lundi 18 mai 2015

Würenlingen (Suisse) : le meurtrier Semun A. est un chrétien araméen/syriaque, et non un Turc musulman

I dä Beiz mardi 12 mai 2015
Ces meurtres commis par un «faux» Suisse
Sandrine Hochstrasser

Pourquoi un homme de 36 ans a-t-il massacré sa belle-famille samedi en Argovie? En quête de sens, le public se perd dans des méandres délirants


L’homme a abattu quatre personnes samedi soir dans un village argovien – son beau-père, sa belle-mère, son beau-frère et un voisin. Puis retourné son arme contre lui. L’homme avait 36 ans et résidait dans le canton de Schwyz. Voilà pour les qualificatifs qui ne déclencheront aucun préjugé dans l’inconscient collectif.

On peut en rester là – pourquoi décrire l’innommable? – ou céder à un terrible vice, celui de vouloir toujours comprendre. La presse alémanique livre de plus amples informations: l’homme était sans emploi, séparé de sa famille, instable psychologiquement, menaçant et connu de la police.

Les chômeurs, les divorcés et les dépressifs nous excuseront pour les préjugés que ces qualificatifs déclencheront dans l’imaginaire populaire. Reste un attribut que nous avons tu: son origine. Les journalistes sont tenus de faire «une pesée des intérêts entre la valeur informative et le danger d’une discrimination», selon leur déontologie. «Le plus simple est de suivre une politique constante. Soit d’indiquer systématiquement la nationalité, soit de la taire», commente Dominique von Burg, président du Conseil suisse de la presse.

Dont acte: l’homme est Suisse. Tous les médias, y compris Le Temps, ont donné la nationalité de l’agresseur pour éviter toute discrimination dans le traitement de l’information.

«Une presse menteuse», «de gauche»; «Vous prenez vos désirs pour des réalités.» Les réseaux sociaux se sont enflammés dès la première heure lundi matin, attisés par le souffle de députés alémaniques UDC. «L’homme est un Turc avec un passeport suisse (!)», attaquent-ils en s’appuyant sur un article du Blick. Bienvenue dans un monde où les vrais Helvètes côtoient les faux Suisses. «Semun A. est le tueur fou de Würenlingen», titre le quotidien de boulevard avec un portrait à demi flouté. C’est donc Semun qui a assassiné Jonas, Karl, Elisabeth et Thierry.

Le 20 Minuten, lui, a nommé l’agresseur Simon B., au grand dam des politiciens qui divisent le monde entre les vrais et les demi-Suisses. «C’est de la manipulation de transformer «Semun A» en «Simon B», fustige un UDC zurichois. «Cela manque dans la légende: «nom germanisé», renchérit un autre.

Le gratuit se défend: l’homme, qui appartiendrait à la minorité araméenne chrétienne, s’appelait à l’origine Semun. Mais son nom officiel serait Simon, selon les autorités schwyzoises.


Toute la compréhension d’un bain de sang qui se résume en un prénom. C’est un autre vice.
Source : http://www.letemps.ch/Page/Uuid/4ff6409c-f80d-11e4-a492-3cf978da05db/Ces_meurtres_commis_par_un_faux_Suisse

Extrait de l'article de 20 Minuten (qui se base sur les témoignages des voisins et des autorités locales) dont il est question :

"Täter hatte türkisch-aramäische Wurzeln

Der Täter von Würenlingen hatte einen Schweizer Pass, verfügt aber über einen Migrationshintergrund: Laut seinen Nachbarn hatte er Wurzeln in der Türkei und gehörte der aramäischen, christlichen Minderheit an. Zum Vornamen des Mannes bestehen widersprüchliche Angaben: 20 Minuten stiess am Sonntag bei der Recherche auf die Schreibweise «Simon», laut «Blick» hiess der Mann «Semun». 20 Minuten weiss jedoch aus sicherer Quelle, dass der offizielle Vorname des Mannes zuletzt «Simon» lautete.(20M)"

Source : http://www.20min.ch/schweiz/news/story/Simon-B--stand-unter-Beobachtung-17405126

Un article en turc a également parlé de l'origine chrétienne de Semun A. : http://www.postgazetesi.ch/wurenlingendeki-katliamin-faili-ortaya-cikti-3012h.htm

Il faut dire que "Şemun" (Semun) est typiquement un prénom porté par les chrétiens syriaques/assyro-chaldéens (exemple : le prêtre syriaque Şemun Demir en Allemagne) : il est plutôt rare qu'il soit porté par des musulmans de Turquie.

Sur d'autres cas de manipulation/falsification turcophobique de faits divers :

- meurtre par un Kurde alévi et un Allemand prénommé Daniel en Allemagne : Allemagne : la triste vérité sur le meurtre atroce de Maria P.

- viol collectif par trois frères kurdes et un Marocain à Evry : Viol d'Evry : les trois frères violeurs seraient d'origine kurde (et non turque), d'après plusieurs sources kurdes alévies (plus ou moins anti-turques)

Retour sur le viol d'Evry : la "piste kurde" se confirme

Une communiste kurde sur le viol d'Evry : "tous les Kurdes d'Evry connaissent la famille"

- viols sur mineure par trois Kurdes (dont un membre du PKK) à Toulouse : Les violeurs kurdes de Toulouse sont des "réfugiés politiques" ou des fils de "réfugiés politiques" (apocu ?)

Le violeur kurde Selcuk Ozcan est membre du PKK

Turcs ! Kurdes ! Arméniens !?...

- tentative de viol et meurtre par un Franco-Arménien : Le violeur et meurtrier Thierry Dève-Oglou est d'origine arménienne et non turque

Thierry Deve-Oglou : l'improbable explication de ses crimes dans le prétendu génocide arménien

"Turquisation" ou "arménisation" au gré des intérêts turcophobiques : le cas symptomatique de la famille paternelle (fort respectable, par ailleurs) de Thierry Deve-Oglou

Sur les violences domestiques et les crimes d'honneur ayant cours chez les chrétiens d'Orient : Le crime d'honneur, une tradition méconnue des chrétiens d'Orient

Istanbul : un couple religieusement mixte victime d'un crime d'honneur de la part du beau-frère chrétien arménien

Istanbul : la perpétuité pour un Arménien coupable de crime d'honneur

Le crime d'honneur, une tradition arménienne ?

Marseille : retour sur un crime d'honneur arménien symptomatique

Les violences domestiques : un problème qui touche plus du quart des femmes d'Arménie

Le problème de la violence conjugale en Arménie

Les violences faites aux femmes et aux filles en Arménie (rapport de 2011)

Arménie : des femmes souffrent en silence

Violence au sein de la famille arménienne : le cas de Greta Baghdasaryan