jeudi 3 novembre 2016

Prisons de l'UE : la part des Turcs dans les expatriés détenus

D'après un travail journalistique se basant sur 25 Etats membres de l'UE, il y aurait parmi les expatriés détenus dans les prisons de l'UE (immigrés ne disposant pas de la nationalité de l'Etat où ils résident), en 2015 : 11.706 Marocains, suivis par 11.511 Roumains, 5.722 Albanais, 4.798 Turcs et enfin 4.449 Polonais.



Source : https://euobserver.com/investigations/135659

Les Roumains et les Polonais sont des migrants internes de l'UE, leur positionnement dans cette liste s'explique par le volume de leur émigration et, en partie, par la surdélinquance tsigane (pour les Roumains).

Si on se concentre exclusivement sur les résidents extra-européens, les Turcs n'arrivent qu'en troisième position, derrière les Marocains et les Albanais. Et ce alors que les Turcs sont précisément le groupe national le plus important chez les résidents extra-européens dans l'UE (trois fois plus nombreux que les Albanais) :



Source : http://ec.europa.eu/dgs/home-affairs/e-library/docs/infographics/immigration/migration-in-eu-infographic_en.pdf

Taux de détention pour chaque population :

Marocains = 0,85 %

Albanais = 1,1 %

Turcs = 0,29 %

Ainsi, le taux de détention des Turcs est légèrement supérieur à celui des Estoniens (0,26 %), mais inférieur à celui de bien des Européens :



Source : http://www.theblacksea.eu/eurocrimes/

Et parmi les détenus de nationalité turque, il y a sans aucun doute de nombreux Kurdes arrêtés pour des activités illicites telles que le trafic de drogue et les extorsions (dans le contexte de l'implantation des clans criminels kurdes).

Voir également : Agresseurs de Cologne : pas de Turcs parmi les suspects

Allemagne : un rapport corrobore la sous-représentation des Turcs parmi les djihadistes

En Allemagne, on ferme des prisons faute de détenus

Statistiques criminelles en Allemagne : une manipulation de "Laurent Obertone"

L'Allemagne en 2012 : la part des Turcs dans la délinquance étrangère

2011 : la part des Turcs dans la délinquance étrangère à Berlin et dans toute l'Allemagne

2011 : la criminalité organisée étrangère en Allemagne

Berlin : la part des Turcs dans la délinquance étrangère

Allemagne : comparaison entre les immigrés turcs, italiens et polonais

Délinquance et immigration turque (rappel)

Les immigrés turcs : une criminalité faible

Immigrés turcs et marocains : deux populations radicalement différentes

Les jeunes Turcs moins impliqués dans la délinquance que les jeunes Maghrébins et Sahéliens

Aux Pays-Bas comme en Allemagne et ailleurs, les immigrés turcs ont un taux de criminalité significativement inférieur à celui des immigrés marocains

vendredi 28 octobre 2016

L'islam en Allemagne : "la grande majorité des mosquées arabophones sont plus conservatrices que les mosquées turques"

"World News | Fri Oct 28, 2016 | 6:25am EDT
In Germany, Syrians find mosques too conservative

By Joseph Nasr | COLOGNE, Germany

Hani Salam escaped civil war in Syria and survived the journey from Egypt to Europe. But when he saw men with bushy long beards at a mosque near his current home in Cologne last November, he was worried.

The men's appearance reminded him of Jaish al-Islam, the Islamist rebels who took over his hometown near Damascus, said Salam, 36, who wears a mustache but no beard. One of them told Salam that "good Muslims grow beards, not moustaches," he recalled – a centuries-old idea that he dismisses.

"Everything about this mosque made me feel uneasy," he said.

Syrians in Germany say many of the country's Arab mosques are more conservative than those at home.

Over two months, a dozen Syrians in six places of worship in three cities told Reuters they were uncomfortable with very conservative messages in Arabic-speaking mosques. People have criticized the way the newcomers dress and practice their religion, they said. Some insisted the Koran be interpreted word-for-word.

It is a highly contentious issue in a country where Europe's migrant influx is already having deep political and social consequences. In Germany this year Alternative for Germany, a populist party that says Islam is incompatible with the German constitution, has gained ground. There have been several attacks by militant Muslims. Syrians and others say the mosque problem is adding to mistrust.

In Germany, other different faiths are traditionally supported by the state. But most of the country's four million Muslims originally came from Turkey and attend Turkish-speaking mosques which are partly funded by Ankara.

Last year around 890,000 asylum-seekers, more than 70 percent of them Muslims, entered the country. Around a third came from Syria. Many of them do not want to go to Turkish mosques because they do not understand the sermons. They prefer to worship where people speak Arabic.‎

Yet in these mosques, other problems arise. They are often short of funds, or else supported by Saudi Arabia and the Gulf states. Some back ultra-conservative or highly literal interpretations of Islam, such as Wahhabism or Salafism.

"Unfortunately it is true that a large majority of Arabic-speaking mosques are more conservative than Turkish mosques," said Professor Mouhannad Khorchide, who heads the Centre for Islamic Theology at Muenster University. That poses problems for integrating those who are less conservative.

"How can one absorb these people if they are interested in their religion?" said Khorchide. "When there is a shortage of offers the Salafists try to fill the gap."

"PURE ISLAMIC TEACHINGS"

In Cologne, Salam said that 75 Syrians live in the same hotel as his family. Of them, only one veiled woman prays at the nearest Arabic mosque.

"One time when I was there, a Salafist asked a young Arab man to leave because he was wearing shorts," he added. "At the Turkish mosque no one cares what you're wearing."

In a windowless ground floor room inside the Arabic mosque one Friday in August, some 200 men, including about two dozen with bushy beards and trimmed moustaches typical of ultra-Orthodox Muslims, crowded for prayers.

Afterwards, a worshipper scolded three Lebanese men for saluting him when he entered the mosque. They had interrupted the sermon, which he said was forbidden. "Your Friday is gone!" he told them, lifting his hands toward his face and pressing his fingers together to emphasize that their actions had made their prayers void.

The imam who led the prayers said the community is not political or violent. Asked about the Syrians who felt uncomfortable at mosques like his, he said: "It's an honor to be called a Salafist. We are only interested in giving members of our community pure Islamic teachings."

Even though Salam can't understand the sermons in Turkish, he said he has started going to a Turkish mosque instead."

Source : http://www.reuters.com/article/us-europe-migrants-germany-mosques-insig-idUSKCN12S0HE

Voir également : Comment l'Etat allemand a favorisé sur son sol l'islam wahhabite au détriment de l'islam hanéfite turc

Allemagne : un rapport corrobore la sous-représentation des Turcs parmi les djihadistes

Génération "Daech" : "chez les jeunes Européens d'origine turque, on observe très peu d'engagement au martyre"

"Shariah Police" en Allemagne : le salafiste de souche allemande Sven Lau contre le musulman turc Ali Kizilkaya

Le salafisme à Solingen : une affaire non-turque ?

Allemagne : Kenan Kolat et Serkan Tören contre l'islamisme radical

Les bûcherons turcs dans le Limousin

Gülsen Yildirim, "Les Turcs en milieu rural. Le cas du Limousin", Hommes & Migrations, n° 1280, juillet-août 2009 :

"Les raisons de l'implantation de la population d'origine turque en Limousin sont surtout locales. La forêt limousine a fait l'objet, dans les années soixante, d'un vaste programme d'exploitation et de rentabilisation. Se posait la question de la main-d'œuvre nécessaire au développement de ce secteur. Or les travailleurs forestiers se recrutaient essentiellement dans le milieu agricole. Il était prévisible que les difficultés rencontrées pour trouver une main-d'œuvre stable iraient en s'accentuant.

L'appel à des travailleurs étrangers semblait inévitable. C'est ainsi que des pépiniéristes de la région de Bourganeuf et des scieries en Haute-Corrèze se sont tournés, dans la période 1968-1973, vers l'Office national d'immigration. (...)

C'est dans ce contexte que les premiers Turcs arrivent en Limousin. On peut se demander pourquoi le choix des employeurs de la région s'est porté sur cette main-d'œuvre, alors que les immigrés arrivés depuis les années cinquante étaient surtout des Espagnols ou des Portugais.

Le travail de bûcheron est par essence un travail pénible, dont la pénibilité est accentuée, amplifiée par la nature des reliefs de la forêt limousine et par sa structure composée essentiellement de petites propriétés. Les coupes doivent s'effectuer sur des terrains difficilement accessibles aux machines. Les bûcherons sont obligés de porter le bois jusqu'aux abords des routes. En somme, la main-d'œuvre demandée par les employeurs de la région doit accepter des conditions de travail très pénibles en contrepartie de salaires souvent dérisoires, ce que refusent les bûcherons français. Les qualités associées à l'image du Turc fort et travailleur ont certainement orienté le choix de cette population, sachant que la convention de main-d'œuvre entre la Turquie et la France venait tout juste d'être signée.

Certes, y compris en Limousin, les premiers Turcs se retrouvent dans des secteurs traditionnellement ouverts à la main-d'œuvre étrangère comme l'industrie ou le bâtiment mais leur présence dans l'exploitation forestière est significative.

Progressivement, la chaîne migratoire s'organise en raison de la situation politique et économique en Turquie, et surtout des perspectives d'emploi offertes par la forêt. Le métier de bûcheron est accessible sans difficulté aux nouveaux arrivants, généralement issus de milieux ruraux, sans qu'ils aient besoin de maîtriser la langue et sans qu'ils aient de formation professionnelle particulière. La simple maîtrise d'une tronçonneuse suffira.

Parallèlement, les surfaces de peuplements forestiers destinées à la production s'accroissent. Le secteur s'industrialise avec la production de produits de transformation (pâte à papier notamment) et attire de grandes entreprises internationales comme Aussedat Rey, intégrée par la suite à International Paper, Pinault ou Lapeyre. (...)

Le travail dans la forêt, pénible et peu gratifiant, renvoie à l'immigré turc une image particulièrement négative, d'autant plus qu'il n'offre même pas les compensations financières espérées. Le travail forestier maintient l'immigré turc dans une réalité socioprofessionnelle qu'il avait cherché à fuir. Le bûcheron turc demeure un paysan, comme à l'origine, à la différence qu'il est désormais un paysan sans terre, sans troupeau.

Certains vont s'adapter avec amertume à une réalité peu conforme à leurs espérances. D'autres vont développer des stratégies différentes pour construire un projet d'ascension sociale. Ainsi, tout en restant dans le secteur du bois, certains immigrés ou leurs enfants vont acquérir le statut d'entrepreneur forestier. Le phénomène de reproduction de la profession du père reste encore très présent. Les enfants nés ou arrivés en France, qui n'ont pu obtenir de diplômes qualifiants, prennent le relais de leurs pères, malgré une image dévalorisée du travail de bûcheron. Même s'ils ne peuvent échapper au secteur du bois, ils veulent travailler autrement. Devenir patron est généralement associé à une image de réussite sociale. Ce besoin de réussite permet, comme pour tout migrant, de justifier la migration et ainsi d'accepter plus facilement l'exil.

Ce phénomène s'amplifie dans les années quatre-vingt, car le travail salarié se fait plus rare. Dans la région de Bourganeuf, les exploitations traditionnelles ont dans un premier temps diminué le nombre de leurs salariés en raison du coût des charges sociales. Elles ont eu recours aux entrepreneurs de travaux forestiers. Se sont ainsi développées des entreprises dont l'effectif se limitait souvent à une personne. De plus, la fermeture de pépinières et d'entreprises de transformation a entraîné la mise au chômage de nombreux travailleurs turcs. Les perspectives offertes par le travail dans la forêt les ont incités progressivement à devenir entrepreneurs. (...)

L'attitude “individualiste” des travailleurs forestiers d'origine turque profite aux donneurs d'ordre. Pendant plus de vingt ans, les Turcs ne sont pas parvenus à s'unir afin de constituer un groupement pour peser sur le prix du bois. Au contraire, chacun a fait cavalier seul : ils n'ont pas hésité à baisser le prix de la coupe de manière excessive pour faire concurrence aux autres exploitants forestiers d'origine turque. Chacun a accepté de travailler dans des conditions financières inférieures au marché au risque de “casser les prix”. Cette compétition a eu des répercutions sur les salaires versés aux tâcherons payés au stère. Ce travail ne leur permet plus d'investir dans le pays d'origine et repousse d'autant plus le projet de retour. L'idée de créer un syndicat défendant leurs intérêts a longtemps été avancée sans voir le jour, faute d'union.

Ainsi le développement de l'entrepreneuriat turc dans le bûcheronnage résulte de la conjonction entre, d'un côté, le projet d'ascension sociale et la volonté de se défaire du statut d'ouvrier en ce qui concerne les Turcs et, d'un autre côté, les besoins d'un secteur en pleine expansion qui, pour diminuer ses coûts, a recours à la sous-traitance. Les immigrés turcs de la première génération ont largement contribué au développement et à la modernisation du secteur, souvent en payant de leur santé ou même de leur vie. (...)

L'image des Turcs vivant en Limousin renvoie systématiquement à celle parfois négative des bûcherons turcs. Il est vrai que les chiffres sont significatifs. Ainsi, en 1999, la population d'origine turque représente près de 13,94 % de la population étrangère en Limousin, soit 2 800 habitants. Or avant 2000, 80 % des hommes vivant à Bourganeuf travaillent dans le secteur du bois, comme à peu près 42 % des Turcs en Limousin.

La forte concentration de la population d'origine turque dans les métiers du bois, et donc dans des communes qui vivent de cette activité, rend plus visible le fameux “repli communautaire” des Turcs observé par certains sociologues. La ruralité accentue même ce sentiment. Comme ailleurs, les hommes et femmes de la première génération reconnaissent que le retour tant souhaité au pays d'origine est de plus en plus illusoire. Parallèlement, la première génération rejette l'idée que l'installation en Limousin se double d'une assimilation. Il est essentiel pour elle de protéger le groupe dans sa différence à travers la préservation de l'identité familiale traditionnelle qui repose essentiellement sur l'importance de l'honneur, le respect des aînés et le mariage.

Ce refermement des Turcs sur eux-mêmes est plus visible dans des communes rurales comme Bourganeuf ou Egletons : ils vivent dans les mêmes quartiers, créent des commerces pour eux et surtout ne se mélangent pas avec les autres communautés étrangères, mêmes musulmanes. En ce sens, cette “communauté” discrète qui, selon les propos d'élus, ne pose pas de difficultés particulières, intrigue. (...)

Cette forte concentration des Turcs dans le secteur du bois fragilise, dans le même temps, le devenir professionnel de cette communauté. En effet, il était prévisible qu'une crise du bois puisse avoir des conséquences relativement lourdes.

Au début des années quatre-vingt-dix déjà, la filière bois connaît des bouleversements internationaux. La concurrence accrue par l'entrée dans l'Union européenne de pays grands producteurs de bois, tels la Finlande ou la Suède, ainsi que l'arrivée sur le marché de bois en provenance des pays de l'Est, ont fragilisé le secteur et ont contraint à des ajustements.

La tempête de décembre 1999 qui a dévasté les forêts limousines a aggravé cette crise. La nécessité de nettoyer rapidement les forêts a poussé à la mécanisation du secteur du bois. Désormais, le besoin de main-d'œuvre n'est plus aussi important, d'autant plus qu'il y a moins d'arbres à abattre. Dans les faits, seuls les bûcherons qui ont eu les moyens d'investir dans des machines ont pu résister à cette crise.

La question de la reconversion professionnelle de cette population s'est posée avec beaucoup d'acuité. Les politiques locales ont été obligées de prendre en compte ce fait. On a même pu observer un exode des communes forestières vers des villes comme Limoges ou Brive. Cette migration de population pose bien sûr des difficultés en terme d'infrastructures (nombre de classes dans les écoles) et de logement.

C'est pourquoi la commune de Bourganeuf s'est intéressée au devenir des entreprises de travaux forestiers et à celui des bûcherons situés dans son bassin industriel. Elle a pu constater que les entreprises de travaux forestiers qui n'avaient pu se mécaniser ou s'orienter sur des marchés à qualification élevée, avaient rencontré des difficultés économiques, accentuées par le contexte de l'après-tempête.

Bourganeuf est la seule ville du Limousin à s'être préoccupée du devenir des personnes travaillant dans le secteur du bois. Dans les autres villes, les personnes touchées par le chômage ont tenté par leur propre moyen, et avec les mêmes handicaps, de réaliser une reconversion professionnelle, majoritairement dans le bâtiment. (...)

La crise du secteur du bois a obligé les personnes d'origine turque à réfléchir à leur avenir professionnel. Cette crise a même été vécue par certains comme une aubaine pour sortir de cette image négative du bûcheron turc. Le développement du secteur du bâtiment a été l'occasion de se débarrasser de cette image encombrante. Depuis les années deux mille, les Turcs se sont rués vers la maçonnerie, à tel point que le travailleur turc est désormais associé à l'image du maçon turc. (...)

Que ce soit dans le secteur du bois ou dans le secteur du bâtiment, l'entrepreneuriat est une réponse au besoin de réussite sociale des migrants turcs. Il permet d'accepter l'éloignement. Aux yeux de la famille restée au village, il symbolise l'ascension sociale, la fin de la dépendance à l'égard des siens et la possibilité de se valoriser. Toutefois, la réalité a été (et est) peu conforme à leurs espérances. C'est pourquoi les parents incitent désormais leurs enfants à rechercher la réussite sociale par l'école, afin de ne pas subir à nouveau les mêmes désillusions."

Voir également : L'immigration turque en France

vendredi 16 septembre 2016

Attaques à Valence : trois Kurdes (et non Turcs) écroués

Faits divers – Justice
Attaques de l'association turque de Valence : les trois suspects écroués

Par Tommy Cattaneo, France Bleu Drôme-Ardèche et France Bleu samedi 27 août 2016 à 12:50

Trois hommes de nationalité turque ont été placés en détention provisoire, après les jets de cocktails molotov contre des associations turques de Valence et de Montélimar cet été. Deux d'entre eux sont des membres du PKK, considéré comme une organisation terroriste par l'Union Européenne.

Trois jeunes Turcs ont été placés en détention provisoire après l'affaire des cocktails molotov contre des associations franco-turques de Valence et Montélimar. Ces trois suspects ont été présentés à un juge anti-terroriste vendredi soir.
Deux des suspects sont membres du PKK

Ils sont mis en examen pour association de malfaiteurs, dégradation par moyen dangereux et transport, fabrication et détention d'engins explosifs, en bande organisée et en relation avec une entreprise terroriste. Deux d'entre eux sont des membres avérés du PKK, Le Parti des Travailleurs du Kurdistan, considéré par l'Union Européenne comme une organisation terroriste.

Les trois attaques menées, cet été, à Valence et Montélimar, sont donc liées au conflit actuel entre le PKK et le gouvernement turc. Les suspects ont reconnu en grande partie les faits. Deux d'entre eux ont 22 ans, l'autre en a 34. Ils avaient été arrêtés lundi matin, à Lançon de Provence, sur l'Autoroute A7, après des jets de cocktails molotov sur l'association turque de Valence, quartier Briffaut.

Ces trois hommes habitent à Marseille mais sont de nationalité turque, d'origine kurde. Reste à savoir pourquoi ils ont frappé chez nous dans la Drôme. Pour l'instant, rien à filtrer sur leurs éventuelles motivations.
Source : https://www.francebleu.fr/infos/faits-divers-justice/attaques-de-l-association-turque-de-valence-les-trois-suspects-ecroues-1472295015

Voir également : Vague d'attaques des pro-PKK contre les Turcs d'Europe de l'Ouest

Toulouse : trois Kurdes (et non Turcs) poursuivis pour viols sur mineure

Les violeurs kurdes de Toulouse sont des "réfugiés politiques" ou des fils de "réfugiés politiques" (apocu ?)

Le violeur kurde Selcuk Ozcan est membre du PKK

Viol d'Evry : les trois frères violeurs seraient d'origine kurde (et non turque), d'après plusieurs sources kurdes alévies (plus ou moins anti-turques)

Retour sur le viol d'Evry : la "piste kurde" se confirme

Marseille : un jeune Kurde commet une agression antisémite et se revendique de l'EI

Crime d'honneur à Nogent-sur-Oise : un père kurde (et non turc) tue le petit ami de sa fille

L'assassinat de Nazmiye à Colmar (1993) : une victime kurde d'un crime d'honneur, et non turque

Bordeaux : des trafiquants de drogue kurdes et non turcs

L'opération "Bouclier de l'Euphrate" permet le retour d'un nombre important de réfugiés syriens

"Les prémices du changement

Bülent Kiliç

KARKAMIȘ (Turquie) – Cela fait cinq ans que je couvre la guerre en Syrie, et c’est la première fois que je vois un nombre substantiel de réfugiés retourner dans leur pays.

Au cours de ces années, j’ai photographié des milliers de Syriens qui fuyaient les combats et qui passaient en Turquie, que ce soit à travers des trous découpés dans les barbelés ou bien en faisant patiemment la queue devant les postes-frontières. Parfois, j’en ai vu quelques-uns rentrer chez eux, mais jamais en aussi grand nombre."

Source : https://making-of.afp.com/les-premices-du-changement

Voir également : Selon Boïko Borissov, l'opération turque "Bouclier de l'Euphrate" a empêché une nouvelle vague de réfugiés

Bachar al-Assad et l'immigration clandestine vers l'Europe

Question des réfugiés syriens : "La Turquie a épargné à l'Europe une catastrophe humanitaire"

Crise des migrants/réfugiés : la Hongrie d'Orbán soutient la Turquie

Selon Viktor Orban, l'UE ferait mieux d'aider financièrement la Turquie pour gérer la crise des migrants et réfugiés

Les polices allemande et turque démantèlent un réseau de passeurs de migrants

Edirne (Turquie) : 1.500 réfugiés, bloqués à la frontière par les autorités turques, sont renvoyés dans les provinces anatoliennes

lundi 29 août 2016

Selon Boïko Borissov, l'opération turque "Bouclier de l'Euphrate" a empêché une nouvelle vague de réfugiés

Turkey prevented flow of 2 mln new migrants with operation: Bulgarian PM

ANKARA

Turkey’s ongoing Euphrates Shield operation in Syria to sweep the Islamic State of Iraq and the Levant (ISIL) off its border has probably prevented a 2-million-people-strong wave of migrants, Bulgarian Prime Minister Boyko Borisov said during an Aug. 26 joint press conference with his Turkish counterpart in Ankara, as he urged the EU to do more about the migration problem.


“The Turkish Armed Forces [TSK] have probably prevented a probable new migration wave of 2 million people with the Euphrates Shield operation in Syria’s Jarablus with the [U.S.-led] coalition. Considering that Turkey is already hosting some 3 million refugees, Europe should make a serious analysis. The main question is this: How long will Turkey be able to prevent this flow of migrants?”

Borisov praised Ankara’s efforts to ease the migration pressure on Bulgaria, saying that Turkey has already taken back about 26,000 irregular migrants from Bulgaria even though an agreement for the readmission of refugees to Turkey from EU member states has yet to be finalized.

“If we only secure our border with Turkey, who will secure the borders with Greece and Macedonia? I hope that realism will prevail over nationalism and populism,” Borisov said.

Bulgaria became the first European Union country to sign with Turkey a bilateral protocol in May for the implementation of the EU-Turkey agreement, a deal which is still hanging by a thread, with the bloc pushing Turkey for a change in its terror code.

The EU-Turkey deal also foresees visa-free travel for Turks. 

Turkish Prime Minister Binali Yıldırım said at the press conference that unless the EU guaranteed visa-free travel by the end of October, Ankara could back out of the deal.

“We want our European friends to understand that the time to take more responsibility on the migrant question has come,” Yıldırım said.

“It is vitally important the agreement for visa liberalization enters into force by the end of October. If the readmission agreement and visa liberalization do not enter into force, this would put Europe under huge risk,” he added.

“Solving the problem with Bulgaria does not point to a total solution. Europe does not have a choice to escape from this threat this way because things are getting more complicated in the region – in Syria and Iraq. We have taken new measures on our southern border. We are cleaning ISIL and terror organizations from there so that the civilians there will not be forced to leave their homes once again,” he said.

August/26/2016
Source : http://www.hurriyetdailynews.com/Default.aspx?pageID=238&nID=103273&NewsCatID=351

Borissov accuse l’UE de manquer de solidarité

Par : Georgi Gotev | EurActiv.com | Traduit par: Manon Flausch

26 août 2016

Le Premier ministre bulgare, Boyko Borissov décrit Ankara comme le seul allié de Sofia dans la crise des réfugiés. Il dénonce l’absence de solidarité dans l’UE.


Lors d’une session gouvernementale, le 24 août, Boyko Borissov a indiqué ne voir « aucune perspective » de solution pour la crise des réfugiés.

« Au contraire, les pays sont pris de panique les uns après les autres, ils optent pour des solutions individuelles, et invoquent leur droit de le faire selon un article des Traités. Tout cela parce que même les grands pays de l’UE sont non seulement dépassés [par la crise des réfugiés], mais que leurs sociétés paniquent et ripostent », estiment-ils.

La Bulgarie devrait donc tenter de maintenir des « relations pragmatiques, efficaces et de bonne foi » avec ses voisins, autant que faire se peut. Il a ajouté que la Bulgarie avait repoussé plus de 26 000 migrants illégaux de sa frontière vers la Turquie, une procédure acceptée par Ankara, alors même que l’accord de réadmission entre l’UE et la Turquie n’est pas encore entré en vigueur. Si la Commission avait à l’époque jugé illégale la manœuvre bulgare, ses représentants ne se sont plus prononcés sur la question récemment.

>> Lire : La Commission prend position contre le push-back des réfugiés

Boyko Borissov souhaite également que la Serbie ferme sa frontière avec la Bulgarie, ce qui coincerait les migrants arrivant par là dans l’UE en Serbie. Les centres de réception des migrants en Bulgarie ont atteint leur capacité maximum et il faut mettre en place de nouvelles structures, a-t-il justifié. Il a donc dénoncé les États européens qui tentent de renvoyer des migrants vers la Bulgarie.

« L’Allemagne décide de renvoyer 20 000 migrants vers la Hongrie. La Hongrie assure qu’elle les renverra vers les Balkans. Et nous, dans les Balkans, où pouvons-nous les renvoyer ? Nous ne les voulions pas, nous ne les avons pas invités. Nous ne pouvons pas être tenus responsables des bombardements [de l’OTAN contre la Yougoslavie en 1999]. Où pouvons-nous les renvoyer ? De quel genre d’union s’agit-il là ? », s’est plaint le Premier ministre.

>> Lire : Pour les réfugiés, «la Hongrie n’a rien donné, pas même une couverture»

Boyko Borissov a également réagi aux critiques qui lui reprochent d’avoir extradé vers la Turquie un partisan présumé de Fetullah Gülen, un Turc exilé aux États-Unis qu’Ankara accuse d’être derrière la tentative de putsch du 15 juillet, arguant qu’il était vital pour le pays de maintenir de bonnes relations avec le régime d’Erdogan.
« Nous avons ici beaucoup de philosophes et de démocrates, mais si 10 000  migrants supplémentaires entrent en Bulgarie, vous pourrez cesser de compter sur [le soutien de l’État à] la culture et au sport, le tourisme et tout cela », a-t-il assuré.

En Turquie, le Premier ministre assistera à l’inauguration d’un nouveau pont sur le Bosphore (le 26 août) et devrait discuter avec son homologue, Binali Yıldırım. Boyko Borissov avait au départ prévu de se rendre à une rencontre organisée à Berlin sur la crise des réfugiés. Angela Merkel aurait cependant accepté de retarder au 27 la réunion, à laquelle participent huit dirigeants européens, afin d’entendre le retour du Premier ministre bulgare sur sa visite en Turquie.

>> Lire : L’extradition d’un partisan de Gülen suscite l’indignation en Bulgarie

Un nouveau type de migrants

Selon Boyko Borissov, le profil des migrants a changé et ceux-ci sont devenus plus « dangereux ». Il a donc mis en garde les milices locales qui arrêtent les migrants illégaux, une pratique qui s’est développée ces derniers mois.

Il a indiqué que les garde-frontières estimaient que la majorité de ces migrants étaient des jeunes hommes d’Irak et d’Afghanistan, rapides, athlétiques et qui n’avaient aucun mal à passer la frontière malgré les barrières. Certains passeurs utilisent des voitures de luxe pour transporter les réfugiés incognito dans le pays, a-t-il ajouté.

Il a également parlé d’une nouvelle technique utilisée par les migrants afin d’éviter d’être refoulés. Si un membre d’un groupe de 50 ou 60 personnes se sacrifie et prétend être un trafiquant de drogue, les autres deviennent témoins d’un délit et peuvent rester en Bulgarie.

« L’un d’entre eux se dénonce au garde-frontière en admettant transporter 300 grammes d’héroïne, par exemple. Bien sûr, le garde-frontière l’arrête. Les autres se posent en témoins de son délit. C’est le début d’un très long processus », a expliqué le Premier ministre.

EurActiv a demandé l’avis de la Commission sur le fait que le Premier ministre d’un État membre reproche à l’UE son « manque absolu de solidarité » dans la crise des réfugiés. Alexander Winterstein, porte-parole de la Commission, a souligné que les propositions de la Commission avaient justement toujours été fondées sur la solidarité. Nombre des propositions avancées par l’exécutif ont cependant été rejetées par les États membres.

Les pays qui, par la coïncidence de la géographie, se retrouvent à gérer le choc devraient bénéficier de l’aide des autres États membres, estime le porte-parole. « Clairement, la situation actuelle n’est pas satisfaisante », a-t-il conclu.

>> Lire : Juncker fustige le manque d’union au sein de l’UE
Source : http://www.euractiv.fr/section/l-europe-dans-le-monde/news/borissov-absolute-non-solidarity-reigns-in-the-eu/

Voir également : Bachar al-Assad et l'immigration clandestine vers l'Europe

Question des réfugiés syriens : "La Turquie a épargné à l'Europe une catastrophe humanitaire"

Crise des migrants/réfugiés : la Hongrie d'Orbán soutient la Turquie

Selon Viktor Orban, l'UE ferait mieux d'aider financièrement la Turquie pour gérer la crise des migrants et réfugiés

Les polices allemande et turque démantèlent un réseau de passeurs de migrants

Edirne (Turquie) : 1.500 réfugiés, bloqués à la frontière par les autorités turques, sont renvoyés dans les provinces anatoliennes

Viktor Orbán : "le plus important est que la Turquie reste un pays stable"

Viktor Orbán, discours à l'Université d'été de Baile Tusnad, Roumanie, 23 juillet 2016 :

"Je ne souhaite évidemment pas porter de jugement sur ceux-ci [les évènements de Turquie en juillet], mais si l’on me demande ce qu’attendent les Hongrois de la Turquie, je répondrai sans hésitation : la stabilité. Bien entendu, la qualité de la vie politique dans le pays ne nous est pas indifférente. Les droits de l’homme ne nous sont pas non plus indifférents, notamment parce qu’il s’agit d’un pays qui, formellement du moins, souhaite toujours adhérer à l’Union européenne, où ce sont là des conditions de base incontournables. Mais d’une manière générale, du point de vue de notre existence d’aujourd’hui, le plus important est que la Turquie reste un pays stable, parce que si elle devait cesser de l’être, plusieurs dizaines de millions d’individus se déverseraient depuis cette région sur l’Union européenne sans le moindre tri, contrôle ou obstacle."

Source : http://www.kormany.hu/en/the-prime-minister/the-prime-minister-s-speeches/discours-de-m-viktor-orban-premier-ministre-de-hongrie-devant-les-participants-de-la-27-me

Voir également : Crise des migrants/réfugiés : la Hongrie d'Orbán soutient la Turquie

Selon Viktor Orban, l'UE ferait mieux d'aider financièrement la Turquie pour gérer la crise des migrants et réfugiés

La Hongrie de Viktor Orbán et la Turquie (rappel)

samedi 30 juillet 2016

Fusillade de Munich : trois Turcs parmi les victimes

Fusillade à Munich : trois Turcs, trois Kosovars et un Grec parmi les victimes
14h01, le 23 juillet 2016

MUNICH - Les identités des victimes de l'auteur de la tuerie dans le centre commercial de Munich sont peu à peu dévoilées.

Vendredi soir, peu avant 18 heures, un Germano-iranien de 18 ans a tiré sur de parfaits inconnus dans un centre commercial de Munich. Neuf personnes sont mortes et seize autres sont blessées. Les nationalités des victimes tombent petit à petit, au lendemain de cette tuerie.

Trois turcs, trois Kosovars et un Grec. Le ministère kosovar des Affaires étrangères a confirmé la mort de trois de ses ressortissants. Le ministère turc a lui aussi annoncé qu'il comptait trois victimes originaires de Turquie, d'où est originaire la première communauté immigrée d'Allemagne. Une septième victime serait grecque, sans que l'on en sache davantage sur son identité.

Pour l'heure, aucun lien n'est établi entre cette attaque et une organisation terroriste. Toutefois, la police allemande a jugé "évident" un lien entre le tueur de Munich et Breivik. Le Norvégien avait tué 77 personnes et blessé 151 autres dans des conditions similaires, cinq ans plus tôt, jour pour jour. Toutefois, aucune source sûre ne permet de connecter ce crime avec un mobile anti-musulman.

Par AFP avec T.C
Source : http://www.europe1.fr/international/fusillade-a-munich-trois-turcs-trois-kosovars-et-un-grec-parmi-les-victimes-2806234

Voir également : Allemagne : de 2000 à 2006, un groupe de néo-nazis a tué huit Turcs et un Grec

Reutlingen : un Turc stoppe le meurtrier à la machette

Turkish man stops machete attacker fleeing crime scene in Germany
DAILY SABAH WITH REUTERS
ISTANBUL
Published July 25, 2016

A Turkish man reportedly stopped a machete wielding man on Sunday by hitting him with his car in Reutlingen city near Stuttgart, Germany.


The incident took place in front of a Turkish restaurant, where an asylum-seeking Syrian man who previously worked there, killed another employee who was reportedly pregnant.


The perpetrator of the attack reportedly attempted to flee the scene, but was stopped by Alper Meyvalı, who hit him with his car.

He had been involved in previous incidents causing injuries to other people, reports said.

This was the fourth violent assault on civilians in Western Europe in 10 days, though police said it did not appear linked to terrorism.

"Given the current evidence, there is no indication that this was a terrorist attack," a police statement said.

"The attacker was completely out of his mind. He even ran after a police car with his machete," the mass-circulation Bid newspaper quoted a witness as saying. A motorist knocked down the attacker soon afterward and he was then taken into custody by police, the witness told Bid. The police spokesman said the man was being interrogated after receiving medical treatment.

Neither Sunday's attack nor a shooting rampage by an 18-year-old Iranian-German man that killed nine people in Munich on Friday bore any sign of connections with terrorism, police said.
Source : http://www.dailysabah.com/europe/2016/07/25/turkish-man-stops-machete-attacker-fleeing-crime-scene-in-germany

"Reutlingen machete attack
From Wikipedia, the free encyclopedia

On 24 July 2016, a Syrian asylum seeker armed with a blade (variously reported as a knife, machete, or meat cleaver) attacked pedestrians in Reutlingen, Germany, killing his coworker, a pregnant Polish woman, and wounding two other people in the forearm and head, before being subdued by a civilian who hit him with a car and arrested by police.[1] (...)

The attack took place around 16:30 CEST (14:30 UTC) by a kebab shop where the perpetrator, a 21-year old Syrian asylum-seeker, and his 45-year old pregnant victim both worked, and from where he retrieved the weapon.[2][3][4]

The attacker and the victim had an argument before the attack. The attacker then proceeded to killing her with the weapon he retrieved from the shop and also injured another woman and a man. He was subdued by a driver, Alper Meyvalı, of Turkish heritage, who hit him with his car.[5][4][2] The police then arrested him after they arrived on the scene.[6][2]"

Source : https://en.wikipedia.org/wiki/Reutlingen_machete_attack

Voir également : Ain : le geste héroïque du Franco-Turc Baykal Yildiz

Agresseurs de Cologne : pas de Turcs parmi les suspects

Sur les troubles de Cologne

Agressions à Cologne : "Pas du tout des personnes d'origine turque"

Cologne : 31 suspects (dont 18 demandeurs d'asile), et aucun Turc parmi eux

Violences à Cologne : "l'absence de Turcs à la gare"

Les Turcs d'Allemagne, selon Luc Rosenzweig

Surdélinquance maghrébine : les Turcs de Cologne face au risque d'amalgame

Valeurs actuelles : "l’Allemagne, habituée à une communauté turque moins problématique"

lundi 13 juin 2016

Match Turquie-Croatie : ambiance bon enfant, malgré les provocations de certains hooligans parisiens

Euro 2016 : ambiance bon enfant avant le match Turquie-Croatie, malgré un bref incident avec des Parisiens

La rencontre était classée 3 sur une échelle de risque de violences qui compte 4 niveaux. Mais l'ambiance est restée détendue avant le match.

Les supporters des sélections turque et croate ont rallié le Parc des Princes dans une ambiance détendue, dimanche 12 juin, alors que les autorités redoutaient de potentielles violences autour de cette rencontre de l'Euro. Chants, klaxons de voitures, drapeaux au vent et fumigènes... Loin des affrontements déplorés la veille en marge d'Angleterre-Russie à Marseille (Bouches-du-Rhône), les supporters des deux camps ont contribué à mettre une ambiance festive dans ce quartier résidentiel de l'ouest parisien.

Une trentaine d'individus cagoulés face aux CRS
Seul un bref incident a impliqué un petit groupe de Parisiens, comme l'a constaté francetv info. Peu après 13h30, ces invidus vêtus de noir ont jeté des projectiles et défié les CRS, avant de prendre la fuite par une rue dérobée, après avoir été repoussés.

La trentaine d'individus poursuivis par des CRS a brisé la vitre d'un bus boulevard Exelmans, comme l'a constaté un journaliste de France 3. La police les a ensuite dispersés avant de procéder à au moins une interpellation.


Un dispositif de police renforcé pour ce match à risque

Un fort dispositif de police avait été déployé sur la zone. Plus de 1.500 policiers et gendarmes mobiles ont été dédiés à la sécurisation du stade, de ses abords et de la fan zone du Champ-de-Mars, selon la préfecture de police. Les consignes de vigilance avaient été renforcées après les violences marseillaises. Par ailleurs, 170 sapeurs-pompiers ont été mobilisés pour cette rencontre classée 3 sur une échelle de risque de violences qui compte 4 niveaux.

Peu avant le coup d'envoi, tout était calme à la fan zone aménagée au pied de la Tour Eiffel. Les supporters turcs se sont installés dans les premiers rangs devant l'écran géant, brandissant leur drapeau national frappé d'un croissant, portant quelques maillots de Galatasaray, grand club d'Istanbul, ou fraternisant avec les supporters croates. Bravo à eux et bonne fête.
Source : http://www.francetvinfo.fr/sports/foot/euro/euro-2016-ambiance-bon-enfant-avant-le-match-turquie-croatie-malgre-un-bref-incident-impliquant-des-parisiens_1496369.html

"Thomas Baïetto
‏@ThomasBaietto

Comme avant le match, Turcs et Croates se côtoient sans problème pour sortir du stade #TURCRO"

"Thomas Baïetto ‏@ThomasBaietto 20 h

Bref, un #TURCRO bon enfant, pas perturbé par l'intrusion d'un groupe de mecs cagoulés vite intercepté par les CRS"

Source : https://twitter.com/ThomasBaietto/status/742011375774519297

"- Dispositif renforcé -

Deux autres matches ont eu lieu dimanche. Le premier, Turquie-Croatie (0-1) au Parc des Princes à Paris, était classé à risques.

Il s’est déroulé sans encombre, même si une cinquantaine de personnes en tenue sombre, vraisemblablement des supporteurs parisiens, ont défié des supporters croates avant le match, selon une source policière. Mais les CRS ont rapidement dispersé les fauteurs de troubles. Quinze personnes ont été interpellées."

Source : http://www.liberation.fr/sports/2016/06/13/euro-2016-russie-et-angleterre-menacees-de-disqualification_1459030

"Les terribles violences à Marseille samedi entre supporters anglais et russes ont fait resurgir en France le spectre du hooliganisme. À la faveur de l'Euro et du déplacement en masse de suiveurs dangereux de certaines nations, les hooligans français, et principalement les anciens du PSG, ont resurgi dans l'actualité. C'est ainsi que certains sont descendus à Marseille ce week-end. Des ex du Kop de Boulogne ont ainsi été vus en compagnie d'Anglais.

Dimanche, c'est à Paris que certains d'entre eux se sont signalés en venant attaquer des Turcs porte de Saint-Cloud."

Source : http://www.lequipe.fr/Football/Article/Le-phenomene-hooligan-de-retour-en-france/694048

Voir également : Turquie-Croatie : des hooligans parisiens (Kop) attaquent des Turcs, des Croates et des policiers 
  
Minute de silence pour Paris : respect total des fans turcs de Beşiktaş 

vendredi 13 mai 2016

Le rôle capital de la Turquie dans la chute du nombre de recrues de l'EI

"L'Etat islamique recrute dix fois moins de combattants étrangers

    Home ACTUALITE International
        Par Edouard de Mareschal Mis à jour le 27/04/2016 à 19:57 Publié le 27/04/2016 à 19:44

INTERVIEW - Pour Wassim Nasr, spécialiste des mouvements djihadistes, la baisse du nombre de nouvelles recrues dans les rangs de l'EI s'explique par la fermeture des points de passage vers la Syrie. Daech n'est pas affaibli pour autant, estime-t-il.

En un an, le nombre de combattants étrangers rejoignant chaque mois l'Etat islamique s'est effondré. Selon le général américain Peter Gersten, chargé du renseignement au sein de la coalition internationale, leur nombre serait passé de près de 2000 par mois à environ 200. Ce mois-ci déjà, le département d'Etat américain annonçait que leur nombre n'avait jamais été aussi bas depuis deux ans. Le général Gersten assure également que le nombre de désertions est en hausse, sans pour autant donner de chiffres. «Nous constatons une rupture de leur moral, nous constatons leur incapacité à payer, nous voyons leur incapacité à combattre, nous les observons en train d'essayer de quitter Daech de toutes les manières possibles», ajoute-t-il.

Wassim Nasr, journaliste à France 24 et auteur de Etat islamique, le fait accompli*, confirme que le nombre de combattants étrangers est en forte baisse. Une évolution qui s'explique moins par les frappes de la coalition que par la fermeture de la frontière turque quasiment impossible à franchir, analyse-t-il.

LE FIGARO - On observe une baisse drastique du nombre de combattants étrangers qui rejoignent les rangs de l'Etat islamique. Mais pour vous, elle est moins liée aux bombardements de la coalition qu'à la fermeture de la frontière turque.

Effectivement, voila plus d'un an que la Turquie a fermé quasiment tous les points de passage vers la Syrie. Elle a construit un mur sur une bonne partie de la frontière et les passages sont de plus en plus périlleux dans les deux sens. J'ai parlé avec des djihadistes qui pensaient déserter. Ils avaient plus peur de tomber entre les mains des Turcs que de subir des représailles de l'Etat islamique. Actuellement, Ankara détient plus de mille djihadistes dont un Français, qui pourrait être le premier occidental jugé en Turquie. A cela s'ajoute le renforcement de la vigilance des pays européens et la fermeture des points de passage par le Kurdistan irakien, ce qui rend le périple de plus en plus compliqué. Cela explique en partie pourquoi certains djihadistes se replient vers d'autres territoires comme la Lybie pour les combattants d'Afrique noire (Sénégal), ou les Tunisiens."

Source : http://www.lefigaro.fr/international/2016/04/27/01003-20160427ARTFIG00318-l-etat-islamique-recrute-dix-fois-moins-de-combattants-etrangers.php

"Terrorisme : "Le nombre de candidats au djihad a littéralement chuté" (coordinateur européen)

par Rédaction de France Info mercredi 11 mai 2016 08:59

"Le nombre de candidats au djihad a littéralement chuté", a déclaré ce mercredi sur France Info Gilles de Kerchove, coordinateur européen pour la lutte anti-terroriste. Sans fournir de chiffres précis, il a estimé que "d'énormes progrès" ont été réalisés en Europe "pour essayer de dissuader, voire arrêter les candidats au djihad". "C'est le signe de l'efficacité de la politique qui s'est développée ces trois dernières années", a-t-il souligné. Gilles de Kerchove a également salué l'attitude de la Turquie, "beaucoup plus vigilante qu'auparavant"."

Source : http://www.franceinfo.fr/fil-info/article/terrorisme-le-nombre-de-candidats-au-djihad-litteralement-chute-coordinateur-europeen-788865

Voir également : Frontière turco-syrienne : "Ce qui coince, c'est le mur en béton érigé entre les deux pays pour empêcher des passages de terroristes"

Terrorisme : pourquoi les révélations de la Turquie font trembler le gouvernement belge
  
Pétrole de "Daech" à la frontière turco-syrienne : mensonge russe et responsabilité des Kurdes

Israël et la Turquie enregistrent un succès dans la coopération anti-djihadiste

"Cafouillage" dans la coopération anti-terroriste : un suspect djihadiste (ressortissant français) est renvoyé en France par la Turquie, il revient et est arrêté une deuxième fois par la Turquie

Antiterrorisme : le gouvernement turc a interdit à environ 7.000 étrangers d'entrer en Turquie

La lutte de l'Etat turc contre l'afflux de djihadistes étrangers : environ 3.600 interdictions d'entrée et 1.000 expulsions

La Turquie a expulsé 1100 ressortissants de l'UE liés à al-Qaïda

Syrie : la lutte turco-belge contre les recruteurs salafistes

La collaboration entre les services turcs et occidentaux pour intercepter les djihadistes

RAPPEL : la Turquie a déjà bombardé à plusieurs reprises les positions de l’Etat islamique (EIIL)

Juillet-août 2015 : la vague de terrorisme en Turquie (PKK, EI, DHKP-C)

Construction d'un mur à la frontière turco-syrienne, pour empêcher les intrusions et la contrebande

Des nationalistes kurdes s'opposent à la politique de contrôle des flux migratoires à la frontière turco-syrienne

49 % des pertes des YPG sont constituées de Kurdes originaires de Turquie

Trafic de pétrole à la frontière turco-syrienne : les circuits clandestins du PKK

jeudi 5 mai 2016

Exemption de visas pour les citoyens turcs : hystérie et désinformation

"CommissionEuropéenne ‏@UEfrance 23 h

Libéralisation des #visa "Seules les personnes qui ont un passeport biométrique pourront entrer dans l'UE" #euturkey

DimitrisAvramopoulos
‏@Avramopoulos

#Visaliberalisation does not mean uncontrolled entry into the EU. Only people who have biometric passports can enter."

Source : https://twitter.com/UEfrance/status/727823861539049472

"Carl Bildt ‏@carlbildt 3 mai

EU given visa freedom to Paraguay, El Salvador, Panama, United Arab Emirates and others. Did they meet all 72 criteria now there for Turkey?"

Source : https://twitter.com/carlbildt/status/727602837086195713

(pour ceux qui prétendent qu'il n'y a pas d'immigration latino-américaine dans l'UE, c'est totalement faux, cf. l'Espagne)

"Ziya Meral ‏@Ziya_Meral 23 h

Except that visa is only valid for 90 days, and does not allow work or settlement.. But it is ok, facts not required

Nigel Farage
‏@Nigel_Farage

EU to hand 77 million Turks visa-free access to Europe, with no system in place to stop them staying permanently. http://www.telegraph.co.uk/news/2016/05/03/data-gap-lets-migrants-disappear-as-eu-opens-door-to-127-million/ …"

Source : https://twitter.com/Ziya_Meral/status/727825166085046273

"Ed Husain ‏@Ed_Husain 13 h

If you think 79 million Turks will leave their homes for the EU, you don't understand Turkey. Scaremongering."

"Ferat Korkmaz ‏@feratkorkmaz 14 h

@Ed_Husain @hilal_kaplan EU is a sinking boat, turkish people will stay at home."




Source : https://twitter.com/Ed_Husain/status/727969290088001536

Parmi les Etats qui ont aboli le régime des visas pour les citoyens turcs, on compte : la quasi-totalité des pays d'Amérique latine (dont le Brésil et l'Argentine, puissances émergentes), les Etats de l'ex-Yougoslavie (à l'exception de la Slovénie et de la Croatie, membres de l'UE), la Moldavie, l'Ukraine et la Biélorussie, la Russie de Poutine (2011-2015), la Géorgie.

Voir : La question des visas pour les citoyens turcs

Pour rappel : Le régime des visas pour les Turcs : ce que ne vous dira pas Aymeric Chauprade

"Libre circulation des Turcs" : les approximations de Nicolas Dupont-Aignan

Ahmet Davutoğlu : "Il n'y a plus d'ouvriers turcs clandestins en Europe"

La Turquie, terre d'immigration

Ces nombreux immigrés clandestins arméniens qui vont en... Turquie

Immigration croissante de Grecs... en Turquie

Poussés par la pauvreté, des Grecs émigrent en Turquie

Les négociations Turquie-UE pour résoudre la crise des réfugiés

La Turquie tente de freiner l'arrivée de migrants dans l'UE

Les polices allemande et turque démantèlent un réseau de passeurs de migrants

La Russie : une porte d'entrée vers la Norvège pour les migrants

La Turquie arrête 400 migrants illégaux

Les Européens menacent d'exclure la Grèce de Schengen

La Grèce inutile se fait taper sur les doigts par l'Allemagne et l'Autriche au sujet de l'immigration clandestine

Immigration clandestine : l'UE enfin prête à sanctionner la Grèce laxiste et décidément inutile en l'expulsant de l'espace Schengen

Immigration clandestine en Autriche : 22 Grecs condamnés pour trafic d'êtres humains

Nicosie, capitale "européenne" des "mariages blancs"

samedi 26 mars 2016

Selon Didier Leroy (spécialiste du terrorisme), très peu de Turcs adhèrent au salafisme djihadiste en Belgique

"Why Belgium?
Didier Leroy and Joost Hiltermann 
  

The devastating suicide bombings in Brussels on Tuesday morning have raised new questions about jihadist networks based in Belgium, which were also believed to be behind the attacks in Paris in November. The attacks at the main Belgian airport and in the Brussels subway came just a few days after Salah Abdeslam, the prime suspect in the earlier Paris attacks, was arrested in the Molenbeek neighborhood of Brussels; and Belgian authorities have suggested that there may be other connections to the Paris attacks as well.

Why has Belgium become such a focus of European jihad? And why has it been so difficult for Belgian authorities to contain the problem? Joost Hiltermann spoke to Didier Leroy, a leading terrorism researcher at the Royal Military Academy of Belgium and an adjunct at the Free University of Brussels.

—The Editors

Joost Hiltermann: What do this week’s attacks reveal about the aims of ISIS in Europe?


Didier Leroy: The Brussels attacks have been, without much surprise, claimed and celebrated by ISIS supporters. Ideologically, the symbolic dimension of the targets—the Brussels international airport, less than 5 kilometers away from NATO headquarters, and the Maelbeek subway station, near the main institutions of the European Union—reflects ISIS’s dual view of the world: the struggle of a Muslim oppressed world against a Western oppressing world. At the level of the modus operandi, we find several common features shared by the French and Belgian commandos: relatively small cells of determined individuals hitting as many “soft” (civilian) targets as possible. (...)

Both Abdeslam and Abaaoud were of Belgian-Moroccan background. Why are second and third generation Moroccan immigrants in Belgium so vulnerable to radicalization?


Integration has worked very well in the vast majority of cases, but a number of individuals among the younger generation are clearly facing an identity crisis. Though born in Belgium, they feel discriminated against because of their Arabic family names, North-African looks, or Islamic religious beliefs. But when they go to Morocco to visit relatives there, most probably do not feel Moroccan either, because they are not perceived as such for a number of reasons. This dilemma probably explains, at least partially, a need to belong to something else beyond family, community, or society—something bigger, with better opportunities or promises for the future. This is where the “re-Islamicization” process can come in. While these youth have usually been Islamicized through family education and in official mosques, some of them can be “born again” via the Internet, in improvised da‘wa (proselytism) circles, or in jail. Internal rifts can then appear at the core of certain families where the older generations practicing the traditional “Maleki” Sunni rite (typical of the Maghreb region) are confronted by a growing “Hanbali” influence–in particular the Wahhabi tradition from the Gulf region, known for its puritanical, or Salafi, approach to Islam–promoted by the younger generation. The Salafi brand has visibly gained some momentum in certain neighborhoods of predominantly Moroccan districts like Molenbeek: you can notice it by the type of veil worn by some women, the type of untrimmed beard without moustache preferred by men, and so on.

Belgium has one of the largest Moroccan minorities in Europe, as many as 500,000 of its 11.2 million people. A lot of these families originally came as workers in the Sixties and Seventies, right?


Yes, we celebrated fifty years of Moroccan immigration last year. So that’s where a major part of the stream comes from. I think the one element that has affected the Moroccan community is that they suffered from the economic circumstances, notably with the oil crisis in the early 1970s, which is something that the Italians or Spaniards from Belgium didn’t really suffer from because they were here earlier so they already had their business going on, or they had already started to ascend in the social scale. So fewer opportunities, more ghettoization in a certain way.

This doesn’t seem to be happening as much to other Muslim communities in Belgium. What about the Turkish minority, which also counts several hundred thousand people?

There’s a clear difference between the Moroccan and Turkish communities. We have very few if any Turks on the list of at-risk individuals. So it’s not about Islam, because the Turks are Sunni Muslims also. And I don’t remember my colleagues at the federal police mentioning one Turkish name. In Schaerbeek, for example, the population is predominantly Moroccan and Turkish, and it’s very clear: you have no momentum in the Turkish population to join IS. And this is probably associated with a certain type of identity construction in the Turkish community. They tend to be specifically attached to their language, more than anything else, which limits the exposure to Wahhabi proselytism. I think that money from Gulf countries has done a lot of damage in Moroccan mosques in Belgium on that level. Some mosques have been more and more under the sway of Saudi imams or of Moroccan-Belgian citizens who have been trained in and funded by Saudi Arabia and who are spreading Wahhabi doctrine. Most Turkish mosques, to my knowledge, are financed and managed by the Diyanet institution, largely associated with the Hanafi school of jurisprudence. And then, there is also the secularist heritage of Mustafa Kemal Atatürk of course, which probably still plays a part at some level too."

Source : http://www.nybooks.com/daily/2016/03/24/brussels-attacks-isis-why-belgium/

Voir également : Allemagne : un rapport corrobore la sous-représentation des Turcs parmi les djihadistes

Génération "Daech" : "chez les jeunes Européens d'origine turque, on observe très peu d'engagement au martyre"

Olivier Roy : "on trouve beaucoup moins de Turcs que de Maghrébins dans les mouvements radicaux"

Olivier Roy sur le radicalisme islamique : "il y a très peu de Turcs parmi eux"

Peu de Turcs parmi les djihadistes en provenance d'Europe de l'Ouest

Allemagne : la remarquable sous-représentation des Turcs chez les djihadistes

Al-Hayat (média de l'EI) condamne pêle-mêle Atatürk, le nationalisme turc et l'AKP... mais cherche à amadouer les Kurdes de Turquie

Turcs et Marocains en Belgique

Attentats de Bruxelles : Metin Aydin, le faux suspect

Attentats de Bruxelles : le faux suspect à l’Audi se confie
Jean-Marc Ducos avec Clément Renard, nos envoyés spéciaux à Heusden-Zolder (Belgique) | 23 Mars 2016, 18h13 | MAJ : 23 Mars 2016, 18h13

C'est une fausse piste avérée. Sa photo et son adresse ont été transmises à toutes les polices européennes après une «erreur». Metin Aydin, 22 ans, un maçon d'Heusden-Zolder, une petite ville au nord-est de la Belgique, a été désigné comme un suspect clé de l'attentat perpétré à l'aéroport de Zaventem mardi matin.

La police du Hainaut, une région wallonne où l’intéressé ne réside pas d'ailleurs, a communiqué un avis de recherches concernant le jeune homme et surtout une voiture, une Audi S 4 qu'il possédait l'année dernière et vendue depuis. Harcelé de toutes parts, Métin est ressorti libre du poste de police où il s'est rendu de lui même ce mercredi midi. Nous l'avons rencontré.

«C'est une histoire de fou ! Je me retrouve accusé d'être un suspect des attentats car je possédais une voiture de type Audi S 4. Mais cette voiture, je l'ai vendue il y a neuf mois», lâche sur un ton aimable Métin Aydin, papiers de cession à l'appui. La voiture recherchée dans le cadre de l’enquête est une simple A 4, une version Diesel qui n'a rien à voir avec la sportive S 4.

Metin a conservé tous les documents de la vente de sa voiture dont l'immatriculation ne correpond pas d'ailleurs avec l'avis de recherche diffusé le concernant.
«Cette voiture était trop sportive. Ma petite amie la trouvait dangereuse et pas confortable, alors je m'en suis séparée... de la voiture pas de la petite amie!», tente t-il de plaisanter, casquette bleue vissée à l'envers et chemise bleue ouverte.

«Je n'ai rien à voir avec ces criminels qui ont tué des innocents. Je suis Belge, je parle le flamand tous les jours, je suis musulman, turc d'origine, mais mon équipe de foot préférée c'est l'équipe nationale belge des Diables Rouges... Cette affaire est une pure folie. J'ai un travail, je vis ici depuis toujours, j'ai une maison, mon frère est un entrepreneur connu dans le bâtiment, et ma photo, mon nom, mon adresse sont partout en Europe. Je ne peux accepter de me retrouver associé à cette entreprise de mort», proteste encore le jeune ouvrier du bâtiment qui demande aux «gens de bonne volonté de dire la vérité».

Quant à la police fédérale de Heusden, le chef de poste confirme que «Metin Aydin n'est en rien impliqué ni de près ni de loin dans les attentats» qui ont frappé Bruxelles mardi. Et s'interroge sur l'opportunité de cette diffusion par les services de police «cet avis de recherche infondé».
Source : http://www.leparisien.fr/faits-divers/attentats-de-bruxelles-le-faux-suspect-a-l-audi-se-confie-23-03-2016-5653843.php

Voir également : Terrorisme : Metin Karasular (un trafiquant de drogue et d'armes proche du PKK) avoue avoir été en contact avec Amedy Coulibaly

Attentats djihadistes déjoués à Brême (février 2015) : un clan kurdo-libanais aurait vendu des armes à un intermédiaire libanais

Ni la Turquie, ni l'Allemagne ne font partie des 15 pays où il y a le plus de recrues de l'EI (proportionnellement à la population)



Belgium provided the most Isis fighters per capita of all EU countries last year
Posted 4 days ago by Louis Doré in news

In the aftermath of the Paris attacks, police traced the roots of the terrorist suspects to Brussels, arresting seven suspects in the Molenbeek district.

Investigators believe that the Paris plot was hatched in this neighbourhood by Belgian-born Abdelhamid Abaaoud.

On 19 March, Paris attacks suspect Salah Abdeslam was arrested, also in the Molenbeek district of Brussels, after a suspiciously large pizza order led authorities to his whereabouts.

Reports emerged on Saturday that Abdeslam planned to blow himself up during the Paris attacks but changed his mind.

Dr Natasha Underhill, an expert on terrorism in the Middle East at Nottingham Trent University, told the Independent that there was little doubt that the latest attacks were linked to Isis or Isis-affiliates.

    It should, in some ways, have come as no surprise that there would have been some reaction from the group in response to the capture of Salah Abdeslam.

    This was no doubt a warning strike to European leaders and there may be more to come. The group has time and time again issued statements that it will have no mercy in targeting those who are supporting the US and who are fighting against the group.

    The likelihood of further attacks in Europe is now in very little doubt.

    The promotion of fear is one of the strongest assets that Islamic State possesses and it is sadly doing an excellent job in spreading this message across Europe.

As the below chart from Statista shows, Belgium had the highest number of foreign Isis fighters per capita of EU countries in 2015, around 500 in total.

Jordan and Tunisia contribute significantly more than any other countries in terms of fighters per capita, 315 and 280 each per million people.
Source : http://indy100.independent.co.uk/article/belgium-provided-the-most-isis-fighters-per-capita-of-all-eu-countries-last-year--b1yD_bwvtx

C'est en Allemagne que réside la plus grande communauté turque d'Europe de l'Ouest.

Voir également : Syrie : davantage de djihadistes en provenance de Russie et de France que de Turquie (pays majoritairement musulman et contigu)

Allemagne : un rapport corrobore la sous-représentation des Turcs parmi les djihadistes

Génération "Daech" : "chez les jeunes Européens d'origine turque, on observe très peu d'engagement au martyre"

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Allemagne : la remarquable sous-représentation des Turcs chez les djihadistes

vendredi 4 mars 2016

Allemagne : un rapport corrobore la sous-représentation des Turcs parmi les djihadistes

En 2015, le site de la Conférence allemande des ministres de l'Intérieur (IMK) a publié un rapport analysant les départs djihadistes en Syrie-Irak. Ce travail a été conduit par le BKA (Office fédéral de la police criminelle), le BfV (Office fédéral de Protection de la Constitution) et le HKE (Centre d'information et de compétence contre l'extrémisme de la Hesse) :

http://www.innenministerkonferenz.de/IMK/DE/termine/to-beschluesse/2015-12-03_04/anlage_analyse.pdf?__blob=publicationFile&v=2.http://www.innenministerkonferenz.de/IMK/DE/termine/to-beschluesse/2015-12-03_04/anlage_analyse.pdf?__blob=publicationFile&v=2.

Sur 665 djihadistes partis d'Allemagne, 6 % sont nés en Turquie (p. 13), 19 % détiennent la nationalité turque (p. 14), qu'ils soient étrangers (14 % du total) ou bi-nationaux (4,5 % du total) :



Les Turcs constituent 60-65 % de la population musulmane d'Allemagne, mais moins de 20 % des djihadistes en provenance de ce même pays. Ce qui signifie une sous-représentation, en comparaison d'autres nationalités : 12 % des djihadistes sont de nationalité marocaine et tunisienne (pour environ 7 % de Nord-Africains dans la population musulmane), sans compter ceux qui sont de nationalité algérienne, libyenne et égyptienne. En outre, 36 % des djihadistes possèdent uniquement la nationalité allemande.

Pour rappel, l'AKP est arrivé en tête chez les Turcs d'Allemagne aux dernières élections : vote AKP (ou pour d'autres partis turcs de droite), islam hanéfite sous contrôle de la Diyanet, réflexes de repli communautaire, toutes ces réalités n'équivalent pas à une adhésion au salafisme djihadiste ou quiétiste, et semblent même être un rempart contre ces phénomènes de radicalisation.


On n'oubliera pas que 65 % des recrues turques de l'EI seraient ethniquement kurdes, ce qui n'est pas sans incidence pour les communautés immigrées, notamment en Allemagne et en France.

Voir également : Génération "Daech" : "chez les jeunes Européens d'origine turque, on observe très peu d'engagement au martyre"

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vendredi 12 février 2016

Frontière turco-syrienne : "Ce qui coince, c'est le mur en béton érigé entre les deux pays pour empêcher des passages de terroristes"

État islamique : la conversation avec le consulat d'un jihadiste repenti qui veut rejoindre la France dévoilée

Ce Français, marié et père de trois enfants, est en désaccord avec les attentats du 13 novembre et veut quitter Daesh, après un an en son sein. "Les Jours" publie sa discussion téléphonique avec le consulat de France à Istanbul.

par Cécile De Sèze publié le 11/02/2016 à 13:01 mis à jour le 11/02/2016 à 15:29

C'est une conversation téléphonique qui commence par un banal "allô" mais se poursuit de manière totalement inhabituelle. Il s'agit d'une discussion entre le consulat français en Turquie et un jihadiste français qui veut quitter les rangs de Daesh. Un échange insolite, aux résonances parfois surréalistes, retranscrit par l'auteur des Français jihadistes, David Thomson, dans Les Jours (un nouveau média d'actualité payant).

Bilel (le prénom a été changé, précise le site) est un jeune marié, père de trois enfants. À 27 ans, il décide de rentrer en France après avoir passé un an dans les rangs de Daesh en Syrie. Il se dit en désaccord avec les attentats du 13 novembre à Paris. Il a lui-même enregistré ses discussions avec le consulat avant de les transmettre au média, qui affirme que le ton est "courtois" et même parfois "bienveillant". Toute la discussion va tourner principalement autour du problème de la frontière entre la Syrie et la Turquie.

"Les soldats turcs ont la gâchette facile"

Ce qui coince, c'est le mur en béton érigé entre les deux pays pour empêcher des passages de terroristes en Turquie. Bilel explique alors qu'il va devoir longer le mur avec sa femme et ses enfants, dont le plus jeune a 3 semaines. Un terrain miné, selon lui, et donc dangereux. S'il assure qu'il ne craint rien du côté syrien car il a réussi à "se faire oublier" des membres de l'organisation terroriste, son inquiétude semble très profonde concernant le côté turque de la frontière.

    Je ne pense pas qu'ils vont vous tirer dessus mais on ne peut vous donner aucune garantie
    Consulat de France à Istanbul à un jihadiste repenti

"Ils ont la gâchette facile", argumente-t-il au téléphone, tentant d'arracher à son interlocuteur des paroles pour le rassurer, qu'il n'obtient qu'à moitié. Lorsqu'il demande si le consulat pense que les Turcs vont leur tirer dessus, la réponse n'est pas des plus rassurantes : "Non, je pense pas qu’ils vont vous tirer dessus. Je ne pense pas mais on ne peut vous donner aucune garantie, bien évidemment. On n’est pas à leur place. Maintenant, ça semble peu plausible qu’ils vous tirent dessus. Voilà, puisqu’ils sont au courant, ils nous ont répondu, donc c’est bon signe. Voilà, mais on ne peut évidemment vous donner aucune garantie.".

    C'est quand même une faute ce que j'ai fait, ce n'est pas quelque chose de léger
    Bilel, jihadiste repenti

Autre passage assez inquiétant pour le jeune de 27 ans qui se dit repenti du jihad. "Ok, bah bon courage. Par contre si ça se passe bien, même si ça se passe mal d’ailleurs, euh… vous me rappelez ?", lance le consulat à qui Bilel répond : "Et je fais comment si ils me tirent dessus ? Je vous rappelle comment ?" Une parole lucide qui met dans l'embarras l'interlocuteur, qui se reprend, mais ce n'est pas suffisant pour Bilel. "J’aurais voulu écarter cette possibilité définitivement, c’est pour ça que je suis entré en contact avec vous, que je vous ai expliqué ma démarche" ; "Écarter quoi comme possibilité ?" ; "La possibilité qu’ils me tirent dessus" ; "Oui oui, on a bien compris, c’est un peu l’idée. Maintenant le fait qu’ils soient informés, ça limite un tant soit peu les risques, hein". Avant un dernier conseil, le consulat conclut en souhaitant "bon courage" au Français et lui demande de les tenir au courant du déroulement du voyage.

La famille a finalement réussi à passer la frontière, sans se faire prendre pour cible par les autorités turques. Aujourd'hui, Bilel est en détention en Turquie, comme le consulat le lui avait annoncé, il est aussi le premier Français poursuivi pour des faits de terrorisme par le pays, tandis que sa femme et ses enfants ont été accueillis en France. Bilel en est conscient : ce qui l'attend à son retour dans l'Hexagone, c'est encore de la prison. "C'est quand même une faute ce que j'ai fait, ce n'est pas quelque chose de léger". On estime aujourd'hui qu'environ 1.770 Français sont "impliqués" dans la bataille jihadiste en Syrie et en Irak, et 504 sont sur place, selon le ministère de l'Intérieur.
Source : http://www.rtl.fr/actu/international/etat-islamique-la-conversation-avec-le-consulat-d-un-jiahdiste-repenti-qui-veut-rejoindre-la-france-devoilee-7781828040

La Turquie avait commencé à construire un mur à la frontière syrienne en 2013 : Construction d'un mur à la frontière turco-syrienne, pour empêcher les intrusions et la contrebande

Ce qui lui avait valu des protestations de la part des nationalistes kurdes pro-PKK : Des nationalistes kurdes s'opposent à la politique de contrôle des flux migratoires à la frontière turco-syrienne

Voir également : RAPPEL : la Turquie a déjà bombardé à plusieurs reprises les positions de l’Etat islamique (EIIL)

Juillet-août 2015 : la vague de terrorisme en Turquie (PKK, EI, DHKP-C)

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