mardi 21 avril 2015

Allemagne : la triste vérité sur le meurtre atroce de Maria P.

Il est à la mode dans les médias français (de l'extrême gauche à l'extrême droite), de dépeindre l'identité turque sunnite comme rétrograde, arriérée, fermée, patriarcale, par opposition à des Kurdes/Zazas (sunnites ou alévis) ouverts, sécularisés, modernes, pacifiques, féministes, etc.

Manichéisme confondant de bêtise (aggravé par la description énormément édulcorée du PKK-PYD par les journalistes, depuis l'été 2014), qui se trouve démenti par un fait divers des plus horribles ayant eu lieu outre-Rhin.

Maria P. était une jeune Allemande ethnique qui sortait avec Eren T. (avant d'avoir rompu) et était enceinte de ce dernier. N'ayant pas accepté cette grossesse, Eren T., avec la complicité de Daniel M., décida de poignarder et d'immoler la jeune femme.

Le site d'extrême droite allemand PI-News s'empara de l'affaire et présenta Eren T. comme un "Turc" : http://www.pi-news.net/2015/01/berlin-hochschwangere-frau-von-tuerkischem-ex-freund-in-bauch-gestochen-und-verbrannt/

"Information" évidemment traduite en anglais et en français sur d'autres sites d'extrême droite qui vont jusqu'à parler de "deux Turcs" (alors que Daniel M. n'est pas né dans une famille turque ou même musulmane, de toute évidence).

Et pourtant, un "détail" a été soigneusement dissimulé par cette extrême droite qui raffole des nationalistes kurdes (par turcophobie et islamophobie) : Eren T. est né dans une famille de Berlin-Neukölln qui n'est pas ethniquement turque, ni même musulmane-sunnite.

Sa famille est kurde et alévie (originaire de Hınıs, dans la province d'Erzurum), renseignements fournis par le site du journal Die Zeit :

"Die Welt von Eren T., der jetzt in Untersuchungshaft sitzt, kann man nur indirekt erkunden. Man kann mit Freunden sprechen. Man kann sich in Neukölln umsehen. Man kann bei der alevitischen Gemeinde anklopfen, deren Religion die Familie angehört. Vor allem aber muss man Aslan zuhören. Er kennt Eren zwar selbst nicht, aber er weiß, welche Kräfte, welche Moralvorstellungen in der Familie wirken. 
"Jeder weiß praktisch alles über jeden"

Aslan hat lange mit Erens Vater Huseyin "herumgehangen". Huseyin T. ist ein paar Jahre älter als Aslan, Jahrgang 1969, geboren in Hinis im Osten der Türkei. Aus der Gegend stammt auch Aslans Familie. Huseyin und er werden in Berlin in der Nähe der Hasenheide groß, einem Viertel, in dem man leicht mit Drogen in Berührung kommt. Mit 20 muss Aslan wegen Dealens zum ersten Mal ins Gefängnis, später noch ein zweites Mal wegen Hehlerei. Über Huseyin sagt er: "Er hat wie ich an einem Identitätskonflikt gelitten. Er hat auch nicht gewusst, wo er eigentlich hingehört."


Aslan ist es wichtig, dass man sich ein YouTube-Video des Heimatdorfs der Familie T. ansieht: Einfache Häuser, dazwischen Feldwege. Ärmliches bäuerliches Leben. Die Verbindung der Familien zu den Dörfern und der Sippe sei eng, sagt er. Alle kurdisch-alevitischen Familien aus der Gegend kennen sich. "Jeder weiß praktisch alles über jeden." Mit dem Großteil der türkischstämmigen Migranten, die Sunniten sind, hätten sie nichts zu tun.


"Alle Familien sind patriarchalisch organisiert. Der Mann wird nicht kritisiert. Junge Männer werden alleingelassen. Sobald einer ins jugendliche Alter kommt, trägt er keine Probleme zu den Eltern, er muss sie selber lösen. Geht er doch zu ihnen, ist das ein Zeichen von Schwäche." Auch über Sexualität wird nicht gesprochen. Anstelle von Aufklärung hörte Aslan zu Hause: "Bring mir ja keine Schande ins Haus!" Eine ungewollte Schwangerschaft wäre ein Skandal, der nur durch Heirat überwunden werden kann – nicht aber, wenn die Schwangere eine Deutsche ist. "Eine Deutsche zu heiraten, ist praktisch unmöglich, die ist ja keine Jungfrau mehr. Wer keine Jungfrau mehr ist, ist weniger wert. Auch in Berlin wird nach der Hochzeitsnacht in kurdischen Familien nach dem Blutfleck auf dem Laken geguckt.""

Source : http://www.zeit.de/gesellschaft/zeitgeschehen/2015-02/erin-mord-maria-integration

Ce type de falsifications/omissions est monnaie courante sur Internet.

Un passeur berlinois nommé Ahmad Dahawich se retrouve transformé en "Turc" (?) par les médias d'extrême droite :
Les pompes funèbres, "bonne planque" pour des passeurs arabes et non turcs

Le meurtrier d'une Turque alévie est immédiatement décrit comme un "Turc" par l'extrême droite, parce que les médias conventionnels ne font pas leur travail et écorchent son prénom : Qui était Tuğçe Albayrak ?

Tous les indices portent à croire que les trois frères violeurs d'Evry sont d'origine kurde et pas turque, et pourtant aucun média (de droite ou de gauche) n'a rectifié : 


Viol d'Evry : les trois frères violeurs seraient d'origine kurde (et non turque), d'après plusieurs sources kurdes alévies (plus ou moins anti-turques)

Retour sur le viol d'Evry : la "piste kurde" se confirme

Un des coupables (aucun n'était ethniquement turc) des viols sur mineure à Toulouse était membre du PKK (organisation adorée des médias) :

Le violeur kurde Selcuk Ozcan est membre du PKK

Les violeurs kurdes de Toulouse sont des "réfugiés politiques" ou des fils de "réfugiés politiques" (apocu ?)

Qui s'en souvient chez ceux qui vomissent sur les Turcs et encensent leurs ennemis à longueur de journées ? Personne.

"Laurent Obertone" a déformé de manière effarante les statistiques criminelles allemandes pour calomnier gravement la communauté turque : Statistiques criminelles en Allemagne : une manipulation de "Laurent Obertone"

Et "turquisé" le Franco-Arménien Thierry Deve-Oglou : "Turquisation" ou "arménisation" au gré des intérêts turcophobiques : le cas symptomatique de la famille paternelle (fort respectable, par ailleurs) de Thierry Deve-Oglou

A part des incantations morales, qu'est-ce que les médias "antiracistes" lui ont opposé ? Rien.

Le parti nationaliste kurde HDP se montre très tolérant pour la pratique de la polygamie en Turquie (ce qui écorne sérieusement le cliché du "féminisme kurde") : Turquie : la complaisance du HDP (parti nationaliste kurde) pour la polygamie

Dans ses enclaves en Syrie, le PYD-YPG impose un code pénal inspiré du droit coutumier local : Le PYD-YPG : domination autoritaire et dépendance à l'égard du régime d'Assad

Toujours en Syrie, un homme de main du PKK a remis en cause le droit au divorce de son ex-femme (remariée à un opposant), et a voulu se remettre avec elle de force, tout en menaçant de mort son mari légitime et la famille de ce dernier (la femme en question a fini par être tuée par les hommes du PYD) : Ahmad Mustafa (révolutionnaire syrien d'origine kurde) : "Je souhaite que les organisations de défense des droits de l'homme fassent pression sur le PYD afin qu'ils me rendent mon fils"

Qui en a parlé dans les médias français ? Personne.

Voir également : Crime d'honneur à Nogent-sur-Oise : un père kurde (et non turc) tue le petit ami de sa fille

L'assassinat de Nazmiye à Colmar (1993) : une victime kurde d'un crime d'honneur, et non turque

Hatun Sürücü : une victime kurde d'un crime d'honneur, et non turque

Le crime d'honneur : une pratique tribale ni turque, ni vraiment musulmane mais kurde

La lapidation chez les Kurdes yezidis (non-musulmans) du nord de l'Irak