smugglers and rebel fighters have been able to cross the border undetected in many remote areas, bypassing the main gates and leaving Turkey with a major security challenge.

The construction of a two-meters-high wall between Nusaybin and Qamishli further east along the Syrian border on October had resulted in protests on both sides of the frontier, prompting the mayor of the district of Şırnak to start a hunger strike.

Turkey had also previously announced the construction of a 2.5-kilometer-long wall along the Cilvegözü border gate with Syria to prevent smuggling activities.

April/27/2014
Source : http://www.hurriyetdailynews.com/turkey-builds-portable-wall-on-border-with-syria-.aspx?pageID=238&nID=65624&NewsCatID=341

"Turkey builds wall along Syria border
   
13 May 2014

A portable wall 1,200 metres long, 3 metres high and weighing 9 tonnes is being built in the border town of Reyhanli in an effort to prevent illegal crossings and smuggling activities.


Construction of the Reyhanli wall, and others like it near the Syrian border, signify a new approach for Turkey, which so far has upheld an open-door policy for Syrian refugees and only temporarily sealed border crossings after the break-up of clashes near the frontier, experts say.


A year ago this month twin car bombings in Reyhanli killed more than 50 people and injured more than 140 others.

The Reyhanli wall is just across from the Syrian town of Atmeh, which had been controlled by the al-Qaeda-linked Islamic State of Iraq and Levant (ISIS), but recently was taken over by another terrorist group in opposition to Syrian President Bashar al-Assad. ISIS claimed responsibility for last year's attack in Reyhanli.

In January, a similar wall was built in Gaziantep with the same aim: preventing people from illegally crossing the border. In October, a wall 2 metres high was constructed between Nusaybin and the Syrian town of Qamishli, sparking protests on both sides, including a hunger strike by Nusaybin Mayor Ayse Gokkan.

Construction of the walls is the joint initiative of Interior Ministry and Turkish Land Forces. In October 2013, then-Interior Minister Muammer Guler said the sole aim of the walls is to prevent deaths and injuries resulting from landmines.

"How can one handle a border that is 911 kilometres long? I know that those who have been complaining about this issue are trying to create different perceptions," he told reporters.

The three-year conflict in Syria has resulted in more than 2.5 million refugees. According to UN figures, there are more than 722,000 Syrian refugees registered in Turkey and more who were not registered with the government.

Murat Erdogan, director of Hacettepe University's Migration and Politics Research Centre, said an international solution is needed to address the Syrian refugee issue.

"The solution can be provided when the international community reaches a consensus over handling this immigration problem with shared commitments. To prevent the immigration, there is a need to work on solutions from the outset, in other words by terminating the war," he told SES Türkiye.

"From the humanitarian and conscientious perspective, Turkey should maintain its open-door policy and the status of temporary asylum. But in addition to constructing such walls, there is also a need to activate some institutional mechanisms that create a sustainable basis to fight against illegal immigration flows," he added.

In April 2013, Turkey adopted a new law on foreigners and international protection and founded the General Directorate of Migration Management under the Ministry of Interior.

According to the law, foreigners and those under international protection cannot be sent back to places where it is likely they will be subject to inhumane treatment, torture or humiliating punishment.

Ali Habip, a lawyer in Hatay, told SES Türkiye that the wall would bring positive changes in regional stability. "Personally, I don't raise an objection to this wall. We have been living through difficult times in Hatay. The criminality rates have been increasing with the flow of many convicts and terrorists coming from Syria," Habip said.

"The incidences of smuggling have also escalated. At the onset of the war, we also witnessed the human smuggling, especially of women. Nowadays, Hatay is seen by Syrian opposition as a shelter, and this undermines the peace and stability in the region, and especially in our city," he added.

Habip said construction of the wall is a sign that the state wants to fill the power vacuum in the region as the open door policy paved the way for the undetected passage of not only refugees, but also smugglers and rebel fighters.

"It didn't only leave Turkey with a major security challenge, but also the state has lost a great deal of its tax benefits with the smuggling over the border that resulted in the mass flow of cheap goods into the border towns," he added.

On April 26th, the military captured three people who were trying to illegally cross from Syria into Turkey on a boat. That same day, the army also identified 310 fuel cans at five different points near Hatay's Narlica district. On April 25th and 27th, the army fired shots at suspected smugglers in Narlica. The suspects fled the area and left behind smuggled fuel oil and 220 metres of pipe used in smuggling operations.

Between April 25th and May 1st, the army captured 966 people making illegal crossing of the border, along with two guns, 11,112 packages of cigarettes, 138.3 kilograms of drugs, 45,950 litres of fuel oil, and 1,400 meters of pipe that were intended to cross the borders through illegal means."

Source : http://www.turkishweekly.net/news/166724/turkey-builds-wall-along-syria-border.html

Voir également : Construction d'un mur à la frontière turco-syrienne, pour empêcher les intrusions et la contrebande

Des centaines de Syriens bloqués à la frontière turque

Des nationalistes kurdes s'opposent à la politique de contrôle des flux migratoires à la frontière turco-syrienne

Le rôle indispensable de la Turquie pour endiguer l'immigration irrégulière vers l'Europe

Turquie : 11 opérations policières simultanées pour combattre l'immigration clandestine

La Grèce inutile se fait taper sur les doigts par l'Allemagne et l'Autriche au sujet de l'immigration clandestine

Immigration clandestine : l'UE enfin prête à sanctionner la Grèce laxiste et décidément inutile en l'expulsant de l'espace Schengen

Immigration clandestine en Autriche : 22 Grecs condamnés pour trafic d'êtres humains

Nicosie, capitale "européenne" des "mariages blancs"

jeudi 15 mai 2014

En Allemagne, l'immigration européenne fait débat

Immigration : l'Allemagne attire de plus en plus d’Européens
Pierre Kupferman
Par Pierre Kupferman

Voir tous ses articles
Publié le 14-05-2013 à 18h55

Le niveau record du nombre d'immigrés venus l'an passé s'installer en Allemagne offre, sur le plan démographique, un répit inespéré pour la première économie d'Europe.

Les autorités allemandes ne s’en cachent pas. Elles comptent beaucoup sur l’immigration pour compenser l’inéluctable vieillissement de la population lié au faible taux de natalité dont souffre le pays depuis des décennies (1,4 enfant par femme contre 2 en France). Et pour le moment, ce pari fonctionne plutôt bien.

La semaine passée, Destatis, l’équivalent de l’Insee outre-Rhin, a rendu public le nombre des immigrants que l’Allemagne a accueilli sur son territoire en 2012 : 1,081 million de personnes. Du jamais vu depuis 1995. Et ce chiffre ne peut s’apprécier correctement si l’on oublie de mentionner le nombre de ceux qui ont, sur ces mêmes douze mois, choisi de quitter l’Allemagne. Le solde migratoire a atteint, là encore, un niveau record depuis le début du siècle: 369.000 habitants gagné en une année, soit l’équivalent de la ville de Wuppertal.

Ce niveau n’est néanmoins pas encore assez important pour éviter que la France compte davantage d’habitants que l’Allemagne d’ici une quarantaine d’années, mais il permet aux responsables des caisses de retraites et des autres institutions sociales dont les équilibres dépendent du nombre de cotisants de respirer un peu. Les économistes tablaient en effet sur un solde migratoire presque deux fois inférieur.

80% des nouveaux arrivants viennent d'Europe

Il satisfait aussi pleinement les employeurs allemands. D’autant que l’Allemagne attire plutôt des habitants venus de pays où le système éducatif assure un bon niveau de formation à ses concitoyens. Interrogé par le Handelsblatt, James W. Vaupel, le directeur de l’institut Max Planck pour la recherche démographique, reconnaissait lui-même lundi 13 mai que l’Allemagne disposait avec l’immigration d’un atout majeur pour éviter la décrue de sa population active. Tout en soulignant que l’immigration est, par nature, potentiellement "porteuse de risques", cet expert insistait sur le fait que dans le cas allemand "ce problème n’était pas important dans la mesure où la plupart des immigrants arrivaient d’Europe".

De fait, en 2012, plus de 80% des nouveaux arrivants sur le territoire allemand venaient de pays européens. Parmi eux, près de 700.000 ont quitté l’un des 26 autres pays de l’Union européenne pour espérer trouver du travail ou une formation en Allemagne. Parmi eux, plus de 45.000 Italiens, près de 38.000 Espagnols et presque autant de Grecs. Polonais, Roumains et Bulgares constituent néanmoins toujours le plus gros contingent d’immigrés (près de 360.000 à eux trois) accueillis l’an passé par la première économie d’Europe.
Source : http://www.challenges.fr/economie/20130514.CHA9389/immigration-l-allemagne-attire-de-plus-en-plus-d-europeens.html

En Allemagne, le débat sur l'immigration européenne se durcit

Romaric Godin  |  13/01/2014, 15:49

Outre-Rhin, la volonté européenne d'assouplir les règles d'attribution de la prestation "Hartz IV" a relancé le débat sur l'immigration interne à l'Union européenne. Une situation dangereuse pour l'Europe.

En 2013 - et pour la troisième année consécutive -, l'Allemagne a gagné des habitants, inversant ainsi les pertes enregistrées entre 2002 et 2011. Une hausse due uniquement à un solde migratoire positif de 400.000 personnes qui a pu compenser un solde naturel (différence entre naissances et décès) toujours négatif de plus de 200.000 personnes. Au premier semestre 2013, près de 61 % des nouvelles personnes arrivées en Allemagne étaient des migrants issus de l'Union européenne.
Les Allemands craignent « l'immigration de la pauvreté »


Cette situation ne plaît pas à tout le monde. Si les Allemands, selon un sondage publié par ARD, la première chaîne publique, approuvent à 68 % l'immigration de personnels qualifiés, ils sont 70 % à vouloir expulser les migrants issus de l'UE qui ne peuvent trouver un travail en Allemagne. Certains partis politiques tentent donc logiquement de profiter de la crainte d'une « immigration de la pauvreté » (Armutswanderung) qui n'aurait pour seul but que de profiter des prestations sociales allemandes.
La CSU contre l'ouverture des frontières aux Roumains et Bulgares

Le parti conservateur bavarois, la CSU, sœur politique de la CDU d'Angela Merkel, tente d'agiter ce chiffon rouge depuis des semaines. L'ouverture du marché du travail allemand aux Bulgares et aux Roumains le 1er janvier dernier lui en a donné l'occasion. La CSU n'a cessé de réclamer une révision un durcissement des règles d'attribution des prestations sociales aux migrants européens, ce qui a provoqué des frictions au sein de la « grande coalition. »
La plainte d'une Roumaine relance le débat

Et voilà que la Commission européenne relance le débat en jetant de l'huile sur le feu. Vendredi, la Süddeutsche Zeitung, révèle en effet une contribution de Bruxelles devant la Cour européenne de Luxembourg dans une affaire qui oppose l'Allemagne à une Roumaine de 24 ans. Cette dernière habite depuis 2010 à Leipzig, dans l'est du pays. Sans travail, avec un enfant à charge, elle a déposé une demande de prestation « Hartz IV », qui lui a été refusée.
Qu'est-ce que l'allocation « Hartz IV » ?

Cette allocation « Hartz IV », du nom de l'ancien DRH de Volkswagen qui a inspiré la loi qui l'a créé, a été mise en place dans le cadre des réformes Schröder. Il a vocation à offrir une prestation minimale aux demandeurs d'emplois qui n'ont pas ou n'ont plus droit aux prestations classiques de l'assurance chômage (Arbeitlosengeld I), c'est une « assurance chômage bis » (Arbeitlosengeld II). En échange de cette prestation et de la prise en charge par les communes des frais d'hébergement et de chauffage, la personne doit se tenir disponible « à tout moment » pour le marché de l'emploi allemand. Pour un adulte vivant seul avec un enfant, la prestation peut s'élever à 618 euros, en plus du paiement quasi intégral du loyer et du chauffage.
Les règles en vigueur actuellement outre-Rhin

La règle actuelle est la suivante outre-Rhin. Pendant trois mois, aucun citoyen européen ne peut prétendre à une aide sociale en Allemagne (mais elle peut continuer à toucher une éventuelle assurance chômage de son pays d'origine.) Au bout de cinq ans de résidence, un migrant de l'UE peut prétendre à toutes les prestations sociales, comme tout citoyen allemand. Entretemps, il doit avoir travaillé en Allemagne et donc avoir cotisé pour pouvoir demander d'abord son assurance-chômage, puis, après un an, la prestation « Hartz IV. » La Roumaine de 24 ans n'avait jamais travaillé en Allemagne, le Jobcenter de Leipzig a donc refusé sa demande.
La Commission contre l'automatisme allemand

Que dit la commission européenne ? Selon la Süddeutsche Zeitung, Bruxelles conteste le refus automatique de la prestation Hartz IV aux migrants de l'UE qui n'ont pas travaillé. La Commission demande que « chaque cas soit examiné individuellement. » Une annonce qui a déclenché l'ire de la CSU qui, il est vrai, n'en demandait pas tant, alors que le débat sur l'ouverture du marché du travail aux Bulgares et aux Roumains commençait à se tasser.
Les politiques allemands vent debout


Le parti bavarois qui se laisse volontiers tenter par un certain euroscepticisme n'a pas tardé à lancer une offensive contre Bruxelles. En laissant croire, par un raccourci rapide, que Bruxelles voulait ouvrir grand les portes de l'Allemagne sociale.  « La Commission agit souvent sans connaître les réalités de la vie », a déclaré Horst Seehofer, le ministre président bavarois leader du parti. Ce qui est nouveau, c'est que la CDU est venue à l'appui de ces critiques. Volker Kauder, le leader du groupe CDU/CSU au Bundestag, proche d'Angela Merkel a jugé la position de Bruxelles inacceptable. Le vice-président de la CDU Armin Laschet a, à son tour, proclamé que l'UE n'est pas une « union sociale. »

Ce qui est frappant, c'est que ce discours a été repris par la presse qui dénonce l'attitude de Bruxelles. Même la Süddeutsche Zeitung, pourtant réputée peu favorable à la CSU, a mis en garde contre une immigration de masse de Roumains et de Bulgares venant en Allemagne pour toucher les prestations Hartz IV. Les Sociaux-démocrates sont aussi fort mal à l'aise. Et le président SPD du parlement européen, Martin Schulz, candidat officiel de son parti aux élections européennes pour la présidence de la Commission, a invité Bruxelles à ne pas force la main de l'Allemagne sur ce sujet.
Bruxelles persiste et signe

Ce lundi, Bruxelles a confirmé sa position par la publication d'un « manuel » sur l'application des droits sociaux aux migrants de l'UE. Chaque demande doit donc être examinée en profondeur, même si le requérant n'a pas travaillé dans le pays. Selon le Commissaire aux Affaires sociale, le Hongrois Laszlo Andor, la situation familiale ou la durée de l'établissement dans le pays doit pouvoir permettre d'accorder des prestations. C'est donc un nouveau rejet de l'automatisme allemand.
Enjeu politique

Lazslo Andor a beau dénoncé un débat « trop émotionnel » et « commandé par le calendrier politique », il a réussi à fédérer autour de ce sujet et contre elle une grande partie de l'opinion publique allemande. CDU et CSU vont chercher à profiter de l'occasion. En se dressant contre la Commission sur ce sujet, la droite allemande peut, avant les élections européennes, mobiliser une partie de l'électorat tenter par le vote eurosceptique, que ce soit à gauche avec Die Linke ou à droite avec le parti anti-euro Alternative für Deutschland (AfD). C'est une occasion à ne pas manquer car si la CDU et la CSU progressent fortement aux élections européennes au détriment d'une SPD mal à l'aise sur le sujet, alors elle verra sa position encore se renforcer au sein de la grande coalition.
Vers un durcissement général ?


Reste une constatation : alors que David Cameron au Royaume-Uni veut durcir l'attribution des aides sociales aux ressortissants européens, l'Allemagne pourrait lui emboîter le pas. Le risque, c'est que l'UE se divise progressivement - au moment où elle doit trouver de plus en plus de position communes -  politiquement entre pays pauvres et pays riches, entre pays d'émigration et pays d'immigration. Le risque, ce serait aussi de renforcer l'axe Londres-Berlin qui a si bien fonctionné sur la question du budget européen. En voulant agir au mauvais moment, la Commission aura peut-être ouvert une nouvelle brèche au sein d'une Europe déjà mal en point.
Source : http://www.latribune.fr/actualites/economie/union-europeenne/20140113trib000809173/en-allemagne-le-debat-sur-l-immigration-europeenne-se-durcit.html

Voir également : L'Allemagne, terre d'immigration européenne

Allemagne : la question des Aussiedler et des Übersiedler

Allemagne : le problème des Aussiedler ou "Russes allemands"

L'hostilité anti-provinciale à Berlin

jeudi 8 mai 2014

Le régime des visas pour les Turcs : ce que ne vous dira pas Aymeric Chauprade

Aymeric Chauprade affirme :

"Rien de tout cela, pourtant, ne suscite la moindre désapprobation de la part de l'Union européenne qui, pendant ce temps, s'acharne sur la Russie et les populations russophones d'Ukraine ! (...)

Surtout, et sans que cela ne soit porté à la connaissance des Français, l'Union européenne vient de porter un nouveau coup à la sécurité et à l’identité des peuples européens. L'accord dit de réadmission prévoit en effet qu’à l’horizon 2017 les ressortissants turcs pourront se rendre dans l’espace européen sans visa préalable."

Source : http://www.atlantico.fr/decryptage/pendant-que-turquie-censure-et-reprime-bruxelles-accelere-processus-adhesion-aymeric-chauprade-1061834.html

Mais :
Le FN utilise un drapeau tunisien pour évoquer… la Turquie

    Home LE SCAN POLITIQUE Les couacs
        Par Ivan Valerio
        Mis à jour le 07/05/2014 à 18:24
        Publié le 07/05/2014 à 16:34

LE SCAN - Dans son matériel de campagne pour les européennes, le Front national illustre la thématique de l'entrée de la Turquie dans l'Union avec un drapeau tunisien.

L'élargissement de l'Union européenne à la Turquie est un des sujets préférés du Front national lorsqu'il parle d'Europe. Mais, dans un de ses tracts pour les élections à venir, le parti de Marine Le Pen place un drapeau de la Tunisie quand il parle… de la Turquie.

Relevé par @hajoura74 sur Twitter, un tract du FN en Ile-de-France pour les européennes évoque donc «l'élargissement de l'Union européenne et la poursuite des négociations avec la Turquie, sous le mandat de Nicolas Sarkozy». Encore présent sur le site d'Aymeric Chauprade, tête de liste soutenue par le FN, ce tract confond les deux drapeaux, certes ressemblants, mais différents.

Pas du meilleur effet pour la tête de liste du FN, qui se présente très officiellement comme un «géopolitologue de renommée mondiale» sur son profil Facebook,
comme le relève L'Humanité. La bibliographie d'Aymeric Chauprade est notamment garnie d'un «dictionnaire de géopolitique». Et dans une récente tribune publiée sur Atlantico , il mettait en alterte sur le danger que constitue selon lui une éventuelle adhésion de la Turquie à l'Union européenne.

Mais cette page du tract n'est pas spécifique à l'Ile-de-France et est reproduite sur les tracts des autres circonscriptions. Dans ce tract dépliant, l'extérieur est aux couleurs du candidat de la circonsription et l'intérieur est commun avec le programme du Front national.
Source : http://www.lefigaro.fr/politique/le-scan/couacs/2014/05/07/25005-20140507ARTFIG00275-le-fn-utilise-un-drapeau-de-la-tunisie-pour-parler-de-la-turquie.php

Et :
15:39 05/05/2010  
Accord entre la Russie et la Turquie

La Russie et la Turquie ont signé un accord sur l'abolition de visas


Aujourd'hui, la Russie et la Turquie ont signé un accord sur la suppression réciproque des visas. Signature de l'accord sur l'abolition du régime des visas a eu lieu lors de la visite du président russe Dmitri Medvedev en Turquie.

Plus tôt aujourd'hui, Dmitri Medvedev, après des entretiens avec son homologue turc Abdullah Gul a appelé à la création du régime sans visas entre les deux pays événement «historique». «Cela rend la vie plus facile pour des millions de personnes, il s'applique à tous ceux qui viennent en Turquie pour une période de 30 jours, tout d'abord il s'agit de nos touristes,." - At-il dit.

Selon Dmitry Medvedev, le processus d'entrée en vigueur, est synchronisé avec la préparation et l'entrée en vigueur de l'accord de réadmission.

À son tour, M. Gül a déclaré que les avantages de visa abolition accord, les deux pays. "L'annulation de visas faites dans l'intérêt de la Russie et la Turquie en premier lieu, il est nécessaire pour les touristes, ainsi que ceux qui sont impliqués dans le transport et le commerce." - At-il dit. Le président turc a déclaré que chaque année, le pays attire environ 3 millions de touristes russes. "Cela aidera à augmenter le débit Nous considérons ce document d'une manière positive." - At-il souligné.

Au total, les deux dirigeants ont signé aujourd'hui 17 accords pour un investissement total de plus de 25 milliards de dollars, y compris le coût de la construction de centrales nucléaires en Turquie est estimée à 20 milliards de dollars
Source : http://cvsrf.ru/vizy/news/id_32_lang_fr_print_yes.html

Turquie/Russie: plus besoin de visas

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        Par AFP
        Publié le 16/04/2011 à 12:41

La Turquie et la Russie autorisent depuis samedi l'entrée sans visa sur leur territoire respectivement de citoyens russes et turcs pour des séjours de moins de 30 jours, a rapporté l'agence de presse Anatolie.


Les huit membres d'équipage d'un vol de la compagnie aérienne turque Turkish Airlines Istanbul-Moscou ont été les premiers bénéficiaires de cette levée des visas, décidée en mai dernier par le président russe Dmitri Medvedev et le Premier ministre turc Recep Tayyip Erdogan, selon Anatolie.

Les Turcs peuvent effectuer jusqu'à trois voyages d'un mois en Russie par période de six mois, et les vacanciers russes souhaitant passer leur été sur la riviera turque bénéficient désormais de facilités pour obtenir un permis de séjour de trois mois, ajoute l'agence.

Les échanges russo-turcs ont explosé depuis la chute du communisme, pour atteindre 22,9 milliards de dollars en 2009. La Turquie achète 60% de son gaz à la Russie. Les deux pays se sont fixé pour objectif d'atteindre un volume d'échanges annuels de 100 milliards de dollars d'ici 2015. La Turquie a signé au cours des des dernières années des accords analogues sur la levée des visas avec plusieurs pays du Proche Orient et réclame des pays de l'Union européenne, avec laquelle elle a entamé en 2005 des négociations d'adhésion, un assouplissement de leur régime de visas à l'égard des Turcs.
Source : http://www.lefigaro.fr/flash-eco/2011/04/16/97002-20110416FILWWW00406-turquierussie-plus-besoin-de-visas.php

Voir également : La question des visas pour les citoyens turcs

"Libre circulation des Turcs" : les approximations de Nicolas Dupont-Aignan

dimanche 4 mai 2014

L'assassinat de Nazmiye à Colmar (1993) : une victime kurde d'un crime d'honneur, et non turque

Colmar: Nazmiye mise à mort par les siens
Mercredi, 30 Novembre, 1994

LE procès des assassins présumés de la jeune Nazmiye Ilikpinar s'est ouvert hier devant la cour d'assises du Haut-Rhin. Son frère, Abdullah (vingt-deux ans), et son cousin Lufti (vingt ans) sont accusés de cet assassinat par strangulation. Le père et la mère de l'adolescente (quinze ans au moment des faits) sont accusés de complicité. Ils auraient assisté à l'exécution. Nazmiye était une Kurde de Turquie arrivée en France avec sa mère Elife par le biais du regroupement familial en 1981. Elle commence à suivre des études. Rapidement, l'écart entre son père, Mustafa, et sa mère prend des allures de confrontation.

Le dialogue se rompt entre des parents venus de la plus profonde campagne d'Anatolie et leur fille «éprise de liberté», comme la décrivent ses amis de classe. Nazmiye commence à «sécher» les cours. Puis, ce sont les fugues qu'elle explique par le très étroit contrôle de sa famille sur sa vie personnelle.

Selon l'acte d'accusation, elle met en cause son frère. Il la frapperait et vérifierait régulièrement sa virginité. Elle parlait aussi de harcèlement sexuel. C'est ce qu'elle confie, en juin 1993, à un éducateur. D'où un placement en foyer.

En août, dans des circonstances que le procès devra établir, elle retourne dans sa famille. Des sorties dans une fête foraine, une liaison avec un adolescent de seize ans auraient poussé sa famille à «agir».

Le drame se noue dans la nuit du 13 au 14 août 1993. Nazmiye rentre chez elle. Elle est emmenée en voiture par son frère et son cousin en compagnie de ses parents. Fin du voyage à Eguisheim (Haut-Rhin). Dans un fossé. Le frère l'aurait étranglée. Le cousin l'aurait maintenue à terre. Les parents assistaient au meurtre de leur quatrième enfant.

Il appartiendra à la justice d'établir la réalité des faits, d'autant, qu'aujourd'hui, Abdullah, le frère, dit avoir agi seul.

L'acte d'accusation s'emploie a montrer que ce crime ne saurait être assimilé avec la religion musulmane des personnes impliquées. «Il a été établi au cours de l'instruction, indique le parquet de Colmar, que la législation nationale des intéressés ne tirait aucun effet atténuant sur le plan pénal de cette tradition, à la supposer établie, et que la religion des intéressés, également mise en avant, condamnait l'acte commis».

De son côté, l'avocat de la mère de la victime, Me Hélène Courtin-Rosenblieh, déclare qu'il s'agit d'une «vendetta familiale qui a vu un problème d'identité d'une jeune fille qui s'émancipait par rapport à leur culture archaïque».



BRUNO PEUCHAMIEL.
Source : http://www.humanite.fr/node/92292

Voir également : Hatun Sürücü : une victime kurde d'un crime d'honneur, et non turque

Le crime d'honneur : une pratique tribale ni turque, ni vraiment musulmane mais kurde

La lapidation chez les Kurdes yezidis (non-musulmans) du nord de l'Irak

samedi 3 mai 2014

"Libre circulation des Turcs" : les approximations de Nicolas Dupont-Aignan

politique
Europe : les approximations de Dupont-Aignan sur la libre circulation des Turcs

Par Béatrice Hadjaje , Héloïse Leussier | Publié le 02/05/2014 à 17h15 | RTL Matin

DÉCRYPTAGE - Le président de Debout la République affirme que les Turcs pourront bientôt circuler sans visa en Europe. Ce n'est pas tout à fait vrai.

"Le 16 décembre, une commissaire européenne a signé un accord avec la Turquie prévoyant la libre circulation des Turcs sans visa à partir de 2017 (…) ça veut dire que ce qu'il se passe avec les Roumains, on va l'avoir avec 80 millions de Turcs", s'est indigné vendredi 2 mai Nicolas Dupont-Aignan sur RTL. Un accord passé inaperçu selon lui.
Oui, un accord est en négociation

Si cet accord n'a pas fait grand bruit, c'est parce qu'il n'ouvre pas vraiment la porte à la menace pointée par le président de Debout la République. Actuellement, un citoyen européen n'a pas besoin de visa pour se rendre en Turquie. À l'inverse, l'Europe impose un visa aux citoyens turcs.

Une situation déséquilibrée sur le papier. Pour y remédier, la Commission européenne est effectivement en train de négocier un accord avec le gouvernement truc.
Non, ce ne sera pas si simple pour les Turcs d'entrer en Europe

Cet accord prévoit un certain nombre de conditions occultées par Nicolas Dupont-Aignan.

- Les autorités turques devront accepter de rapatrier, en échange, tous les immigrés clandestins qui passent en Europe en venant de Turquie.
La Turquie est en effet accusée par les Européens de laisser passer tous les clandestins. Elle devra donc les réadmettre chez-elle.

- Les Turcs devront être munis de passeports biométriques, ce qu'ils n'ont pas pour l'instant.


- Le séjour des turcs sera limité à 3 mois maximum, et ils n'auront pas le droit de travailler en Europe.
Non, la situation des Turcs n'est pas comparable à celle des Roumains

Quoi qu'il advienne de cet accord, la situation des Turcs n'aurait rien à voir avec celle des Roumains et des Bulgares, comme le suggère pourtant le président de Debout la République. Ces derniers sont citoyens européens et ont donc le droit de travailler en Union Européenne, ce qui ne resterait pas le cas pour les Turcs.

Par ailleurs, c'est au final le parlement européen qui aura le dernier mot sur cette question. Une bonne raison pour aller voter le 25 mai.
Source : http://www.rtl.fr/actualites/info/politique/article/europe-les-approximations-de-dupont-aignan-sur-la-libre-circulation-des-turcs-7771649506

On peut ajouter que le faux gaulliste Dupont-Aignan (comme l'ensemble de l'extrême droite française, notamment Aymeric Chauprade) est très silencieux sur les Etats qui ont à l'heure actuelle supprimé le régime des visas pour les citoyens turcs : Russie, Serbie, entre autres...

Voir également : La question des visas pour les citoyens turcs

Le rôle indispensable de la Turquie pour endiguer l'immigration irrégulière vers l'Europe

Accord anti-immigration clandestine entre la Turquie et l'UE

Accord entre l'UE et la Turquie sur la lutte contre l'immigration illégale

La Turquie est prête à coopérer davantage avec l'UE dans la lutte contre l'immigration clandestine

Le problème de l'immigration clandestine marocaine/algérienne/tunisienne en Turquie

Turquie : 11 opérations policières simultanées pour combattre l'immigration clandestine

Construction d'un mur à la frontière turco-syrienne, pour empêcher les intrusions et la contrebande

La Turquie, terre d'immigration

La Grèce inutile se fait taper sur les doigts par l'Allemagne et l'Autriche au sujet de l'immigration clandestine

Immigration clandestine : l'UE enfin prête à sanctionner la Grèce laxiste et décidément inutile en l'expulsant de l'espace Schengen

Immigration clandestine en Autriche : 22 Grecs condamnés pour trafic d'êtres humains

Nicosie, capitale "européenne" des "mariages blancs"

Immigration croissante de Grecs... en Turquie

Poussés par la pauvreté, des Grecs émigrent en Turquie

Ces nombreux immigrés clandestins arméniens qui vont en... Turquie

jeudi 1 mai 2014

Viol d'Evry : les trois frères violeurs seraient d'origine kurde (et non turque), d'après plusieurs sources kurdes alévies (plus ou moins anti-turques)




Source : https://twitter.com/Dilan_aci/status/458888685606674432



Source : https://twitter.com/Ketchuuup_/status/459253955529555968



Source : https://twitter.com/Ketchuuup_/status/459255581204029440



Source : https://twitter.com/Dersimalatya/status/461509078205104128

"Agrili" = originaires d'Ağrı ou de ses environs, en Anatolie orientale (ville où la mairie a été remportée par le parti nationaliste kurde BDP). "Sapik" = "pervers".

Information à prendre avec précaution (on notera, toutefois, qu'il n'y a pas eu le moindre début de démenti venant de leurs nombreux contacts kurdes), mais qui serait loin d'être étonnante, sachant qu'Evry abrite une importante population kurde (largement manipulée par le PKK), réalité jamais évoquée par ceux qui se sont empressés de mettre en avant ce fait divers.

Des exemples de "turquisation" propagandesque de violeurs qui ne sont pas d'origine ethnique turque, et qui, de toute évidence, ne se considèrent pas turcs eux-mêmes :

Toulouse : trois Kurdes (et non Turcs) poursuivis pour viols sur mineure

Les violeurs kurdes de Toulouse sont des "réfugiés politiques" ou des fils de "réfugiés politiques" (apocu ?)

Le violeur kurde Selcuk Ozcan est membre du PKK

Le violeur et meurtrier Thierry Dève-Oglou est d'origine arménienne et non turque

Thierry Deve-Oglou : l'improbable explication de ses crimes dans le prétendu génocide arménien

"Turquisation" ou "arménisation" au gré des intérêts turcophobiques : le cas symptomatique de la famille paternelle (fort respectable, par ailleurs) de Thierry Deve-Oglou