dimanche 24 janvier 2016

Les polices allemande et turque démantèlent un réseau de passeurs de migrants

#Migrants L’Allemagne et la Turquie démantèlent un réseau de passeurs de migrants
Publié le 20/01/16 à 16:45

Les polices allemande et turque annoncent avoir démantelé un réseau de passeurs de migrants en Méditerranée, lors de perquisitions en Turquie et en Allemagne à l'aube mercredi.


Cinq personnes ont été arrêtées en Allemagne et des perquisitions menées dans six régions allemandes, a dit le chef de la police allemande Dieter Romann alors qu'à travers la Turquie, trente "passeurs" ont été arrêtés,
a déclaré un haut-responsable policier turc, Mehmet Lekesiz, lors d'une conférence de presse conjointe à Potsdam, près de Berlin.

Selon Dieter Romann, ces passeurs étaient responsables d'un réseau transportant à bord d'embarcations de fortune, parfois sans équipage, des migrants jusqu'en Italie. Plus de 1.700 personnes ont ainsi traversé la Méditerranée, permettant aux passeurs d'empocher la somme globale de "9,5 millions de dollars" (8,7 millions d'euros).

"Il ne s'agit pas d'un désir altruiste d'aider à la fuite mais d'un désir de faire de l'argent", a-t-il souligné, indiquant que chaque réfugié avait payé entre 4.500 et 6000 dollars.

Le réseau organisait aussi des traversées vers la Grèce, selon des policiers. Les opérations en Allemagne ont mobilisé plus de 490 policiers dont les unités d'élite GSG9 et BFE+.

Selon le responsable turc, le réseau opérait aussi de Turquie vers la Grèce et "l'enquête commune lancée en janvier 2015 a été conclue avec succès aujourd'hui".


(Avec AFP)
Source : http://tempsreel.nouvelobs.com/en-direct/a-chaud/16200-migrants-allemagne-turquie-demantelent-reseau-passeurs.html

Vidéo :



Et pendant ce temps, le service de sécurité russe (FSB) favorise l'introduction de demandeurs d'asile en Finlande (territoire de l'UE), d'après les aveux d'un garde-frontière russe :
News 24.1.2016 8:00 | updated 24.1.2016 8:00

Russian border guard to STT: Russian security service behind northeast asylum traffic


Finnish news agency STT reports a Russian border guard's confession that the transport of asylum seekers to Finland’s two northeast border crossings is being orchestrated by the Russian Federation’s Federal Security Service, the FSB. Families with children are given priority, the source said. Finnish authorities have suspected for some time that the transfer of asylum seekers from Russia to Finland has been part of a carefully organised operation.

The Tampere-based newspaper Aamulehti reported on Saturday that a Russian border guard told the Finnish news agency STT that the Federal Security Service of the Russian Federation (FSB) has arranged asylum seeker access to the Finnish border. The FSB organises the traffic in concert with the Kandalaksha district administration of Russia's Murmansk region and the Russian Border Guard.

The board guard source says the FSB decides which car moves at what time and how it can proceed to the border. The state-sponsored organisation gives priority to families with small children, the source reveals.

An STT photographer who visited the Russian side of the Salla border crossing told the Finnish tabloid Ilta-Sanomat that he had seen asylum seekers waiting in their cars in the Russian city of Alakurtti, located about 70 kilometres from the border. The photographer said there were dozens of cars with asylum seekers waiting there, cut off by a boom that allowed other cars to pass.

The Finnish commercial television station MTV says the photographer later picked up a Border Guard employee whose car had stalled in the cold. During their journey together, the Russian guard told the Finn about the Russian asylum seeker operation.
Finns suspected organised activity

Several Finnish authorities have gone public recently with their suspicion that the transfer of asylum seekers from Russia to Finland is an organised effort. On Yle’s morning programme Saturday, MEPs Jussi Halla-aho and Petri Sarvamaa said they believe Russia is using the migrant crisis to gain foreign policy leverage.

Foreign Minister Timo Soini met with officials at the Lapland border stations early Saturday morning and said the visit confirmed his suspicion that the asylum seeker traffic there is arranged by Russian enablers.

“The impression that someone is organising and regulating things on the Russian side is probably true. Border guard employees don’t play politics, they jointly take care of cross-border traffic. It is quite obvious that activity like this is a managed effort,” he said.

Sources
    STT, Aamulehti, Ilta-Sanomat, MTV
Source : http://yle.fi/uutiset/russian_border_guard_to_stt_russian_security_service_behind_northeast_asylum_traffic/8620174

Voir également : La Turquie arrête 400 migrants illégaux

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Valeurs actuelles : "l’Allemagne, habituée à une communauté turque moins problématique"

"Société
Vendredi 22 Janvier 2016 à 07:45 (mis à jour le 22/01/2016 à 09:05)

Dossier. Après Cologne, les femmes françaises ont peur

Par Mickaël Fonton

Agressions. Les événements survenus à Cologne ont stupéfié l’Europe entière. Ils ne sont pourtant pas inédits. Dans la rue, la situation des femmes ne cesse de se dégrader. Une angoisse vécue au quotidien.

« Personne n’a jamais vu une chose pareille. Les hommes se jetaient sur les femmes comme si nous avions été du bétail. J’ai dû marcher 200 mètres le long du quai à la descente du train. Je crois qu’on m’a tripotée 100 fois, qu’on m’a mis 100 fois la main aux fesses ou sur les seins. » Cette jeune Allemande qui témoigne n’est pas seule. Ce qu’elle a vu, ce qu’elle a subi, plusieurs centaines de femmes l’ont vu ou subi elles aussi.

Que s’est-il passé ? Un acte de folie collective ? Pas du tout. Une bande de plusieurs centaines de jeunes hommes — le journal Welt am Sonntag a même évoqué « plus de 2 000 personnes, presque toutes d’origine arabe, réparties dans un rayon de 2 kilomètres autour de la gare centrale » — s’en est prise à toutes les femmes présentes sur la place entre la gare et la cathédrale, à Cologne, durant la nuit de la Saint-Sylvestre. Au total, plus de 500 plaintes pour des faits de ce type (dont deux viols avérés) ont été déposées dans les heures qui ont suivi.

Une incroyable vague d’agressions qui, selon les observateurs, ne pouvait pas ne pas avoir été planifiée, probablement dans l’un de ces foyers (où avait d’ailleurs séjourné l’agresseur du commissariat parisien de la Goutted’Or) où sont logés les migrants. La technique utilisée (“taharrush gamea”) consistant à entourer une femme, à l’isoler, pour lui faire subir des sévices sexuels est d’ailleurs bien connue ; elle avait été appliquée lors des rassemblements monstres sur la place Tahrir, au Caire, au début de la révolution égyptienne — plusieurs femmes, parmi lesquelles la journaliste sud-africaine Lara Logan, en avaient alors été victimes. (...)

Passé le réflexe du déni, il aura fallu quelque temps à la police allemande pour désigner le coupable des agressions de Cologne : la délinquance nordafricaine. Les migrants originaires de ces pays passant désormais par la Turquie et la Grèce, un trajet plus long mais jugé plus simple. Une immigration nord-africaine que l’Allemagne, habituée à une communauté turque moins problématique, apprend à découvrir. Et que la France accueille depuis quatre décennies."

Source : http://www.valeursactuelles.com/peur-sur-les-femmes-58612

Voir également : Sur les troubles de Cologne

Agressions à Cologne : "Pas du tout des personnes d'origine turque"

Cologne : 31 suspects (dont 18 demandeurs d'asile), et aucun Turc parmi eux

Violences à Cologne : "l'absence de Turcs à la gare"

Les Turcs d'Allemagne, selon Luc Rosenzweig

Surdélinquance maghrébine : les Turcs de Cologne face au risque d'amalgame

mercredi 13 janvier 2016

Surdélinquance maghrébine : les Turcs de Cologne face au risque d'amalgame

"Après les agressions, les Turcs de Cologne redoutent les amalgames

Cologne (Allemagne) (AFP) 12.01.2016 - 19:17

"Ce qui est arrivé est horrible" et maintenant "certains Allemands pensent que tous les étrangers sont horribles" : à l'image de Mihriban Findik, la communauté turque de Cologne (ouest) dit désormais sa crainte des amalgames après les agressions du Nouvel An.

Alors que l'Allemagne a accueilli 1,1 million de demandeurs d'asile en 2015, beaucoup disent redouter que cet afflux record ne vienne réactiver les tensions à Cologne, une ville de l'ouest de l'Allemagne de plus d'un million d'habitants, riche d'une expérience migratoire remontant aux années 60 et pionnière du multiculturalisme.

Les agressions sexuelles commises ce soir-là contre des centaines de femmes, imputées à des migrants présentés souvent comme arabes par la police, ne sont pas une surprise pour Mihriban Findik, 40 ans, originaire de Turquie et arrivée en Allemagne il y a 23 ans.

Mère célibataire, elle travaille dans un débit de tabac dans le quartier populaire et immigré de Kalk, et doit souvent repousser les avances des hommes. "Il y a beaucoup d'étrangers ici, ils n'ont pas de femme, certains boivent trop, ils fument du +hash+. Les hommes entrent et demandent : +Tu veux venir avec moi?+ Il faut dans ce cas que je rigole, sinon j'ai des ennuis".

"Certains viennent de pays où les femmes sont voilées. Ici, ils voient des femmes en jupes et deviennent fous. C'est de pire en pire. Je n'avais pas peur, mais maintenant, oui", poursuit-elle.

- 'La police nous a abandonnés' -

Beaucoup de migrants, originaires de Turquie et installés de longue date en Allemagne, disent être la cible de délits, exactement comme le reste de la population, sur fond de montée de l'insécurité. L'Allemagne compte près de 3 millions d'habitants d'origine turque, une des plus grandes diasporas au monde. Plusieurs centaines de milliers vivent à Cologne et dans la région autour.

"La police voit tout mais ne fait rien. Elle nous a abandonnés", dénonce, sous couvert d'anonymat, le propriétaire turc d'un kiosque.


"Ca s'est aggravé depuis deux ans, la rue n'est plus sûre", explique le quinquagénaire, qui vit en Allemagne depuis trente ans.
"Je n'ai aucun problèmes avec les réfugiés, ils peuvent rester, assure-t-il, se disant en revanche plus réservé en ce qui concerne les migrants d'Afrique du Nord, arrivés il y a plusieurs années en Allemagne."

Source : http://www.courrierinternational.com/depeche/apres-les-agressions-les-turcs-de-cologne-redoutent-les-amalgames.afp.com.20160112.doc.7090a.xml

"Cologne : la police désigne des délinquants maghrébins

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        Par Nicolas Barotte Mis à jour le 12/01/2016 à 18:42 Publié le 12/01/2016 à 18:08

Des groupes de voyous marocains ou algériens ont commis les agressions du jour de l'An, selon le rapport d'enquête.

De notre correspondant à Berlin

Derrière les agressions de Cologne, la police désigne désormais ouvertement la délinquance nord-africaine. La majeure partie des suspects identifiés s'avère être d'origines marocaine ou algérienne, ont révélé les premiers éléments de l'enquête, confirmant les témoignages. Mais les forces de l'ordre ne semblent qu'à moitié surprises. L'heure n'est plus aux précautions de langage pour éviter les amalgames ou la stigmatisation.

«Depuis 2011, les coupables de délits venus de pays d'Afrique du Nord, en particulier l'Algérie, le Maroc et la Tunisie, représentent une part considérable des vols à la tire à Cologne. Ce groupe est enclin à la violence et utilise fréquemment des armes, comme des couteaux ou des gaz lacrymogènes», écrit la police dans son rapport d'enquête. Le nombre de personnes issues de cette région qui se sont rendues coupables de délits «a augmenté fortement en 2014», est-il mentionné. En 2015, «1 947 Nord-Africains» ont fait l'objet d'enquête. Les auteurs vont même plus loin, en se livrant à une comparaison avec un autre groupe d'immigrants sous le feu des projecteurs. «Une évaluation montre que seulement 0,5 % des migrants syriens se sont livrés à des délits» pendant l'année qui suit leur arrivée, «tandis que cette proportion atteint 40 % pour les (réfugiés) Nord-Africains», lit-on. Le phénomène des «Nafris», comme la police de Cologne les nomme, est surveillé depuis plusieurs mois. Dans une note interne citée par le journal Kölner Stadt-Anzeiger, ces jeunes hommes sont signalés comme «agressifs». Ils peuvent être enregistrés comme demandeurs d'asile ou résider de manière irrégulière sur le territoire. La police ne donne pas d'explication à cette surreprésentation de ces groupes dans les statistiques de la délinquance. Il pourrait s'agir de mafias.

Dans son rapport, la police s'inquiète aussi de voir importé en Allemagne un phénomène observé notamment lors de la révolution égyptienne: le «taharrush gamea», le harcèlement de masse des femmes dans les foules. «Un groupe de travail va analyser le phénomène et le moyen d'y répondre», promet-on. Ces violences sexuelles avaient scandalisé lors des grandes manifestations sur la place Tahrir. Cette «nouvelle forme» de criminalité préoccupe aussi le BKA, la police fédérale: «ces événements sont pris très au sérieux», explique-t-on. Dans l'opinion publique, la perception de l'immigration arabe risque d'être profondément abîmée.

L'immigration nord-africaine inquiète les autorités allemandes qui ont constaté «l'augmentation» des demandes d'asile de Marocains ou d'Algériens ces dernières semaines, alors que ces groupes étaient inexistants dans les chiffres du début de l'année. Avec 2 896 demandeurs d'asile en décembre, contre 2 690 en novembre, les Marocains sont le seul groupe à progresser. Même le nombre de réfugiés syriens a reculé le mois dernier."

Source : http://www.lefigaro.fr/international/2016/01/12/01003-20160112ARTFIG00267-cologne-la-police-designe-des-delinquants-maghrebins.php

Voir également : Sur les troubles de Cologne

Agressions à Cologne : "Pas du tout des personnes d'origine turque"

Cologne : 31 suspects (dont 18 demandeurs d'asile), et aucun Turc parmi eux

Violences à Cologne : "l'absence de Turcs à la gare"

Les Turcs d'Allemagne, selon Luc Rosenzweig

mardi 12 janvier 2016

Les Turcs d'Allemagne, selon Luc Rosenzweig

"Après Cologne, la gueule de bois d’Angela Merkel
Les bises de nouvel an ne sont pas toutes sympa…

Luc Rosenzweig
est journaliste.

Publié le 11 janvier 2016 à 6:00 / Monde Politique Société

Mots-clés : Allemagne, Angela Merkel, Cologne, Henriette Reker, migrants, viols

Ce qui s’est passé dans la nuit du 31 décembre au 1er janvier devant la gare de Cologne a choqué l’Allemagne toute entière. L’esplanade de la gare, voisine de la place de la cathédrale, le plus imposant édifice gothique européen, est le lieu habituel des grands rassemblements festifs de la métropole rhénane. On y vient dans les grandes occasions, au nouvel an, bien sûr, mais aussi à la fin du plus grand défilé carnavalesque existant en Europe, et pour fêter  les exploits de l’équipe de foot locale, le FC Köln. Cologne passe pour la plus joyeuse, la moins coincée des cités germaniques, adepte d’une morale libertaire-libertine sous la houlette d’un catholicisme permissif et bon enfant.

Les réjouissances de passage au nouvel an ont tourné au cauchemar lorsqu’une bande de plusieurs centaines de jeunes mâles, passablement alcoolisés et visiblement en rut, ont agressé sexuellement et dépouillé de leurs objets de valeur plusieurs dizaines de jeunes femmes, dont au moins trois ont été victimes de viol au sens juridique du terme, selon la police. Cette dernière n’avait pas vu venir le coup, et avait mis en place le dispositif minimal visant à prévenir les débordements, à la Saint Sylvestre, d’une foule dopée au Sekt, le mousseux local. Les policiers, peu nombreux et mal équipés, sont totalement débordés : les agresseurs encerclent les victimes, défient les forces de l’ordre en arguant même de leur statut de demandeurs d’asile, et pour certains d’entre eux de leur nationalité syrienne qui leur donne tous les droits. Ces témoignages de policiers ne seront divulgués dans la presse que quatre jours après les faits, alors que les responsables de la police de la ville avaient décidé de mettre le couvercle sur ces graves incidents… Un vigile, employé pour la soirée du réveillon d’un hôtel de luxe situé sur l’esplanade, témoigne de la détresse de femmes pourchassées, les vêtements en désordre, le suppliant de les laisser entrer dans le hall de l’établissement. Ce videur d’origine serbe, champion de sport de combat, mettra plusieurs des agresseurs au tapis. Le 1er janvier, dans l’aube blafarde et embrouillardée d’un matin d’hiver au bord du Rhin, c’est le coup de massue : les plaintes affluent au commissariat central, relatives aux incidents de la nuit qui, par ailleurs, enflamment les réseaux sociaux. Le porte-parole de la police lâche alors une bombe : les auteurs de ces agressions, selon les témoignages des victimes, sont des hommes jeunes « d’origine nord-africaine ou arabe ». On remarquera qu’outre Rhin, on ne s’embarrasse pas de périphrases emberlificotées pour appeler un chat un chat, et des délinquants relevant d’une origine ethnique précise, agissant en bande organisée, ne deviennent pas des jeunes issus des quartiers populaires par un tour de passe-passe sémantique.

En France, on aurait immédiatement dénoncé l’intolérable stigmatisation dont aurait été victime toute une communauté en raison de la mauvaise conduite de quelques mauvais sujets auteurs « d’incivilités » regrettables, certes, mais compréhensibles en raison des humiliations qu’ils subissent quotidiennement. Il faut pourtant lire cette déclaration policière à la lumière de la situation allemande : en désignant nommément les « nord-africains et les arabes », la police de Cologne exonérait la plus importante communauté allogène de la ville, les quelques dizaines de milliers de Turcs installés depuis des décennies dans la ville natale de Jacques Offenbach, des turpitudes commises par d’autres étrangers. Jamais les Turcs n’ont posé à la société allemande dans son ensemble les problèmes que d’autres pays, comme la France ou la Belgique, rencontrent avec une immigration issue de leurs anciennes colonies. Solidement structurés dans leurs organisations politiques autonomes, les Turcs ne causent de soucis aux autorités du pays hôte que lorsqu’ils règlent, sur le sol allemand, des comptes violents liés aux conflits ethniques et politiques de leur pays d’origine, notamment avec les Kurdes… L’afflux récent, en Allemagne, d’une nouvelle immigration, en provenance du Moyen Orient et du Maghreb, change notablement la donne. Pour la plupart, ce sont des hommes jeunes qui viennent seuls, alors que l’immigration turque est pour l’essentielle familiale. Laissés à eux-mêmes, sans encadrement politique ou associatif, ils se trouvent brusquement plongés dans une société permissive, où les femmes n’ont pas froid aux yeux ni ailleurs, se sentant à l’abri du code de bonne conduite implicite en vigueur dans les rapports hommes-femmes made in Germany. Le mâle allemand étant plutôt dur à dégeler, il n’est pas incongru, outre Rhin, pour les jeunes femmes, de présenter un visage affable dans les lieux publics, de répondre aimablement à un inconnu qui vous complimente sur votre aspect, sans que cela risque d’être interprété comme une invitation à forniquer séance tenante. Venus de sociétés où la frustration sexuelle des jeunes gens est la règle, en raison du statut des femmes dans les sociétés traditionnelles, les violeurs de Cologne (et de quelques autres villes d’Allemagne où des faits similaires ont été révélés dans la foulée) ont pris à la lettre les propos d’Angela Merkel demandant aux citoyens allemands d’accueillir à bras ouverts les réfugiés. La satisfaction de leur désir  sexuel, faisait, pour eux, partie des droits ouverts par le statut de réfugié que l’Allemagne leur accordait, au même titre que l’hébergement et le pécule attribué aux demandeurs d’asile. Résultat : Il ne s’agit pas de débordements individuels, ni isolés, comme on a pu le constater en France dans la même période. En Allemagne, ce sont des émeutes sexuelles de masse, planifiées dans les foyers d’hébergement, auxquelles ont participé jusqu’à deux-mille personnes dans les endroits les plus chauds.

C’est pourquoi l’affaire de Cologne a produit le même effet, toutes proportions gardées, que le mitraillage à la kalach’ des siroteurs de mojitos sur les terrasses des bistrots du Boboland parisien : une atteinte gravissime aux modes de vie et de comportement des aborigènes, les Allemands et Allemandes de souche."

Source : http://www.causeur.fr/cologne-migrants-viols-allemagne-merkel-36164.html

Voir également : Sur les troubles de Cologne

Agressions à Cologne : "Pas du tout des personnes d'origine turque"

Cologne : 31 suspects (dont 18 demandeurs d'asile), et aucun Turc parmi eux

Violences à Cologne : "l'absence de Turcs à la gare"

lundi 11 janvier 2016

Violences à Cologne : "l'absence de Turcs à la gare"

International  |  10 janvier 2016

Violences contre des femmes à Cologne : ce qui s'est vraiment passé


Des heurts ont éclaté samedi en marge d’une manifestation de l’extrême droite dans la ville où les agressions de la Saint-Sylvestre ont déclenché le plus de plaintes. La contre-enquête du JDD met en avant la complexité des faits.

Combien d'agressions ont été commises?

Dix jours après les faits, l'enquête de la police fédérale a permis d'enregistrer 32 crimes ou délits, dont 3 à caractère sexuel. Une femme a notamment subi de graves et multiples attouchements qualifiés de viol. Selon le ministère fédéral de l'Intérieur, l'essentiel des investigations porte sur des vols et des intimidations ou attaques physiques. La police a indiqué dimanche que le nombre de plaintes liées aux violences dans la nuit du Nouvel An était désormais de 516, dont environ 40% pour des faits d'agression sexuelle. Cette séquence de violence reste en tout cas inédite dans l'histoire contemporaine allemande.

Y a-t-il eu des débordements dans d'autres villes?

Des plaintes pour agressions physiques et sexuelles ont été déposées à Hambourg, Francfort, Bielefeld ou encore Stuttgart. Mais elles sont le fait de groupes isolés. Dans le sud du pays, quatre jeunes Syriens ont été reconnus coupables d'un viol en réunion, mais pas dans un espace public, au cours de l'après-midi du 31 décembre.

La gare de Cologne a-t-elle été une zone de non-droit?

Un rapport interne de la police fédérale fait état d'une situation "chaotique" et "honteuse" pour les forces de l'ordre. Uwe, un habitant de Cologne, habitué des Saint-Sylvestre traditionnellement électriques de la ville, avec batailles géantes de pétards et de feux d'artifice, témoigne pour le JDD : "Je n'ai jamais vu ça. La foule était agressive. Des groupes se formaient, compacts, bloquant toute circulation ou interpellation." Un policier raconte, dans le Spiegel publié samedi, avoir évacué à plusieurs reprises la place devant la gare. Mais la foule se reformait immédiatement : "On comptait pour du beurre, ces jeunes n'étaient pas du tout impressionnés." À 21 heures, la zone est déjà de facto "tenue" par une bande de 500 hommes saouls ou drogués. À 23 heures, malgré le déploiement de deux brigades d'intervention, ils étaient 1.500. Le calme ne reviendra qu'à 7 heures. Le chef de la police de Cologne a été suspendu de ses fonctions.

Plusieurs policiers ont noté la présence de nombreux francophones

Qui composait cette foule déchaînée?

71 contrôles d'identité ont été effectués sur place. La plupart des personnes ne présentent pas de papiers et sont qualifiées, sans plus de vérification, de "réfugiés" dans le procès-verbal de la nuit. Les victimes, les témoins et les vidéos de surveillance ne laissent pas de doute : la foule est composée de jeunes hommes de type arabe ou nord-africain. Plusieurs policiers ont noté la présence de nombreux francophones. "Pas de problème", crient-ils, en français, aux passants en leur jetant des pétards dans les jambes. Uwe, lui, reconnaît avoir été étonné par l'absence de Turcs à la gare, point de ralliement pour les jeunes des quartiers les soirs de réveillon.

Qui sont les premiers suspects?

La police estime que, sous la protection de la foule qui les entourait voire les encourageait, environ 100 personnes sont passées à l'acte. Parmi lesquelles 31 suspects ont été formellement identifiés et font l'objet d'une enquête. On compte 22 demandeurs d'asile - des Syriens, des Iraniens, un Irakien, des Maghrébins. Dans la liste fournie par le ministère fédéral de l'Intérieur, ces derniers sont surreprésentés (9 Algériens et 8 Marocains). On compte aussi 2 Allemands et 1 Américain.

Cette nuit de violences a-t-elle été planifiée?

Selon les informations du JDD, les enquêteurs y voient la main de la mafia marocaine, de plus en plus puissante dans la région. Une commission spéciale (Sonderkommission) dite "Soko Casablanca" a surveillé plus de 2.000 suspects l'an passé et a alerté en décembre sur l'infiltration de ce gang de trafiquants et de pickpockets dans les foyers de réfugiés. "Il pourrait s'agir d'une démonstration de force, un fait d'armes pour lequel ils sont allés chercher du renfort parmi les réfugiés arabophones et désœuvrés de la ville", avance Sebastian Fiedler, représentant du syndicat de la police criminelle en Allemagne (Bund deutscher Kriminalbeamter). "On a assisté à une opération similaire à Francfort cet automne : la mafia locale de la drogue a recruté des Érythréens pour un gros coup aux abords de la gare."
Quelles conséquences politiques pour Merkel

Samedi, la chancelière a tapé du poing sur la table. Elle réclame l'expulsion des étrangers condamnés par la justice allemande, y compris à des peines avec sursis. La rupture est frappante avec son allocution de la soirée de Saint-Sylvestre, sous-titrée en arabe, au cours de laquelle elle a répété que les réfugiés étaient "une chance pour l'Allemagne". Mais la fronde gronde à nouveau au sein de son propre parti (CDU) inquiet de l'incompréhension grandissante de la base. On vote dans trois Länder au mois de mars : ces scrutins régionaux feront figure de test pour Angela Merkel. Si elle ne parvient pas à endiguer la poussée des populistes de l'AFD, son leadership sera contesté.

Hélène Kohl, correspondante à Berlin (Allemagne) - Le Journal du Dimanche

dimanche 10 janvier 2016
Source : http://www.lejdd.fr/International/Europe/Violences-contre-des-femmes-a-Cologne-ce-qui-s-est-vraiment-passe-767815

Voir également : Sur les troubles de Cologne

Agressions à Cologne : "Pas du tout des personnes d'origine turque"

Cologne : 31 suspects (dont 18 demandeurs d'asile), et aucun Turc parmi eux

samedi 9 janvier 2016

Cologne : 31 suspects (dont 18 demandeurs d'asile), et aucun Turc parmi eux

"Hélène Kohl ‏@helkohl 23 h

Suspects à Cologne : 9 Algeriens, 8 Marocains, 5 Iraniens 4 Syriens, 2 Allemands, 1 Irakien 1 Serbe 1 Américain. 18 sont demandeurs d'asile."

Source : https://twitter.com/helkohl/status/685439579994849280

C'est une information de source policière qui a été relayée par la presse allemande :

"Die Bundespolizei hat ihrerseits in der Silvesternacht am Hauptbahnhof nach bisherigem Stand 32 Straftaten festgestellt - mit 31 namentlich bekannten Tatverdächtigen. Das teilte ein Sprecher des Bundesinnenministeriums unter Berufung auf einen vorläufigen Bericht der Bundespolizei mit. Er betonte, es handele sich lediglich um Fälle, die in den Zuständigkeitsbereich der Bundespolizei fielen - also auf dem Bahnhofsgelände und bis zu einer Entfernung von 30 Metern auf dem Vorplatz.

Unter den Tatverdächtigen seien auch Asylbewerber. Bei diesen Delikten handele es sich aber überwiegend um Körperverletzungen und Diebstähle. Sexualdelikte seien bisher nicht mit den Asylbewerbern in Verbindung gebracht worden.

Zwar seien wegen Sexualdelikten drei Strafanzeigen bei der Bundespolizei eingegangen, sagte der Sprecher weiter. Tatverdächtige seien in diesen Fällen aber nicht ermittelt worden.

Unter den 31 bekannten Verdächtigen der übrigen Delikte seien neun algerische, acht marokkanische, fünf iranische, vier syrische, ein irakischer, ein serbischer, ein US-amerikanischer und zwei deutsche Staatsangehörige. 18 von ihnen seien Asylbewerber."


Source : http://www.spiegel.de/panorama/justiz/koelner-polizei-nimmt-nach-uebergriffen-zwei-verdaechtige-fest-a-1071100.html

Des analyses ont rattaché cette vague d'agressions à une dégradation du climat humain dans les villes allemandes, qui aurait des racines un peu plus profondes que la crise des migrants de l'automne dernier.

Ainsi, le Spiegel a rapporté le témoignage éloquent d'un travailleur social (d'origine turque) de Berlin :

"Ercan Yasaroglu, a social worker from Berlin, was appalled when he heard about the attacks in Cologne. He was furious and dismayed, but he wasn't surprised. "What happened in Cologne has been happening here in Berlin for a year, but on a smaller scale," he says.

Yasaroglu works in the Kreuzberg district of Berlin. In recent months, he has seen how, time and again, women are verbally harassed, then groped, then robbed. "This is not some sudden loss of inhibition, but calculated action by criminals." Thieves intentionally distract women with sexual assaults, he says, and many of those responsible are from countries in North Africa. Some of them have had their applications for asylum rejected, leaving them with a "tolerated" immigration status and a miserable life.

From his office at Kottbusser Tor in the heart of Kreuzberg, Yasaroglu gazes out at snowy streets. He has lived here since fleeing Turkey 30 years ago. To him, Kreuzberg seemed like a German melting pot of sorts, a place where people from around the world can live together more or less peacefully. But the atmosphere has changed in the last year or two. It's gotten rougher, more hostile.

A dozen gangs, roughly 10 to 15 people in size, have divided the neighborhood up amongst themselves and are increasingly terrorizing residents and tourists. The number of registered drug-related crimes has increased by 90 percent in the last year, the number of pickpocket thefts by 30 percent. Numerous business owners in the area complained in a letter to the city government of the new level of aggressiveness at Kottbusser Tor. The square is dominated by criminals.

What's the best way to deal with such problems? A year ago, Yasaroglu wrote a letter to Berlin politicians requesting they make integration work a higher priority. But he also asked for a greater police presence in Kreuzberg. "If we can't -- or don't want to -- integrate these people, then we need to at least monitor them.""


Source : http://www.spiegel.de/international/germany/cologne-attacks-trigger-raw-debate-on-immigration-in-germany-a-1071175.html

La Frankfurter Allgemeine Zeitung a rappelé les violences perpétrées par des clans criminels kurdes en provenance du Liban et de Turquie :

"Verfehlte Integrationspolitik

Solche erschreckende Kriminalität von Großfamilien gibt es nicht nur in Duisburg und anderen Städten Nordrhein-Westfalens, sondern auch in Berlin und Niedersachsen. Oft handelt es sich um libanesisch-kurdische Clans, die im Rotlichtmilieu, im Drogenhandel oder im Glücksspiel-Geschäft mitmischen. So klagte etwa der frühere Bezirksbürgermeister von Berlin Neukölln Heinz Buschkowsky im vergangenen Sommer, arabische Großclans würden ihre „eigenen Regeln“ in Berlin notfalls mit Waffengewalt durchsetzen.

In Lüneburg ging ein Konflikt zweier Großfamilien vor einer Klinik im September 2014 blutig aus: Die verfeindeten Clans libanesisch-kurdischer und türkisch-kurdischer Herkunft gingen aufeinander los, Schüsse fielen. Acht Menschen wurden verletzt. Drei Angeklagte sitzen in Haft.

Solche Schwierigkeiten mit kriminellen Familienclans sind nach Ansicht des Islamwissenschaftlers Mathias Rohe auch auf eine falsche Einwanderungspolitik zurückzuführen. Weil man davon ausging, die Gastarbeiter würden ohnehin nicht langfristig in Deutschland bleiben, habe man gar nicht erst versucht, sie schnell zu integrieren. Viele kurdische oder libanesische Einwanderer hätten keinen Zugang zu Arbeit und Bildung und damit zur deutschen Gesellschaft gefunden, sagte Rohe der Deutschen Presse-Agentur. Weil ihre Asylgesuche oft abgelehnt wurden, waren sie bloß geduldet und durften nicht arbeiten. „Die Menschen suchten stattdessen im Familiären Halt, und so wurden bekannte Clan-Strukturen mit uralten Mechanismen wieder aufgebaut.“ Auf dieser Grundlage basiere organisierte Kriminalität vielerorts noch heute."


Source : http://www.faz.net/aktuell/politik/inland/gibt-es-rechtsfreie-raeume-in-deutschland-14000167.html

Article récent du Ostthüringer Zeitung sur le problème posé par ces clans : http://www.otz.de/web/zgt/politik/detail/-/specific/Kurdisch-libanesische-Clans-in-Deutschland-Wenn-die-Familie-ueber-dem-Gesetz-st-1527583252

Voir également : Sur les troubles de Cologne

Agressions à Cologne : "Pas du tout des personnes d'origine turque"

vendredi 8 janvier 2016

Agressions à Cologne : "Pas du tout des personnes d'origine turque"

"Agressions à Cologne : le déni et la colère

    Home FIGARO VOX Vox Monde
        Par Eléonore de Vulpillières Publié le 07/01/2016 à 21:29

FIGAROVOX/ENTRETIEN - L'opinion publique allemande a fortement réagi aux agressions sexuelles qui se sont produites durant la nuit de la Saint-Sylvestre à Cologne. L'analyse de l'ancien correspondant du Figaro en Allemagne, Jean-Paul Picaper.

Jean-Paul Picaper, Sciences-Po Paris et Université de Berlin-Ouest, fut correspondant permanent du Figaro en Allemagne pendant 26 ans. Il a obtenu deux fois le Prix franco-allemand de journalisme.

LE FIGARO. - Comment expliquer l'ampleur de la réaction allemande et européenne aux agressions de la gare de Cologne le 31 décembre?

Jean-Paul PICAPER. - Ces agressions sont tombées à un très mauvais moment. Elles ont surpris tout le monde: on craignait des attentats terroristes, des kalachnikovs, des explosions... Pas ce type d'agression de masse! 153 policiers étaient postés devant la gare de Cologne, et une quarantaine à l'intérieur. Des bandes se sont formées, rassemblant près d'un millier d'hommes: ils ont inventé un nouveau genre d'agression. La réaction de l'opinion allemande a été très vive, certains parlant même de «guerre civile».

La politique migratoire menée par Angela Merkel a été l'objet de vives critiques de plusieurs partis politiques. Des migrants faisaient partie des bandes d'agresseurs?


Il semblerait que non. Ce qui est surprenant est l'origine des agresseurs, qui ont été désigné par des victimes et des témoins comme étant des hommes d'Afrique du Nord - dont certains seraient venus de Belgique. Pas du tout des personnes d'origine turque qui représentent la principale communauté d'origine immigrée en Allemagne. Ce seraient des immigrés de deuxième ou troisième génération et pas des migrants venant d'arriver en Allemagne. Des membres du Conseil central des musulmans d'Allemagne ont fait observer qu'une large partie de ces jeunes était alcoolisée. L'islam interdisant la consommation d'alcool, les agresseurs ivres ne sauraient donc être qualifiés de musulmans, estimaient-ils..."

Source : http://www.lefigaro.fr/vox/monde/2016/01/07/31002-20160107ARTFIG00400-agressions-a-cologne-le-deni-et-la-colere.php

Voir également : Sur les troubles de Cologne

mardi 5 janvier 2016

Sur les troubles de Cologne

Un utilisateur (d'extrême droite et antisémite) de Youtube, dont le pseudonyme est "swires86", a prétendu que des Turcs avaient agressé les gens au moyen de feux d'artifice et violé des femmes à Cologne, au cours de la nuit du nouvel an. Pourtant, sur la vidéo qu'il a lui-même relayée (qui montre les feux d'artifice illégaux sur la place de la gare), le seul drapeau visible et identifiable est celui... du Kurdistan irakien (vers 00:52) :



...mais cela ne l'empêche pas d'accuser les Arabes, les Nord-Africains, les Turcs... tout en épargnant dans le même temps les Kurdes (les migrants irakiens en Europe sont très souvent kurdes, ce qui explique sans doute la présence de ce drapeau, qu'on peut également voir au début de ce reportage).

Pour justifier son accusation portée contre les Turcs (qui n'a pas manqué d'interloquer certains commentateurs), "swires86" brandit en guise de "preuve" une autre vidéo des feux d'artifice, qui a été mise en ligne par un Turc au pseudonyme de "Baris Olsun" (Barış Olsun).

Mais "Baris Olsun" précise bien dans les commentaires de la vidéo que :

1. Il n'était qu'un spectateur des évènements, parmi d'autres spectateurs (dont des Allemands ethniques, comme semble en témoigner la seconde partie de sa vidéo).

2. Ce genre de vidéo est utile pour la police dans ses investigations.

3. Pour sa part, il n'a pas vu de Turcs tirer des fusées ou s'adonner à d'autres infractions, ce soir-là.

"Baris Olsun il y a 23 heures
+Alois Fueser Ach ja? Deswegen untersucht die Polizei grade nach Tätern durch solche Videos.
Friedliches Miteinanderleben.
Ich war Live vor Ort. Es waren nicht nur Ausländer, die da Randale gemacht haben und wie wild Feuerwerk in die Menge geworfen haben. Und ich werde hier alle Kommentare überprüfen und löschen, wenn ich Nazistische Kommentare entdecke."

"Baris Olsun il y a 22 heures
Mir geht es extrem auf den Sack, dass hier Moslems und Türken auf einmal beleidigt werden. Ich habe Türken gesehen, die sich benommen haben, und nicht mit Raketen rumgeworfen haben. Die haben nur zugesehen wie ich. Was nach oder kurz vor mitternacht passiert ist weiß ich nicht. Aber man sollte nicht alles in die Schuhe der Türken schieben. Gibt immer wieder Ausnahmen, die sich nicht integrieren können aber mittlerweile sehe ich eine Entwicklung der Verhaltensweise meines Volkes."

"Baris Olsun il y a 4 heures
+berd broot Ich habe nur mein Volk verteidigt, von denen Ich nichts gesehen habe. Ich habe keinen Türken gesehen der mit Böllern rumgeworfen oder Raketen fliegen lassen hat. Die Wixxer hab ich ja nicht verteidigt in dem Sinne. Die Rede ist von Arabern und Nordafrikanern. Aber wenn hier jemand schriebt "Scheiß Türken" "Drecksmoslems" dann sieht es anders aus."


Concernant la vague de vols et d'agressions sexuelles à Cologne (et à Hambourg et Stuttgart), les autorités et la presse allemandes n'ont pas parlé d'agresseurs d'origine turque, mais évoqué plutôt des ressortissants d'autres pays :

"Le gouvernement allemand a condamné mardi une centaine d’agressions sexuelles commises à Cologne la nuit de la Saint-Sylvestre et attribuées par la police à des hommes d’origine nord-africaine, mais s’est refusé à toute «instrumentalisation» visant les réfugiés. (...)

«Il s’agit d’une nouvelle forme de criminalité organisée»
et «il va falloir qu’on réfléchisse, qu’on pense aux moyens à mettre en oeuvre pour y faire face», a estimé M. Maas mardi devant la presse. Alors que les témoins ont décrit des suspects «d’apparence arabe ou nord-africaine», selon la police, le ministre de la Justice a mis en garde contre toute «instrumentalisation» de cette affaire dans le débat sur l’afflux de migrants en Allemagne."


Source : http://www.liberation.fr/planete/2016/01/05/allemagne-vague-d-agressions-sexuelles-a-cologne-un-millier-de-personnes-impliquees_1424431

Arnold Plickert a souligné le caractère inédit de ce phénomène de prédation sexuelle :

"Selon les informations des forces de l’ordre, des centaines d’hommes, jusqu’à un millier d’individus selon la police, s’étaient rassemblés place de la gare à Cologne vers minuit. Sous l’emprise de l’alcool, ils s’en sont pris à des femmes qu’ils ont agressées, soit sexuellement, soit pour leur voler leur portable ou leur sac à main.

Cinq jours après les faits, les plaintes se multiplient : 90 femmes ont déclaré à la police avoir été agressées, dont certaines sexuellement, par plusieurs centaines d’hommes « essentiellement d’origine arabe et nord-africaine », a déclaré le chef de la police locale, Wolfgang Albers. Les événements, inédits en Allemagne, ont provoqué la tenue d’une réunion de crise mardi 5 janvier à Cologne. (...)

Environ un tiers des quelque 90 plaintes déposées jusqu'à mardi midi rapportent des agressions d’ordre sexuel. Le nombre de victimes réelles pourrait être beaucoup plus élevé, estime la police. « C’est une nouvelle dimension de la violence. Nous n’avons jamais vu cela », a déclaré Arnold Plickert, président du syndicat de la police en Rhénanie-du-Nord-Westphalie. L’enquête est en cours pour identifier les auteurs des agressions. La police n’a pour l’instant procédé à aucune interpellation. (...)

L’Allemagne est habituellement considérée comme un pays particulièrement sûr pour les femmes.
Les enquêtes d’opinion montrent que de nombreux Allemands s’inquiètent des conséquences de l’accueil de milliers de réfugiés dans leur pays, notamment sur le sujet sensible des rapports entre les hommes et les femmes."


Source : http://www.lemonde.fr/europe/article/2016/01/05/forte-emotion-en-allemagne-apres-l-agression-d-au-moins-90-femmes-dans-la-nuit-du-1er-janvier_4842165_3214.html

Or, Cologne abrite une communauté turque depuis des décennies, et non depuis quelques mois ou quelques semaines, bien évidemment.

Voir également : En Allemagne, on ferme des prisons faute de détenus

L'Allemagne en 2012 : la part des Turcs dans la délinquance étrangère

2011 : la part des Turcs dans la délinquance étrangère à Berlin et dans toute l'Allemagne

2011 : la criminalité organisée étrangère en Allemagne

Berlin : la part des Turcs dans la délinquance étrangère

Allemagne : comparaison entre les immigrés turcs, italiens et polonais

Délinquance et immigration turque (rappel)

Les immigrés turcs : une criminalité faible

Aux Pays-Bas comme en Allemagne et ailleurs, les immigrés turcs ont un taux de criminalité significativement inférieur à celui des immigrés marocains

"Shariah Police" en Allemagne : le salafiste de souche allemande Sven Lau contre le musulman turc Ali Kizilkaya

Le salafisme à Solingen : une affaire non-turque ?

Allemagne : Kenan Kolat et Serkan Tören contre l'islamisme radical

Comment l'Etat allemand a favorisé sur son sol l'islam wahhabite au détriment de l'islam hanéfite turc

Les pompes funèbres, "bonne planque" pour des passeurs arabes et non turcs

Allemagne : la triste vérité sur le meurtre atroce de Maria P.

vendredi 1 janvier 2016

L'immigration musulmane turque en Israël

Stéphane de Tapia, "Etude de cas : l'émigration turque", in Jacques Dupâquier et Yves-Marie Laulan (dir.), Ces migrants qui changent la face de l'Europe, Paris, L'Harmattan, 2004, p. 109-110 :

"Des Turcs sont également présents en Afrique du Sud, aux Etats-Unis, au Canada ou, plus récemment, en Israël ou au Pakistan. Dans le cas d'Israël, s'agit-il de Turcs engagés sur des chantiers ou de ressortissants turcs de confession israélite, alors que les relations entre la Turquie et Israël sont denses et diversifiées ? Beaucoup de Juifs turcs y sont partis après 1947, mais des travailleurs musulmans semblent bien avoir tenté l'aventure de l'émigration en terre israélienne1. On voit clairement que le champ migratoire s'est très largement étoffé depuis les premières années, par rapport au couple migratoire germano-turc, en comparaison du couple franco-algérien, où l'émigration se dirige exclusivement vers un pays d'immigration. (...)

1 L'alliance turco-israélienne, d'abord militaire, fait figure dans la région de paradoxe."

Voir également : La Turquie aide Israël à lutter contre l'immigration clandestine africaine

L'immigration turque en France

L'immigration turque en Allemagne

En Allemagne, 90 % des crimes antisémites documentés sont le fait de milieux d'extrême droite et néo-nazis

La "White Australia policy" et les immigrés turcs