dimanche 24 janvier 2016

Valeurs actuelles : "l’Allemagne, habituée à une communauté turque moins problématique"

"Société
Vendredi 22 Janvier 2016 à 07:45 (mis à jour le 22/01/2016 à 09:05)

Dossier. Après Cologne, les femmes françaises ont peur

Par Mickaël Fonton

Agressions. Les événements survenus à Cologne ont stupéfié l’Europe entière. Ils ne sont pourtant pas inédits. Dans la rue, la situation des femmes ne cesse de se dégrader. Une angoisse vécue au quotidien.

« Personne n’a jamais vu une chose pareille. Les hommes se jetaient sur les femmes comme si nous avions été du bétail. J’ai dû marcher 200 mètres le long du quai à la descente du train. Je crois qu’on m’a tripotée 100 fois, qu’on m’a mis 100 fois la main aux fesses ou sur les seins. » Cette jeune Allemande qui témoigne n’est pas seule. Ce qu’elle a vu, ce qu’elle a subi, plusieurs centaines de femmes l’ont vu ou subi elles aussi.

Que s’est-il passé ? Un acte de folie collective ? Pas du tout. Une bande de plusieurs centaines de jeunes hommes — le journal Welt am Sonntag a même évoqué « plus de 2 000 personnes, presque toutes d’origine arabe, réparties dans un rayon de 2 kilomètres autour de la gare centrale » — s’en est prise à toutes les femmes présentes sur la place entre la gare et la cathédrale, à Cologne, durant la nuit de la Saint-Sylvestre. Au total, plus de 500 plaintes pour des faits de ce type (dont deux viols avérés) ont été déposées dans les heures qui ont suivi.

Une incroyable vague d’agressions qui, selon les observateurs, ne pouvait pas ne pas avoir été planifiée, probablement dans l’un de ces foyers (où avait d’ailleurs séjourné l’agresseur du commissariat parisien de la Goutted’Or) où sont logés les migrants. La technique utilisée (“taharrush gamea”) consistant à entourer une femme, à l’isoler, pour lui faire subir des sévices sexuels est d’ailleurs bien connue ; elle avait été appliquée lors des rassemblements monstres sur la place Tahrir, au Caire, au début de la révolution égyptienne — plusieurs femmes, parmi lesquelles la journaliste sud-africaine Lara Logan, en avaient alors été victimes. (...)

Passé le réflexe du déni, il aura fallu quelque temps à la police allemande pour désigner le coupable des agressions de Cologne : la délinquance nordafricaine. Les migrants originaires de ces pays passant désormais par la Turquie et la Grèce, un trajet plus long mais jugé plus simple. Une immigration nord-africaine que l’Allemagne, habituée à une communauté turque moins problématique, apprend à découvrir. Et que la France accueille depuis quatre décennies."

Source : http://www.valeursactuelles.com/peur-sur-les-femmes-58612

Voir également : Sur les troubles de Cologne

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