lundi 16 juin 2014

Le footballeur suisse (d'origine turque) Murat Yakin est nommé entraîneur du Spartak Moscou

Le 16/06/2014 à 11:51:00 | Mis à jour le 16/06/2014 à 12:04:37
Foot
RUS Spartak Murat Yakin officialisé au poste d'entraîneur du Spartak

Le Spartak Moscou a officialisé ce lundi la signature du Suisse Murat Yakin au poste d'entraîneur la saison prochaine. Libre depuis son départ du FC Bâle le 17 mai dernier, après un second titre en deux saisons, Yakin devrait recevoir un salaire d'1.6 millions d'euros selon les médias russes. «Je suis très heureux de prendre mes fonctions dans ce club avec tant de traditions, a déclaré le nouveau coach en conférence de presse. Pour moi, c'est un super challenge, et j'espère que le staff qui m'accompagnera, sera prêt à assurer au moins un top 3 la saison prochaine». Cinquième du Championnat cette saison, à 14 points du champion le CSKA Moscou, le Spartak disputera la Ligue Europa l'an prochain.
Source : http://www.lequipe.fr/Football/Actualites/M-yakin-officialisa/474418

dimanche 15 juin 2014

Sambreville (Belgique) : une communauté turque en butte à de dangereux amalgames

Suite au double homicide de Vitrival: la communauté turque veut lutter contre les préjugés dont elle est la cible

Rédaction en ligne

Après le double homicide dont ont été victimes sa fille et son ex-femme, mercredi soir à Vitrival, Roger Suiveng a révélé avoir été menacé par l’auteur présumé des faits, Ucler Umit. En contant le racket que subissait sa famille, ce père meurtri a tenu des propos qui ont blessé et choqué la communauté turque. Isil Kayis, de Jemeppe-sur-Sambre, tient à réagir à ces propos. « Il faut avancer et cesser de faire de mauvais amalgames », dit-il.

Le meurtre de Sonia Suiveng (38 ans) et de Marie-France D. (58 ans), sa maman, mercredi dernier à Vitrival (Fosses-la-Ville), a ébranlé toute une région, et même au-delà. Mais aujourd’hui, c’est aussi toute une communauté qui se sent meurtrie. Une communauté turque qui se sent choquée et blessée suite aux propos tenus par le papa de Sonia, samedi dernier, dans nos pages. Ce père effondré a en effet expliqué que le terrible acte de son ex-beau-fils pourrait dépasser les raisons d’un dépit amoureux : Ucler Umit, l’auteur présumé, en aurait aussi voulu à l’argent de son ex-concubine.

«  Vous n’oserez pas écrire ce que je vous dis, mais c’est toute la communauté turque de Sambreville qui nous menaçait. Et c’est pour les calmer que nous avions déjà versé 20.000 euros  », avait alors lancé M. Suiveng. Une unique phrase. Mais une phrase de trop pour les nombreux Belges d’origine turque de la région de Sambreville, et de Belgique. Une phrase à laquelle s’ajoutent aussi d’innombrables commentaires racistes sur les réseaux sociaux. Une phrase qui a suscité la réaction de toute une communauté, qui ne peut (et ne veut) pas continuer à être la cible d’une fausse généralité.

À Jemeppe-sur-Sambre, Isil Kayis fait partie de ces Belges aux origines turques qui ne veulent pas se taire face à de telles paroles. «  Que ce soit clair, l’acte en lui-même, il n’y a même pas à en discuter. On parle ici d’un double homicide et, pour ce monsieur, ce père, je ne peux imaginer la douleur qu’il doit ressentir. Dans la mort, il n’y a pas de cultures, de religions ou de nationalités. Je ne peux pas me mettre à sa place mais la première chose que je lui dirais, avant tout, c’est « sincères condoléances ». Maintenant, malgré tout, les paroles qui ont été dites, même prises à chaud, c’est vraiment triste. C’est dommage de faire un tel amalgame.  »

À 28 ans, Isil gère sa propre entreprise dans le secteur automobile, à Spy. Sa famille s’est installée en Belgique depuis trois générations.

«  Cela nous choque qu’il y ait encore des préjugés pareils alors qu’on essaye de s’intégrer depuis des décennies, qu’on se lève comme tout le monde le matin pour aller travailler. On n’est pas là pour prendre la richesse des Belges et réinvestir dans un autre pays. Non, on travaille, on construit notre foyer, on contribue à la société et au développement de tous. Ce qu’on veut, c’est un peu de reconnaissance. En tant que nouvelle génération, on est en train de prouver qu’on n’est pas là pour le système, mais qu’on veut avancer, qu’on est ambitieux, comme tout un chacun. Et quand je vois des commentaires comme ceux qui tournent sur internet, je me dis qu’on se donne vraiment du mal pour rien. Moi, je suis belge mais toujours vu comme un étranger.  »

Retrouvez les détails de cet article dans La Nouvelle Gazette Entre-Sambre et Meuse de ce mercredi 04 juin 2014.
Source : http://www.lanouvellegazette.be/1021943/article/2014-06-03/suite-au-double-homicide-de-vitrival-la-communaute-turque-veut-lutter-contre-les

Voir également : Les immigrés turcs : une criminalité faible

Turcs et Marocains en Belgique

Belgique : les Turcs légèrement surreprésentés dans la délinquance

Belgique : discipline de la communauté turque

Le "retour" des diplômés belgo-turcs en Turquie

lundi 2 juin 2014

La collaboration entre les services turcs et occidentaux pour intercepter les djihadistes

Tuerie de Bruxelles: "une ressemblance très frappante avec le profil de Merah"
Le politologue Gilles Kepel était l'invité de BFMTV-RMC, lundi matin. Spécialiste de l'islam, il répondra aux questions de jean-Jacques Bourdin, après l'arrestation d'un Français dans l'enquête sur la fusillade au Musée juif de Bruxelles.

S. C.
Le 02/06/2014 à 8:58
Mis à jour le 02/06/2014 à 9:02

L'arrestation d'un Français arès la tuerie de Bruxelles relance le débat sur la montée d'un islam radical en France. Et dans ce contexte, les prisons françaises sont accusées d'être un lieu de radicalisation.

Une réalité selon Gilles Kepel, politologue et spécialiste de l'islam. "La prison est devenu l'incubateur principal", a-t-il souligné lundi matin sur BFMTV-RMC. Faut-il alors mettre plus d'imams en prison? "Avoir une gestion de la religion avec des gens fiables, oui. Actuellement, le Conseil français du culte musulman a perdu du terrain et on observe une course à la radicalisation, notamment sur internet. Après, il faut être sûr des gens avec qui on traite."
Les prisons françaises, un lieu de radicalisation?

# Nemmouche, Merah, même combat?

Le parcours de Mehdi Nemmouche n'est pas sans rappeler un certain Mohammed Merah. "Il y a une ressemblance très frappante avec le profil de Merah, a confirmé Gilles Kepel. La seul différence, c'est la Syrie", où Nemmouche était parti en décembre 2012, après sa sortie de prison.

"Dans l'affaire de Toulouse comme celle de Bruxelles, ce sont des communautés juives qui ont été visées. C'est relativement facile à atteindre, ça ne coûte pas cher et le "retour sur investissement" si j'ose dire, est énorme", a expliqué le spécialiste.

Pour ce spécialiste des mouvements radicaux, le numéro vert mis à disposition des familles par le gouvernement pour signaler des profils suspects est une bonne chose car cela permet de refaire le lien avec les familles. Car la lutte contre la radicalisation des jeunes passe avant tout par la perception qu'on en a en France. Ainsi pour Gilles Kepel, il faut d'abord casser le processus d'isolation, pour éviter que les jeunes ne se replient sur eux-mêmes et soient récupérés.
# Le rôle de la Turquie

Quant à la Turquie, porte d'entrée privilégiée des apprentis jihadistes souhaitant rejoindre la Syrie, le pays a aussi son rôle à jouer. "Il y a une forme de collaboration entre les services turcs et occidentaux. Un certains nombre de gens arrêtés récemment l'ont été par les services turcs", a rappelé Gilles Kepel.
Source : http://www.bfmtv.com/societe/tuerie-bruxelles-on-observe-une-course-a-radicalisation-estime-gilles-kepel-785493.html

Voir également : La Turquie a expulsé 1100 ressortissants de l'UE liés à al-Qaïda
 
Syrie : la lutte turco-belge contre les recruteurs salafistes